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août 15
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Le nouveau virus de la grippe A H1N1 ou grippe porcine continue de causer des infections et des décès à travers le monde. Les personnes immunosupprimées peuvent excréter du virus de la grippe A H1N1 pendant de longues périodes, augmentant ainsi les risques de développer une résistance aux antiviraux. Les Centers for Disease Control And Prevention (CDC) ont mis en évidence une résistance à l’antiviral oseltamivir ou Tamiflu chez 2 patients atteints de leucémie et sévèrement immunosupprimés infectés par le virus A(H1N1) qui avaient été traités avec cet antiviral. Les 2 patients ont été traités dans 2 hôpitaux différents de Seattle dans l’état de Washington et ils ne sont pas épidémiologiquement reliés. Les 2 cas ont eu une excrétion prolongée du virus de la grippe A H1N1. Chez les 2 patients le virus de la grippe A H1N1 avait d’abord été testé sensible au Tamiflu et la résistance s’est développée par la suite pendant le traitement avec le Tamiflu. Des tests supplémentaires ont montré que les virus avaient subit une mutation entraînant une substitution histidine-tyrosine à la position 275 (H275Y) dans la neuraminidase. Cette mutation est connue pour être associée à une résistance à l’oseltamivir. Ces résultats ont été confirmés par pyroséquençage, par séquençage de la neuraminidase et par inhibition de la neuraminidase des isolats de virus le 11 août 2009. Chez un des patients, les symptômes de la grippe se sont résolus après un traitement au Tamiflu tandis que l’autre patient recevait toujours un traitement avec du zanamivir (Relenza) et ribavirin le 13 août 2009.
Une enquête chez les travailleurs de la santé en contact avec ces patients et chez leurs contacts étroits n’a montré aucun cas de transmission.
Donc, le CDC recommande de:
- monitorer étroitement la résistance aux antiviraux chez les patients immunosupprimés infectés par le virus A H1N1 et qui sont traités avec un antiviral comme le Tamiflu (oseltamivir) ou le zanamivir (Relenza)
- mettre en place des mesures de contrôle des infections efficaces.
Les patients immunosupprimés devraient recevoir le vaccin contre la grippe saisonnière même si la réponse immunitaire au vaccin est suboptimale car ils sont à risque accru de complications de la grippe.
L’excrétion du virus de la grippe saisonnière chez une personne normalement en bonne santé se résout habituellement en 7 jours ou moins tandis que chez un patient immunosupprimé le virus peut être excrété pendant des semaines ou même des mois. Une résistance aux antiviraux peut se développer durant le traitement des ces patients et une excrétion prolongée du virus jusqu’à 18 mois a déjà été rapportée, incluant l’excrétion d’un virus de la grippe saisonnière résistant au Tamiflu pendant 12 mois. Les cliniciens qui traitent des patients immunosupprimés doivent tenir compte de ces particularités. Si des personens immunosupprimées sont raitées avec du Tamiflu, plus elles excrètent du virus pendant longtemps plus le risque de développer une résistance au Tamiflu augmente. Et en théorie le virus résistant pourrait être transmis à une autre personne.
De plus, les mesures de prévention des infections doivent être strictement appliquées jusqu’à ce que les patients immunosupprimés aient eu des tests rRT-PCR et des cultures virales sériés négatifs pour le virus de la grippe.
Seulement des cas sporadiques de résistance au Tamiflu causée par une mutation de la neuramididase H275Y ont été rapportés chez les personnes immunocompétentes. À l’heure actuelle, aucun cas de transmission du virus de la grippe A H1N1 n’a été rapportée dans le monde. Le risque de transmission de virus résistant au Tamiflu pour les 2 cas précédemment discutés semble peu élevé. Ces 2 cas et les quelques cas rapportés de résistance au Tamiflu commandent une surveillance virologique accrue de la résistance aux antiviraux.
Actuellement tous les virus de l’influenza A H1N1 en circulation dans le monde restent sensibles à l’oseltamivir (Tamiflu) et au zanamivir (Relenza) mais résistants à l’amantadine et à la rimantadine. Le CDC continue de recommander le Tamiflu et le Relenza pour le traitement de tous les patients hospitalisés chez qui on suspecte une infection par le virus de la grippe A H1N1 ou chez qui la présence du virus a été confirmée. Le CDC recommande aussi de traiter les patients non hospitalisés vulnérables aux complications de la grippe ( les jeunes enfants, les femmes enceintes et certaines personnes avec des maladies chroniques) chez qui on suspecte une infection par le virus A H1N1 ou chez qui la présence du virus de la grippe pandémique a été démontrée.
La mutation H275Y du virus de la grippe A H1N1 reste sensible au Zanamivir (Relenza). Par conséquent, chez un patient immunosupprimé qui présente une infection par le virus de la grippe A H1N1 résistante au Tamiflu, le zanamivir (Relenza) devrait être envisagé comme traitement de choix. Cependant, le zanamivir n’est pas recommandé pour les patients avec une maladie sous-jacente des voies respiratoires.
Depuis le débur de cette pandémie de grippe, 11 cas de résistance au Tamiflu ont ét rapportés dans le monde. Les trois deniers cas ont été rapportées vendredi le 14 août, ce sont les 2 cas discutés dans cet article et un autre cas à Hong Kong.
Le Japon et la Chine en ont chacun rapporté 3. Le Canada, le Danemark et Singapour en ont chacun rapporté un.
La plupart des cas prenaient déjà du Tamiflu en prévention ou en traitement de la grippe A H1N1. La seule exception est une adolescente de Californie qui a voyagé à Hong Kong Elle ne prenait pas de Tamiflu auparavent, ce qui suggère qu’elle a pu être infectés dès le départ par une souche résistant du virus A H1N1. La srouce de son infection n’a pas été retraçée et aucune autre cas de grippe résistante au Tamiflu n’a été rapporté dans la région de San Francisco où elle vit.
Source: CDC MMWRet Canadian Press