Une étude canadienne menée récemment sous la direction du Dr Gaston De Serres montrerait que les personnes qui ont reçu le vaccin contre la grippe saisonnière à l’automne 2008 pourrait augmenter leur vulnérabilité à faire la grippe A H1N1.
Ces données sont actuellement sous révision en vue de leur publication dans un prestigieuse revue scientifique. Ceci pourrait modifier la planification de la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière. On sait que les autorités de santé publique de nombreux pays de l’hémisphère nord sont actuellement à planifier leurs campagnes de vaccination contre la grippe pour l’automne 2009. Au Québec, c’est vendredi que les décisions à ce sujet devraient être annoncées.
Selon ces données, les personnes qui ont reçu le vaccin contre la grippe 2008-2009 auraient un risque 2 fois plus élevé de faire la grippe A H1N1.
40% des personnes qui meurent suite à une infection par le virus de la grippe A H1N1 sont des individus auparavant en bonne santé sans antécédents médicaux laissant soupçonner qu’ils pouvaient être vulnérables aux complications de la grippe A H1N1. Ces personnes habituellement des jeunes adultes ou des enfants. Elle sont le plus souvent victime d’un syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA). Ce syndrome pourrait être causé par une sur stimulation de leur système immunitaire. La réaction exagérée entraîne une inflammation pulmonaire qui à son tour mène à une détresse respiratoire mortelle.
Certains se demandent si un système immunitaire déjà sensibilisé par un vaccin ne pourrait pas expliquer pourquoi les personnes vaccinées sont plus vulnérables à faire un syndrome de détresse respiratoire aiguë lorsqu’elles sont infectées par le virus de la grippe A H1N1.
Ceci n’ira pas sans donner de l’eau au moulin des opposants à la vaccination. On sait déjà que les médecins et les infirmières de nombreux pays vont refuser le vaccin contre le virus de la grippe A H1N1. Le vaccin contre la grippe avait déjà soulevé bien des opposants bien avant cette étude:
- addition d’un adjuvant relativement nouveau
- présence de thimérosal (un dérivé du mercure) déjà accusé par certains d’être responsable de troubles neurologiques chez les enfants
- présence d’une formulation sans adjuvant pour les femmes enceintes (laissant soupçonner que l’on craint la formulation avec adjuvant)
- processus d’homologation accéléré
- indemnité juridique pour les fabricants (USA)
Les raisons ne manquent pas pour les opposants à la vaccination. Il faut avouer qu’il s’agira d’un véritable défi de communication pour les autorités de santé publiques qui ne manquent pas une occasion de rassurer la population en comparant la grippe pandémique A H1N1 avec la grippe saisonnière.
La réalité c’est que le vaccin contre la grippe ne donne pas la grippe car c’est un vaccin inactivé, donc il ne contient pas de virus vivant. La quasi totalité des accusations formulées au sujet du vaccin contre la grippe A H1N1 sont non fondées ou fausses. Lorsque la composition exacte du vaccin contre la grippe A H1N1 sera connue nous en saurons plus. Plusieurs essais cliniques sont en cours actuellement avec différentes formulations et les données s’accumulent à un rythme sans précédent. La surveillance se continuera de manière intensive lors de l’utilisation clinique du vaccin.
Il ne faut pas oublier aussi que le virus de la grippe A H1N1 comporte lui aussi des risques de complications.
Et vous? Allez-vous vous faire vacciner? (voir le sondage dans la colonne de droite)
La meilleure façon de prévenir une infection est de bien la connaître. Nous vous suggérons les pages suivantes pour plus d’informations:
Abonnez-vous pour rester informé. Nous sommes aussi sur Twitter (pandemiegrippe)
written by Michel
\\ tags: épidémie de grippe, grippe porcine, H1N1, Nouvelles scientifiques sur la grippe, pandémie de grippe, Prévention de la grippe, vaccin contre la grippe