juil 28

Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) vient de publier un communiqué de presse dans lequel il annonce que le virus de la grippe A H1N1, ou grippe porcine, a été retrouvé dans un élevage de porcs au Québec.

Le laboratoire de Winnipeg a formellement identifiée le nouveau virus de la grippe A H1N1 d’origine humaine. Il s’agit du premier cas d’infection par le virus de la grippe porcine A H1N1 chez des porcs au Québec et le deuxième au Canada. L’élevage a été visité  le 16 juillet et on a constaté que le virus n’y était plus présent. Le troupeau  est complètement rétabli et il n’y a eu aucune autre infection rapportée dans un autre élevage de porcs. Aucun cas humain n’a été associé à cette infection.

Rappelons que les autorités sanitaires internationales, dont l’Organisation mondiale de la santé et l’Organisation mondiale de la santé animale, ont déclaré de manière unanime que ce virus n’a pas d’incidence sur la salubrité des aliments. Le Ministère tient donc à rassurer la population et à préciser que la consommation de la viande provenant de ces porcs est tout à fait sécuritaire et qu’elle ne comporte aucun risque pour la santé humaine.

Ailleurs dans le monde un élevage de porcs avait aussi été infecté par le même virus pandémique en Argentine.

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juil 28

Selon la ministre Roselyne Bachelot, il est probable que la France soit rendue au niveau 6 de son plan de lutte contre  la pandémie de grippe A H1N1 en septembre prochain.

Le niveau 6 est le niveau le plus éfevé de ce plan de lutte. Tout dépendra de l’évolution du virus de la grippe. Pour l’instant l’infection commence à se propager à l’intérieur de la France et il y a de plus en plus de cas indigènes (c’est-à-dire des personnes qui ont attrapé le virus de la grippe A H1N1 sans voyager).

Alors que l’Organisation mondiale de la santé a, depuis le 11 juin , déclaré  le niveau d’alerte maximale, soit le niveau 6, la France est demeurée au niveau 5a.

On se rappelle  que le plan de lutte contre la pandémie de grippe avait été élaborré dans le but de contrôler ou du moins ralentir la propagation d’un virus qui était censé être beaucoup plus virulent. On pense au virus de la grippe aviaire A H5N1 qui tue environ 60% des personnes  qu’il infecte.

Mais pour être causer une pandémie, les virus de la grippe ont besoin d’être  facilement transmissibles.  Pour ce faire, ils doivent garder leur hôte vivant. Ainsi le virus pandémique s’assure  d’avoir un moyen de se reproduire et de pouvoir infecter le plus de personnes possibles.

Le virus de la grippe A H1N1, auparavant appelé grippe porcine,  réussit tellement bien à protéger son hôte qu’il le tue rarement et lui  cause peu de complications. Par contre, étant donné qu’il est nouveau,  peu de personnes ont des anticorps contre ce virus. Beaucoup plus de personnes sont susceptibles de développer une infection et ainsi le nombre absolu de complications et de décès risque d’être 2 à 3 fois plus élevé que pendant une saison de grippe saisonnière.

Le  niveau 6 du plan français de lutte contre la pandémie de grippe prévoit des mesures extrèmes de contrôle:

  • fermeture des écoles et des crêches
  • fermeture des salles de spectacle,
  • une limitation ou un arrêt temporaire des transports collectifs,
  • un ajournement des manifestations sportives etc

Il est peu probable que toutes ces mesures soient appliquées étant donné le peu de virulence du virus a H1N1 mais la prudence s’impose comme dit la ministre. En ce sens, elle est à l’opposé du Pr Debré qui a tenté au cours du weekend de banaliser l’actuelle pandémie de grippe.

Avec le retour de la saison froide et la reprise des écoles, il est presque certain que le virus de la grippe A/H1N1 regagnera du terrain et sera plus actif. Les experts prévoient une deuxième, et peut-être une troisième, vague qui pourrait être plus imortante. C’est du moins ce qui avait été observé lors des pandémies de grippe antérieures. Sans compter que le virus A/H1N1 est toujours susceptible de muter ou de se réassortir et ainsi de se transformer en un virus différent, qui pourrait être plus virulent. C’est à suivre.

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juil 28

L’Agence de santé publique du Canada étudie, depuis bien avant le début de cette pandémie, la possibilité que les personnes qui font une grippe légère aient un niveau sanguin plus élevé de vitamine D que celles qui développent des complications ou meurent de la grippe A H1N1.

Il s’agit d’une autre façon, peu conventionnelle, de tenter de lutter contre le virus de la première pandémie du XXI siècle. S’il est prouvé que la vitamine D protège de la grippe A H1N1, ce sera une autre façon de se prémunir contre les complications et le risque de décès du virus pandémique. Cette hypothèse provient du fait que le virus de la grippe est peut-être plus actif l’hiver parce que les personnes sont alors moins exposées au soleil. On sait que l’exposition au soleil augmente les niveaux de vitamine D. D’ailleurs plusieurs experts recommandent déjà aux personnes de plus de 50 ans de prendre des suppléments de vitamine D dans les pays nordiquescar certaines études ont montré que leur niveau de vitamine D etait souven trop bas.

Dans une réponse au Glode and Mail l’Agence de Santé publique du Canada explique qu’il y a des évidences épidémiologiques qui suggèrent que les bas niveaux de vitamine D jouent un rôle dans le fait que la grippe soit plus fréquente l’hiver.

Bien que cette relation ne soit pas prouvée, cette possibilité de réduire les effets du virus de la grippe A H1N1 sur le corps humain demeure intéressante. Des études antérieures, dans les années 40, avaient montré que des souris soumises à une diète pauvre en vitamine D étaient plus susceptibles de faire une grippe porcine comparées à celles recevant une diète normale. On pense que la vitamine D agit sur le système immunitaire en le stimumant.

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