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mai 20
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Il était un fois 3 petits virus de la grippe «porcine» A H1N1 qui aimaient bien s’amuser comme leurs hôtes les 3 petits cochons. Leurs parents, le virus de la grippe humaine, celui de la grippe aviaire et celui de la grippe porcine, étaient allés infecter leurs hôtes favoris: l’homme, le poulet et le porc. Les trois amis se sentaient bien seuls à la maison.Des millions de leurs amis avaient déjà infecté plus de 10 000 humains et en avaient tué 80. Les 3 virus voulaient faire quelque chose pour impressionner leurs parents. Comme tous les adolescents ils ne voulaient pas les imiter mais ils comptaient bien les dépasser. Il fallait que leur virulence soit reconnue et pour ce faire quoi de mieux que d’être responsable d’une belle grosse pandémie. Un enfant passait par là. Ils en profitèrent pour monter sur sa main. Tout le monde sait que les mains sont le transport en commun des virus de la grippe.
Le premier virus était un impulsif. Il réussit à se fixer à la première poignée de porte venue et attendit une victime. Un vieil homme passait par là. Le virus se dit: «Hummm une proie facile, ce vieux monsieur au système immunitaire tout délabré». C’était trop tentant. Il se glissa sur son index droit lorsque le vieux monsieur ouvrit la porte. Malheureusement, le vieux monsieur avait manqué le cours d’hygiène lorsqu’il était jeune et quelques minutes plus tard, à un feu rouge, le virus passa de l’index à son nez. Il s’en suivi le 2 jours le plus mémorable dans la vie d’un virus adolescent qui passe à l’âge adulte. Ce dernier se multiplia et multiplia et divisa jusqu’à ce que le vieux monsieur soit malade. Mais Oh Horreur! pour un virus de la grippe, le vieux monsieur vivait seul. La descendance de notre vaillant virus s’éteignit dans l’oubli le plus total.
Le deuxième virus savait planifier. C’est pour cette raison qu’il ne se jeta pas sur la première poignée de porte venue mais attendit patiemment son tour. Mais où donc s’en allait son enfant «taxi»? Il ne tarda pas à le savoir lorsqu’il vit l’école s’approcher. Une chance unique: la poignée de porte d’une école! Quelques anciens camarades de notre deuxième virus avaient déjà eu cette idée. Ainsi notre ami se retrouva en compétition. On dit que l’union fait la force. Alors notre virus eu l’idée de se joindre aux autres et d’infecter plusieurs enfants. Comme les enfants avaient leurs frères et sœurs ainsi que leurs parents, la grippe commença à se transmettre dans la communauté. Comble du bonheur. un échange d’étudiants entre ceux qui fréquentaient l’école et ceux d’un autre pays étaient imminent. Notre ami , qui était habitué de voyager par mains et par éternuements fit donc de l’avion pour la première fois de sa vie. Finalement, tous les étudiants de l’école, ou presque, y passèrent: fièvre, toux, frissons, douleurs musculaires et fatigue intense … Au fil des semaines le virus voyagea d’une école à l’autre, d’une ville à l’autre et même d’un continent à l’autre. Le virus n’était pas plus méchant que celui de la grippe saisonnière mais le nombre de personnes affectées était largement supérieur à ce qui est observé habituellement. Comme les personnes âgées avaient déjà vu quelque chose de semblable lorsqu’elles étaient jeunes, elles furent moins affectées. Mais le nombre de complications et de morts était proportionnel aux nombre de personnes malades. La grippe tua entre 1 et 4 millions de personnes. À titre de comparaison, la grippe saisonnière tue entre 250 000 et 500 000 personnes chaque année.Le deuxième virus était bien fier d’avoir causé «sa petite pandémie».
Le dernier virus avait tout observé. Il pensait bien ne pas répéter les erreurs de ses amis. Non seulement c’était un fin stratège mais en plus la chance lui sourit. L’enfant-taxi devait aller reconduire son frère, qui participait au fameux échange d’étudiant, à l’aéroport ce jour là. Une fois sur place, notre ami le virus , réussi à se faire transférer sur la main d’une madame vietnamienne. Comment? La madame vietnamienne avait manipulé la même manette d’abreuvoir à l’aéroport. Par un concours de circonstance extraordinaire, la dame souffrait, sans encore le savoir de la grippe H5N1. Il se retrouva perdu avec des millions de virus H5N1. Loin d’abandonner son projet de devenir le virus le plus connu, il se mit à se faire des amis. Tout d’un coup ce fut le coup de foudre avec une belle petite particule virale. Il n’avait jamais vu de si beaux H5. Ce qui devait arriver arriva. Le petit couple sauta la barrière et ils passèrent un nuit torride à faire des échanges de brin d’ARN. Trente minutes plus tard, c’est le temps de gestation chez les virus, un nouveau virus vit le jour. Tout le monde, enfin tous les virus du corps de la madame vietnamienne, ne se tarissaient pas d’éloges pour ce petit rejeton qui avait tout pour lui. Le H5 de moman et le N1 de popa. L’agressivité du H5N1 et la contagiosité du H1N1.l Jamais un virus A H1N1 n’avait ressenti autant de pouvoirs. La condition de la madame vietnamienne s’aggrava et elle fut fut hospitalisée . On la transféra aux soins intensifs. Plusieurs personnes s’en occupèrent. Les nouveaux virus n’eurent aucun mal à contaminer le personnel. Le degré de transmission semblait proportionnel au dévouement des travailleurs. Les médecins et les infirmières savaient bien que la grippe pouvait être contagieuse mais comme la dernière pandémie datait de plus de 40 ans, tous pensaient que la grippe etait une maladie banale. Ils avaient tord. On estima que, comme lors de la grippe espagnole, 50% de la population mondiale avait pu être contaminée.Il y eu 40 000 000 de morts. On la comparait à la grippe espagnole, mais comme il y a presque 7 fois plus de personnes sur la terre, tout fut multiplié par 7. Finalement le virus disparu un peu comme il était venu, On attend le retour de la prochaine pandémie dans 10 à 40 ans. Notre virus était devenu célèbre mais de bien triste façon.
Ces trois scénarios sont inspirés d’un discours récent du virologue Albert Osterhaus, virologue de l’université de Rotterdam qui s’exprimait au Congrès européen de microbiologie clinique et des maladies infectieuses tenu dimanche à Helsinki.
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