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août
20
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Des experts de l’université de Nottingham Trent sont en train de développer des tests permettant un diagnostic rapide de la grippe aviaire, y compris la souche mortelle H5N1 qui peut être fatale si transmise aux humains. Il s’agit d’un projet européen de créer une machine portative capable d’identifier la maladie rapidement permettant ainsi de sauver la vie à un nombre incalculable de personnes et d’animaux.
Le projet Portfastflu raccourcirait le délai pour diagnostiquer l’infection d’une semaine à 2 heures. Un écouvillon contenant de la salive (humain) ou des tissus animaux serait analysé par un appareil qui ferait une identification moléculaire du virus.
Cette technologie, qui serait capable d’identifier l’influenza humain et aviaire, pourrait être un outil vital dans la lutte contre l’influenza aviaire en rendant permettant de préciser rapidement des zones d’exclusion et d’abattage des oiseaux infectés. Les mesures préventives contre la grippe aviaire sont cruciales étant donné qu’il n’existe pas actuellement de vaccin contre ce virus.
Dix millions d’oiseaux sont morts ou ont été abattus à cause de la grippe aviaire lors des dernières années. La maladie, qui est transmise d’un oiseau à l’autre par ingestion ou inhalation, s’est répandue à travers l’Asie, l’Europe le Moyen Orient et l’Afrique.
Bien que le H5N1 ne soit pas transmis facilement aux humains, 243 décès ont été constatés parmi 385 cas humains confirmés.
Les humains attrapent le virus en étant en contact avec des oiseaux malades, mais si une souche virale acquiert la capacité de se transmettre facilement aux humains, les résultats pourraient être catastrophiques. Certains experts prédisent qu’il pourrait y avoir entre 2 et 50 millions de décès dans le monde.
Le nouvel appareil permettrait de dépister rapidement chez les personnes malades, celles présentant la souche virale mortelle de celles qui ont la souche moins pathogène et qui par conséquent ne demandent pas nécessairement les mêmes mesures d’isolement.
L’équipe de recherche, formée par des universités, des organismes de recherche et d’affaires, est sous la direction d’une compagnie française Genewave. Elle met au point 2 appareils, un de la taille d’une malette qui serait utilisé par les vétérinaires ou les médecins sur le terrain et un appareil plus volumineux pour les hôpitaux.
Les partenaires du projet Portfastflu sont: l’université de Nottingham (Royaume Uni) Genewave (Coordinateur, France) Biosensia (Irelande) Cirad (France) VIB (Belgique) Ikerlan (Espagne) Gaiker (Espagne) Fondation basque pour l’inovation et la recherche en santé (Espagne).
Source: Nottingham Trent University