jan 29

Les hypothèses pour tenter d’expliquer la fréquence plus élevée de la grippe l’hiver sont nombreuses et il est bien difficile de préciser laquelle est la plus valide. Il s’agit d’un véritable mystère que l’on commence à peine à percer.

Les  les explications suivantes ont déjà été avancées:

  • affaiblissement des défenses immunitaires par le froid (hypothèse non confirmée chez des cochons d’inde élevés en atmosphère contrôlée ; En laboratoire, le froid ne s’est pas montré capable d’affaiblir leur immunité qui est restée identique à 5, 20 et 30 °C)
  • diminution saisonnière de l’immunité, par exemple en raison d’un moindre apport de vitamines
  • diminution du taux d’ultraviolets en hiver, permettant une survie plus durable du virus dans l’environnement
  • synergie possible avec diverses infections bactériennes favorisées à cette saiso
  • lien avec le phénomène de migration des oiseaux (on sait que certains oiseaux dont les canards peuvent être porteurs sains et tous les oiseaux sont vecteurs potentiels de grippe, et ils peuvent au retour de migration apporter des virus qui ont suffisamment muté les mois précédents pour être à l’origine d’une souche épidémique), mais les migrations sont pour partie plus précoces que les dates d’apparition de la grippe
  • caractéristiques virales ; Des expériences d’élevage et transmission du virus chez des cochons d’Inde élevés en environnement contrôlé montrent que 2 facteurs semblent déterminants ;
    • la température ; l’air froid (5 °C) semble favoriser la transmission virale, qui est freinée à 20 °C et presque nulle à 30 °C. Le froid pourrait favoriser le virus en rendant le dégagement des voies respiratoires plus difficile (mucus plus épais et plus abondant).
    • l’hygrométrie ; Un air sec (20 % à 35 % d’humidité relative) favorise également la contagion par l’air.

Dans un air sec et froid, le virus grippal serait donc plus stable et plus durablement infectieux. Une température de plus de 20 °C associée à une humidité relative de moins de 50 % semble défavoriser la contagion (hors contact physique direct). Néanmoins, des foyers infectieux importants sont constatés en zone tropicale et équatoriale, chez la volaille et chez l’homme.

Confirmant ces résultats, mais leur donnant une autre explication, une étude du National Institute of Health américain, publié dans Nature Chemical Biology début 2008, indique que « le virus de la grippe est enveloppé d’une couche de molécules grasses qui durcit et le protège quand les températures baissent. Cette enveloppe, constituée de cholestérol, fond une fois que le virus a pénétré dans l’appareil respiratoire de sa victime, il peut alors infecter une cellule et se reproduire. Lorsqu’il fait trop chaud la couche protectrice ne résiste pas et le virus meurt, à moins d’être à l’intérieur d’un organisme, ce qui explique sa propension à sévir en hiver. [...] Résultat : une température de 5°C et un degré d’humidité de 20% sont parfaits pour que les hamsters malades contaminent les autres. A 30°C les chercheurs n’ont observé aucune transmission virale. »

Source: Wikipedia

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