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nov 26
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Lors de la saison 2007-2008 les médecins ont noté une résistance au Tamiflu qui pouvait aller jusqu’à 15% au Québec. Cette résistance au Tamiflu atteint 40% en France et même 50% en Scandinavie. Par contre au Japon, pays où le Tamiflu est le plus prescrit, cette résistance n’est pas observée.
Il n’existe que 3 médicaments approuvés par Santé Canada pour lutter contre l’influenza. Le plus connu est le Tamiflu. Le gouvernement du Canada en a stocké 50 millions de doses en prévention d’une éventuelle pandémie de grippe. La résistance du Tamiflu pourrait donc amoindrir l’effet de protection contre la grippe initialement prévu.
Le Dr Guy Boivin du CHUL a obtenu 511 000$ des autorités canadiennes pour tenter de découvrir pourquoi des individus qui n’ont jamais reçu de Tamiflu sont pourtant infectés par un virus résistant ou encore si un cocktail de plusieurs antiviraux pourrait contrer cette résistance.
Les chercheurs vont aussi chercher à élucider le mécanisme de résistance aux antiviraux et tenter de découvrir si les souches de grippe résistantes au Tamiflu peuvent être sensibles à d’autres antiviraux commercialisés ou non.
Une autre hypothèse qui sera testée est qu’une réponse immunitaire exagérée au virus de la grippe devient néfaste. Ceci pourrait expliquer pourquoi certains patients se noient littéralement lorsque leurs poumons sont remplis de sécrétions. Pour ce faire, des antiviraux seront utilisés en combinaison avec des immunomodulateurs pour tenter de bloquer une réponse immunitaire disproportionnée.
Le Dr Boivin se demande s’il ne serait pas indiqué de traiter les individus atteints de la grippe d’emblée avec une combinaison de 2 antiviraux en espérant que ceci ralentirait le développement d’une éventuelle résistance. Au cours des 3 prochaines années, son équipe tentera aussi de savoir si l’utilisation d’un immunomodulateur avec un antiviral pourrait être plus efficace en bloquant une réponse immunitaire ou inflammatoire exagérée.
Source: Actualité médicale