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oct
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Le Ministère de la santé et des services sociaux du Québec annoncera sous peu que le vaccin contre la grippe pour la saison 2008-2009 sera disponible dès le début novembre dans les CLSC et les cliniques médicales. Parmi les maladies infectieuses qui peuvent être prévenues par la vaccination, la grippe est la plus mortelle. Les complications chez les très jeunes enfants se comparent aux complications chez les personnes âgées. Faire mettre son antivirus à jour, comme dit le slogan du MiSSS, est un excellent moyen de se protégeret de protéger ses proches.
Les personnes qui font partie d’un des groupes suivants pourront recevoir le vaccin contre la grippe gratuitement.
- Les personnes à risque élevé de complications, soit :
– les personnes âgées de 60 ans ou plus;
– les personnes âgées de 6 mois ou plus présentant :
- des troubles cardiaques ou pulmonaires chroniques (dont la dysplasie bronchopulmonaire, la fibrose kystique et l’asthme) assez graves pour nécessiter un suivi médical régulier ou des soins hospitaliers,
- des états chroniques tels qu’un diabète ou d’autres troubles métaboliques, un cancer, un déficit immunitaire ou une immunosuppression (incluant l’infection par le VIH, symptomatique ou non), une néphropathie, une anémie ou une hémoglobinopathie,
- des conditions médicales pouvant compromettre l’évacuation des sécrétions respiratoires et qui augmentent les risques d’aspiration (ex. : un trouble cognitif, une lésion médullaire, un trouble convulsif, des troubles neuromusculaires);
– les résidents de tout âge des centres d’accueil ou des établissements de soins prolongés;
– les enfants et les adolescents (âgés de moins de 18 ans) sous traitement prolongé à l’acide acétylsalicylique (qui peut accentuer le risque de syndrome de Reye après une influenza);
– les enfants en bonne santé âgés de 6 à 23 mois inclusivement. Les enfants âgés de moins de 6 mois sont également considérés comme étant à risque élevé, mais étant donné que le vaccin est moins immunogène à cet âge, il n’est pas recommandé de l’administrer;
– les femmes enceintes présentant une des conditions susmentionées (le vaccin peut être administré quel que soit le stade de la grossesse);
- les voyageurs présentant une des conditions susmentionnées, qui se rendront dans une région où le virus de l’influenza circule (tropiques : à l’année; hémisphère Sud : d’avril à septembre).
Note : Pour obtenir des renseignements plus précis concernant les pays où existe un risque saisonnier ou annuel d’exposition au virus de l’influenza, se référer au Guide d’intervention santé-voyage de l’INSPQ.
- Les sujets susceptibles de transmettre l’influenza à des personnes présentant un risque élevé de complications :
- les personnes, notamment les travailleurs de la santé qui, dans le cadre de leur travail ou de leurs activités, ont de nombreux contacts avec des personnes faisant partie des groupes
susmentionnés présentant un risque élevé de complications;
– les contacts domiciliaires (incluant les enfants) ainsi que ceux qui prennent soin (ex. : travailleurs en garderie) des personnes faisant partie des groupes susmentionnés
présentant un risque élevé de complications.
Le CIQ recommande aussi la vaccination des femmes enceintes en bonne santé ainsi que la vaccination des autres contacts domiciliaires, lorsqu’on anticipe l’accouchement durant la saison de l’influenza, en vue de prévenir la transmission au nouveau-né (le vaccin peut être administré quel que soit le stade de la grossesse). Le risque d’hospitalisation lié à l’influenza s’accroît au 2e trimestre et devient plus élevé durant le 3e trimestre.
- Les personnes à risque d’exposition dans des contextes particuliers :
- les personnes qui, en raison de leur travail, sont susceptibles de venir en contact direct avec de la volaille infectée durant les opérations d’abattage, advenant une éclosion d’influenza
aviaire;
Note : Se référer à l’avis du CIQ sur la vaccination contre l’influenza des travailleurs des industries avicole et porcine, janvier 2006 (www.inspq.qc.ca).
– les contacts étroits d’un cas d’influenza aviaire, dans le but de réduire la possibilité de double infection par des virus d’influenza aviaire et humaine et minimiser ainsi les
possibilités de réassortiment génétique.
Source: Protocole d’immunisation du Québec.