août 11

Robert Day, un professeur de pharmacologie à l’Université de Sherbrooke, vient de recevoir une subvention de 770 000$ du ministère du Développement économique, de l’Innovation et des Exportations (MDEIE) et d’autres partenaires pour le développement d’un nouveau médicament contre le virus de l’influenza.

Le nouveau médicament antiviral a un mode d’action différent du Tamiflu car au lieu s’attaquer directement au virus lui-même il empêche celui-ci de s’infilter dans les cellules du système respiratoire. Ce mode d’action devrait minimiser les risque de résistance.

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août 11
Grippe aviaire au Nigeria

Grippe aviaire au Nigeria

11 août 2008, Rome – Une souche de l’influenza aviaire hautement pathogène, inconnue auparavant en Afrique subsaharienne, vient d’être décelée au Nigeria pour la première fois, annonce aujourd’hui la FAO. Et c’est au Nigeria que deux nouveaux cas de grippe aviaire ont été récemment signalés dans les Etats de Katsina et Kano.

Les résultats de laboratoire du Nigeria et un laboratoire de référence de la FAO situé en Italie montrent que la nouvelle souche du virus est génétiquement différente des souches qui avaient circulé au Nigeria lors des flambées précédentes en 2006 et 2007. Cette nouvelle souche n’avait jamais été signalée auparavant en Afrique ; elle est plutôt similaire à des souches précédemment identifiées en Europe (Italie), en Asie (Afghanistan) et au Moyen-Orient (Iran) en 2007.

« La détection d’une nouvelle souche de l’influenza aviaire en Afrique suscite de graves préoccupations, car on ne sait pas encore comment elle a été introduite sur le continent », affirme Scott Newman, chargé de la coordination internationale de la faune au Service de santé animale de la FAO.

« Il semble improbable que les oiseaux sauvages aient transporté cette souche, la dernière migration de ces oiseaux de l’Europe et d’Asie centrale vers l’Afrique ayant eu lieu en septembre dernier, et pour ce qui est de l’année en cours la migration vers le sud et l’hinterland africain n’a pas encore commencé », indique M. Newman.

« Il se pourrait bien qu’il y ait d’autres canaux ayant introduit le virus : le commerce international, par exemple, ou les mouvements illégaux et non signalés de volailles. Cela accroît le risque de propagation de l’influenza aviaire vers d’autres pays en Afrique de l’Ouest », précise l’expert de la FAO.

« L’incertitude sur la propagation et la transmission du virus est un défi majeur pour les campagnes de lutte. Un contrôle accru est la clé pour surveiller de près la situation et suivre la trace du virus », souligne de son côté Joseph Domenech, vétérinaire en chef de la FAO. « La FAO apprécie énormément la réaction du Nigeria qui a rapporté et partagé les informations relatives à cette nouvelle souche du virus. »

Plus de 60 pays

Depuis l’apparition en Asie, il y a cinq ans, de l’épidémie d’influenza aviaire provoquée par la souche H5N1, la maladie a touché plus de 60 pays. La grande majorité de ces pays a réussi à éliminer le virus chez les volailles. Au Nigeria, la présence du virus avait d’abord été confirmée en février 2006 et la maladie avait attaqué les volailles dans 25 Etats avant d’être circonscrite.

La FAO aide les pays touchés et les pays menacés par l’influenza aviaire à détecter la maladie dès les premiers stades de son apparition. Elle contribue également à apporter au niveau mondial une réponse efficace contre l’influenza aviaire hautement pathogène.

Au Nigeria, une équipe d’experts en santé animale et de vétérinaires épidémiologistes de la FAO collabore avec le gouvernement et ses services vétérinaires. L’aide de la FAO porte notamment sur le contrôle et l’investigation ainsi que sur la constitution de stocks de produits pharmaceutiques vétérinaires au niveau du gouvernement central et dans les Etats fédérés du Nigeria.

La FAO et le gouvernement fédéral du Nigeria ont identifié des régions prioritaires où la santé animale et les mesures de prévention des maladies transfrontières devraient être améliorées.

« Plusieurs pays ont réussi à placer le virus sous contrôle. Mais tant que l’influenza aviaire restera endémique dans certains pays, la communauté internationale doit faire preuve de la plus grande vigilance. Aussi bien les pays menacés que les pays touchés doivent maintenir un niveau élevé de contrôle », avertit M. Domenech.

Source: Erwin Northoff Relations presse, FAO

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août 11

La compagnie pharmaceutique Vical a annoncé que les résultats d’études cliniques préliminaires ont montré que les vaccins à ADN peuvent permettre d’avoir une réponse immunitaire significative contre le H5N1 chez les humains et ce de façon sécuritaire. Les vaccins à ADN ne contiennent aucune particule viralent et offrent des avantages indéniables car ils sont plus courts à developper et à commercialiser.

Plus précisément, les essais cliniques de phase 1 visant à évaluer la sécurité et l’immunogénicité ont montré pour la première fois que chez 100 sujets, le vaccin Vaxfectin ( vaccin ADN H5N1) a permis d’atteindre des niveaux protecteurs d’anticorps ( définis comme des titres d’inhibition de l’hémaglutination, ou HI d’au moins 40) chez plus de 67% des sujets qui faisaient parti de la cohorte de la dose maximale. Aucun problème de sécurité significatif n’a été rapporté.

L’étude à double insu controllée par placebo avec dose croissance de vaccins, a été faite chez environ 100 volontaires en bonne santé âgés de 18 à 45 ans dans 3 sites cliniques aux États-Unis. Un vaccin monovalent et un vaccin trivalent ont été évalués. Les sujets ont reçu le vaccin au jour 0 et 21. La réponse immunitaire a été évaluée à l’aide de l’inhibition de l’hémaglutination (HI). Les répondeurs étaient ceux qui avaient un tire HI contre le H5 d’au moins 40 et qui montraient une augmentation d’au moins 4 fois de leur titre d’anticorps. Au jour 56, au moins 50% et jusqu’à 67% des sujets évalués étaient répondeurs dans chacune des 3 cohortes recevant des doses d’ADN H5 de 0,033 mg, 0.5 mg ou 1 mg. Plus de 90% des personnes ayant des titres d’anticorps protecteurs les avaient toujours au dernier jour de l’essai soit au jour 84. Pour fin de comparaison, le vaccin antigrippal à base de protéine actuellement stocké par le gouvernement des États-Unis a été approuvé avec un titre HI de 40 ou plus chez 44 % des sujets au jour 56.

Les analyses préliminaires ont aussi montré une protection croisée contre des souches de H5N1 différentes de celles du vaccin. Ceci pourrait être important contre une souche émergente d’influenza pandémique qui peut s’avérer différent de celui qui est dans les réserves.

Le vaccin monovalent de Vical contient un plasmide ( un anneau fermé d’ADN) codant pour la protéine de surface hémaglutinine (HA) de la souche du virus de l’influenza A/Vietnam/1203/04. Il a été conçu pour engendrer une réponse d’anticorps contre la protéine H5 mais pourrait aussi entrainer une réponse des cellules T contre le H5. Le vaccin Vical trivalent contient le plasmide H5 et d’autres plasmides encodant deux séquences de protéines du virus de l’influenza : la nucléoproteine (NP) et la protéine du canal ionique (M2). Ce vaccin trivalent a été élaborré pour stimuler une combinaison de réponse anticorps et cellule T contre les 3 protéines.

Source: http://www.vical.com.

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