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nov
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Pour se protéger soi-même et protéger les autres, se faire vacciner contre l’influenza (grippe) doit devenir une responsabilité civique! C’est le message de la Direction de santé publique de l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal à la veille de l’arrivée de la saison de la grippe. Une responsabilité qui est aussi professionnelle pour les travailleurs de la santé.
Chaque année, des complications médicales de l’influenza causent plus de 3000 hospitalisations et entre 250 et 350 décès qui pourraient être évités par la vaccination. Sauf pour les personnes en centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) où la couverture vaccinale atteint en moyenne 84 %, la vaccination contre l’influenza (la grippe) à Montréal est loin d’atteindre les taux souhaités de 80 % en 2012, notamment chez les personnes de moins de 60 ans souffrant d’une maladie chronique (37 %) ainsi que chez les travailleurs de la santé (44 %).
La prévention de l’influenza vise donc d’abord à protéger les personnes les plus susceptibles de développer des complications : les personnes âgées et les personnes qui souffrent d’une maladie chronique. Vacciner ces personnes et celles susceptibles de leur transmettre le virus (leurs proches, les aidants et les travailleurs de la santé) est la protection la plus efficace.
Le réseau de la santé se mobilise pour promouvoir la vaccination.
Cette année, en complémentarité avec la campagne grand public du ministère de la Santé et des Services sociaux, la Direction de santé publique a souhaité joindre plus personnellement les personnes souffrant d’une maladie chronique et les professionnels de la santé. Dans cette perspective la DSP travaille en partenariat avec les intervenants du réseau de la santé à la fois pour offrir la vaccination mais aussi pour la recommander.
Le Collège des médecins du Québec, l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec, l’Ordre des pharmaciens du Québec et les centres de santé et de services sociaux de la région de Montréal appuient cette démarche et invitent les professionnels de la santé à souligner à leurs patients souffrant d’une maladie chronique que la vaccination contre l’influenza fait partie intégrante de leur traitement.
L’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec réitère sa position sur la contribution essentielle de l’infirmière à la protection de la population par la vaccination. Il considère que la vaccination contre l’influenza est capitale pour les travailleurs de la santé qui sont en contact direct avec la clientèle, et que la recevoir chaque année constitue un comportement responsable et professionnel.
La DSP a également reçu l’appui de l’Ordre des pharmaciens du Québec qui invitera ses membres à intensifier leur habituelle participation à la campagne annuelle de vaccination contre l’influenza. Cette année, en plus de poursuivre la sensibilisation auprès des personnes à risque, les pharmaciens seront invités à remettre aux patients souffrant d’une maladie chronique une invitation à recevoir le vaccin.
Le réseau des CSSS et leurs CLSC vaccinent annuellement plus de 200 000 personnes contre l’influenza. Il a convenu d’augmenter encore cette année son offre d’accès à cette protection. La vaccination est offerte par tous les CLSC, les modalités pouvant varier selon les cas : cliniques avec ou sans rendez-vous, cliniques spéciales ou intégrées à leurs activités quotidiennes ou encore cliniques de masse dans des lieux publics.
Pour information on peut consulter les hebdomadaires de quartier, téléphoner ou aller sur Internet à l’adresse : www.santemontreal.qc.ca/influenza. La vaccination contre l’influenza est offerte gratuitement aux personnes de 60 ans et plus (et leurs proches), aux personnes atteintes d’une maladie chronique (et leurs proches), aux enfants en bonne santé de 6 à 23 mois, aux personnes qui prennent soins des enfants de moins de deux ans (et aux proches de ces enfants), aux travailleurs de la santé et aux bénévoles en contact avec des malades.
La Direction de santé publique fait aussi appel au sens civique des personnes en bonne santé qui ne font pas partie de ces groupes pour qu’elles se fassent vacciner. Pour elles, la vaccination n’est pas gratuite, mais elle est peu coûteuse et demeure le meilleur moyen d’éviter les désagréments d’une grippe et la transmettre aux autres.
Source: MSSS