juin 13

Jeudi le 11 juin l’organisation mondiale de la santé  (OMS) déclarait que le virus de la grippe porcine A H1N1 avait atteint le niveau 6. Ceci marquait le début de la première pandémie du siècle.

La plupart des pays du monde ont des plan d’action pour lutter contre une éventuelle pandémie de grippe. Les interventions de ces plans d’intervention font souvent référence à la phase pandémique.

C’est pour cette raison que l’annonce de l’OMS de jeudi avait le potentiel de modifier beaucoup d’intrervention dans le monde. Par exemple au Canada, il était prévu que le passage de la phase 5 à la phase 6 se traduisait par le remplacement des mesures de prévention et contrôle individuelles à des mesures populationnelles. Autrement dit, au lieu d’enquêter tous les cas, d’isoler leurs contacts etc on passe à des mesures qui s’adressent à la population: fermeture d’école, annulation d’événements publics, mise en place de site non traditionnels pour la dispensation des soins etc.

Dans la vraie vie, les recommandations actuelles souvent souvent un compromis entre les  mesures recommandées pour la phase 5 et celles recommandées pour la phase. 6.

Par exemple, les pays qui avaient déjà beaucoup de cas et de la transmission locale n’avaient eu d’autres choix que d’appliquer des mesures de phase 6. D’un autre côté,  les pays qui avaient peu de cas, et la France avec ses 80 cas confirmés en est un, préfèrent encore appliquer des mesures individuelles de prévention et de contrôle.

Le petit nombre de cas rend l’opération encore réalisable et même possiblement plus efficace pour prévenir les cas secondaires.

C’est pour cette raison que les mesures appliquées par la France actuellement sont encore de niveau 5 alors que l’OMS a déjà déclaré que nous étions en phase 6.

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