oct 28

Les sept centres de santé et de services sociaux (CSSS) de l’Estrie, en collaboration avec la Direction de santé publique de l’Estrie, souhaitent vacciner plus de 6 000 personnes en 5 jours lors des cliniques spéciales de vaccination de masse contre l’influenza, qui se dérouleront entre le 1er et le 9 novembre 2008. Ces journées marquent le coup d’envoi de la campagne annuelle de vaccination saisonnière contre l’influenza. Cette vaccination se poursuivra jusqu’au début de janvier 2009 dans les CSSS et les cliniques médicales de la région.

« Cet exercice fait partie de la préparation aux mesures d’urgence qui devraient être déployées advenant une épidémie de méningite, ou encore une pandémie d’influenza, qui exigerait une protection massive et rapide de la population par une vaccination de masse », a déclaré Dre Louise Soulière, directrice de santé publique de l’Estrie. « La vaccination se déroulera selon le modèle Point of distribution (POD) utilisé et expérimenté dans plusieurs autres régions du Québec. Ce modèle permet de vacciner une grande quantité de personnes en un temps minimum », précise le Dre Soulière.

L’exercice a pour but de permettre à chaque CSSS de valider et d’appliquer rapidement le modèle en cas de besoin. Les CSSS ont la responsabilité de rendre opérationnelles les mesures de protection de la population dans un contexte d’urgence, et ces exercices doivent être vus comme un processus continu, permettant de faire évoluer les modèles et de les adapter aux réalités locales.

« Au cours de cet exercice, notre objectif sera de vacciner jusqu’à 40 personnes à l’heure par vaccinateur. À Sherbrooke, on prévoit vacciner jusqu’à 320 personnes à l’heure lors de notre clinique spéciale du 2 novembre, et ce, tout en tenant compte des besoins particuliers des personnes et en leur offrant la vaccination dans les règles de l’art », a tenu à préciser Mme Audrey Anne Simard, coordonnatrice de l’exercice de vaccination de masse au CSSS-IUGS.

Plusieurs régions du Québec profitent de la saison de vaccination contre la grippe pour tester leur capacité de vacciner un grand nombre de personnes en peu de temps. Ceci constitue une des activités importantes des plans de préparation à une éventuelle pandémie de grippe.

Pour de l’information additionnelle concernant les sites de vaccination: Ministère de la santé et des services sociaux

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oct 28

En 2000, l’Ontario débutait un programme de vaccination universel contre la grippe pour rendre accessible des vaccins gratuits contre l’influenza à toute sa population àgée de 6 mois ou plus. La vaccination contre la grippe s’est accrue plus rapidement chez les jeunes en Ontario comparé aux autres provinces canadiennes. On a évalué l’effet du programme ontarien de vaccination universelle contre la grippe sur la mortalité , les hospitalisations, les visites à l’urgence et les consultations médicales.

Résultats

Après l’introduction du programme de vaccination universel contre la grippe, la mortalité associée à l’influenza a diminué plus en Ontario (risque relatif [RR]=0.26) que dans les autres provinces (RR = 0.43) (ratio of RRs = 0.61, p = 0.002). Des différences semblables entre l’Ontario et les autres provinces ont été observées pour les risques d’hospitalisation associés à la grippe (RR = 0.25 versus 0.44, ratio des RR = 0.58, p < 0.001), les consultations à l’urgence (RR = 0.31 versus 0.69, ratio de RR = 0.45, p < 0.001), et les consultations dans une clinique médicale (RR = 0.21 versus 0.52, ratio de RR = 0.41, p < 0.001).

Conclusions

Comparé aux programmes de vaccination contre la grippe ciblés des autres provinces, l’introduction de la vaccination universelle contre la grippe en Ontario en 2000 a été associée à une réduction relative de la mortalité associée à l’influenza et à une utilisation moindre des services de santé. L’Ontario évite ainsi 300 décès, 1000 hospitalisations, 200 000 visites chez le médecin et 30 000 séjours aux urgences par an. Ce programme, institué à l’hiver 2000-01, coûte 26,5 millions $ par année. En dépit du fait que le programme ontarien est appelé universel, moins de la moitié de la population de la province s’en prévaut. Selon un porte-parole du ministère de la Santé de l’Ontario, de 40 à 50 pour cent des personnes admissibles se font vacciner. Les autorités sanitaires du monde entier attendaient impatiemment l’analyse de l’impact du programme ontarien de vaccination. Aucune autre instance n’offre de vacciner gratuitement toutes les personnes qui le désirent, bien qu’il existe plusieurs programmes assurant la vaccination gratuite des personnes les plus vulnérables, comme les personnes âgées. Les résultats montrent donc que la vaccination universelle contre l’influenza pourrait être une mesure de santé publique efficace pour réduire la fardeau annuel de la grippe.

Source: Public Library of Science

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