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août 30
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Grippe A H1N1 en Égypte
Parmi les 703 personnes infectées par le virus de la grippe porcine A H1N1 en Égypte, 559 sont guéries. 143 autres sont hospitalisées dans un état « stable » et une est décédée. Il s’agit d’une jeune femme de 25 ans qui était allée en pèlerinage à La Mecque.
Grippe A H5N1 en Égypte
Le 11 août 2009, le Ministère égyptien de la Santé a annoncé deux nouveaux cas confirmés d’infection humaine par le virus A H5N1 de la grippe aviaire.
Le premier cas est une fillette, âgée de 8 ans, dont les symptômes sont apparus le 24 juillet 2009. Elle a été admise le 25 à l’hôpital où elle a été traitée à l’oseltamivir et son état est stationnaire.
Le second cas est garçon, âgé de dix-huit mois, dont les symptômes sont apparus le 28 juillet 2009. Il a été admis le 29 à où il a été traité à l’oseltamivir et son état est stationnaire.
Ces deux cas ont été en contact proche avec des volailles malades et mortes.
Ceci porte à 83 cas le nombre d’infection par le virus de la grippe A H5N1 confirmées en Égypte, dont 27 ont été mortels.
Grippe A H1N1 chez les dindes et les porcs
Les autorités chiliennes ont signalé le 20 août 2009 la présence du virus A H1N1 2009 dans deux fermes près du port de Valparaiso au Chili. La souche identifiée dans les troupeaux de volailles est identique à la souche de la grippe pandémique A H1N1 2009 qui circule actuellement chez l’homme à l’échelle mondiale. Les foyers d’infection chez les dindes ont été signalés par une baisse de production des oeufs. Étant donné que les 2 élevages n’on pas de lien entre eux des doutes sur la possibilité d’une propagation silencieuse chez les animaux ont été soulevés. Le Chili est le quatrième pays qui étudie la transmission aux animaux du virus de la grippe A H1N1 2009 par des ouvriers agricoles montrant des symptômes de grippe.
En plus de se transmettre avec efficacité d’un humain à un autre, le virus de la grippe porcine A H1N1 2009 a été détecté chez des porcs dans deux emplacement au Canada (Alberta et Québec), en Argentine (au nord-est et au sud-ouest de Buenos Aires), et en Australie (New South Wales et Victoria). Par ailleurs, dans tous les foyers d’infection la maladie était bénigne.
La souche actuelle du virus de la grippe A H1N1 est un mélange de gènes humains, porcins et aviaires. Elle pourrait, en théorie, devenir plus dangereuse en devenant plus virulente, par exemple en se recombinant avec le virus de la grippe A H5N1, ou grippe aviaire, qui est bien plus mortel, mais aussi plus difficile à transmettre chez l’homme. On parle de «réassortiment» ou de «recombinaison» génétique, qui peut intervenir à la faveur d’une infection virale simultanée chez n’importe quel hôte.
Même si les infections cliniques chez les porcs et les dindes sont rares, les répercussions économiques peuvent être graves.
L’infection chez des espèces aviaires et mammifères suggère que la souche pandémique pourrait être plus répandue que les foyers d’infection confirmés mentionnés ci-dessus.
De plus, la présence simultanée en Égypte de personnes infectées par le virus de la grippe porcine A H1N1 et d’autres infectées par le virus de la grippe aviaire A H5N1 soulève le doute que le virus puisse se réassortir en un virus potentiellement plus virulent pour lequel les vaccins actuels seraient moins efficaces.
Des rapports initiaux d’Argentine ont indiqué que les séquences des virus retrouvés chez les dindes étaient étroitement liées à celles des porcs d’Alberta. Les séquences d’Australie pourraient être quelque peu différentes, soulevant des préoccupations d’une évolution divergente, ce qui pourrait créer des problématiques de vaccins, si ces sauts d’espèces conduisent à des infections humaines additionnelles.
La grippe porcine, déclarée première pandémie du XXIe siècle le 11 juin par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a tué plus de 2 200 personnes et fait plus de 200 000 malades dans plus de 177 pays.
Références: OMS, LeFigaro.fr, FAO