|
août 09
|
On savait déjà que les autochtones du Canada avaient été durement éprouvés par la grippe porcine A H1N1. Le taux de complications et de décès causés par le virus A H1N1 dans cette communauté est tellement élevé (60 décès) que des études sont en cours afin de tenter de trouver une explication.
Plusieurs hypothèses ont été avancées: le mode de vie des autochtones, les maladies concomittantes telles le tabagisme et la tuberculose, ou même une vulnérabilité génétique rendant certains peuples plus sensibles au nouveau virus pandémique de 2009. Cette dernière hypothèse avait aussi été énoncée pour expliquer pourquoi le taux de mortalité au Mexique semblait plus élevé qu’aileurs. Enfin on a aussi pensé que , le taux d’hospitalisation et de décès observés est tout simplement plus important parce que la surveillance des infections causées par le virus A H1N1 mineures est moins efficace chez les autochtones et seuls les cas plus graves sont signalés.
Selon les statistiques le taux d’incidence de l’infection par le virus de la grippe A H1N1 serait 20 fois plus élevé chez les membres des Premières Nations au Manitoba que dans le reste de la population du Canada.
On avait aussi parlé des cafouillages remarqués lors de la gestion des éclosions de grippe A H1N1. Par exemple, la livraison de gel hydroalcoolique avait été retardée parce que certaines personnes en autorité craignaient que l’alcool dans ces produits désinfectants puisse être consommé.
Des leaders autochtones ont demandé plus de diligence aux responsables de la gestion de la pandémie surtout lorsqu’il était question de mesures de contrôle et de prévention pour les autochtones. Ces communautés manquent cruellement de ressources médicales comme des cliniques et des médecins.
Tous ces facteurs expliquent, du moins en partie, pourquoi les autochtones ont actuellement recours à leurs guérisseurs traditionnels pour traiter les cas d’infection par le virus de la grippe A H1N1.
L’organisation d’un réseau de chamans au Canada pour supporter le traitement des cas d’infection de grippe porcine A H1N1 est actuellement à l’étude. On pense que cette initiative pourra aider à minimiser l’impact de la crise et le manque de ressources disponibles pour les autochtones atteints de la grippe pandémique A H1N1.
Source: The Canadian Press