août 11

Voilà déjà plusieurs années que nous entendons parler de pandémie de grippe dans les médias. Tout d’abord ce fut la grippe saisonnière, luis la grippe H5N1 et enfin la grippe A H1N1 en 2009 ou grippe porcine (ou encore grippe mexicaine pour d’autres). On avait prévu qu’une pandémie toucherait tôt ou tard la monde car elles ont l’habitude de se manifester par cycles de 10 à 40 ans. Et voilà plus de 40 ans que la dernière pandémie de grippe a frappé le monde.

En 2009, le monde est beaucoup mieux préparé à combattre les pandémies. Les moyens de communications se sont considérablement améliorés et l’information circule maintenant littéralement à la vitesse de l’éclair. Les compagnies pharmaceutiques ont développé de nouvelles armes pour lutter contre le virus de la grippe 2009. Les antiviraux comme l’oseltamivir (Tamiflu) ou le zanamivir (Relenza) font maintenant parti de l’arsenal courant du système de santé. On a même souvent accusé les compagnies pharmaceutiques et les gouvernements d’avoir manigancé tant ces derniers ont acheté de Tamiflu pour se préparer à une éventuelle pandémie.

Les moyens de surveillance se sont perfectionnés, les tests diagnostics sont plus rapides et plus précis et  nos connaissances sur la fabrication des vaccins contre la grippe s’est améliorée.

Plusieurs études exhaustives avaient tenté de prévoir les conséquences néfastes d’une pandémie de grippe sur le fonctionnement habituel de la société, sur l’économie et sur dans les milieux de travail. En 2007, 2700 organisations américaines de services financiers ont participé pendant 3 semaines à un exercice de simulation d’une pandémie de grippe sévère. On prévoyait qu’en pareille situation, le taux d’absentéisme pouvait gripper jusqu’à 49%.

Bref plusieurs recommandations ont été émises suite à ces études et ces planifications et aucun employeur qui aurait voulu s’informer ne peut plaider le manque de ressources. Certes il persistait, et persiste encore, des questions sans réponses comme:

  • La virulence du nouveau virus A H1N1 2009 va-t-elle se modifier?
  • Quelle sera l’ampleur des 2e et 3e vagues de la pandémie?
  • Quelle sera la réponse de la population au vaccin contre la grippe H1N1?

Mais un employeur qui veut se préparer à une pandémie de grippe en 2009 n’a plus les excuses qu’il avait. Tous les milieux de travail doivent s’assurer que leurs employés sont en sécurité. C’est une question de confiance dans l’entreprise et même de rendement et de productivité au travail.

Peu d’entreprises peuvent se vanter d’être vraiment prêtes à affronter le virus pandémique. Souvent les dirigeants n’ont pas les connaissances nécessaires pour prendre des décisisons éclairées lors de ce type de  planification. Les plus grosses entreprises auront engagé des ressources extérieures, des experts en santé au travail, pour leur conseiller des moyens efficaces, et économiques, de gérer la crise.

Mais devant cet état de fait, les employés restent livrés à eux-mêmes, n’ayant souvent pas les connaissances nécessaires pour évaluer la qualité des mesures mises en place dans leurs milieux de travail. Leur seul arme est la connaissance des moyens de prévention de la grippe.

Ceux qui sont renseignés peuvent observer et poser les questions pour évaluer l’efficacité et la pertinence des moyens de prévention pris par leur employeur:

  • leur employeur leur diffuse-t-il des informations au sujet de la grippe A H1N1 et des moyens de la prévenir? Plusieurs sources d’informations existent, souvent faites par les gouvernements, elles sont facilement accessibles et devraient être distribuées AVANT la pandémie de grippe.
  • est-qu’il existe des moyens facilement accessibles de se laver les mains? Habituellement la présence de gel alcoolisé à l’entré de l’entreprise et à des endroits stratégiques peut témoigner de l’intérêt de l’employeur pour la santé des ses travailleurs.
  • Existe-t-il un plan de gestion de crise en cas de pandémie?
  • Comment va-t-on gérér l’absentéisme? Selon ce qui est recommandé par plusieurs pays, les employés qui ont des symptômes de grippe devraient s’absenter du travail pendant les 7 jours qui suivent le début de leurs symptômes. Il ne faut pas oublier plusieurs personnes  ont des enfants ou des proches qui pourraient être malades et qui pourraient requérir des soins à la maison. De plus les milieux de garde et les écoles pourront être fermés pour contrôler la propagation du virus. C’est un moyen qui a déjà été utilisé en Argentine au cours de l’actuelle pandémie de grippe 2009. Plusieurs pays ont évoqué cette possibilité. La gestion de l’absentéisme deviendra alors un des enjeux majeur de la crise.
  • Une procédure claire est-elle prévue pour les employés qui auront des symptômes? Avec qui ils devront communiquer pour annoncer leur absence? Qui aura droit de s’absenter et pour combien de temps? Devront-ils avoir un billet de médecin? Est-ce qu’il y aura une indemnisation? Quelle sera-t-elle?
  • A-t-on prévu les activités qui ne sont pas essentielles et qui pourraient être reportées? Toutes les activités d’une entreprise n’ont pas la même importance et dans le but de maintenir les activités prioritaires, il serait envisageable d’en abandonner d’autres.
  • Des mesures visant le réduction de la transmission du virus ont-elles été envisagées? Le virus de la grippe A H1N1 peut se transmettre jusqu’à 2 mètres lorsque  quelqu’un tousse ou éternue. A-t-on prévu d’annuler les réunions qui ne sont pas essentielles? De réduire le nombre de participants? Que les participants soient en tout temps à au moins 2 mètres les uns des autres? De favoriser les conférences téléphoniques au lieu des réunions?
  • Les personnes qui aurant à s’occuper d’un proche malade pourraient être  aptes au travail mais dans l’incapicité de s’absenter de la maison. A-t-on prévu la possibilité d’effectuer du télétravail?
  • Des mesures de support social pour les employés qui vivent des stress importants peuvent-elles être rendues disponibles?

La meilleure façon de prévenir une infection est de bien la connaître. Nous vous suggérons les pages suivantes pour plus d’informations:

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août 11

Des chercheurs commencent à soulever des questions concernant l’utilisation du Tamiflu à grande échelle  et en vente libre surtout chez les enfants. On se questionne sur l’utilité que peut avoir l’utilisation de cet antiviral contre une maladie qui est la grande majorité du temps benigne chez les enfants. On sait qu’il est très facile de se procurer le Tamiflu en Angleterre car il  est en vente libre.

Suite à son utilisation chez des enfants on a remaqué certains effets secondaires comme des nausées et des vomissements qui peuvent conduire à une déshydratation. Une étude à cet effet vient d’être publiée dans la prestigieuse revue le British Medical Journal.

Selon cette étude on a démontré que chez  1 766 enfants de 12 ans ou moins  le Tamiflu a peu ou pas d’effets sur les crises d’asthmes ou l’exacerbation de ses symptômes, sur l’augmentation des otites et le recours aux antibiotiques. La recherche ne portait pas sur le virus de la grippe A H1N1 communément appelée grippe porcine.

On croit que les effets du Tamiflu, soit la réduction de la durée des symptômes de la grippe d’un jour et demi et la réduction de la transmisison de 8% ne justifient pas l’utilisation de cet antiviral à grande échelle.

De plus les pays comme l’Angleterre qui distribuent le Tamiflu sans demander une ordonnance ou une consultation médicale contribuent à favoriser l’émergence des souches de virus de la grippe A H1N1 résistante aux antiviraux, toujours selon certains experts.

Toujours en Angleterre, la moitié des 248 élèves qui avaient reçu du Tamiflu en prévention après avoir été exposés au virus de la grippe ont présenté des effets secondaires comme des  nausées, de l’insomnie et des cauchemars.

Des représentants de la compagnie Roche, qui commercialise le Tamiflu, ont expliqué que les effets secondaires observés pouvaient aussi être causés par la grippe elle-même ou la fièvre et qu’il était rare que les effets secondaires du Tamiflu (ou oseltamivir) se soldent par l’arrêt du traitement.

D’autres pays comme la France et le Canada limitent l’utilisation de cet antiviral au traitement (et parfois à la prévention) de la grippe A H1N1 chez les personnes vulnérables aux complications.

Source: AFP

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août 11

Des chercheurs du St. Jude Children’s Research Hospital de Memphis, au Tennessee, auraient trouvé des preuves qu’une  infection par le virus de la grippe pourrait être un facteur favorisant l’apparition de la maladie de Parkinson.

Selon cette étude une infection par un virus de la grippe aujourd’hui pourrait favoriser l’émergence d’une maladie de Parkinson plus tard.

Des virus de la grippe pourrait attaquer les neurones du cerveau qui produisent la dopamine, la substance qui fait défaut chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

L’équipe de chercheurs a utilisé un virus de la grippe aggressif, soit la virus de la grippe aviaire  H5N1. On a démontré que ce virus attaquait les neurones producteurs de dopamine dans les cerveaux de souris.

L’idée avait germé suite à l’observation qu’après la pandémie de grippe espagnole une recrudescence de cas de maladie de Parkinson a été observée.

Même si la diminution du nombre de cellules productrices de dopamine n’entraîne pas automatiquement la maladie de Parkinson,  elle pourrait prédisposer un individu à y être plus vulnérable.

Les résultats de la recherche sont contestés par d’autres experts qui trouvent qu’il ne s’agit pas d’une preuve que le virus de la grippe espagnole joue un rôle dans le développement de la maladie de Parkinson chez l’homme.

Même après plus de 90 ans, le virus de la grippe espagnole fait encore parler de lui.

Source: The Canadian Press

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