août 02

Le phénomène de la pandémie de grippe 2009 fait couler beaucoup d’encre. On a même reproché aux médias et aux politiciens d’en faire trop. Le professeur Debré ne disait-il pas il y a à peine une semaine que ce n’était qu’une simple «grippette» et qu’il était temps de passer à autre chose. Il n’en fallait pas plus pour que Roselyne Bachelot lui réponde le lendemain qu’au contraire, elle prenait le virus de la grippe A H1N1 très au sérieux.

Devant les opinions tantôt rassurantes, tantôt alarmistes, le public est la proie de ceux qui  prétendent posséder un brin de connaissance. Qui n’a pas entendu parler des «flu parties» ou de ces fêtes supposément organisées en Angleterre ou on invite une personne contagieuse pour le virus A H1N1 dans le but que tous les participants puissent attraper la grippe «avant que le virus ne mute et ne devienne plus virulent, car le vaccin ne sera pas prêt à l’automne». Une semaine plus tard plusieurs médias démentaient la nouvelle non sans qu’entre temps certains «experts» interrogés aient qualifié cette idée de dangereuse.

Devant l’avalanche de nouvelles rapportées et devant la multiplication des «experts» comment alors distinguer ce qui est juste de ce qui est exagéré? L’information utile de celle inutile ou encore carrément fausse et dangereuse. Avec l’avénement d’Internet et de l’ère des communications le problème n’est plus d’apprendre quelque chose mais de savoir si ce que l’on a appris est utilisable. Certes on peut se référer aux sites officiels qui défilent un flux continue de recommandations et de résultats d’études. Mais cette information est très souvent en anglais et même les experts peuvent se contredire ou changer d’idée. Alors qu’elle est la solution ? Peut-être que c’est d’essayer de se faire sa propre idée. Et pour ce faire, quoi de mieux que de poser des questions?

  • Quand le vaccin contre la grippe A H1N1 sera prêt exactement? La grippe évolue à une vitesse sans précédent. On a dit qu’elle avait progressé autant en 6 semaines que lors d’autres pandémies en 6 mois. Alors le vaccin sera-t-il encore utile lorsqu’il sera disponible?
  • Les pandémies de grippe arrivent par vagues successives. Comment seront les autres vagues de la pandémie, moins ou plus sévères?
  • Qu’est-ce qui arrivera au virus de la grippe saisonnière? Sera-t-il remplacé par le virus de la grippe pandémique ou les 2 virus vont-ils circuler en même temps?
  • On dit que les personnes âgées recevron le vaccin contre la grippe A H1N1 en dernier car elles seraient moins vulnérables possiblement suite à avoir déjà été exposées à un virus semblable dans le passé. Alors est-ce les personnes âgées devront recevoir une ou 2 doses de vaccin contre la grippe A H1N1?
  • Quels seront les calendriers de vaccination recommandés? Et sur quelles données seront basées ces recommandations? Va-t-on faire des essais cliniques avec des personnes immunosupprimées? Des jeunes enfants?
  • Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) ont recommandé que les femmes enceintes reçoivent le vaccin contre la grippe A H1N1 en premier, alors est-ce que le vaccin sera testé pendant la grossesse? Certains groupes ont déjà annoncé des essais cliniques chez les enfants.
  • Il semble que ce qui tue la personne infectée par le virus de la grippe soit souvent une réaction exagérée de son propre système immunitaire. Le fait d’avoir déjà reçu un vaccin contre la grippe H1N1 dans le passé ne va-t-il  pas rendre le système immunitaire plus vulnérable, est-il possible qu’un individu déjà sensibilisé ait une réponse immunitaire plus rapide et plus intense? Est-ce que le vaccin ne vise pas à sensibiliser le système immunitaire pour  qu’il réagisse dès qu’il est en contact avec les premiers virus et les élimine? Et si cette réaction était exagérée chez certaines personnes? Hypothèse farfelue? Peut-être, mais où sont les preuves? Aura-t-on les preuves?
  • Les obèses semblent des personnes vulnérables aux complications de la grippe, pourquoi?
  • Les autochtones ont de 5 à 50 fois plus de risques d’être infectés par le virus de la grippe A H1N1, pourquoi?
  • Lors d’une vaccination avec un vaccin contre la grippe porcine en 1976 une augmentation des cas de syndrome de Guillain Barré avait été observée (environ 1 cas par 100 000), depuis on a observé étroitement les nombre de cas de syndrome de Guillain Barré sans jamais réussir à objectiver un risque réel d’augmentation relié au vaccin contre la grippe. Est-ce que quelqu’un sait ce qui est arrivée en 1976 et ce qui arrivera avec le  futur vaccin contre la grippe A H1N1? Le syndrome de Guillain Barré se manifeste sous forme de paralysie qui début aux membres inférieurs qui progresser vers le haut. Il peut entrainer des complications allant jusqu’au décès. Son incidence est d’environ 1 sur 1 million, alors ce n’est pas en testant le un vaccin sur 1000 volontaires que l’on risque d’observer cette manifestation. De plus le syndrome de Guillain Barré peut être observé suite à certaines infections ce qui risque de compliqer les études.
  • Dans le but de vacciner  plus de personnes et de mieux les protéger certains fabricants étudient diverses techniques pour faire plus de vaccins contre la grippe A H1N1 avec la même quantité d’antigènes. Certains, comme la compagnie Medicago,  étudient des méthodes de production originales qui n’utilise pas des oeufs. D’autres évaluent si le mode d’administration intradermique au lieu de sous cutané ne serait pas plus efficace car il demande 1/5 de la dose normalement injectée par voie intramusculaire. Ces deux précédentes hypothèses ne seront toutefois pas utilisées car elles ne permettront pas de produire un vaccin dans les délais requis. Par contre l’addition d’adjuvant, un produit chimique qui permet au système immunitaire de réagir plus efficace même avec une quantité moindre d’antigène, est la solution retenue par  certaines compagnies. On dit même que l’addition d’un adjuvant rendrait le système immunitaire capable de réagir malgré certaines mutations du virus de la grippe. GlaxoSmithKline (GSK) a déjà utilisé cet adjuvant dans son vaccin Prepandrix destiné à protéger contre le virus H5N1 et dans son vaccin  contre la grippe saisonnière Fluarix. Alors que rien ne prouve actuellement qu’un tel adjuvant est dangereux, le système de surveillance qui sera en place pourra-t-il garantir que les personnes qui ont une maladie immunitaire ( diiabète, hypothyroidie, arthrite, sclérose en plaques,  etc) ne verront pas leur problèmes s’aggraver?
  • Quelle sera la réponse du public à la vaccination?

Si vous avez d’autres questions n’hésitez pas à les ajouter ici. Ceux qui ont des réponses seront les bienvenus s’ils peuvent prouver ce qu’ils avancent.

La meilleure façon de prévenir une infection est de bien la connaître. Nous vous suggérons les pages suivantes pour plus d’informations:

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