sept 05

C’est connu, les femmes enceintes auraient un risque d’environ 4 fois plus élevé  complications lorsqu’elles attrapent la grippe que les femmes non enceintes. Les modifications de leur système immunitaire secondaire à la grossesse et  les adaptation physiologiques  les rendent plus vulnérables aux complications de la grippe A H1N1, particulièrement au syndrome de détresse respiratoire aiguë. Si elles ont déjà des maladies chroniques le risque de complications est encore supérieur.

Dans plusieurs pays, les experts ont recommandé que les femmes enceintes consultent immédiatement un médecin en cas d’apparition de symptômes d’allure grippale ( comme par exemple une apparition brusque de fièvre avec de la toux). En attendant le vaccin contre la grippe A H1N1, des groupes prioritaires pour qui la vaccination sera recommandée ont été identifiés. Le  groupe des femmes enceintes vient invariablement en tête de la liste.

Par contre , même si le risque de complications est plus élevé et que vaccin est recommandé, ceci ne veut pas dire que toutes les femmes enceintes seront empressées de se faire vacciner.  Les vaccins contre la grippe A H1N1 ne sont pas encore commercialisés que déjà plusieurs s’inquiètent. On a peur que la vaccination obligatoire et surtout des effets secondaires possibles. Plusieurs pays ont déjà annoncé que la vaccination contre le virus A H1N1 ne sera pas obligatoire.

De plus les autorités de santé publique ne cessent de marteler depuis le début de la pandémie que la virulence du virus de la grippe A H1N1 est comparable au virus de la grippe saisonnière. Selon les dernières observations disponibles ceci est faux. Ce type de discours pourrait nuire à la promotion de la vaccination. Il y a beaucoup plus de risque d’être infecté par une grippe A H1N1 que par une grippe saisonnière. Les virus de la grippe saisonnière se ressemblent un peu et la protection contre un virus de l’année précédente  pourrait protéger partiellement contre la grippe de l’année suivante. Cette protection partielle n’existe pas avec le virus A H1N1. C’est ce qui ferait dire aux experts qu’environ 30% de la population pourrait attraper le virus A H1N1. C’est environ 3 fois plus que pendant une saison de grippe saisonnière.

Beaucoup de personnes ont déjà expriméleur réserve à se faire vacciner en commençant par les travailleurs de la santé.  Lors d’un sondage à Hong Kong, a montré que 50% des travailleurs de la santé refuseraient le vaccin contre la grippe A H1N1.

Les mouvements antivaccinalistes se mobilisent croyant avoir trouvé une bonne cause. Les Lina Moreco et les Ghisaine Lanctot de ce monde crient au scandale et essaient de trouver de nouveaux adeptes.

La vraie question est que feront les femmes enceintes partagées entre le risque d’être exposées au virus A H1N1, de suivre la recommandation des experts et de se faire vacciner, ou encore la tentation d’éviter tout produit qui pourrait menacer leur sécurité ou celle de leur enfant. On entend souvent dire que  dans le doute il faut s’abstenir. Il s’agit d’un principe de précaution. Une goutte de doute vaut mieux  qu’un océan de certitudes, et les opposants à la vaccination ne manquent pas de relever chaque détails qui pourrait semer le doute. Aux États-Unis même si des femmes enceintes sont mortes de la grippe A H1N1 et que la prise d’antiviraux est recommandée, les  médecins sont parfois réticents à leur prescrire du Tamiflu et les femmes enceintes sont réticentes à le prendre.

Qu’elle que soit leur décision, les femmes enceintes devront soupeser le pour et le contre, car il y a aussi un risque à ne pas être traitée et à ne pas être vaccinée. On dit qu’on accepte mieux une erreur par omission. Il serait plus facile d’accepter une complication parce que nous n’avons rien fait que d’en avoir causé une par une mauvaise action. Au Canada les autorités tentent de rassurer les femmes enceintes en leur offrant la possibilité de recevoir un  vaccin sans adjuvant. Certaines personnes ont exprimé la crainte que l’administration d’un vaccin avec  adjuvant pourrait stimuler le système immunitaire et entraîner d’autres conséquences comme des maladies autoimmunes. Même si ce risque n’a pas été démontré, les autorités de santé publique considèrent que l’offre d’un vaccin sans adjuvant pourrait permettre de vacciner plus de femmes enceintes.

En résumé:

  • les femmes enceintes ont le même risque que les autres femmes d’attraper la grippe A H1N1 mais ce risque est environ trois fois plus élevé pendant l’actuelle pandémie de grippe que pendant une saison régulière;
  • si une femme enceinte atrappe le virus A H1N1 elle a environ 4 fois  plus de risque qu’une femme non enceinte d’avoir des complications y compris le syndrome de détresse respiratoire;
  • si la femme enceinte a de plus des antécédents particuliers comme par exemple de l’obésité, de l’asthme, du diabète ou une uatre maladie chronique son risque est encore plus élevé;
  • dans un contexte de pandémie de grippe, une femme enceinte qui a des symptômes d’allure grippale devrait consulter rapidement;
  • si le médecin pense à une grippe A H1N1 il devrait  prescrire des antiviraux (sous certaines conditions);
  • le vaccin contre la grippe A H1N1 devrait être administré aux femmes enceintes selon l’opinion de la majorité des experts de plusieurs pays.

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written by Michel \\ tags: , , , , ,


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