Est-ce dangereux de manger du porc contaminé par le virus de la grippe A H1N1? Transmission de la grippe porcine H1N1 par les aliments et l’eau.
mai 07

Quelles seront les répercussions de l’épidémie actuelle de virus de la grippe porcine A H1N1 sur la vaccination contre la grippe pour la saison 2009-2010?

En février 2009, l’Organisation mondiale de la santé (OMS)  recommandait que les vaccins utilisés au cours de la saison grippale 2009-2010 (hiver de l’hémisphère Nord) renferment les souches suivantes:

  • un virus de type A/Brisbane/59/2007 (H1N1)
  • un virus de type A/Brisbane/10/2007 (H3N2)
  • un virus de type B/Brisbane/60/2008.

Une rencontre organisée par l’Organisation mondiale de la santé aura lieu dans quelques jours. À l’ordre du jour, la vaccination contre la grippe pour la saison 2009-2010.

Il est probable que les compagnies pharmaceutiques ne pourront s’engager à fournir le vaccin contre la grippe saisonnière 2009-2010 avec la composition recommandée par les experts de l’OMS et en même temps concentrer leurs efforts sur l’élaboration d’un vaccin contre la grippe porcine A H1N1.

En effet, peu de compagnies pharmaceutiques sont en mesure de produire un vaccin contre la grippe dans un délai de quelques mois et probablement aucune ne pourra faire à la fois un vaccin contre la grippe saisonnière un vaccin contre la grippe H1N1.

Les experts devront alors prioriser soit le vaccin contre la grippe 2009-2010 selon leurs spécifications antérieures, soit le vaccin contre la grippe porcine A H1N1. L’enjeu est important et le choix ne sera pas facile.

Quelles seront les conséquences si jamais on décidait de sursoir à la production du vaccin contre la grippe 2009-2010 qui avait été recommandé par l’OMS pour favoriser la production de vaccin contre la grippe porcine A H1N1?

Abandonner la production du vaccin contre la grippe saisonnière 2009-2010 pour fabriquer celui contre la grippe porcine H1N1 implique que l’on exposera la population au risque de la grippe saisonnière.

Rappelons que la souche Brisbane s’était fait remarquer en Australie par sa virulence lors de la saison 2007. De plus, lors de la saison 2008-2009, le manque d’efficacité du vaccin contre la grippe avait été attribuée au fait que le vaccin ne contenait pas la souche B la plus fréquemment rencontrée. C’est une des raisons qui avait motivé les experts de l’OMS à rectifier le tir. Si le virus de la grippe A H1N1 restait peu virulent et que le nombre des nouveaux cas continuait d’aller en diminuant, l’absence de vaccin contre les souches saisonnières pourrait faire plus de mal que prévu.

D’un autre coté, le virus actuel de l’influenza A H1N1 est génétiquement composé de 8 segments : 6 d’origine porcine, un d’origine aviaire et un dernier d’origine humaine. Rien ne permet de prévoir les mutations ou les réassortiments génétiques qui pourraient théoriquement mener à un virus qui aurait des caractéristiques différentes de celui actuel.

Mais, le virus peut aussi muter en une forme plus virulente et lors de la deuxième vague, qui selon les experts risque de frapper en automne, le nombre de personnes atteintes qui pourraient avoir des complications ou décéder serait alors considérablement augmenté. Si cette mutation se produisait, un vaccin qui aurait été fabriqué trop rapidement avec la souche actuelle aurait une efficacité imprévisible. Si la souche de la deuxième vague est assez similaire à la souche actuelle, la protection conférée par le vaccin serait intéressante. Par contre, si la souche est trop différente de la souche actuelle, le futur vaccin contre la grippe H1N1 risquerait de perdre beaucoup d’efficacité, ou même de devenir complètement désuet avant même  d’être commercialisé.

Les vaccins peuvent  avoir une protection croisée lorsque la souche avec laquelle ils sont fabriquées est assez similaire à la souche circulante. C’est le principe qui avait mené la production de vaccins prépandémiques  fabriqués avec une variante de la souche H5N1 et qui sont censé protéger contre une éventuelle pandémie de grippe causée par le virus H5N1.

Parmi les autres possibilités, pourrait-on réutiliser les doses restantes du vaccin contre la grippe 2008-2009. Ces doses pourraient être utilisées pour protéger une population très à risque.

Le nombre de doses d’un nouveau vaccin contre la grippe A H1N1 est encore une des énigmes que les experts n’ont pas encore résolues. À moins d’être un enfant et de recevoir sa première dose de vaccin contre la grippe, en général on ne reçoit qu’une dose de vaccin contre la grippe par année. Ce calendrier de vaccination est basé sur le fait que la plupart des personnes vaccinées contre la grippe ont déjà été exposés aux virus de la grippe soit au cours d’infections antérieures ou encore par le biais de vaccinations contre la grippe.

Une nouvelle souche de virus de la grippe pourrait impliquer qu’une personne doive recevoir 2 doses de vaccin pour être protégée car elle n’a jamais été en contact avec cette souche de virus auparavant.

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written by Michel \\ tags: , ,


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