sept 20

Le premier vaccin contre la grippe prépandémique à être commercialisé en Europe à partir de la souche H5N1 s’appelle Prépandrix et il est fabriqué par le laboratoire britannique GlaxoSmithKline (GSK). Va-t-il être acheté en plusieurs dizaines de millions de doses comme l’a été le médicament antiviral Tamiflu? La Suisse a déjà passé commande de 8 millions de doses et la Finlande de 5,2 millions. La France étudie le dossier.

Les paris sont ouverts car rien ne permet de confirmer que cette souche du virus de la grippe sera la cause d »une éventuelle pandémie. On se rappelle qu’une certaine remise en question du stockage de plusieurs dizaines millions de doses de Tamiflu a été soulevée suite à l’apparition de souche virales résistantes à ce médicament.

Par contre, attendre que la future souche de la pandémie de grippe soit confirmée expose la population à devoir attendre plusieurs semaines voire quelques mois pour que le vaccin pandémique soit produit. Certains experts estiment que le vaccin aurait au moins le mérite de pouvoir ralentir la maladie en attendant la mise au point d’un vaccin plus efficace. Rappelons que d’autres souches du virus de la grippe, comme les H9N2 ou H7N7, pourraient causer une pandémie. Dans ce cas, un vaccin contenant la souche H5N1 risque d’être serait inutile. À titre d’exemple, lors de la saison de grippe saisonnière 2007-2008 une des souches en circulation n’était pas incluse dans le vaccin.

Novartis SA est aussi dans la course. La compagnie a enregistré un succès dans le cadre d’une recherche avec un vaccin contre la grippe, le « MF59« . Ce produit pourrait s’avérer positif contre la grippe aviaire, indique vendredi le groupe pharmaceutique dans un communiqué. Les patients-tests ont réagi positivement suite à la prise du vaccin « Aflunov« , efficace contre la grippe, et ceci déjà sept jours après la prise du vaccin.

Le laboratoire suisse Novartis prépare lui aussi un vaccin prépandémique de type H5N1 qui sera sur le marché fin 2009 début 2010. Le français Sanofi-Aventis n’est pas dans la course.

Sources: Swissinfo.ch LeMonde.fr

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sept 17

Les tests de laboratoires effectués en Italie ont confirmé la présence du virus H5N1 responsable de la grippe aviaire dans des fermes d’élevage avicole au Togo, dépisté le 10 septembre dans le sud de ce pays.

Deux fermes à Agbata dans la préfecture du Golfe ont été touchées, enregistrant sur coup respectivement près de 1.300 volailles et 120 volailles mortes. Les services sanitaires avaient mis en quarantaine les deux fermes afin de circonscrire l’épidémie. Elles ont alors abattu quelque 13.000 volailles, renforçant les mesures de biosécurité et de surveillance.

Le ministre togolais de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Messan Ewovor, a déploré dans un comuniqué lundi qu’il est observé des tentatives de dissimulation et de commercialisation de volailles et des oeufs sur les marchés de la préfecture du Golfe, malgré l’interdiction formelle. Il a invité « expressement » tous les acteurs de la filière de la région Maritime (sud du pays) à respecter scrupuleusement les dispositions réglementaires et les mesures de biosécurité en vigueur dans le pays depuis l’apparition fin août dernier de la grippe avaire au Bénin voisin. Le ministre Ewovor rassure la population que les mesures sont prises pour « l’abattage sanitaire et l’indemnisation systématique » dans la zone d’infection.

Source: http://www.french.xinhuanet.com

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sept 16

Lors de la prochaine saison de la grippe 2008-2009, la résistance au Tamiflu sera sous haute surveillance par les scientifiques et les experts de la santé publique. En effet, l’hiver passé plusieurs cas de résistance au Tamiflu avaient été signalés. Il s’agit principalement de la souche H1N1 qui a montré une résistance inattendue au Tamiflu (ou oseltamivir) particulièrement en Europe mais aussi ailleurs dans le monde, y compris en Amérique du Nord et en Afrique.

Des tests visant à détecter toute résistance du virus de la grippe aux antiviraux seront effectués dès le début de la prochaine saison grippale. Certains ont énoncé l’hypothèse que le zanamivir – nom générique du Relenza, produit par GlaxoSmithKline- pourrait peut être remplacer le Tamiflu. Les recommandations pour les médecins pourraient être révisées par les experts de certains pays. Hoffman-La Roche, qui produit le Tamiflu (ou oseltamivir), suivra la situation de près et participera à cette surveillance.

Au Canada, des tests seront aussi effectués dès la début de la saison grippale 2008-2009 pour suivre la situation et au besoin la communauté médicale sera avisée si de nouvelles recommandations devaient être formulées.

Cette situation est d’autant plus préoccupante que plusieurs gouvernements ont stocké des quantités importantes de Tamiflu dans le cadre de la préparation à une éventuelle pandémie de grippe.

Rappelons que l’an passé, non seulement la résistance au Tamiflu a cru de façon inattendue mais de plus les souches virales qui avaient été choisies pour la composition du vaccin contre la grippe en 2007-2008 n’étaient pas celles en circulation. Ceci a affecté l’efficacité du vaccin contre la grippe en 2007-2008. Lors de la saison 2008-2009, 3 nouvelles souches du virus de la grippe seront utilisées. Il s’agit de la première fois que le vaccin contre la grippe renfermera 3 nouvelles souches simultanément.

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sept 14


Quelles seront les souches comprises dans les nouveaux vaccins contre la grippe utilisés en Belgique pour la saison 2008-2009?


Quel est le meilleur vaccin contre la grippe disponible en Belgique pour la
saison 2008-2009?

Combien couteront les vaccins contre la grippe en Belgique pour la saison 2008-2009?

Qui devrait être vacciné?

Le vaccin contre la grippe peut-il causer la grippe?

Combien de temps le vaccin contre la grippe prend-il pour être protecteur?


Quelles seront les souches comprises dans les nouveaux vaccins contre la grippe utilisés en Belgique pour la saison 2008-2009.

Les vaccins répondant aux normes de l’ Organisation
Mondiale de la Santé
(OMS) pour l’hiver 2008-2009 ont la composition
suivante:

  • A/Brisbane/59/2007 (H1N1) ou une souche apparentée;
  • A/Brisbane/10/2007 (H3N2) ou une souche apparentée;
  • B/Florida/4/2006 ou une souche apparentée.


Quels sont les vaccins contre la grippe disponibles en Belgique qui renferment ses souches?

Les spécialités qui y répondent sont les suivantes:

  • Alfa-Rix ®,
  • Influvac S®,
  • Vaxigrip®
  • Inflexal V®.


Quel est le meilleur vaccin contre la grippe disponible en Belgique pour la saison 2008-2009?

Ces vaccins peuvent être considérés comme équivalents: il n’est pas prouvé que la protection conférée par ces vaccins diffère entre eux.

Le vaccin contre la grippe peut-il causer la grippe?

Le vaccin contre la grippe ne transmet pas la grippe car il s’agit d’un vaccin inactivé ne contenant aucun virus vivant ou même atténué.


Combien de temps le vaccin contre la grippe prend-il pour être protecteur?

Environ 2 semaines. Ceci peut expliquer pourquoi certains individus vaccinés développent la grippe dans les jours qui suivent leur vaccination ( ils étaient
en en incubation). De plus certains infections des voies respiratoires peuvent mimer la grippe et donc faire penser faussement que le vaccin n’a pas fait son
travail de protection.


Combien couteront les vaccins contre la grippe en Belgique pour la saison 2008-2009?

- Alfa-Rix® (GSK) – Coût : 1 x 0,5 ml : 10,84 euros

- Inflexal V® – pas de données disponibles

- Influvac S® (Solvay) – Coût : 1 x 0,5 ml : 10,62 euros

- Vaxigrip® (Sanofi Pasteur M.S.D.) – Coût : 1 x 0,5 ml : 10,38 euros

Ces vaccins sont partiellement remboursés (40% du coût) par l’INAMI, pour les personnes à risque reprises dans les recommandations du Conseil Supérieur de la Santé (voir plus haut), à condition que le médecin mentionne « tiers payant » sur l’ordonnance.

Qui devrait être vacciné?

Sont prioritaires et doivent IMPERATIVEMENT être vaccinées contre la grippe (source: Conseil Supérieur de la Santé Belgique):

Les personnes à risque de complication, soit :

  • Toute personne au-delà de 65 ans, même en bonne santé,
  • Les personnes institutionnalisées,
  • Tout patient de plus de 6 mois atteint d’une affection chronique, même stabilisée, d’origine pulmonaire, cardiaque, hépatique, rénale, métabolique ou présentant des troubles immunitaires,
  • Les enfants âgés de 6 mois à 18 ans sous thérapie à l’aspirine au long cours.

Doivent également être vaccinées contre la grippe :

Les personnes pouvant transmettre la grippe aux personnes à risque de complication, soit :

  • Le personnel du secteur de la santé en contact direct avec les personnes à risque de complication
  • L’entourage familial des personnes à risque de complication.

D’autres personnes courant un risque de complications, comme:

  • Les femmes enceintes qui sont au deuxième ou troisième trimestre de la grossesse au moment de la vaccination, durant la saison hivernale
  • Toutes les personnes de 50 à 64 ans, même si elles ne présentent pas d’affection à risque. Il y a en effet une chance sur trois qu’elles présentent au moins un risque de complication, tout particulièrement les fumeurs, les buveurs excessifs et les obèses.
  • Les voyageurs à risque dans les pays à climat tempéré de l’hémisphère sud, entre avril et septembre. Vaccination par la dernière composition vaccinale disponible ;

En 2008, dans l’éventualité de la co-circulation possible en Belgique des virus aviaires et des virus humains saisonniers, la vaccination saisonnière sera proposée à certains groupes professionnels pour éviter le risque de réassortiment viral. Ces groupes sont :

  • a. les éleveurs professionnels de volailles et de porcs ainsi que les membres de leurs familles vivant sous le même toit
  • b. les personnes qui, du fait de leur profession, sont au contact de volailles ou de porcs vivants.

Mais il faut rappeler que le vaccin contre la grippe saisonnière ne protège toutefois pas contre les virus aviaires.

Le Conseil Supérieur de la Santé estime que les données disponibles sur la vaccination saisonnière des enfants ne sont actuellement pas suffisantes pour proposer la généralisation de cette vaccination chez les enfants sains.

Pour de plus amples informations, consulter votre médecin ou les sites vaccination-info.be

written by Michel \\ tags:

sept 14

En France, les infirmiers et infirmières pourront désormais être habilités à pratiquer l’injection du vaccin antigrippal sans prescription d’un médecin, à l’exception de la première injection et seulement pour certains patients, selon un décret paru mardi au Journal Officiel.

Les infirmières pouvaient déjà pratiquer cette injection de vaccin après une première injection, mais à condition d’avoir une prescription médicale, ce qui n’est plus nécessaire.

L’arrêté du 29 août 2008 fixant la liste des personnes pouvant bénéficier de l’injection du vaccin antigrippal effectuée par l’infirmière selon les modalités prévues à l’article R. 4311-5-1 du code de la santé publique dit que:

« La liste des personnes pouvant bénéficier de l’injection du vaccin antigrippal effectuée par l’infirmière selon les modalités prévues à l’article R. 4311-5-1 du code de la santé publique est fixée comme suit :

― les personnes âgées de 65 ans et plus ;
― les personnes adultes atteintes d’une des pathologies suivantes : affections broncho-pulmonaires chroniques, dont asthme, dysplasie broncho-pulmonaire et mucoviscidose ; cardiopathies congénitales mal tolérées, insuffisances cardiaques graves et valvulopathies graves ; néphropathies chroniques graves, syndromes néphrotiques purs et primitifs ; drépanocytoses, homozygotes et doubles hétérozygotes S/C, thalasso-drépanocytose ; diabète insulinodépendant ou non insulinodépendant ne pouvant être équilibré par le seul régime ; déficits immunitaires cellulaires.
Les femmes enceintes et les personnes atteintes par le virus de l’immunodéficience humaine sont exclues de cette liste. »

Le droit de prescrire un renouvellement de vaccination anti-grippale pour les personnes déjà vaccinées les années antérieures était une revendication de la profession.

Un rapport publié en avril par la Haute Autorité de Santé (HAS) recommandait de favoriser le transfert de certaines tâches réservées aux médecins à d’autres professionnels de santé, comme les infirmières, pour améliorer la qualité des soins et rendre les professions de santé plus attractives.

Donc en résumé, en France, les personnes qui font partie d’un des groupes mentionné plus haut et qui ont déjà reçu le vaccin contre la grippe, pourront être vaccinées par une infirmière sans prescription médicale.

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sept 14

Au cours des dernières semaines, de nombreux chevaux de course ont montré des problèmes respiratoires de modérés à graves associés au virus de grippe équine au Québec. Cette éclosion est particulière du fait que le virus en cause semble très contagieux et que les signes cliniques sont sévères. Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation souhaite donc rappeler aux éleveurs d’être vigilants lorsqu’ils déplacent leurs chevaux vers des lieux de rassemblement et de prendre les précautions qui s’imposent.

Symptômes

  • fièvre élevée
  • écoulement nasal
  • toux
  • anorexie
  • abattement
  • perte d’appétit

Incubation

1 à 5 jours

Contagiosité

Jusqu’à deux semaines après l’apparition des symptômes.

Mode de transmission

Par contact direct avec des sécrétions nasales et des gouttelettes d’aérosol ou par contact indirect avec des objets contaminés. Les chevaux de compétition ou de reproduction sont plus à risque étant donné leur contacts fréquents avec d’autres chevaux.

Diagnostic

Histoire, signes cliniques et confirmation par des tests de laboratoire.

Traitement

Aucun traitement spécifique. Traitement symptomatique. Repos complet et suffisamment long.

Prévention

  • Soumettre les sujets nouvellement arrivés à une quarantaine d’une durée minimale de 14 jours,
  • Surveillance étroite des contacts directs et indirects (auges, mangeoires et autres).
  • Vaccination

Source: Bulletin zoosanitaire RAIZO.

written by Michel

sept 12

Introduction

Le Département des maladies infectieuses de l’Institut de veille sanitaire (InVS) coordonne la surveillance de la grippe en France. Cette surveillance vise les objectifs suivants : la prévision, la détection précoce et le suivi des épidémies grippales en France, la surveillance des souches grippales en circulation, l’estimation de l’impact en termes de morbidité sévère et de mortalité et le suivi des foyers d’infections respiratoires aigues (IRA) survenant en collectivités de personnes âgées en vue de réduire la morbidité et la mortalité dans ces établissements.

Cet article présente le bilan épidémiologique et virologique de l’activité grippale en France métropolitaine au cours de la saison 2007-2008.

Résultats

Grippe saisonnière
Surveillance clinique

Selon le réseau Sentinelles (figure 1), la période épidémique s’est étendue de la semaine 02/2008 à la semaine 10/2008 (soit du 7 janvier au 9 mars 2008). Le pic d’activité a été enregistré en semaine 06/2008 (du 4 au 10 février 2008), avec une incidence de 615 cas de consultations pour syndromes grippaux pour 100 000 habitants. Le réseau Sentinelles estime que, comme la saison passée, 2,1 millions de personnes [IC95% = 2,06-2,19 millions] ont consulté leur médecin généraliste pour un syndrome grippal pendant les neuf semaines d’épidémie. Le sexe ratio homme/femme était de 0,97. L’âge médian des cas rapportés était de 27 ans. Selon les estimations du réseau Sentinelles, l’efficacité vaccinale de terrain contre les syndromes grippaux a été de 72 % chez les moins de 65 ans [IC95 % : 65-77], 57 % chez les 65 ans et plus [IC95 % : 41-68].

Consultations pour synfromes grippaux en France en 2007.

Consultations pour synfromes grippaux en France en 2007.

Selon le réseau des Grog, la période épidémique s’est étendue de la semaine 02/2008 (du 7 au13 janvier 2008) à la semaine 08/2008 (du 18 au 24 février 2008). Les incidences hebdomadaires des consultations pour IRA pour 100 000 habitants sont rapportées en figure 2. Ces chiffres sont restés modérés par rapport aux données historiques.

Résultats des prélèvements pour la grippe en 2007 en France.

Résultats des prélèvements pour la grippe en 2007 en France.

Les formes sévères de grippe

Dans les services d’urgences participant à la surveillance, 3 560 passages pour grippe clinique et 101 hospitalisations ont été observés entre les semaines 40/2007 et 15/2008. Une nette augmentation des passages pour grippe clinique a été rapportée à compter de la semaine 52/2007, soit au cours des vacances de Noël. Le pourcentage d’hospitalisations pour grippe clinique après passage aux urgences (5,5 %) a atteint son maximum au cours de la semaine 06/2008. Les pourcentages d’hospitalisations par tranche d’âge pour grippe clinique suite à un passage aux urgences ont été de 4,5 % pour les 0 à 1 an, 3 % pour les 2 à 4 ans, 3 % pour les 5 à 14 ans et 2 % pour les 15 à 64 ans et 15 % pour les 65 ans et plus. L’évolution du nombre de passages et d’hospitalisations pour grippe clinique dans les 18 hôpitaux d’Île-de-France a été comparable à celle des trois années précédentes (figure 3). Par ailleurs, selon les données du réseau Sentinelles, la proportion d’hospitalisations suite à une consultation de médecine générale pour syndrome grippal est restée faible, inférieure à 1 %.

hospitalisation grippe en 2007

hospitalisation grippe en 2007

Surveillance hebdomadaire de la mortalité par grippe

Le réseau des Ddass a identifié 49 décès par grippe clinique sur la période de surveillance, contre 44 pour la saison 2006/2007, 22 pour la saison 2005/ 2006 et 228 pour la saison 2004/2005. L’âge médian des cas décédés était de 75 ans (étendue de 10 à 103 ans). Parmi ces cas, 4 étaient âgés de moins de 20 ans (dont un au moins présentait des facteurs de risque) et 8 avaient entre 30 et 64 ans. Le sexe ratio homme/femme était de 0,6. Vingt-neuf de ces décès sont survenus au domicile, 6 en maison de retraite et 13 en établissement de santé (un lieu de décès non renseigné). Le nombre de décès lié à la grippe rapporté est resté très faible tout au long de la saison et très inférieur au seuil d’alerte (figure 4).

Décès causés par la grippe en France saison-2007-2008

Décès causés par la grippe en France saison-2007-2008

Surveillance virologique

Entre la semaine 40/2007 et la semaine 15/2008, 2 897 virus grippaux ont été détectés. Ces virus provenaient pour 53 % de prélèvements hospitaliers et pour 47 % de prélèvements communautaires. Au cours des 28 semaines de surveillance, 27 % des 4 974 prélèvements communautaires étaient positifs pour la grippe. Le pourcentage de positivité de ces prélèvements a été de 40 % sur la période épidémique telle que définie par les Grog, le pourcentage maximum de 47 % a été observé en semaine 08/2008.

Tous prélèvements confondus, sur les 2 828 isolats typés, 64 % étaient des virus grippaux de type A. Les premiers virus grippaux de type A ont été détectés dès la semaine 40/2007 à partir de prélèvements hospitaliers en France-Nord comme en France-Sud. Les premiers virus grippaux communautaires ont été détectés deux semaines plus tard. La cinétique de détection des virus grippaux A et B est rapportée figure 2. Tous prélèvements confonconfondus, la détection des virus grippaux s’est accentuée en semaine 50/2007. Le pic de détection des virus grippaux provenant de prélèvements communautaires est survenu en semaine 03/2008 et quatre semaines plus tard pour les prélèvements hospitaliers. Le début de la saison a été caractérisé par une circulation très majoritaire de virus grippaux de type A avec un pic des détections en semaine 04/2008. La circulation des virus grippaux B a été plus tardive avec un pic des détections observé en semaine 08/2008 et une queue d’épidémie prolongée. En semaine 15/2008, 51 virus grippaux étaient encore détectés dont 70 % issus de prélèvements hospitaliers.

Au cours de la saison, les CNR des virus influenzae ont procédé à la caractérisation antigénique de 1 548 virus grippaux qui se distribuent de la façon suivante :

  • 61,7 % de virus A(H1N1). Les souches A(H1N1) ont évolué au cours de la saison et comme ailleurs dans le monde, une majorité d’entre elles se sont distinguées antigéniquement de la souche vaccinale A/Solomon Islands/03/06 (H1N1) ;
  • 2,3 % de virus A(H3N2) antigéniquement apparentés à la souche A/Brisbane/10/2007. Ces virus, très peu nombreux, étaient antigéniquement distincts mais peu différents de la souche vaccinale A/Wisconsin/ 67/2005 (H3N2) ;
  • 36 % de virus grippaux de type B essentiellement du lignage B/Yamagata et quelques isolats du lignage B/Victoria.

Cette saison, des souches A(H1N1) présentant une résistance à l’oseltamivir ont été identifiées par les CNR.

En février 2008, l’Organisation mondiale de la santé a recommandé que trois nouvelles souches grippales soient incluses dans le vaccin de l’hémisphère Nord pour la saison 2008/2009. Ce vaccin comprendra une souche analogue à A/Brisbane/59/2007 (H1N1), une souche analogue à A/Brisbane/10/2007 (H3N2) et une souche analogue à B/Florida/4/2006 ou B/Brisbane/3/2007.

Surveillance des foyers d’infections respiratoires aiguës en collectivités de personnes âgées (données provisoires)

Entre août 2007 et août 2008, 93 foyers d’IRA survenus en collectivités de personnes âgées ont été signalés à l’InVS, dont 82 en établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ou maisons de retraite, huit en unités de soins de longue durée et trois dans d’autres services hospitaliers.

La figure 5 compare, entre les semaines 40/2007 et 15/2008, les foyers signalés à l’InVS par date de début d’épisode (donnée disponible pour 80 épisodes) avec les détections des virus grippaux A et B issues de prélèvements hospitaliers ou communautaires. Il peut être mis en évidence une forte saisonnalité des épisodes signalés avec une augmentation des nombres d’épisodes dès la semaine 49/2007 et le signalement de nombreux épisodes en fin d’épidémie de grippe, alors que les virus grippaux B étaient actifs en France.

Grippe dans les collectivités de personnes âgées en France saison 2007-2008.

Grippe dans les collectivités de personnes âgées en France saison 2007-2008.

Les rôles du type viral, de la circulation de virus grippaux B non couverts par le vaccin et d’une diminution de l’immunité vaccinale en fin de saison restent à déterminer. En début de saison, il est possible que le virus respiratoire syncytial qui circulait alors largement dans la communauté ait été à l’origine de certains foyers.

Le pic observé en semaine 01/2008 est lié en grande partie à une action de sensibilisation menée dans un département à cette période.

Deux épisodes ont été exclus des analyses suivantes en raison du manque de précision des données fournies. En termes de recherche étiologique, la grippe a été mise en cause dans 21 épisodes (dont 15 grippes de type B et 2 grippes de type A, des virus grippaux A et B ont été identifiés dans un même épisode), le pneumocoque dans cinq épisodes sans autre étiologie identifiée et dans un épisode associé à la grippe, et la coqueluche dans un épisode. L’étiologie est restée indéterminée dans 42 épisodes et non recherchée dans 22 épisodes.

Au cours des 91 épisodes, 1 686 résidents ont été malades, 138 ont été transférés en unité de soins et 69 sont décédés. Parmi les résidents, le taux d’attaque moyen d’IRA par épisode était de 23 % (85 foyers renseignés). La létalité moyenne était de 4,5 % (90 foyers renseignés). La couverture vaccinale moyenne contre la grippe des résidents était de 89 % (72 foyers renseignés, médiane : 94 %).

Des membres du personnel ont été touchés dans au moins 50 épisodes (55 % des épisodes), représentant au total 274 agents malades. Le taux d’attaque moyen d’IRA par épisode pour le personnel était de 9 % (61 foyers renseignés). La couverture vaccinale moyenne contre la grippe des membres du personnel était de 37 % (52 foyers renseignés, médiane 32 %).

La durée moyenne des épisodes était de 14 jours (76 foyers renseignés). Pour 31 épisodes, le signalement a été réalisé une fois l’épisode achevé.

Des mesures de contrôle ont été mises en place dans 88 des 91 foyers (absence de mise en place de mesure de contrôle gouttelettes pour trois épisodes signalés tardivement). Le délai moyen de mise en place de ces mesures après le premier cas a été de 6,9 jours (62 épisodes renseignés). Les mesures de contrôle ont été mises en place dès le premier jour dans uniquement douze épisodes. Dans 21 épisodes sur 63 renseignés (33 %), les mesures de contrôle ont été mises en place après le signalement.

Comme la saison précédente, il apparaît que si les couvertures vaccinales antigrippales des résidents sont généralement élevées, celles des professionnels de ces établissements restent insuffisantes bien qu’ils soient touchés dans plus de la moitié des épisodes et qu’ils puissent avoir un rôle dans l’introduction ou la diffusion du pathogène dans la collectivité. Les délais de mise en place des mesures de contrôle de type gouttelettes restent généralement trop longs alors que, selon les recommandations, elles doivent être mises en place dès le premier cas d’IRA.

Grippe à virus H5N1

Entre juin 2007 et juillet 2008, 123 cas suspects de grippe à virus H5N1 ont été signalés à l’InVS. Parmi ceux-ci, 4 patients ont été retenus comme cas possibles. Les patients revenaient de Thaïlande (1), Indonésie (2) et Ukraine (1). Les résultats de la PCR A(H5N1) ont permis d’exclure ces cas. Depuis 2004, sur 43 cas possibles retenus, aucun cas humain de grippe à virus A(H5N1) n’a été détecté en France.

Au niveau européen

Globalement en Europe [6], une augmentation de l’activité grippale a été observée au cours des semaines 48 à 51/2007. Les premiers pics épidémiques ont été enregistrés en Irlande (semaine 01/2008), en Angleterre et en Espagne (semaine 02/2008). Dans la majorité des pays, les plus fortes activités grippales ont été enregistrées entre les semaines 04/2008 et 08/2008 avec une diffusion globale du sud de l’Europe vers le nord. Comme ce qui a été observé en France, le pic de circulation des virus grippaux de type A(H1N1) a précédé de quelques semaines celui des virus grippaux B. Dans la majorité des pays européens, l’activité grippale est restée modérée cette saison. Il n’a pas été rapporté de cas humains de grippe à virus A(H5N1) en Europe.

Conclusion

La saison 2007-2008 a été caractérisée en France métropolitaine par une épidémie grippale modérée survenue entre mi-janvier et début mars 2008 et proche des caractéristiques moyennes des épidémies antérieures [1]. Des virus grippaux ont été détectés sur l’ensemble de la période de surveillance avec une première circulation majoritaire de virus grippaux A(H1N1) suivie d’une circulation plus tardive de virus de type B et d’une queue d’épidémie prolongée. Nombre de virus grippaux circulant en France étaient antigéniquement distincts des souches vaccinales et une émergence de virus grippaux résistants in vitro à l’oseltamivir a été observée. Il n’a cependant pas été observé de sévérité particulière de l’épidémie grippale. De nombreux foyers d’IRA survenus en collectivités de personnes âgées ont été signalés pendant la seconde phase de l’épidémie grippale. Si au fil des années le nombre de foyers signalés à l’InVS est en augmentation, l’absence d’exhaustivité du signalement invite à la prudence.

Aucune infection humaine à virus A(H5N1) n’a été identifiée en France ou en Europe.

Source: Bulletin épidémiologique hebdomadaire

written by Michel

sept 11

On envisage la possibilité de grippe aviaire H5N1 dans le village de Agbata vers Avépozo, dans la préfecture des Lacs au Togo.

Plus de 80% des 4500 volailles, sont mortes, ce qui laisse planer le spectre de la grippe aviaire H5N1. Le village a été mis en quarantaine par le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche.

Un prélèvement a été effectué pour des analyses complètes dans des laboratoires au Ghana et en Italie.

Il est interdit d’importer des volailles au Togo et des contrôles sont en place au port, sur les marchés et aux postes-frontières avec le Bénin, le Burkina et le Ghana.

Source: Republic of Togo

written by Michel \\ tags: ,

sept 11

Décider de recevoir un vaccin contre l’influenza – c’est-à-dire un vaccin contre la grippe – est une décision prudente et intelligente. Le virus de l’influenza peut provoquer une maladie grave et peut même mener au décès de certaines personnes aux prises avec des problèmes de santé chroniques. Le vaccin contre l’influenza, ou vaccin antigrippal, constitue la meilleure protection contre la maladie et ses complications.

Beaucoup de gens utilisent le terme « grippe » pour qualifier toute maladie causée par un virus; c’est le cas par exemple lorsqu’ils parlent de « grippe intestinale ». Par contre,  la grippe est habituellement  plus graves que celles que les  infections provoquées par d’autres virus.

Mythe : L’influenza n’est pas une maladie grave.

Réalité : Chaque année, des centaines de personnes meurent de l’influenza ou des complications en résultant, comme la pneumonie. Chez les personnes de 65 ans et plus et chez d’autres personnes à haut risque, elle peut mener à des problèmes de santé bien plus graves.

Mythe : Vous ne faites jamais la grippe; vous n’avez donc pas besoin de recevoir le vaccin.

Réalité : Personne n’est totalement immunisé contre le virus de l’influenza. La plupart des personnes peuvent souffrir de l’influenza plusieurs fois au cours de leur vie. Le vaccin contre la grippe ou vaccin antigrippal, constitue la meilleure protection qui soit contre le virus de l’influenza.

Mythe : Le vaccin contre la grippe peut vous transmettre la maladie.

Réalité : Le vaccin ne peut pas vous transmettre l’influenza. Il contient des virus de l’influenza qui sont morts et qui ne peuvent déclencher une infection.

Mythe : Le vaccin contre la grippe provoque des effets secondaires ou des réactions graves.

Réalité : Le vaccin contre la grippe est très sûr. La plupart des gens ne ressentent aucun symptôme après avoir reçu le vaccin, si ce n’est un peu de rougeur et d’enflure au point d’injection. Certaines personnes, surtout chez celles qui reçoivent le vaccin contre la grippe pour la première fois, peuvent ressentir des effets secondaires qui s’apparentent aux symptômes de l’influenza. Mais ceux-ci sont beaucoup moins graves que l’infection elle-même et durent beaucoup moins longtemps. Les réactions plus graves comme les allergies de nature anaphylactiques sont extrêmement rares.

Mythe : Recevoir le vaccin contre la grippe chaque année surcharge et affaiblit votre système immunitaire.
Réalité : Le vaccin contre l’influenza prépare et renforce votre système immunitaire pour l’aider à combattre le virus. Les personnes qui se font vacciner contre l’influenza chaque année sont mieux protégées contre l’influenza que celles qui ne le font pas.

Mythe : Vous ne devriez pas recevoir le vaccin contre la grippe si vous souffrez d’allergies.
Réalité : La plupart des allergies ne constituent pas une raison pour ne pas se faire vacciner contre  la grippe.  Les individus ont déjà eu une réaction allergique à une dose antérieure du vaccin contre l’influenza, ou qui ont une allergie grave aux œufs,  doivent consulter leur médecin avant d’être  vaccinées.

Mythe : Le vaccin contre la grippe protège des virus et des bactéries qui provoquent les rhumes ou les maladies gastriques.

Réalité : Le vaccin ne protège pas contre les virus ou les bactéries qui provoquent les rhumes ou les maladies gastriques. Le virus de l’influenza est très différent et plus grave que ceux qui provoquent un simple rhume ou une « grippe intestinale ». Le vaccin contre la grippe sert uniquement à protéger contre les virus qui causent l’influenza.

Mythe : Le vaccin contre la grippe est inefficace, car vous contractez quand même l’influenza.

Réalité : À tout moment, il y a un grand nombre de types de virus en circulation qui peuvent causer des symptômes similaires à ceux de l’influenza, mais qui, dans la réalité, ne sont pas des virus de l’influenza.
Le vaccin contre la grippe contient trois souches de virus de l’influenza qui, selon les experts en santé, sont susceptibles de provoquer l’influenza durant l’hiver suivant. Ce sont les seuls virus contre lesquels le vaccin vous protégera. Et comme les souches de virus peuvent changer chaque année, vous devez recevoir le vaccin contre la grippe chaque année pour être protégé contre ces nouvelles souches.
Lorsque les souches contenues dans le vaccin coïncident avec les souches du virus qui sévissent au sein de la communauté, le vaccin empêche plus de 7 personnes sur 10 d’attraper la maladie. Chez les personnes âgées et les gens aux prises avec certaines maladies chroniques, le vaccin peut ne pas être aussi efficace pour prévenir les infections, mais il contribuera tout de même à réduire la gravité des symptômes et les risques de complications médicales ou de maladies graves.

Mythe : Vous êtes enceinte et ne devriez pas vous faire vacciner contre la grippe.

Réalité : Le vaccin contre la grippe est sans danger pendant la grossesse. En fait, le vaccin contre l’influenza est conseillé aux femmes qui en seront au troisième trimestre de leur grossesse pendant la saison de l’influenza, à celles présentant un état de santé à haut risque, qui souffrent par exemple d’une maladie cardiaque ou pulmonaire, de diabète ou ont un système immunitaire affaibli. Pour toute question concernant le vaccin antigrippal pendant la grossesse, adressez-vous à votre médecin ou à votre fournisseur de soins de santé. Les femmes qui accoucheront pendant la saison de l’influenza devraient aussi recevoir le vaccin pour protéger leur nouveau-né. Les bébés de moins de six mois, et les nouveau-nés tout particulièrement, courent un risque élevé de complications des suites de l’influenza, mais il ne peuvent être vaccinés, car leur réponse immunitaire au vaccin n’est pas assez forte.
L’allaitement au sein est sans danger pour les bébés dont la mère a reçu le vaccin contre la grippe.

Source: BC Centre for Disease Control

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sept 10

Durant la saison 2007 2008 la France a connu une épidémie de grippe moins importante que ce qui était attendu:

  • 2,1 millions de personnes ont consulté leur médecin pour ses symptômes entre le 7 janvier et le 9 mars 2008 ( on s’attendait à 4 millions)
  • l’efficacité du vaccin contre les syndromes grippaux a été de 72% chez les moins de 65 ans
  • l’efficacité du vaccin contre les syndromes grippaux a été de 57% chez les plus de 65 ans
  • moins de 1% des individus qui avaient la grippe ont été hospitalisés
  • 49 personnes seraient décédées de la grippe selon le réseau Ddass

Depuis que la grippe est surveillée, la plus forte épidémie hivernale a été enregistrée en 1989/1990, avec 4.620.000 cas, et la plus faible en 1990/1991 (700.000 cas).

Et pour la saison 2008 2009?

Les personnes âgées de plus de 65 ans et/ou atteintes de maladie chronique (diabète, insuffisance cardiaque, déficit immunitaire, asthme, bronchite chronique) pourront faire renouveler leur vaccination contre la grippe saisonnière par une infirmière, et ce sans nécessité de prescription médicale, d’après un décret paru au Journal Officiel mardi 2 septembre.

Les personnes à risque, pour lesquelles le vaccin contre la grippe est fortement recommandé, pourront toujours bénéficier d’une prise en charge à 100% du vaccin par l’Assurance maladie.

Source: L’Institut de veille sanitaire

written by Michel

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