août 20

La livraison des doses de vaccins contre le virus de la grippe A H1N1, prévue aux États-Unis pour la mi-octobre, est compromise. Au lieu des 120 millions de doses prévues, les États-Unis n’auront que 45 millions de doses soit un tiers des doses. Tout ceci allongera la durée de la campagne de vaccination contre la grippe A H1N1.

On prévoit qu’une fois les premières doses de vaccin livrées, environ 20 millions de doses seront disponibles à chaque semaine. Le gouvernement américain a commandé un total de 195 millions de doses. La campagne de vaccination devrait être lancée autour du 15 octobre 2009.

Il est prévu que la deuxième vague de grippe porcine A H1N1 frappe l’hémisphère nord à l’automne. Selon l’organisation mondiale de la santé (OMS) plus de 1 milliards de doses de vaccin contre la grippe A H1N1 ont été commandées par les pays de cet hémisphère. Selon un expert de l’OMS,  « il n’y aura pas assez de vaccins pour vacciner des populations entières, ni même de fortes proportions de population ». Le même problème se répercuter dans les autres pays du monde.

La baisse du rendement est explicable par la difficulté qu’ont les compagnies pharmaceutiques à reproduire cette souche virale sur des oeufs. La majorité des compagnies utilisent des oeufs pour reproduire le virus et par conséquent le retard est généralisé. On estime que le rendement actuel se situe entre 33% et 50% du rendement attendu.

Un représentant du laboratoire GlaxoSmithKline avoue que le rendement de la première souche virale a été modéré mais dit fonder des espoirs sur une deuxième souche qui a été envoyée récemment. La première livraison de vaccin de la compagnie  GlaxoSmithKline est toujours prévue en septembre-octobre.

Chez Sanofi Pasteur, on utilisera aussi la deuxième souche si celle-ci s’avère plus performante en termes de rendement. Les premières doses destinées à la vaccination devraient être livrées en novembre-décembre.

Ce délai avant l’obtention des doses de vaccin permettra aux autorités qui n’ont pas encore décidé qui devrait recevoir le vaccin en premier de se positionnner.

Les États-Unis ont déjà annoncé leur position. Quand le vaccin sera disponible le comité recommande d’essayer de vacciner:

  • les femmes enceintes,
  • les personnes qui vivent ou prennent soins d’enfants de moins de 6 mois,
  • les travailleurs de la santé et le personnel d’urgence,
  • les personnes entre 6 mois et 24 ans et
  • les personnes entre 25 et 64 ans qui ont des facteurs de risque comme une maladie chronique ou un système immunitaire compromis.

Les experts des Centers for Diseases Control and Prevention (CDC) ont même prévu un pla B au cas où le vaccin contre la grippe A H1N1 serait en pénurie.

Toujours aux États-Unis, si le vaccin contre la grippe A H1N1 n’est pas disponible pour tout le monde en même temps, le comité recommande que les personnes suivantes reçoivent le vaccin avant les autres:

  • les femmes enceintes,
  • les personnes qui vivent ou prennent soins d’enfants de moins de 6 mois,
  • les travailleurs de la santé et le personnel d’urgence en contact direct avec les patients,
  • les enfants entre 6 mois et 4 ans,
  • les enfants entre 5 ans et 18 ans qui ont des maladies chroniques.

En Angleterre, les experts on décidé de vacciner en premier lieu:

  • les personnes âgées de 6 mois à 65 ans considérées comme « à risque » en raison d’une affection préexistante : mucoviscidose, pathologies respiratoires, rénale, immunodéficience…
  • les femmes enceintes – les autorités britanniques attendent les recommandations de l’Agence européenne du médicament (EMEA) pour déterminer si la mesure doit viser toutes les femmes enceintes ou seulement celles qui en sont à une période de grossesse où des complications peuvent entraîner des conséquences graves;
  • les personnes vivant avec des malades à risques;
  • enfin, les personnels de santé.

En France, les groupes prioritaires qui devraient recevoir le vaccin contre la grippe en priorité n’ont pas été clairment précisés. Roselyne Bachelot s’est contentée de dire que «les personnes victimes de pathologies respiratoires et de maladies chroniques».

Références: The Canadian Press et LeMonde.fr

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août 20

Depuis le début de l’actuelle pandémie de grippe 2009 et même quelques mois avant, nous voyons assez régulièrement à la télévision des personnes avec des masques déambulant dans la rue. Les masques sont de plus en plus difficiles à trouver en pharmacie. Les producteurs réservent leurs masques pour les gouvernements. Sur Internet plusieurs compagnies offrent des masques ou des «kits de prévention» de la grippe A H1N1.

Les types de masques

Il existe plusieurs types de masques disponibles.

Les masques N95 ou APR N95

Réglons tout de suite le cas des masques N95 ou APR N95 (appareil de protection respiratoire N95). Ce type de masque à haut pouvoir filtrant est réservé aux professionnels de la santé. Le N signifie que ce type de masque n’est pas résistant à l’huile et le 95 signifie qu’il est efficace pour filtrer 95 % des particules de 0,3 microns et plus lorsqu’il est utilisé correctement. Ce type de masque doit obiglatoirement être ajusté au visage de chaque personne.  Pour vérifier l’ajustement, la personne doit passer un test dit «test d’étanchéité». Ces tests sont fait dans les établissements de santé pour les travailleurs. Il n’y a aucune indication de porter un masque N95 dans la population en général.

Les masques de procédure.

Ces masques sont munis de bandes élastiques que l’utilisateur pose autour de ses oreilles pour le maintenir en place. Ces masques sont peu coûteux, plus faciles à mettre et à enlever que les masques chirurgicaux, confortables et peuvent être portés par la grande majorité des individus.

Les masques chirurgicaux.

Les masques chirurgicaux comportent des cordons ou des élastiques à nouer derrière la tête pour les maintenir en place. Il sont peu couteux efficaces et simples à utiliser.

Mode de transmission du virus de la grippe A H1N1

Il est reconnu que le virus de la grippe se transmet habituellement de différentes façons. Par contact direct: c’est-à-dire lorsque vous touchez directement à une personne infectieuse pour ensuite touchez une de vos muqueuses. Par exemple, se frotter les yeux avec avoir donné une poignée de main.

La grippe peut aussi se tranmettre par contact indirect, c’est-à-dire par l’intermédiaire d’un objet: par exemple  se toucher les yeux après avoir touché une poignée de porte contaminée.

La grippe peut aussi se transmettre par gouttelettes. C’est ce qui arrive lorsqu’une personne malade tousse ou éternue à moins de 2 mètres de vous. Les fines gouttelettes peuvent aller jusqu’à 2 mètres pour contaminer une personne. C’est ici que le port de masque chirurgical ou de procédure peut être utile soit en empêchant les gouttelettes d’être propulsées dans l’air ( si le masque est porté par la personne malade). le masque peut aussi empêcher les gouttelettes d’entrer par les voies respiratoires (nez et bouche) s’il est porter par la personne saine. Il faut noter que dans ce dernier cas le masque n’empêchera pas les gouttelettes d’être éventuellement projetées dans les yeux.

Enfin, dans certaines situations très particulières, en milieu de soins, le virus de la grippe peut aussi être aéroporté dans de fines particules qui restent en suspension dans l’air et qui peuvent ainsi parcourir de plus long trajets. Ce mode de transmission est appelé transmission par aérosols. C’est ce qui se passe par exemple lorqu’une personne malade subit un examen des bronches (bronshoscopie). Ce mode de transmission ne nous intéresse pas ici car nous nous limitons à ce qui se passe dans la communauté.

Qui est à risque de complications de la grippe.

Dans la décison de porter un masque ou non, une des variables à tenir compte est la vulnérabilité de la personne aux complications de la grippe A H1N1. Les groupes suivants sont considérés plus à risque de complications par les exeprts des Centers for Disease Control and Prevention (CDC):

  • les enfants de moins de 5 ans;
  • les personnes de plus de 65 ans;
  • Les enfants et les adolescents (<18ans) qui reçoivent un traitement à long terme avec de l’aspirine (rsique de syndrome de Reye);
  • les femmes enceintes;
  • les adultes et els enfants qui font de l’asthme, une maladie pulmonaire chronique, une maladie cardiovasculaire, une maladie hépatique, un problème hématologique, ou un trouble neurologique ou neuromusculaire ou encore un désordre métabolique comme le diabète;
  • Les adultes et les enfants immunosupprimés;
  • les résidents des foyers pour personnes âgées.

Indications du port d’un masque dans la communauté

NB: le texte qui suit est à titre indicatif de ce qui est recommandé un peu partout dans le monde actuellement. Pour plus de détais veuillez consultez les autorités de santé publique locales.

Le nombre d’études permettant d’objectiver l’efficacité du port de masque dans la communauté est plutôt limité. L’utilisation d’une protection respiratoire dans la communauté pour contrôler l’influenza ne fait pas l’unanimité. Dans le doute, il est plus sage de favoriser une approche basée sur le principe de précaution.

1. Si vous êtes malade, plusieurs autorités de santé publiques recommandent le port du masque dans les situations suivantes:

  • Si le masque est disponible, il est préférable que vous portiez un masque antiprojections lorsque vous vous trouvez dans la même pièce (< 2 mètres) qu’une autre personne;
  • Si vous êtes obligé de vous retrouver dans la communauté ( vous devriez normalement rester à la maison lorsque vous êtes contagieux);
  • Si vous ne pouvez pas porter de masque il est préférable que les personnes qui sont dans la même pièce (< 2 mètres) que vous en portent un;
  • Si vous êtes une femme qui allaite;
  • Lorsque vous vous rendez consulter un médecin dans une clinique médicale ou un établissement de santé.

2. Si vous n’êtes pas malade, plusieurs autorités de santé publiques recommandent le port du masque dans la communauté dans les situations suivantes:

  • Lorsque le virus circule dans la communauté et que vous êtes une personne à risque de complications et que vous ne pouvez pas éviter d’aller dans la communauté;
  • Au travail (en dehors du milieu de la santé) lorsque vous avez des contacts avec plusieurs personnes potentiellement atteintes par le virus de la grippe A H1N1 et que vous êtes une personne vulnérable aux complications de la grippe;
  • À la maison, lorsque vous êtes à moins de 2 mètres d’une personne atteinte par le virus de la grippe A H1N1.

Manipulations du masque de protection

Pour être efficaces, les masques doivent être manipulés de la bonne façon sinon leur usage pourrait même augmenter le risque d’être contaminé.

Le port du maque doit absolument être accompagné d’une bonne hygiène des mains en tout temps. On doit aussi s’assurer que l’étiquette respiratoire est respectée.

Le masque de procédure ou chirurgical soit être mis de la façon suivante:

  1. Lavez vos mains.
  2. Mettez le masque en plaçant le bord rigide vers le haut.
  3. Moulez le bord rigide du masque sur le nez.
  4. Abaissez le bord du masque sous le menton. Le masque doit couvrir le nez et la bouche.

Après usage, il faut se débarrasser de ce masque de façon sécuritaire pour les autres (par exemple dans une poubelle fermée au contenu inaccessible pour les enfants) tout en prenant soin de me laver les mains immédiatement.

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Références: CDC , Avis scientifique sur le port du masque dans la communauté INSPQ

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août 20

Roselyne Bachelot l’a dit: il est trop tôt pour la France pour passer au niveau maximal soit le niveau 6. Les experts continuent de peaufiner leurs plans de pandémie pendant que les choses évoluent lentement.

La France n’a eu la semaine dernière «que» 23 000 consultations pour des symptômes de grippe alors que pour parler de niveau 6 il faudrait avoir environ 70 000 consultations.

La circulation du virus A H1N1 reste limitée en France métropolitaine où  on compte 1.223 cas probables ou confirmés de la nouvelle grippe recensés depuis le début de l’épidémie, selon le dernier point de l’Institut de veille sanitaire (InVS),  du 18 août 2009.

Le  niveau 6 du plan français de lutte contre la pandémie de grippe prévoit des mesures extrèmes de contrôle:

  • fermeture des écoles et des crêches
  • fermeture des salles de spectacle,
  • une limitation ou un arrêt temporaire des transports collectifs,
  • un ajournement des manifestations sportives etc

Il serait très surprenant que ces mesures soient appliquées maintenant. Les autorités fançcaises sont accusées d’en faire trop. Lors d’un sondage récent sur Internet, 68% des internautes étaient d’accord avec l’affimation du Dr Bernard Debré qui qualifiait cette grippe de «grippette».

Le 30 avril 2009, le gouvernement de la France décidait de passer en niveau 5 du plan national pandémie de grippe. L’Organisation mondiale de la santé annonçait pour sa part qu’elle passait au niveau le plus élevé, soit le niveau 6, le 12 juin 2009.

La ministre de la santé en France annonçait le 22 juillet dernier la possibilité que la France passe en niveau 6 dès la rentrée scolaire. Il semble que cette éventualité soit , pour l’instant reportée à plus tard. C’est à suivre.

Résumé des caractéristiques des différents niveaux de pandémie de grippe en France

Situation 1 :
Pas de nouveau virus grippal animal circulant chez l’homme
Période à transmission animale prédominante – Phase 1 OMS

Niveau 1 :

  • Pas de nouveau virus grippal animal circulant chez l’homme
  • Période à transmission animale prédominante
  • Phase 1 OMS

Niveau 2A

  • Un virus animal, connu pour avoir provoqué des infections chez l’homme, identifié sur des animaux à l’étranger
  • Période à transmission animale prédominante
  • Phase 2 OMS

Niveau 2B

Un virus animal, connu pour avoir provoqué des infections chez l’homme, identifié sur des animaux en France

  • Période à transmission animale prédominante
  • Phase 2 OMS

Niveau 3A

  • Cas humains isolés à l’étranger
  • Période à transmission animale prédominante
  • Phase 3 OMS

Niveau 3B

  • Cas humains isolés en France
  • Période à transmission animale prédominante
  • Phase 3 OMS

Niveau 4

Début de transmission interhumaine efficace à l’étranger (virus en voie d’adaptation, foyers localisés)

  • Période d’alerte pandémique
  • Phase 4 OMS

Niveau 4B

  • Début de transmission interhumaine efficace en France (virus en voie d’adaptation, foyers localisés)
  • Période d’alerte pandémique
  • Phase 4 OMS

Niveau 5A

  • Extension géographique de la transmission interhumaine du virus, à l’étranger
  • Période pandémique
  • Phase 5 OMS

Niveau 5B

  • Extension géographique de la transmission interhumaine du virus, en France cette situation équivaut à un démarrage de la pandémie sur le territoire français et justifie l’examen des mêmes mesures que la situation pandémique

Niveau 6

  • Pandémie
  • Phase 6 OMS

Niveau 7

  • Fin de vague pandémique et fin de pandémie

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août 19

Le Dr Horacio Arruda l’a dit et le Dr Alain Poirier va le répéter,  les écoles du Québec vont rester ouvertes. Le Québec suivra ainsi les directives de Santé Canada qui considère que cette mesure n’est pas efficace pour limiter la propagation du virus de la grippe porcine A H1N1. Après avoir soupesé les avantages et les inconvénients de fermer les écoles les autorités vont considérer que les inconvénients engendrés par la fermeture des écoles, le manque de données sur l’efficacité d’une telle mesure et la faible virulence du nouveau virus de la grippe A H1N1 ne justifient pas la fermeture des écoles. Autres inconvénients, le retard dans l’année scolaire et le fait que les enfants devraient être gardés à la maison, soit par leurs parents qui ainsi s’absenteraient du travail ou encore avec d’autres enfants, ce qui viendrait partiellement annuler l’avantage de fermer les écoles.

Ni la fermeture «proactive» (avant que le virus ne cause des cas), ni la fermeture «rétroactive» (pour limiter le nombre de cas une fois que le virus a déjà causé des infections) ne sont des choix préconisés. Il est probable qu’en cas d’absentéisme important la responsabilité de fermer les établissements scolaires revienne à la comission scolaire ou du directeur de l‘école

Les autorités de santé publique vont plutôt miser sur l’éducation du public et principalement des élèves, des parents et des enseignants.

On mettra l’emphase sur la promotion des divers moyens de contrôle des infections comme:

  • le lavage des mains
  • l’étiquette respiratoire ( se couvrir la bouche et le nez lors d’éternuements ou de toux)
  • la détection précoce des pesonnes qui ont des symptômes et leur isolement à la maison pendant qu’elles sont contagieuses.

Des solutions devront aussi être prévues pour isoler les enfants qui présentent des symptômes de la grippe en attendant que leurs parents viennet les chercher.

On va aussi sans doute annoncer que la surveillance des cas de grippe dans les écoles sera rehaussée et que ces mesures pourront être révisées en cas de modifications de la virulence du virus.

En agissant ainsi les autorités canadiennes et québécoises suivent les principes de base déjà énoncés par les experts des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis.

Des commissions scolaires ont déjà annoncé qu’elles permettraient à leurs enseignantes enceintes de prendre un retrait préventif à la maison à l’abri du virus de la grippe.  On sait que les femmes enceintes, selon une étude, sont 4 fois plus à risque de complications de la grippe A H1N1.  Les syndicats ne sont toutefois pas d’accord avec la position officielle du ministère qui ne recommande pas systématiquement que toutes les femmes enceintes enseignantes d’être retirées du travail.

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août 19

La rentrée est déjà commencée et les comissions scolaires et les écoles un peu partout dans le monde nagent dans l’incertitude et le chaos. Les mesures de prévention et de contrôle de la grippe A H1N1 applicables aux écoles varient grandement d’un pays à l’autre et même parfois d’une école à l’autre.

Certains pays comme l’Argentine ont déjà fermé leurs écoles dans le but de ralentir la propagation du virus de la grippe A H1N1. D’autres comme la France préconisent des mesures moins drastiques comme la fermeture d’une classe après trois nouveaux cas de grippe.

Pour leur part les experts du CDC ne parlent plus de fermeture d’école sauf dans des circonstances très exceptionnelles. Ils justifient leur décision en disant que le virus est à peu près pas plus virulent que le virus de la grippe saionnière. De plus, toujours selon le CDC,  il y a des mesures qui peuvent être prises pour contrôler la transmission du virus de la grippe dans les écoles comme la promotion du lavage des mains et de l’étiquette respiratoire. Il existe aussi des traitements antiviraux disponibles pour les étudiants qui seraint infectés et qui présenteraient des facteurs de risque de complications de la grippe.

Au Québec les commissions scolaires sont toujours en attente des directives de la santé publique qui devraient être connues cette semaine. Elles sont censées avoir un plan de pandémie. par contre l’application de ce plan sur le terrain semble différer grandement d’une école à l’autre. Certaines prévoient l’achat de gants et de masques. On prévoit l’installation d’affiches. Des distributrices de savon antiseptiques ont été installées. Dans la région de Québec la commission scolaire a annoncé qu’elle permettrait à ses enseignantes enceintes d’être retirées du travail.

Certains experts remettent en question l’utilité de la fermeture des écoles pour contrôler la propagation du virus de la grippe une fois que plsueirs cas ont été déclarés dans l’école. Ils croinet que cette mesure, si elle doit être appliqueé devrait l’être AVANT que le virus n’infecte des étuduants ou le personnel.

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août 18

Quel est l’impact de la grippe saisonnière et de la grippe A H1N1 et quels sont les enjeux?

Quelle est l’importance d’un vaccin contre la grippe A H1N1?

Quelle est l’efficacité du vaccin contre la grippe saisonnière?

Est-ce qu’il existait un vaccin prépandémique contre la grippe H5N1?

Qui fabrique des vaccins contre la grippe?

À quoi serviront les essais cliniques avec les vaccins contre la grippe A H1N1?

Quels seront les effets secondaires du vaccin contre la grippe A H1N1?

Les nouveaux vaccins contre la grippe A H1N1 augmenteront-ils le risque de faire un syndrome de Guillain et Barré (SGB)?

Est-ce que le   nouveau vaccin contiendra un adjuvant, quel sera son rôle et y aura-t-il des risques associés?

Quand les nouveaux vaccins contre la grippe A H1N1 seront-ils prêts ?

D’où vient la souche du virus A H1N1 utilisée pour la production du vaccin?

Qui devrait recevoir le vaccin contre la grippe A H1N1?

Est-on sûr que les futurs vaccin contre la grippe A H1N1 seront toujours efficaces à l’automne ?

Quel est l’impact de la grippe saisonnière et de la grippe A H1N1 et quels sont les enjeux?

La pandémie de grippe 2009, qui est la première du XXI siècle, verra plusieurs innovations technologiques. C’est la première fois que des antiviraux agissant sur le neuraminidase sont utilisés. Jamais il n’y a eu une telle frénésie pour la production d’un vaccin contre la grippe. Il faut dire que l’enjeu est de taille. On prévoit qu’environ jusqu’à 30% de la population pourrait être infectée par le nouveau virus de la grippe A H1N1 dans les prochains mois. Le décompte des morts, qui est déjà de 1945, va certainement s’alourdir. À chaque année la grippe tue environ 500 000 personnes dans le monde soit en moyenne 10 000 personnes par semaine ou environ 1 personne à la minute. On prévoit que le bilan pourrait tripler avec le virus de la grippe a H1N1.

Quelle est l’importance d’un vaccin contre la grippe A H1N1?

La moyenne d’âge des personnes qui présentent des complications de la grippe A H1N1 ou qui en décèdent se situe aux alentours de 23 ans. Ce n’est pas le groupe d’âge habituellement le plus touché par la grippe saisonnière. Les experts de certains pays mettent en garde contre l’utilisation non contrôlée de Tamiflu particulièrement chez les enfants qui peuvent être susceptibles de présenter des effets secondaires. Les inquiétudes concernent particulièrement les pays qui distribuent des antiviraux comme le Tamiflu par suite à des évaluations téléphoniques ou par Internet. On craint que l’utilisation exagérée  d’antiviraux comme le Tamiflu ne favorise l’émergence de résistances. D’autres experts ont réitéré leur accord avec le traitement des jeunes enfants atteints par le virus de la grippe A H1N1 à cause de leurs risques de complications. Un vaccin contre la grippe A H1N1 permettrait de prévenir l’infection avant qu’elle ne se produise. Ainsi on pourrait éviter l’utilisation  d’antiviraux sur simple appel téléphonique. Bref, tout est en place pour l’arrivée d’un nouveau vaccin contre la grippe A H1N1.

Quelle est l’efficacité du vaccin contre la grippe saisonnière?

L’efficacité du vaccin dépend de l’âge et de l’immunocompétence de la personne vaccinée ainsi que du degré de similitude entre les souches circulantes de virus et celles qui sont incluses dans le vaccin. Un vaccin contre la grippe prend environ 2 semaines à protéger la personne vaccinée. C’est le temps que prend son système immunitaire à fabriquer des anticorps.

Selon les différentes études consultées l’efficacité du vaccin contre la grippe saisonnière varie de 30% à 90%. En général plus la personne est jeune (< 65 ans) et en santé, plus son système immunitaire fabriquera d’anticorps et plus le vaccin sera efficace pour la protéger de la grippe. L’efficacité du futur  vaccin contre la grippe A H1N1 est actuellement inconnue.

Est-ce qu’il existait un vaccin prépandémique contre la grippe H5N1?

Les pandémies de grippe sont cycliques aux 10 à 40 ans. On attendait une éventuelle pandémie de grippe et les compagnies pharmaceutiques le savaient depuis longtemps. Certaines avaient même commercialisé des vaccins qu’elles appelaient «prépandémiques». À l’époque on prévoyait que la prochaine pandémie de grippe serait causée par le virus de la grippe aviaire H5N1. Des pays d’Europe avaient même stocké de tels vaccins prépandémiques. Mais le sort a voulu que l’actuelle pandémie soit causée par un virus différent, celui de la grippe porcine ou grippe A H1N1. Il n’en fallait pas plus pour que la course au vaccin contre la grippe recommence.

Qui fabrique des vaccins contre la grippe?

La fabrication d’une vaccin exige des investissements de plusieurs millions de dollars ainsi qu’une expertise technologique hors du commun. Peu d’entreprises peuvent prétendre avoir les compétences nécessaires pour entrer dans cette lutte de marché.   Les vaccins contre la grippe saisonière sont fabriqués par une vingtaine de compagnies pharmaceutiques. Les 3 plus importants fabricants sont: le britannique GlaxoSmithKline (GSK), le suisse Novartis et le français Sanofi Pasteur.

À quoi serviront les essais cliniques avec les vaccins contre la grippe A H1N1?

Sept fabricants qui ont démarré des essais cliniques dans au moins cinq pays : Chine, Australie, Royaume-Uni, Allemagne et Etats-Unis.

Sanofi fera 2 essais, un en Amérique qui est déjà commencé, et l’autre  qui ve débuter dans quelques semaines en France et en Finlande.

Les essais servent à répondre aux questions suivantes:

  • quelle est la dose optimale de vaccin pour provoquer la meilleure réponse immunitaire?
  • devra-t-on donner une ou 2 doses? (Étant donné qu’il s’agit d’un nouveau virus il est probable que l’on doive administrer 2 doses de vaccin)
  • s’il faut donner 2 doses quel sera l’intervalle entre ces doses?
  • devra-t-on ajouter un adjuvant pour optimiser la réponse immunitaire?

La question de l’adjuvant et du nombre de doses est fondamentale pour savoir combien de personnes pourraient être vaccinées avec une dose donnée d’antigène. Un calendrier à une dose doublerait le nombre de personnes qui pourront être vaccinées.

Quels seront les effets secondaires du vaccin contre la grippe A H1N1?

Malgré la forte demande pour un vaccin contre la grippe, certains ont déjà décidé qu’ils ne se feraient pas vacciner. On invoque le manque de données sur les effets secondaires possibles pour refuser la vaccination. En effet, les études ne dureront que  quelques semaines et seront faites sur quelques milliers d’individus. Elles n’auront pas la puissance nécessaire pour mettre en évidence un effet secondaire rare, d’ailleurs elles ne l’ont jamais. Il faudra poursuivre une surveillance post commercialisation si l’on veut identifier des effets secondaires rares reliés au nouveau vaccin contre la grippe A H1N1.

Les effets secondaires du vaccin contre la grippe saisonnière sont les suivants:

  • >50%:  douleur locale au site d’injection
  • 10% à 49%:  rougeur ou oedème local; douleurs musculaires, maux de tête, fatigue
  • 1 à 9%: fièvre, frissons, douleurs articulaires ou malaises (surtout lors du premier vaccin), syndrome oculorespiratoire ou SOR ( rougeur des yeux, mal de gorge, gène respiratoire, toux
  • 1 à 9 pour 1000: oedème facial (SOR), nausées, étourdissements
  • 1 à 9 pour 10000: plaques rouges avec démangeaisons sur le corps
  • 1 à 9 pour 100000: réaction allergique grave de type anaphylactique
  • 1 à 9 pour 1 000 000: syndrome de Guillain et  Barré

Les nouveaux vaccins contre la grippe A H1N1 augmenteront-ils le risque de faire un syndrome de Guillain et Barré (SGB)?

Le syndrome de Guillain et Barré est une sorte de paralysie ascendante qui débute aux membres inférieurs pour monter progressivement. Dans les formes graves elle peut se compliquer de paralysie des muscles respiratoires et la personne atteinte devra alors être placée sous respirateur artificiel. La paralysie peut être irréversible. Certaines infections sont associées à une augmentation du risque du syndrome du Guillain Barré, comme les infections à campylobacter.

Un vaccin contre la grippe porcine a déjà été associé à une augmentation du risque de SGB  en 1993-1994.  Les Américains avaient alors enregistré 74 cas de SGB en 1994, en forte hausse sur 1993 (37 cas). Compte tenu de la rareté de la maladie une recherche est entreprise. Il en ressort que seuls 20 à 40 cas pouvaient faire l’objet d’une association potentielle à la vaccination. En 1998, un travail de l’Université du Maryland estime le risque « entre 1 et 2 cas pour 1 million de sujets vaccinés et par an. »

Contrairement au vaccin utilisé contre la « grippe porcine » en 1976-1977 chez les adultes, les vaccins subséquents préparés à partir d’autres souches virales n’ont jamais été clairement associés à une fréquence accrue du syndrome de Guillain et Barré (SGB). Une augmentation du risque global de ce syndrome a été observée au cours des 6 semaines suivant la vaccination, durant les saisons 1992-1993 et 1993-1994 aux États-Unis. D’après ces différentes études, le risque absolu de SGB au cours de la période suivant la vaccination est d’environ 1 cas de plus par million de personnes vaccinées tandis que l’incidence attendue dans la population adulte est de 10 à 20 cas par million.

Est-ce que le   nouveau vaccin contiendra un adjuvant, quel sera son rôle et y aura-t-il des risques associés?

Un adjuvant est une substance chimique qui est utilisée pour rendre le vaccin plus efficace et qui peut permettre d’utiliser une dose d’antigènes plus faible.

Certaines compagnies auront recours à un adjuvant dans leur vaccin contre la grippe A H1N1. La question est de savoir l’impact que pourrait avoir un nouvel adjuvant sur les maladies autoimmunes qui sont justement causées par un dérèglement du système immunitaire.

Un adjuvant, le  AS03 utilisé pour le vaccin préparé par GlaxoSmithKline (GSK),  permet d’utiliser de très faibles doses d’antigène, multipliant ainsi le nombre de doses possibles. Des tests sur un prototype de vaccin contre la grippe aviaire H5N1 utilisant cet adjuvant ont montré que le produit pouvait être efficace même en cas de mutation légère du virus. GlaxoSmithKline (GSK) a déjà utilisé cet adjuvant dans son vaccin Prepandrix destiné à protéger contre le virus H5N1 et dans son vaccin  contre la grippe saisonnière Fluarix.

Alors que rien ne prouve actuellement qu’un tel adjuvant est dangereux, le système de surveillance qui sera en place devra  garantir que les personnes qui ont une maladie autoimmune ( diabète, hypothyroidie, arthrite, sclérose en plaques,  etc) ne verront pas leur problèmes s’aggraver.

Quels seront les effets secondaires à long terme du nouveau vaccin contre la grippe A H1N1?

Enfin on se questionne sur les effets secondaires possibles à long terme non pas parce qu’il y a des indices qu’il puisse y avoir un problème, mais parce qu’aucune étude à long terme ne pourra être menée avec le nouveau vaccin lui-même. Si l’on se fie à la surveillance des effets secondaires des autres vaccins contre la grippe saisonnière déjà commercialisés depuis plusieurs années, rien ne nous indique actuellement que le vaccin contre la grippe A H1N1 puisse avoir des effets secondaires à long terme. La surveillance post commercialisation permettra de s’en assurer avec plus de certitude.

Tous ces questionnements prennent de l’ampleur du fait que la virulence du nouveau virus de la grippe A H1N1 est souvent comparée à la virulence du virus de la grippe saisonnière. Si la virulence augmentait, sans doute que beaucoup plus de personnes jugeraient que les avantages possibles (protection contre la grippe) l’emportent sur les éventuels inconvénients (risque d’effets secondaires).

D’où vient la souche du virus A H1N1 utilisée pour la production du vaccin?

Tous les vaccins sont fabriqués à partir de la même souche virale qui leur a été acheminée fin mai par l’OMS avec les réactifs qui servent à évaluer l’efficacité du vaccin. Les protéines de surface du virus de la nouvelle grippe A H1N1 (soit le H1 et le N1) sont «greffées» sur une souche de virus de la grippe inofensif. Ce n’est donc pas le virus réel de la grippe A H1N1 mais un hybride non pathogène. La méthode classique pour multiplier le virus de la grippe est sur des oeufs de poule mais une nouvelle méthode utilisant la culture sur cellules sera aussi employée par certaines compagnies pharmaceutiques.

Qui devrait recevoir le vaccin contre la grippe A H1N1?

Les experts des États-Unis recommandent que les personnes suivantes reçoivent le nouveau vaccin contre la grippe A H1N1:

  • les femmes enceintes,
  • les personnes qui vivent ou prennent soins d’enfants de moins de 6 mois,
  • les travailleurs de la santé et le personnel d’urgence,
  • les personnes entre 6 mois et 24 ans et
  • les personnes entre 25 et 64 ans qui ont des facteurs de risque comme une maladie chronique ou un système immunitaire compromis.

Si le vaccin contre la grippe A H1N1 n’est pas disponible pour tout le monde en même temps,ils recommandent  que les personnes suivantes reçoivent le vaccin avant les autres:

  • les femmes enceintes,
  • les personnes qui vivent ou prennent soins d’enfants de moins de 6 mois,
  • les travailleurs de la santé et le personnel d’urgence en contact direct avec les patients,
  • les enfants entre 6 mois et 4 ans,
  • les enfants entre 5 ans et 18 ans qui ont des maladies chroniques.

Ensuite ,une fois ces personnes vaccinées, le vaccin devrait être offert à toutes les personnes entre 25 et 64 ans. Une fois tous ces groupes vaccinés les personnes âgées de 65 ans et plus pourraient se faire offrir le vaccin. Les données de surveillance actuelles suggèrent que ce groupe d’âge est moins susceptible au virus de la grippe A H1N1.

Les personnes de 65 ans et plus devraient recevoir le vaccin contre la grippe saisonnière dès qu’il sera disponible.

Est-on sûr que les futurs vaccin contre la grippe A H1N1 seront toujours efficaces à l’automne ?

Les vaccins contre le virus de la grippe A H1N1 actuellement en production seront probablement efficaces contre le virus A H1N1 qui sera en circulation cet automne. Il faudrait que le virus de la grippe mute substantiellement pour que le vaccin devienne inefficace. De plus comme déjà mentionné, les vaccins qui auront un adjuvant pourraient être plus efficaces à l’occasion d’une légère mutation du virus de la grippe.

Quand les nouveaux vaccins contre la grippe A H1N1 seront-ils prêts ?

Il faut de cinq à six mois avant qu’un vaccin contre la grippe ayant reçu autorisation de mise sur le marché soit livré. La préparation et la vérification de la souche utilisée pour le vaccin prennent jusqu’à deux mois. La fabrication et le contrôle qualité des premiers lots, destinés aux essais cliniques, prend neuf semaines.Les essais cliniques nécessitent au moins quatre semaines. Par la suite il faut que le vaccin soit autorisé. Dans le cas du vaccin contre le virus de la grippe A H1N1 des procédures exceptionnelles devraient accélerer le délai requis pour l’autorisation. Habituellement le délai  est plus long s’il s’agit d’un nouveau vaccin  comparativement au délai dans le cas d’un changement de souche virale dans un vaccin contre la grippe déjà approuvé.

Les compagnies pharmaceutiques rivalisent d’ingéniosité pour annoncer qu’elles sont en tête de liste dans la course au vaccin contre la grippe pandémique. On annonce être les premiers à avoir fabriqué le vaccin servant aux tests cliniques ou encore être les premiers à débuter ces tests. Des retards semblent avoir été causés par le fait que le virus de la grippe porcine A H1N1 est partiellement d’origine aviaire et que cette particularité complique sa culture sur des oeufs de poule. Sanofi Pasteur a annoncé qu’elle disposerait pense disposer des premiers résultats des essais cliniques en octobre. D’autres fabricants pourraient être plus avancés.

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Références:   LeMonde Paul Benkimoun et Protocole d’immunisation du Québec

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août 16

L’aéroport du Caire en Égypte a été le siège de manifestation de la part de pélerins qui avaient acheté leurs billets d’avion pour se rendre en pélerinage à La Mecque. Trois cents personnes ont revendiqué le droit de prendre l’avion et de se rendre au pélerinage comme prévu.

L’Égypte a énoncé de nouvelles mesures de sécurité et seules les personnes âgées de 25 à 65 ans ont la permission de se rendre à La Mecque en 2009. Ces mesures visent à limiter la propagation du virus de la grippe A H1N1. Les restrictions s’appliquent à ce groupe d’âge car les experts égyptiens croient que ce groupe d’âge est moins sensible aux complications de la grippe A H1N1.

Comme la restriction devient applicable dimanche le 16 août , soit 2 semaines avant le ramadan, c’est aujourd’hui que les manifestations ont commencé. Les musulmans choississent habituellement le ramadan pour se rendre en pélerinage à La Mecque.

Des pélerins avaient déjà embarqué dans les avions et on a du les faire descendre contre leur gré. Ensuite plus de 300 manifestants ont fait un sit in à l‘aéroport en guise de protestation. Les agents de sécurité de l‘aéroport du Caire ont dû faire appel à du renfort pour reprendre le contrôle de la situation.

Comme les fidèles musulmans qui le peuvent doivent faire au moins une fois le pélerinage à La Mecque dans leur vie, et comme ils doivent souvent économiser pendant des années pour y parvenir, on comprend que les mesures adoptées par l’Égypte ne font pas l’unanimité. Gageons que certains experts ne tarderons pas à remettre en question leur utilité.

Le ministre de l’Aviation civile a promis de rembourser le billet  des personnes qui n’ont pu monter dans les avions.

Des millions de pélerins, dont un demi-million d’égyptiens se rendent à La Mecque annuellement.

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Référence: The Canadian Press

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août 16

Selon l’European Center for Disease Control and Prevention (ECDC) la grippe A H1N1 a fait jusqu’à maintenant 1945 victimes dans le monde. Plus de 170 pays sont touchés.

La Polynésie française avec ses 53 cas, 8 hospitalisations dont 2 cas graves et 1 décès s’ajoute au bilan mondial de la première pandémie de grippe du XXI siècle.
La patiente décédée était une jeune femme enceinte de 24 ans et elle souffrait déjà d’une autre condition médicale chronique la rendant plus vulnérables aux complications. Elle avait eu l’ablation de la rate (splénectomie) il y a plusieurs années. On sait que les femmes enceintes n’ont pas plus de risques de contracter la grippe porcine mais lorsqu’elles sont infectées leur risque de complications est 4 fois plus élevé.

Après le décès d’une autre femme à Brest en juillet 2009, il s’agit du deuxième décès causé par le virus de la grippe A H1N1 en France.

Par ailleurs le tourisme dans les cinq archipels de Polynésie française a connu une baisse de 25% au premier semestre de 2009. 71.O76 touristes se sont rendus en Polynésie depuis le début de l’année soit 23.630 de moins qu’en 2008.

Références:AFP et  Le Figaro

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août 15

Le nouveau virus de la grippe A H1N1 ou grippe porcine continue de causer des infections et des décès à travers le monde. Les personnes immunosupprimées peuvent excréter du virus de la grippe A H1N1 pendant de longues périodes, augmentant ainsi les risques de développer une résistance aux antiviraux. Les Centers for Disease Control And Prevention (CDC) ont mis en évidence une résistance à l’antiviral oseltamivir ou Tamiflu chez 2 patients  atteints de leucémie et sévèrement immunosupprimés infectés par le virus A(H1N1) qui avaient été traités avec cet antiviral. Les 2 patients ont été traités dans 2 hôpitaux différents de Seattle dans l’état de Washington et ils ne sont pas épidémiologiquement reliés. Les 2 cas ont eu une excrétion prolongée du virus de la grippe A H1N1. Chez les 2 patients le virus de la grippe A H1N1 avait d’abord été testé sensible au Tamiflu et la résistance s’est développée par la suite pendant le traitement avec le Tamiflu. Des tests supplémentaires ont montré que les virus avaient subit une mutation entraînant une substitution histidine-tyrosine à la position 275  (H275Y) dans la neuraminidase. Cette mutation est connue pour être associée à une résistance à l’oseltamivir. Ces résultats ont été confirmés par pyroséquençage, par séquençage de la neuraminidase et par inhibition de la neuraminidase des isolats de virus le 11 août 2009. Chez un des patients, les symptômes de la grippe se sont résolus après un traitement au Tamiflu tandis que l’autre patient  recevait toujours un traitement avec du zanamivir (Relenza) et ribavirin le 13 août 2009.

Une enquête chez les travailleurs de la santé en contact avec ces patients et chez leurs contacts étroits n’a montré aucun cas de transmission.

Donc, le CDC recommande de:

  • monitorer étroitement la résistance aux antiviraux chez les patients immunosupprimés infectés par le virus A H1N1 et qui sont traités avec un antiviral comme le Tamiflu (oseltamivir) ou le zanamivir (Relenza)
  • mettre en place des mesures de contrôle des infections efficaces.

Les patients immunosupprimés devraient recevoir le vaccin contre la grippe saisonnière même si la réponse immunitaire au vaccin est suboptimale car ils sont à risque accru de complications de la grippe.

L’excrétion du virus de la grippe saisonnière chez une personne normalement en bonne santé  se résout habituellement en 7 jours ou moins tandis que chez un patient immunosupprimé le virus peut être excrété pendant des semaines ou même des mois. Une résistance aux antiviraux peut se développer durant le traitement des ces patients et une excrétion prolongée du virus jusqu’à 18 mois a déjà été rapportée, incluant l’excrétion d’un virus de la grippe saisonnière résistant au Tamiflu pendant 12 mois. Les cliniciens qui traitent des patients immunosupprimés doivent tenir compte de ces particularités. Si des personens immunosupprimées sont raitées avec du Tamiflu, plus elles excrètent du virus pendant longtemps plus le risque de développer une résistance au Tamiflu augmente. Et en théorie le virus résistant pourrait être transmis à une autre personne.

De plus, les mesures de prévention des infections doivent être strictement appliquées jusqu’à ce que les patients immunosupprimés aient eu des tests rRT-PCR et des cultures virales sériés négatifs pour le virus de la grippe.

Seulement des cas sporadiques de résistance au Tamiflu causée par une mutation de la neuramididase H275Y ont été rapportés chez les personnes immunocompétentes. À l’heure actuelle, aucun cas de transmission du virus de la grippe A H1N1 n’a été rapportée dans le monde. Le risque de transmission de virus résistant au Tamiflu pour les 2 cas précédemment discutés semble peu élevé. Ces 2 cas et les quelques cas rapportés de résistance au Tamiflu commandent une surveillance virologique accrue de la résistance aux antiviraux.

Actuellement tous les virus de l’influenza A H1N1 en circulation dans le monde restent sensibles à l’oseltamivir (Tamiflu) et au zanamivir (Relenza) mais résistants à l’amantadine et à la rimantadine. Le CDC continue de recommander le Tamiflu et le Relenza pour le traitement de tous les patients hospitalisés chez qui on suspecte une infection par le virus de la grippe A H1N1 ou chez qui la présence du virus a été confirmée. Le CDC recommande aussi de traiter les patients non hospitalisés vulnérables aux complications de la grippe ( les jeunes enfants, les femmes enceintes et certaines personnes avec des maladies chroniques) chez qui on suspecte une infection par le virus A H1N1 ou chez qui la présence du virus de la grippe pandémique a été démontrée.

La mutation H275Y du virus de la grippe A H1N1 reste sensible au Zanamivir (Relenza). Par conséquent, chez un patient immunosupprimé qui présente une infection par le virus de la grippe A H1N1 résistante au Tamiflu, le zanamivir (Relenza) devrait être envisagé comme traitement de choix. Cependant, le zanamivir n’est pas recommandé pour les patients avec une maladie sous-jacente des voies respiratoires.

Depuis le débur de cette pandémie de grippe, 11 cas de résistance au Tamiflu ont ét rapportés dans le monde. Les trois deniers cas ont été rapportées vendredi le 14 août, ce sont les 2 cas discutés dans cet article et un autre cas à Hong Kong.

Le Japon et la Chine en ont chacun rapporté 3. Le Canada, le Danemark et Singapour en ont chacun rapporté un.

La plupart des cas prenaient déjà du Tamiflu en prévention ou en traitement de la grippe A H1N1. La seule exception est une adolescente de Californie qui a voyagé à Hong Kong  Elle ne prenait pas de Tamiflu auparavent, ce qui suggère qu’elle a pu être infectés dès le départ par une souche résistant du virus A H1N1. La srouce de son infection n’a pas été retraçée et aucune autre cas de grippe résistante au Tamiflu n’a été rapporté dans la région de San Francisco où elle vit.

Source: CDC MMWRet Canadian Press

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août 15

Le Japon a enregistré son premier décès causé par le virus de la grippe porcine ou grippe A H1N1. Il s’agit d’un homme dans la cinquantaine originaire de la ville d’Okinawa qui souffrait de maladie chronique  qui a développé des complications après avoir été infecté par le virus A H1N1.

Cet homme de 57 ans avait souffert  d’insuffisance rénale et avait fait un arrêt cardiaque.

On croit qu’il a attrapé la grippe au Japon car il n’avait pas voyagé récemment.

Il est surprenant que le Japon n’ait pas eu de décès causé par le virus A H1N1 plus tôt car le nombre de cas de grippe porcine dans ce pays dépasse 5000.  On se souvient que le virus responsable de cette pandémie de grippe avait d’abord fait son apparition en mai 2009 dans la ville de Kobe et d’Osaka. Maintenant on craint que le virus ne se propage partout dans le pays et cause d’autres complications ou décès.

Source: AFP

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