août 26

Nous sommes en pleine pandémie de grippe 2009 et les conseils fusent de toute part. Le nombre des cas augmente de façon importante dans l’hémisphère sud pendant que l’hémisphère nord se prépare à la deuxième vague de grippe A H1N1 que l’on prévoit plus importante en  nombre et que l’on espère identique à la première en terme de virulence.

Une dizaine de cas de résistance au Tamiflu (Oseltamivir), le principal antiviral stocké,  ont été identifiés dans le monde. Des experts commencent à s’inquiéter du nombre de personnes initialement non identifiées comme vulnérables qui sont victimes de complications . Les gouvernements peaufinent leur plans de pandémie et sont en pleine gestion des cas dans les écoles.

Parmi les points qui reviennent quotidiennement dans l’actualité: l’utilisation du vaccin contre la grippe A H1N1. Tout le monde attend ce vaccin avec impatience car c’est une pierre angulaire du contôle de la pandémie. La plupart de pays sont en train d’établir leurs listes de personnes à vacciner en priorité. Pendant ce temps, les compagnies pharmaceutiques se livrent à une véritable propagande médiatique en proclamant toutes qu’elles seront les premières à offrir le vaccin contre la grippe A H1N1.

La majorité des pays, pour ne pas dire tous, s’entendent pour offrir le vaccin contre la grippe A H1N1 aux travailleurs de la santé en premier. En effet, quel groupe de travailleurs serait plus important à protéger ?

Mais il y a un hic et il est de taille. Les travailleurs de la santé ne sont pas toujours les plus enclins à respecter les consignes. Une étude récente dans un hôpital de  Montréal montrait que 75% des médecins et 50% des infirmières ne se lavaient pas les mains aussi souvent qu’ils devraient. Et il ne s’agissait que du lavage de mains. Lorsqu’on parle de vaccination les défenseurs des libertés de choix montent facilement aux barricades et revendiquent le droit de refus. De toute façon, dans la plupart des pays la vaccination contre la grippe ne sera pas obligatoire.  Une étude récente à Hong Kong montrait que 50% des travailleurs de la santé refuseraient le vaccin contre la grippe A H1N1 craignant les effets secondaires ou doutant de son efficacité.  Ce taux n’est pas surprenant si l’on considère qu’environ 47% des travailleurs de la santé au Québecqui devraient recevoir le vaccin contre la grippe saisonnière le reçoivent à chaque année. Les chiffes sont semblables ailleurs dans le monde.  L’objectif du ministère est de 80%.

Les raisons de refus sont les même que dans le public en général:

  • «Je n’ai pas besoin d’être vacciné car je n’attrape jamais la grippe»
  • «La dernière fois que j’ai été vacciné j’ai fait la grippe»
  • «J’ai le droit de refuser d’être vacciné , c’est mon choix, je ne suis pas obligé et personne peut m’y obliger».

Comme le vaccin contre la grippe A H1N1 est un nouveau vaccin et que l’on entend répéter à tous les jours par les experts que le virus de la grippe A H1N1 est comparable à celui de la grippe saisonnière, gageons que convaincre les travailleurs de la santé de se faire vacciner contre la grippe A H1N1 sera un enjeu important dans la luttle contre cette pandémie.

La meilleure façon de prévenir une infection est de bien la connaître. Nous vous suggérons les pages suivantes pour plus d’informations:

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written by Michel \\ tags: , , ,


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