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août 20
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La livraison des doses de vaccins contre le virus de la grippe A H1N1, prévue aux États-Unis pour la mi-octobre, est compromise. Au lieu des 120 millions de doses prévues, les États-Unis n’auront que 45 millions de doses soit un tiers des doses. Tout ceci allongera la durée de la campagne de vaccination contre la grippe A H1N1.
On prévoit qu’une fois les premières doses de vaccin livrées, environ 20 millions de doses seront disponibles à chaque semaine. Le gouvernement américain a commandé un total de 195 millions de doses. La campagne de vaccination devrait être lancée autour du 15 octobre 2009.
Il est prévu que la deuxième vague de grippe porcine A H1N1 frappe l’hémisphère nord à l’automne. Selon l’organisation mondiale de la santé (OMS) plus de 1 milliards de doses de vaccin contre la grippe A H1N1 ont été commandées par les pays de cet hémisphère. Selon un expert de l’OMS, « il n’y aura pas assez de vaccins pour vacciner des populations entières, ni même de fortes proportions de population ». Le même problème se répercuter dans les autres pays du monde.
La baisse du rendement est explicable par la difficulté qu’ont les compagnies pharmaceutiques à reproduire cette souche virale sur des oeufs. La majorité des compagnies utilisent des oeufs pour reproduire le virus et par conséquent le retard est généralisé. On estime que le rendement actuel se situe entre 33% et 50% du rendement attendu.
Un représentant du laboratoire GlaxoSmithKline avoue que le rendement de la première souche virale a été modéré mais dit fonder des espoirs sur une deuxième souche qui a été envoyée récemment. La première livraison de vaccin de la compagnie GlaxoSmithKline est toujours prévue en septembre-octobre.
Chez Sanofi Pasteur, on utilisera aussi la deuxième souche si celle-ci s’avère plus performante en termes de rendement. Les premières doses destinées à la vaccination devraient être livrées en novembre-décembre.
Ce délai avant l’obtention des doses de vaccin permettra aux autorités qui n’ont pas encore décidé qui devrait recevoir le vaccin en premier de se positionnner.
Les États-Unis ont déjà annoncé leur position. Quand le vaccin sera disponible le comité recommande d’essayer de vacciner:
- les femmes enceintes,
- les personnes qui vivent ou prennent soins d’enfants de moins de 6 mois,
- les travailleurs de la santé et le personnel d’urgence,
- les personnes entre 6 mois et 24 ans et
- les personnes entre 25 et 64 ans qui ont des facteurs de risque comme une maladie chronique ou un système immunitaire compromis.
Les experts des Centers for Diseases Control and Prevention (CDC) ont même prévu un pla B au cas où le vaccin contre la grippe A H1N1 serait en pénurie.
Toujours aux États-Unis, si le vaccin contre la grippe A H1N1 n’est pas disponible pour tout le monde en même temps, le comité recommande que les personnes suivantes reçoivent le vaccin avant les autres:
- les femmes enceintes,
- les personnes qui vivent ou prennent soins d’enfants de moins de 6 mois,
- les travailleurs de la santé et le personnel d’urgence en contact direct avec les patients,
- les enfants entre 6 mois et 4 ans,
- les enfants entre 5 ans et 18 ans qui ont des maladies chroniques.
En Angleterre, les experts on décidé de vacciner en premier lieu:
- les personnes âgées de 6 mois à 65 ans considérées comme « à risque » en raison d’une affection préexistante : mucoviscidose, pathologies respiratoires, rénale, immunodéficience…
- les femmes enceintes – les autorités britanniques attendent les recommandations de l’Agence européenne du médicament (EMEA) pour déterminer si la mesure doit viser toutes les femmes enceintes ou seulement celles qui en sont à une période de grossesse où des complications peuvent entraîner des conséquences graves;
- les personnes vivant avec des malades à risques;
- enfin, les personnels de santé.
En France, les groupes prioritaires qui devraient recevoir le vaccin contre la grippe en priorité n’ont pas été clairment précisés. Roselyne Bachelot s’est contentée de dire que «les personnes victimes de pathologies respiratoires et de maladies chroniques».
Références: The Canadian Press et LeMonde.fr