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sept 19
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La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, l’a reconnu hier, lors de son audition devant les députés de la commission des affaires sociales :«Nous pouvons considérer aujourd’hui que l’épidémie a débuté en France métropolitaine…cependant, le gouvernement n’entend pas passer en situation 6 dans l’immédiat, l’impact de l’épidémie ne le justifiant pour l’instant pas.».
Mme Bachelot parle encore d’épidémie alors que pour le reste du monde nous sommes en pandémie de grippe.
De son coté l’Organisation mondiale de la santé (OMS), annonçait «L’activité grippale reste basse en général en Europe et en Asie, à l’exception de la France, qui signale des augmentations de maladies grippales(pour la 37e semaine) au dessus du niveau d’épidémie de grippe saisonnière». La France est le pays d’Europe où il y a le plus de cas actuellement.
L’Institut de veille sanitaire français fait état de 164 cas de grippe pour 100.000 habitants. Soit le double du seuil épidémique qui est fixé à 84 malades sur 100.000 habitants.
Certains observateurs se demandent si le début de la deuxième vague n’est pas justement en train de commencer en France. Aux Etats-Unis, pour la première fois depuis deux semaines, la courbe des cas de personnes hospitalisées pour la grippe a connu une accélération sans précédent.
Mme Roselyne Bachelot a averti les français que les dépenses du ministère de la santé reliées à cette pandémie de grippe vont approcher les 1 500 millions d’euros.De quoi mettre de l’eau au moulin de tous ceux qui dénonçaient déjà les mesures exagérées que la France et plusieurs autres pays du monde mettent en place pour contrôler cette «pandémie de grippettes» comme le dirait le professeur Debré.
Mais ce qu’il faut savoir, c’est qu’à peu près personne, sauf les personnes âgées, n’a déjà des anticorps contre la virus de la grippe A H1N1. Ceci augmente le nombre de personnes vulnérables qui risquent d’être infectées. On prévoit qu’environ 30% des personnes des pays à forte densité de population risquent de faire la grippe A H1N1. C’est 3 fois le nombre de personnes qui font la grippe pendant une saison régulière. On a aussi noté que le virus de la grippe se propage à une vitesse quatre fois plus rapide.
On a aussi calculé que le virus de la grippe pandémique A H1N1 tuait 100 fois plus de personnes que le virus de la grippe saisonnière. Si l’on combine cette donnée avec les 2 énoncés précédents, c’est 300 fois plus de décès en 4 fois moins de temps.
De plus, 40% des décès concernent des jeunes de moins de 20 ans en bonne santé sans aucun facteur de risque.
On comprend mieux pourquoi Roselyne Bachelot préfère en faire trop que pas assez.
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Références: Libération.fr