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Actualité
Le 17 mars 2009, on a récemment déclaré un foyer de grippe au centre de Grosbois qui a touché de nombreux chevaux dans des écuries différentes a été suivi d’autres foyers secondaires dans l’Orne, le Calvados, le Maine et Loire et sur l’hippodrome de Cagnes sur Mer.
Épidémiologie
Les chevaux, les ânes et les individus issus de leurs croisements sont naturellement sensibles à ‘infection par les virus grippaux de sous-types A/H7N7 et A/H3N8. La grippe équine est une maladie enzootique pratiquement dans le monde entier.
La grippe équine est causée par un virus influenza A, proche du virus de la grippe humaine, avec lequel il partage des antigènes communs. Il s’agit néanmoins de virus différents et il n’a pas été rapporté de transmission entre l’homme et le cheval.
Mais qu’est-ce que la grippe du cheval?
La grippe équine est le nom qu’on donne à la grippe quand elle affecte un équidé : cheval domestique ou « sauvage », âne et les animaux issus de leurs croisements (mulets, baudets), ainsi que le zèbre. Elle est due à un virus influenza (type A HxNx) proche du virus de la grippe humaine.
La grippe équine est l’affection respiratoire virale la plus contagieuse chez les équidés.
Origine
Le principal réservoir des virus grippaux est réputé être la population d’oiseaux d’eau mais la grippe peut aussi affecter des mammifères, autres que l’homme, dont le cheval.
La grippe équine n’est pas une maladie nouvelle, et on sait qu’elle peut rapidement circuler, dans les deux hémisphères de la planète.
On l’a déjà identifiée en Europe avec un virus (A H7N7) découvert à Prague en 1956, qui a infecté de nombreux élevages de chevaux, avec des bouffées épidémiques (équines) jusqu’en 2004 en Argentine, au Canada, en Croatie, au Danemark, en France, en Grèce, en Hongrie en Irlande, en Italie, en Suède et au R-U.
Transmission
Le virus réputé peu résistant dans l’environnement est transmis par contact avec un animal ou un objet porteur du virus. La contamination se ferait principalement par l’éternuement des chevaux (et par les excréments , via les mouches ?).
Il est courant qu’une grande partie d’une écurie tombe malade en quelques heures.
Incubation
L’incubation est de 2 à 5 jours.
Symptômes
- abattement, fatigue,
- toux forte et douloureuse, en quintes, éternuements,
- douleurs musculaires et articulaires,
- température rectale > 40 ° C,
- congestion des muqueuses nasales, oculaires et des ganglions,
- écoulement nasal séreux (translucide, non purulent) les premiers jours.
L’épisode grippal se manifeste par l’apparition simultanée de signes clinique chez plusieurs chevaux du même élevage. C’est la maladie clinique des voies respiratoires la plus contagieuse chez le cheval. Le taux d’infection dans une population non vaccinée et n’ayant jamais été en contact avec le virus avoisine les 100%. Le diagnostic de grippe doit être posé dès que les premiers signes , témoins d’une infection des premières voies respiratoires (hyperthermie, jetage, toux…) sont détectés chez plusieurs animaux simultanément ou à quelques heures d’intervalle.
Diagnostic
La contagiosité des virus herpès est beaucoup plus faible que celle du virus grippal ; il en est de même pour le virus de l’artérite virale sous sa forme respiratoire. L’intensité des symptômes sera plus modérée lors d’infections par d’autres virus des équidés à tropisme respiratoire (rhinovirus équins, adénovirus, réovirus, …) bien que certaines souches de virus influenza puissent, notamment dans un contexte de large couverture vaccinale, induire parfois des formes cliniques atténuées. Le diagnostic de certitude devra reposer sur le recours au laboratoire.
La grippe est suspectée si la fièvre est plus élevée que pour les autres maladies respiratoires virales (rhinopneumonie..), et la contagiosité plus importante.
Le diagnostic est confirmé au laboratoire, à partir d’écouvillonnage nasal pour une recherche de virus, ou par recherche sérologique d’anticorps.
Traitement
Il n’y a pas de médicaments directement efficaces contre le virus. Le traitement instauré est essentiellement symptomatique (anti-pyrétiques). Il est absolument essentiel que les animaux malades soient mis au repos pendant une période minimale de 3 semaines dans un environnement propre et correctement ventilé afin que les épithéliums respiratoires retrouvent leur intégrité physique et fonctionnelle. Le non-respect de ces prescriptions simples est souvent à l’origine de complications ultérieures qui se manifestent par des cardiopathies ou des pathologies pulmonaires regroupées dans le complexe des maladies pulmonaires obstructives chroniques. Les anti-viraux (amantadine et la rimantadine parfois préconisés en médecine humaine) sont en cours d’étude aux USA.
La guérison survient généralement en une à deux semaines, et nécessite du repos.
Le taux de mortatlité chez les chevaux n’est pas très élevé. Mais s’il y a des complications comme une pneumonie, les chances de survie sont beaucoup plus faibles. Les vaccins sont efficaces mais les traitements peuvent varier à chaque cheval.
Pronostic
Le taux de mortatlité chez les chevaux n’est pas très élevé. Mais s’il y a des complications comme une pneumonie, les chances de survie sont beaucoup plus faibles. Les vaccins sont efficaces mais les traitements peuvent varier à chaque cheval.
Sources: Wikipedia et Réseau d’épidémiosurveillance des maladies équines