sept 01

Dans le cadre de la Présidence française de l’Union européenne et dans la continuité de la conférence de Londres de juillet 2007, la France organise, en coordination avec la Commission européenne et avec l’appui du Centre Européen de Contrôle des Maladies (ECDC), un séminaire intergouvernemental « Eurogrippe », qui aura lieu du 3 au 5 septembre à Angers.

Ce séminaire a pour but d’identifier les écarts qui peuvent exister entre les plans des Etats-membres de l’Union européenne ainsi que de l’Espace Economique Européen et de proposer un programme de travail européen visant à les atténuer.

Une pandémie grippale pourrait provoquer durablement une désorganisation du système de santé en raison de la saturation rapide des services de soins, une désorganisation de la vie sociale et économique, ainsi qu’une paralysie partielle de services essentiels nécessaires au fonctionnement de la société.

Source: http://www.grippeaviaire.gouv.fr

written by Michel

sept 01

Des scientifiques financés par la Wellcome Trust vont essayer de déterminer ce qui empêche le virus de la grippe aviaire H5N1de causer une pandémie de grippe humaine et quelles mutations sont nécessaires pour réaliser son potentiel mortel. Cette étude pourrait donner la clé pour une identification précoce d’un influenza potentiellement pandémique et le développement de médicaments et de vaccins.

Depuis son apparition en 1997, le virus de l’influenza a infecté et causé la mort de millions d’oiseaux à travers le monde. le nombre d’infections chez les humains est relativement peu élevé, cependant: de 2003 à la fin de juin 2008, il y a eu 385 cas humains déclarés, dont 243 furent mortels. Jusqu’à maintenant il semble y avoir eu très peu de transmisison interhumaine.

Le professeur Ten Feizi au Imperial College de Londres croit qu’une des raisons pourquoi le virus H5N1 n’a pas déjà évolué en un pathogène capable d’une transmission étendue entre les humains est relié à la façon dont le virus s’attache au système respiratoire. Elle dirige un projet de recherche international , lequel a reçu plus de £720 000 de Wellcome Trust, pour identifier les molécules des récepteurs du système respiratoire humain auxquelles le virus s’attache et pour déterminer comment les changements des protéines de liaison du virus pourraient augmenter sa capacité à se lier et ainsi à causer une infection.

Le professeur Feizi travaillera avec le professeur Menno de Jong et Jeremy Farrar du programme sud asiatique Wellcome Trust au Vietnam, les Dr Alan Hay et Dr Steve Gamblin au Medical Research Council National Institute for Medical Research, Londres, et le Dr Mikhail Matrosovich à l’université Philipps de Marburg, Allemagne.

« Au cours des dernières années, particulièrement en Asie, nous avons constaté comment le virus H5N1 peut être mortel, » dit le professeur Farrar de l’unité de recherche clinique de l’université Oxford dans la ville de Ho Chi Minh , Vietnam, où un certain nombre de personnes ont été traitées pour une infection par le virus. « Jusqu’à maintenant, nous avons été relativement chanceux et il y a eu très peu de preuves de transmission du virus d’un humain à l’autre. Le plus nous en savons au sujet du virus et comment il interagit avec le corps, le mieux nous seront préparés pour affronter n’importe quelle mutation qui pourrait se produire. »

Chez les humains, l’infection par l’influenza de produit via le tractus respiratoire, ou voies respiratoires. Dans le but de causer la maladie, le virus doit pénétrer dans les cellules du corps et se répliquer, mais il doit trouver un site sur lequel il peut s’attacher, appelé récepteur. Le virus peut seulement s’attacher aux cellules et entrer à l’intérieur si le récepteur s’adapte à la protéine de liaison, ou hémagglutinines (le « H » in H5N1), à la surface du virus.

Des recherches précédentes ont montré que l’hémagglutinine du virus H5N1favorise une forme particulière de récepteur connu sous le nom de « récepteur 2,3 « . Ceux-ci sont abondants sur les cellules des oiseaux, mais chez les humains elles sont localisées principalement sur les cellules des voies respiratoires inférieures (les poumons). Le professeur Feizi et ses collègues ont montré que le mucus des voies respiratoires supérieures chez les humains contient aussi des récepteurs 2,3 , mais ici le mucus agit comme un mécanisme de défense auquel le virus s’attache, bloquant ainsi sa progression et favorisant son élimination du corps. Ceci suggère que des inoculums importants de virus sont nécessaires pour infecter les humains, une théorie supportée par le fait que ceux qui ont été infectés avaient passé beaucoup de temps à proximité de volailles infectées.

Comme tous les virus, le H5N1 est constamment en mutation, et ce sont ces changements qui pourraient permettre au virus de s’attacher aux récepteurs 2,6 des voies respiratoires supérieures des humains de façon à le rendre plus infectieux.

« Si le virus de la grippe aviaire évolue en favorisant les récepteurs dans le nez et la gorge comme un virus de l’influenza normal, les résultats pourraient être dévastateurs. » dit le professeur Feizi de la division médicale du Imperial College de Londres. « Nous pourrions avoir non seulement un virus qui est hautement infectieux mais qui se transmettrait facilement par la toux et les éternuements. »

Le Dr Hay et le Dr Gamblin isoleront l’hémagglutinine d’échantillons du virus provenant de patients au Vietnam, et le Dr Matrosovich cultivera des cellules de cellules humaines des voies respiratoires et isolera les récepteurs de la membrane cellulaire et du mucus. Ensuite, en utilisant une technique connue sous le nom de d’analyse des microréseaux de néoglycolipides (neoglycolipid (NGL) microarray analysis) développée par le professeur Feizi et ses collègues, l’équipe de l’Imperial College identifiera lequel des nombreuses structures réceptrices est liée le plus fortement à l’hémaglutininne. L’équipe du Dr Gamblin utilisera la cristallographie par rayons X pour tester, au niveau moléculaire, comment les mutations peuvent changer le virus de la grippe aviaire en un virus dangereux pour les humains.

« Si nous pouvons trouver quelles mutations de l’hémagglutinine se lie plus fortement aux récepteurs, nous pourrions être capables d’identifier rapidement ou même prédire quelles mutations donne un potentiel pandémique, » dit le professeur Feizi.

Les traitements actuels de l’influenza, comme le Tamiflu, ciblent la neuraminidase (le « N » dans H5N1), ce qui laisse le virus passer d’un récepteur cellulaire pour se lier au récepteur d’une autre cellule et ainsi se répliquer et se répandre une fois à l’intérieur de corps.

« En ciblant la capacité du virus à se lier aux récepteurs – ce qui jusqu’à maintenant a été reconnu comme comme beaucoup plus difficile – on peut donner une alternative, une façon plus efficace de prévenir l’infection, » dit le professeur Feizi. « Nous espéront que notre travail rendra ce processus plus simple et plus rapide. »

Source: Wellcome Trust

written by Michel

sept 01

Novavax a annoncé des résultats encourageants lors de la deuxiène étape de ses essais humains de phase I/IIa de son vaccin à particule «virus particule-like» (VPL). Le vaccin, qui ne contient pas d’adjuvant, induit une importante réponse d’anticorps neutralisants. Le vaccin Novavax VLP est dirigé contre la souche de la grippe aviaire H5N1 A/Indonesia/05/2005.
Les 3 doses testées 15 mcg, 45 mcg et 90 mcg ont montré des titres d’anticorps neutralisants élevés qui augmentent selon la dose utilisée. Dans le groupe qui a reçu 15 mcg, 72% avaient un titre d’anticorps neutralisants de 1:20 ou plus contre la souche H5N1 A/Indonesia, 73% dans le groupe qui avait reçu 45 mcg et 94% dans le groupe qui a reçu 90 mcg.

Ce vaccin de Novavax (VPL) renferme les protéines de surface (hémagglutinine [HA] et les neuraminidase [NA]) et la matrice protéique (M1) de la souche H5N1 A/Indonesia. Aucun effet adverse sérieux n’a été rapporté.

Ce type de vaccin VLPs est composé de structures recombinées mimant la grosseur et la forme du virus influenza mais sans en avoir le matériel génétique et sont incapables de se multiplier. Ces particules présentent le virus de la même façon que la souche sauvage et induisent une réponse immunitaire qui pourrait même être efficace contre un virus qui aurait muté.

Le vaccin contre l’influenza Novavax VPL’s est produit sur culture cellulaire d’insectes et utilise un procédé de fabrication faisant appel à du matériel jetable. Le résultat est un rendement accru 7 à 10 fois supérieur aux procédés utilisant des oeufs ou des cultures cellulaires de mammifères. Parce que le procédé Novavax utilise une technologie de recombinaison génétique et ne requiert pas de virus influenza vivant, le vaccin peut être produit dans les 10 à 12 semaines qui suivent l’identification de la souche pandémique, soit approximativement 50% de la durée requise pour produire un vaccin à base d’oeufs.

Ces données supportent aussi le développement d’un autre vaccin Novavax contre l’influenza saisonnier. L’influenza saisonnier cause plus de 500 000 décès à travers le monde et 36 000 décès aux USA chaque année, la plupart desquels ont plus de 65 ans, une population pour laquelle les vaccins ont une efficacité modeste. Novavax a développé un vaccin contre les souches d’influenza saisonnier. Tandis que les vaccins actuels consistent en HA, les vaccins Novavax VLP contiennent HA, NA et MI avec le potentiel d’induction d’anticorps neutralisants pour prévenir l’infection et réduire la sévérité de la grippe. Des études avec des adultes en bonne santé et des personnes de 65 ans et plus sont prévues plus tard cette année.

Source: Novavax

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