sept 30

Le 25 septembre 2009, GlaxoSmithKline (GSK) a annoncé que son vaccin adjuvanté contre la grippe A H1N1 ‘Pandemrix’ avait reçu l’approbation du European Committee for Medicinal Products for Human Use (CHMP).

Chaque dose de ce vaccin contient 3.75 ug d’antigène du virus de la grippe pandémique d’origine porcine A H1N1 2009 et un adjuvant de GSK: le ASO3. Le vaccin s’administre en 2 doses avec un intervalle minimal de 3 semaines.

La demande d’approbation pour le vaccin Pandemrix sera donc maintenant étudiée par la commission européenne.

Cette décison positive a été partiellement basée sur les données disponibles au sujet du vaccin Pandemrix avec l’antigène H5N1 qui avait déjà été accepté en Europe en mai 2008.

Ces données tenaient compte de plusieurs essais cliniques qui ont servi à évaluer la tolérabilité, la réactogénicité, l’immunogénicité et la protection croisée.

Le vaccin contre la grippe H5N1 avait montré qu’il était généralement bien toléré. Les effets secondaires les plus souvent rapportés étaient les maux de tête, le douleurs articulaires, le douleurs musculaires (myalgies), les réactions au site d’injection (douleur et rougeur), la fièvre et la fatigue.

Les informations disponibles pour le vaccin H1N1 ont montré qu’après une dose du vaccin avec adjuvant, le vaccin provoquait une réponse immunitaire forte qui dépassait les critères d‘immunogénicité requis par les autorités internationales pour un vaccin contre la grippe pandémique. La tolérabilité initiale après une dose de vaccin était semblable à celle du vaccin contre la grippe H5N1.

GSK mène maintenant 16 études cliniques avec 9000 personnes incluant des adultes en bonne santé, des personnes âgées et des enfants (dont des nourrissons) en Europe, au Canada et aux États-Unis avec son vaccin contre la grippe A H1N1 adjuvanté.

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sept 29

Voici tout ce qu’il faut savoir pour augmenter ses chances de survie à la pandémie de grippe A H1N1.

Qu’est-ce que la pandémie de grippe A H1N1?

Le virus de la grippe A H1N1 est un virus qui contient des partie de virus de la grippe aviaire, de la grippe porcine et de la grippe humaine. On dit qu’il y a pandémie lorsque plusieurs personnes sont infectées dans au moins 2 continents et que le virus se propage facilement d’une personne à l’autre.

Le virus de la grippe A H1N1 est-il plus dangereux que les autres?

Le virus de la grippe A H1N1 a la particularité d’être différent de tous les autres virus de la grippe. Ainsi les personnes n’ont à peu près pas d’immunité contre ce virus contrairement aux virus de la grippe saisonnière. Donc jusqu’à 3 fois plus de personnes pourraient attraper la grippe A H1N1. Ce qui veut dire que même si le virus n’était pas plus virulence que la grippe saisonnière, il y aurait jusqu’à 3 fois plus de complications et de décès.

Quels sont les symptômes de la grippe A H1N1 ?

Lorsque le virus de la grippe A H1N1 circule dans une communauté, l’apparition brusque de  fièvre et de toux est généralement signe de grippe. De plus la grippe s’accompagne souvent de malaises généraux comme des douleurs musculaires, des maux de tête, de la congestion nasale avec écoulement et de mal de gorge ou angine. Chez les enfants les symptômes digestifs sont aussi souvent présents: douleur abdominale, diarrhée, nausées et vomissements.

Quelle est l’incubation de la grippe?

L‘incubation est le temps qui s’écoule entre le contact avec le virus et l’apparition des premiers symptômes. L’incubation de la grippe est d’environ 2 à 3 jours avec un maximum de 7 jours.

Quels sont les modes de transmission de la grippe?

Les principaux modes de transmission de la grippe sont les suivants:

  • par gouttelettes lorsqu’une personne contagieuse tousse ou éternue et que l’on est à moins de 2 mètres;
  • par les mains contaminées, en se touchant les yeux, le nez ou la bouche après avoir touché quelqu’un de contagieux ou un objet contaminé.

Combien de temps une personne est contagieuse?

En général, la contagiosité de la grippe débute 24 heures avant l’apparition dessymptômes et se termine avec la fin des symptômes ou 7 jours après leur début, selon ce qui survient en premier. Des experts ont montré que la contagiosité pouvait se prolonger jusqu’à 8 jours après le début des symptômes et même plus d’un an dans le cas des immunosupprimés.

Quelles sont les complicatons de la grippe?

On peut mourir de 3 façons associées à la grippe A H1N1. Soit de décompensation d’une maladie chronique déjà existante, par exemple quelqu’un en insuffisance cardiaque sévère qui décompense lorsqu’il est est infecté par le virus A H1N1.

On peut aussi mourir de surinfection bactérienne, par exemple une pneumonie bactérienne qui se rajoute à une grippe.

Enfin le virus de la grippe peut aussi tuer par lui-même en causant un syndrome de détrese respiratoire aiguë. 40% des morts de la grippe A H1N1 sont chez des personnes sans aucun facteurs de risque, souvent des jeunes adultes ou des enfants qui meurent en 5 à 7 jours. Le virus de la grippe porcine A H1N1 cause jusqu’à 100 fois plus de syndrome de détresse respiratoire aiguë que le virus de la grippe saisonnière.

Quel est le traitement de la grippe et qui devrait-être traité?

La grippe A H1N1 peut se traiter avec 2 antiviraux différents, l’oseltamivir (ou Tamiflu) et le zanamivir (ou Relenza). C’est le plus souvent le Tamiflu qui est utilisé car il est sous forme orale alors que le Relenza doit être inhalé.

Les traitements antiviraux doivent être donnée le plus tôt possible, idéalement dans les 48 heures qui suivent le début des symptômes.

La plupart des experts recommandent que les personnes hospitalisées soient traitées de même que les personnes qui ont des facteurs de risque de vulnérabilité.

Quels sont les moyens de prévention de la grippe?

On peut prévenir la transmission de la grippe en:

  • en demeurant à la maison pendant la période de contagiosité lorsqu’on est malade;
  • en évitant les lieux publics lorsque l’on est une personne vulnérable et que le virus A H1N1 circule;
  • en se lavant les mains souvent;
  • en évitant de se toucher les yeux le nez et la bouche avec les mains;
  • en se couvrant le nez et la  bouche lorsqu’on tousse ou qu’on éternue, avec le pli du coude, l’épaule ou un papier mouchoir;
  • en portant un masque chirurgical lorsqu’on est contagieux et qu’on doit s’approcher d’une autre personne à mois de 2 mètres. Si la personne malade ne peut porter unmasque , par exemple s’il s’agit d’une jeune enfant, alors l’autre personne peut en porter un.

Quand doit-on consulter un médecin?

Si l’on est une personnes considérée à risque de complication et que l’on commence à avoir des symptômes, il faut consulter immédiatement car le traitement doit être administré moins de 24 heures après le début des symptômes.

On doit aussi consulter si on a des signes de complications. Soit une aggravation d’une maladie chronique préexistante, soit des signes de surinfection bactérienne comme de la toux et de la fièvre persistante.

Enfin, même chez la personne auparavant en bonne santé, toute grippe qui s’accompagne de signes de détresse respiratoire devrait être évaluée par un médecin à cause du risque de syndrome de détresse respiratoire aiguë.

Doit-on se faire vacciner contre la grippe?

Actuellement le virus de la grippe A H1N1 a remplacé la quasi totalité des autres virus de la grippe en circulation dans l’hémisphère sud. Le vaccin contre la gripe A H1N1 est recommandé par les experts.

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sept 27

C’est fait le Québec a décidé de ne pas utiliser son vaccin contre la grippe saisonnière pour l’automne 2009. La campagne de vaccination contre la grippe saisonnière est remise au moins après celle de la vaccination contre la grippe A H1N1. La raison? Certaines études montrent que les personnes qui ont reçu le vaccin contre la grippe saisonnière lors des années précédentes auraient plus de risques de faire la grippe A H1N1 ( grippe pandémique).

Il ne faut pas confondre le virus de la grippe saisonnière A H1N1 ( virus de type A/Brisbane/59/2007 H1N1 ) présent dans le vaccin saisonnier et le virus de la grippe d’origine porcine A H1N1. Le vaccin contre la grippe saisonnière ne donne aucune protection contre la pandémie de grippe. Bien au contraire, au Canada on pense qu’il pourrait y avoir un risque supplémentaire d’attraper la grippe. Cette étude est actuellement en révision par une prestigieuse revue internationale qui devrait la publier sous peu.

Une autre raison qui a mené les autorités du Québec à retarder, ou peut être même annuler complètement, la vaccination contre la grippe saisonnière est le fait que le virus qui a circulé dans l’hémisphère sud était en très grande majorité celui de la grippe porcine ou grippe A H1N1 op. On se questionne même  sur les autres virus de la grippe qui seront en circulation. Il semble que le virus de la pandémie de grippe A H1N1 modifie considérablement les prévisions qui avaient été faites à la fin de l’hiver 2009 par les experts de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Enfin, une  campagne de vaccination contre la pandémie de grippe mobilise beaucoup les ressources médicales  dans un contexte de pénurie et de demande accrue.

Alors la question est: pourquoi la France a-t-elle décidé de maintenir sa campagne de vaccination contre la grippe saisonnière?

Entre le 1 mai 2009 et le 31 août les virus de la grippe en circulation en France étaient:

  • 980 virus de la grippe A H1N1 2009 (91%)
  • 33 virus grippaux A H1N1 saisonniers (3.0%)
  • 48 virus grippaux A H3N2 saisonniers (4.5%)
  • 17 virus grippaux B (1.6%)

Le vaccin contre la grippe saisonnière 2009-2010 contient les souches suivantes:

  • un virus de type A/Brisbane/59/2007 (H1N1)
  • un virus de type A/Brisbane/10/2007 (H3N2)
  • un virus de type B/Brisbane/60/2008

Donc au mieux le vaccin contre la gripe saisonnière ne couvre que 9% des souches de virus de la grippe actuellement en circulation en France et rien ne permet de prévoir quelle sera la situation épidémiologique  dans quelques mois. Comme déjà mentionné il est probable que le vaccin contre la grippe saisonnière 2009-2010 n’offrira qu’une protection très mitigée pour l’hiver prochain.

De plus, il est connu que le vaccin contre la grippe n’offre qu’une protection partielle:

  • 70 à 90 % de protection contre la maladie chez les moins de 65 ans en bonne santé
  • 30% à 70% des hospitalisations secondaires à l’influenza chez les même personnes.

Chez les personnes âgées en établissement la protection accordée est beaucoup plus basse:

  • 30 à 40 % de protection contre la maladie
  • 50% à 60% des hospitalisations secondaires à l’influenza.

Donc si seulement 9% des souches du virus de la grippe sont en circulation en France et si le vaccin contre la grippe saisonnière ne protège que de 30 à 90% de la maladie, la protection du vaccin contre la grippe saisonnière accordée par le vaccin actuellement disponible en France ne va diminuer le nombre de cas de grippe que de 2.7% à 8.1%, tout ceci avec l’incertitude de savoir si ce vaccin ne va pas augmenter le risque de faire la grippe A H1N1. De plus, le personnel médical sera mobilisé juste  avant  la campagne de vaccination contre la grippe A H1N1 op. Quelle sera la réaction des travailleurs de la santé lorsque l’on sait que que seulement 29% de ceux-ci avaient l’intention de se faire vacciner contre la grippe A H1N1?

Les experts de la France viendraient-ils de donner des arguments aux personnes opposées à la vaccination contre la grippe? Dans le contexte actuel il est facile de confondre le risque de risque saisonnière et le risque de grippe pandémique et de généraliser.

La connaissance est l’arme la plus efficace contre l’infection. Il faut bien connaître l’ennemi pour mieux le maîtriser. Nous vous suggérons les pages suivantes pour plus d’informations:

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sept 26

La campagne québécoise de vaccination  contre la grippe A(H1N1) précédera celle contre la grippe saisonnière. C’est ce qu’a annoncé aujourd’hui le docteur Horacio Arruda, directeur de la protection de la santé publique au ministère de la Santé et des Services sociaux. Il était accompagné du docteur Philippe de Wals, président du Comité sur l’immunisation du Québec, médecin-conseil à l’Institut national de santé publique du Québec et professeur à l’Université Laval. Cette décision a été prise sur recommandation du comité.

«Nous avons décidé de concentrer nos efforts en mobilisant le réseau de la santé et des services sociaux pour une vaccination contre le virus A(H1N1) dès la mi-novembre. Nous croyons d’ailleurs que ce virus sera celui qui circulera davantage dans la population québécoise cet automne. Quant à l’influenza saisonnière, elle fait généralement son apparition plus tard, le sommet de l’épidémie s’étant situé en février ou mars au cours des dernières années. Pour l’instant, il est prévu que la vaccination débute en janvier 2010, mais nous suivons de près l’évolution des différents virus avant de prendre une décision finale sur la vaccination contre la grippe saisonnière», a expliqué le docteur Arruda.

Le docteur de Wals a ajouté : «Des études récentes menées au Canada indiqueraient que les personnes qui ont reçu un vaccin influenza saisonnier durant les dernières années auraient possiblement un risque augmenté de faire une influenza avec le virus pandémique. Nous avons donc recommandé de ne pas administrer le vaccin saisonnier cet automne avant le vaccin pandémique qui arrivera au mois de novembre.»

Le vaccin contre la grippe A(H1N1) sera offert gratuitement à toutes les personnes qui le désirent, le gouvernement ayant fait le nécessaire pour se procurer les doses requises pour vacciner toute la population du Québec. Six groupes seront visés dans un premier temps :

- les malades chroniques de moins de 65 ans;

- les femmes enceintes;

- les enfants de plus de 6 mois et moins de 5 ans;

- les personnes habitant une localité ou une communauté éloignée ou isolée;

- les travailleurs de la santé;

- ceux et celles qui habitent avec des personnes à risque élevé ne pouvant être immunisées (nourrissons âgés de moins de six mois et personnes immunocompromises).

La campagne sera menée sous la responsabilité des centres de santé et de services sociaux, selon des modalités et un calendrier qui seront rendus publics prochainement, avec l’appui des directions de santé publique de chacune des régions et la collaboration des différents partenaires du réseau de la santé.

Source: MSSS

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sept 25

Le vaccin contre la grippe saisonnière 2009-2010 est disponible en France. Ce vaccin n’est pas celui contre la grippe pandémique A H1N1. Il semble que la France n’ait pas tenu compte d’une récente étude qui montrerait que les personnes qui ont reçu le vaccin contre la grippe 2008-2009 aient 2 fois plus de risque de faire la grippe A H1N1.

Cette étude qui est actuellement sur le point d’être approuvée par une prestigieuse revue scientifique fait beaucoup jaser dans les milieux spécialisés.

La vaccination contre la grippe saisonnière est gratuite pour les personnes âgées de plus de 65 ans et pour celles prédisposées à des formes graves par une affection de longue durée, soit au total neuf millions de personnes en France.

La France a donc choisi de protéger ses personnes vulnérables au cas où le virus de la grippe A H1N1 perdrait de l’importance et que d’autre souches virales deviendraient plus fréquentes.

Le risque de confusion est certains d’autant plus que les clientèles pour les deux vaccins sont différentes.

Il s’agira d’un véritable défi de communication, les français ayant déjà laissé savoir qu’ils refuseraient en majorité de se faire vacciner contre la grippe A H1N1, l’accueil du vaccin contre la grippe saisonnière risque d’être pour le moins mitigé.

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sept 25

Une étude canadienne menée récemment sous la direction du Dr Gaston De Serres montrerait que les personnes qui ont reçu le vaccin contre la grippe saisonnière à l’automne 2008  pourrait augmenter leur vulnérabilité à faire la grippe A H1N1.

Ces données sont actuellement sous révision en vue de leur publication dans un prestigieuse revue scientifique. Ceci pourrait modifier la planification de la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière. On sait que les autorités de santé publique de nombreux pays de l’hémisphère nord sont actuellement à planifier leurs campagnes de vaccination contre la grippe pour l’automne 2009. Au Québec, c’est vendredi que les décisions à ce sujet devraient être annoncées.

Selon ces données, les personnes qui ont reçu le vaccin contre la grippe 2008-2009 auraient un risque 2 fois plus élevé de faire la grippe A H1N1.

40% des personnes qui meurent suite à une infection par le virus de la grippe A H1N1 sont des individus auparavant en bonne santé sans antécédents médicaux laissant soupçonner qu’ils pouvaient être vulnérables aux complications de la grippe A H1N1. Ces personnes habituellement des jeunes adultes ou des enfants. Elle sont le plus souvent victime d’un syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA). Ce syndrome pourrait être causé par une sur stimulation de leur système immunitaire. La réaction exagérée entraîne une inflammation pulmonaire qui à son tour mène à une détresse respiratoire mortelle.

Certains se demandent si un système immunitaire déjà sensibilisé par un vaccin ne pourrait pas expliquer pourquoi les personnes vaccinées sont plus vulnérables à faire un syndrome de détresse respiratoire aiguë lorsqu’elles sont infectées par  le virus de la grippe A H1N1.

Ceci n’ira pas sans donner de l’eau au moulin des opposants à la vaccination. On sait déjà que les médecins et les infirmières de nombreux pays vont refuser le vaccin contre le  virus de la grippe A H1N1.  Le vaccin contre la grippe avait déjà soulevé bien des opposants bien avant cette étude:

  • addition d’un adjuvant relativement nouveau
  • présence de thimérosal (un dérivé du mercure) déjà accusé par certains d’être responsable de troubles neurologiques chez les enfants
  • présence d’une formulation sans adjuvant pour les femmes enceintes (laissant soupçonner que l’on craint la formulation avec adjuvant)
  • processus d’homologation accéléré
  • indemnité juridique pour les fabricants (USA)

Les raisons ne manquent pas pour les opposants à la vaccination. Il faut avouer qu’il s’agira d’un véritable défi de communication pour les autorités de santé publiques qui ne manquent pas une occasion de rassurer la population en comparant la grippe pandémique A H1N1 avec la grippe saisonnière.

La réalité c’est que le vaccin contre la grippe ne donne pas la grippe car c’est un vaccin inactivé, donc il ne contient pas de virus vivant. La quasi totalité des accusations formulées au sujet du vaccin contre la grippe A H1N1 sont non fondées ou fausses. Lorsque la composition exacte du vaccin contre la grippe A H1N1 sera connue nous en saurons plus. Plusieurs essais cliniques sont en cours actuellement avec différentes formulations et les données s’accumulent à un rythme sans précédent. La surveillance se continuera de manière intensive lors de l’utilisation clinique du vaccin.

Il ne faut pas oublier aussi que le virus de la grippe A H1N1 comporte lui aussi des risques de complications.

Et vous? Allez-vous vous faire vacciner?  (voir le sondage dans la colonne de droite)

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sept 24

La deuxième vague de grippe A H1N1 est commencée en France. Selon les résultats de surveillance en France, le nombre de consultations pour la grippe en France a dépassé pendant les deux dernières semaines le seuil considéré épidémique. Il y a eu respectivement 165 000 consultations  pour symptômes d’allure grippale en France au cours le la dernière semaine et 100 000 pendant la semaine précédente. Techniquement, selon les définitions déjà convenues, cela confirme que l’épidémie de grippe touche la France.

Étant donné que plusieurs régions su monde (USA, Canada et Chine) ont observé le même phénomène nous devrions parler  de pandémie de grippe plutôt que d’épidémie.

Cette progression rapide des cas de grippe n’est pas surprenante car on sait que le virus de la grippe pandémique A H1N1 a fait autant de victimes en 6 semaines que le virus de la grippe saisonnière en 6 mois.

Le temps d’incubation moyen de la grippe n’étant que de quelques jours et sachant qu’un cas de grippe A H1N1 engendre en moyenne 1.6 cas secondaire, il est probable que la deuxième vague frappe le monde avant que le vaccin contre la grippe A H1N1 ne soit prêt.

Signalons toutefois que la Chine a déjà commencé à vacciner sa population contre le virus de la grippe A H1N1, 39 000 chinois ont déjà reçu le vaccin. On ne rapporte que 14 cas de réaction défavorables suite au vaccin dont 4 seulement pourraient être reliées.

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sept 24

L’OMs vient d’émettre ses recommandations concernant la composition du vaccin contre la grippe pour l’année 2010 (mai à octobre 2010) dans l’hémisphère sud. Il contiendra les souches suivantes:

  • A/California/7/2009 (H1N1);
  • A/Perth/16/2009 (H3N2);
  • B/Brisbane/60/2008

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sept 23

Selon l’Agence Canadian Press les autorités canadiennes se demandent actuellement quoi faire avec le vaccin contre la grippe saisonnière. Tous les scénarios sont envisagés du report de la vaccination après la vaccination contre la grippe A H1N1 ou encore même l’annulation pure et simple.

On pense que le virus de la grippe A H1N1 pourrait dominer complètement ce qui rendrait l’administration du vaccin contre la grippe saisonnière inutile.

Par contre, si jamais d’autres virus que ceux de la grippe A H1N1 circulaient l’administration du vaccin contre la grippe saisonnière pourrait être utile. Une décision doit être prise bientôt.

Toujours selon la même source, l’inclusion d’un adjuvant dans le vaccin serait même remise en question. Des personnes sont inquiètes des effets secondaires possibles reliés à l’adjuvant et ce malgré les tentatives des autorités pour rassurer la population.

Le plan initial était de vacciner la population contre la grippe saisonnière puis ensuite contre la grippe porcine. Mais des augmentations du nombre de cas de grippe A H1N1 à plusieurs endroits dans le monde (USA Canada, France) font craindre que la deuxième vague de la pandémie de grippe ne se produise plus tôt que prévu soit avant que le vaccin ne soit prêt.

On sait que beaucoup de personnes sont réticentes à se faire vacciner craignant les effets secondaire du vaccin contre la grippe porcine ou encore de l’adjuvant.

Les travailleurs de la santé, infirmières et médecins, sont eux aussi réticents à se faire vacciner dans plusieurs pays du monde. Le Conseil national de l’Ordre des médecins a demandé mardi aux médecins de la France « de se faire vacciner et d’inciter leurs patients à se faire vacciner ».

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sept 22

Le virus de la grippe pourrait causer une inflammation qui déstabilise les plaques graisseuses et par conséquent provoquer des infarctus en bloquant les artères qui nourrissent le coeur.

Le vaccin contre la grippe protégerait contre cette complication mal connue du virus de la grippe.

Selon cette étude, publiée dans The Lancet, les patients à risques d’infarctus ( ceux avec des antécédents cardiaques, les hypertendus, ceux qui ont un cholestérol élevé et les diabétiques) devraient de faire vacciner contre la grippe.

Les chercheurs ont montré que non seulement les infarctus étaient plus élevés pendant la saison grippale (35% à 50%) mais aussi que le vaccin contre la grippe réduisait le risque d’infarctus chez les personnes à haut risque d’infarctus. La réduction du risque d’infarctus n’a pas été prouvée dans la population normale.

Cette donnée pourrait rendre plus prioritaire la vaccination de patients à haut risque d’infarctus en cette période où le virus de la grippe A H1N1 est en train de causer la première pandémie de grippe du XXI siècle.

Référence: AFP

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