jan 25

L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a confirmé la présence de l’influenza aviaire H5 dans une exploitation avicole commerciale du sud de la Colombie-Britannique. Quelque 50.000 volailles vivent dans la ferme où les problèmes respiratoires ont été observés.

La pathogénicité représente la gravité de la maladie qu’elle cause chez les oiseaux. Les analyses effectuées jusqu’à présent indiquent que cette souche d’influenza aviaire est faiblement pathogène. D’autres analyses sont en cours pour confirmer la pathogénicité et pour déterminer le sous-type et la souche exacte du virus. Leurs résultats seront connus d’ici cinq à sept jours, a ajouté la porte-parole de l’ACIA.

Les virus de l’influenza aviaire ne posent aucun risque pour la salubrité des aliments lorsque la volaille et ses produits sont correctement manipulés et cuits. L’influenza aviaire touche rarement les humains, à moins que ceux-ci aient été en contact étroit avec des oiseaux infectés. Néanmoins, les autorités en matière de santé publique prendront toutes les mesures préventives nécessaires.

Tous les oiseaux présents sur les lieux infectés seront euthanasiés sans cruauté et éliminés conformément à la réglementation provinciale en matière d’environnement et aux lignes directrices sur la lutte contre la maladie reconnues à l’échelle internationale. Lorsque tous les oiseaux auront été enlevés, l’ACIA assurera la supervision des activités de nettoyage et de désinfection des bâtiments, des véhicules, de l’équipement et des outils pour éliminer tout matériel infectieux qui pourrait rester.

Pour limiter toute propagation potentielle du virus de la grippe aviaire, l’ACIA impose également des restrictions sur le déplacement de la volaille et des produits avicoles dans un rayon de trois kilomètres des lieux infectés. L’ACIA compte sur les propriétaires de petits élevages pour surveiller leurs troupeaux et signaler immédiatement tout animal présentant des symptômes de la grippe aviaire. Les propriétaires de volaille sont priés de jouer un rôle actif dans la protection de leurs troupeaux en mettant en place des mesures de biosécurité rigoureuses sur leur propriété et en signalant immédiatement tout signe de maladie.

« Toutes les fermes commerciales dans un rayon de trois kilomètres (autour de la ferme suspecte) ont été mises en quarantaine et sont suivies de près pour déceler tout signe d’influenza aviaire », a déclaré à l’AFP une porte-parole de l’ACIA, Monika Mazur.

L’ACIA enquête actuellement sur les récents déplacements de volaille, de produits avicoles et d’équipement vers la propriété et à l’extérieur de celle-ci.

Les autorités en matière de santé animale et de santé publique de la Colombie-Britannique, les spécialistes locaux de la volaille et l’industrie collaborent activement à la mise en place des mesures d’intervention. L’ACIA mène une étude épidémiologique approfondie des lieux touchés. L’engagement de toutes les parties concernées a permis d’accroître au maximum la capacité de l’Agence à limiter et à éliminer ce problème le plus rapidement possible.

L’ACIA avise l’organisation mondiale de la santé animale (OIE) et ses partenaires commerciaux à l’échelle internationale.

Les nouveaux renseignements seront transmis au public dès qu’ils seront connus.

En 2004, une épizootie due au virus de la grippe aviaire H7N3 avait provoqué l’abattage de quelque 17 millions de volailles en Colombie-Britannique ainsi que la mise en place d’embargos sur la volaille de cette région.

L’année suivante, plus de 60.000 canards et autres volailles avaient dû être abattus, également dans cette province, à la suite de la découverte dans deux élevages d’une souche du virus H5 de la grippe aviaire, qui s’était avérée peu pathogène.

Source: ACIA

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