Le vaccin contre le virus de la grippe A H1N1 2009 n’est pas encore disponible mais déjà les différents pays précisent qui devrait être vacciné en priorité. Parmi ceux-ci les travailleurs de la santé. Il est logique de croire qu’un travailleur de la santé est particulièrement à risque d’attraper le virus de la grippe A H1N1. De plus, un travailleur infecté constitue une véritable menace pour des patients vulnérables. Dans un contexte de manque des ressources humaines accentué par la pandémie de grippe , on comprend bien pourquoi les ministères de la santé n’hésitent pas à rendre prioritaire la vaccination de leurs travailleurs de la santé. Que ce soit aux États-Unis, au Canada ou encore en France, on espère que tous les travailleurs seront vaccinés rapidement. Mais la vraie question ne serait-elle pas: les travailleurs de la santé veulent-ils vraiment recevoir le vaccin contre la grippe A H1N1?
Les différentes données disponibles montrent que les médecins et les infirmières sont peu enclins à utiliser la vaccination comme moyen de prévention de la grippe. En France seulement 42% des médecins et 26% des infirmières ont affirmé qu’elles voulaient recevoir le vaccin contre la grippe A H1N1. À Hong Kong 48% des travailleurs de la santé ont dit vouloir le vaccin contre la grippe pandémique.
Les prétextes qui expliquent ce peu d’enthousiasme pour le vaccin contre la grippe A H1N1 sont les mêmes que dans la population en général. Tout d’abord, les autorités de santé publique on martelé dans les médias depuis le tout début de la pandémie que ce virus de la grippe était comparable à ceux de la grippe saisonnière: alors quoi s’inquiéter? Cette affirmation n’est pas toute à fait véridique.
Ensuite, les travailleurs de la santé n’ont pas toujours une bonne réputation pour leur couverture vaccinale contre la grippe. Dans beaucoup de pays industrialisés de l’hémisphère nord le pourcentage d’infirmières et de médecins vaccinés contre la grippe est depuis plusieurs années bien en-deçà des objectifs. On prétend qu’on n’a pas besoin d’être vacciné contre la grippe car on est jamais malade. C’est mal comprendre l’objectif de la vaccination des travailleurs de la santé qui vise aussi à protéger les personnes vulnérables en diminuant la transmission de la grippe dans les établissements de santé.
Beaucoup d‘infirmières ont peur du vaccin contre la grippe. On a peur du syndrome de Guillain Barré parce qu’en 1976 un vaccin contre la grippe porcine a été associé à une augmentation des cas de syndrome de Guillain Barré. On avait alors cessé la campagne de vaccination. Par la suite de nombreuses études avaient essayé, avec beaucoup de difficultés à quantifier le risque de Guillain Barré après un vaccin contre la grippe. Les résultats variaient d’un risque non augmenté jusqu’à 1 cas par 100 000 personnes vaccinées.
Un autre crainte qui revient souvent est la présence de l’adjuvant. On lui attribue toutes sortes de risques dont une stimulation des maladies auto immunes. Les propriétés de l’adjuvant MF59 sont connues depuis longtemps et cet adjuvant est déjà utilisé dans certains vaccins contre la grippe depuis plusieurs années.
En résumé, la vaccination contre la grippe A H1N1 pour les infirmières et les médecins: une question de choix personnel soit, mais aussi une question d’éthique et de professionnalisme et surtout d’information. Si nous ne réussissons pas à informer les médecins et les infirmières de façon adéquate comment allons-nous informer le grand public?
La meilleure façon de prévenir une infection est de bien la connaître. Nous vous suggérons les pages suivantes pour plus d’informations:
Abonnez-vous pour rester informé. Nous sommes aussi sur Twitter (pandemiegrippe)
Référence: LeMonde.fr
written by Michel
\\ tags: grippe porcine, pandémie de grippe, Prévention de la grippe, vaccin contre la grippe
La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, l’a reconnu hier, lors de son audition devant les députés de la commission des affaires sociales :«Nous pouvons considérer aujourd’hui que l’épidémie a débuté en France métropolitaine…cependant, le gouvernement n’entend pas passer en situation 6 dans l’immédiat, l’impact de l’épidémie ne le justifiant pour l’instant pas.».
Mme Bachelot parle encore d’épidémie alors que pour le reste du monde nous sommes en pandémie de grippe.
De son coté l’Organisation mondiale de la santé (OMS), annonçait «L’activité grippale reste basse en général en Europe et en Asie, à l’exception de la France, qui signale des augmentations de maladies grippales(pour la 37e semaine) au dessus du niveau d’épidémie de grippe saisonnière». La France est le pays d’Europe où il y a le plus de cas actuellement.
L’Institut de veille sanitaire français fait état de 164 cas de grippe pour 100.000 habitants. Soit le double du seuil épidémique qui est fixé à 84 malades sur 100.000 habitants.
Certains observateurs se demandent si le début de la deuxième vague n’est pas justement en train de commencer en France. Aux Etats-Unis, pour la première fois depuis deux semaines, la courbe des cas de personnes hospitalisées pour la grippe a connu une accélération sans précédent.
Mme Roselyne Bachelot a averti les français que les dépenses du ministère de la santé reliées à cette pandémie de grippe vont approcher les 1 500 millions d’euros.De quoi mettre de l’eau au moulin de tous ceux qui dénonçaient déjà les mesures exagérées que la France et plusieurs autres pays du monde mettent en place pour contrôler cette «pandémie de grippettes» comme le dirait le professeur Debré.
Mais ce qu’il faut savoir, c’est qu’à peu près personne, sauf les personnes âgées, n’a déjà des anticorps contre la virus de la grippe A H1N1. Ceci augmente le nombre de personnes vulnérables qui risquent d’être infectées. On prévoit qu’environ 30% des personnes des pays à forte densité de population risquent de faire la grippe A H1N1. C’est 3 fois le nombre de personnes qui font la grippe pendant une saison régulière. On a aussi noté que le virus de la grippe se propage à une vitesse quatre fois plus rapide.
On a aussi calculé que le virus de la grippe pandémique A H1N1 tuait 100 fois plus de personnes que le virus de la grippe saisonnière. Si l’on combine cette donnée avec les 2 énoncés précédents, c’est 300 fois plus de décès en 4 fois moins de temps.
De plus, 40% des décès concernent des jeunes de moins de 20 ans en bonne santé sans aucun facteur de risque.
On comprend mieux pourquoi Roselyne Bachelot préfère en faire trop que pas assez.
La meilleure façon de prévenir une infection est de bien la connaître. Nous vous suggérons les pages suivantes pour plus d’informations:
Abonnez-vous pour rester informé. Nous sommes aussi sur Twitter (pandemiegrippe)
Références: Libération.fr
written by Michel
\\ tags: grippe porcine, H1N1, pandémie de grippe
Selon Patrick Zylberman, historien de la médecine également présent lors de la table ronde de la Cité des sciences de la Villette à Paris, la transmission de la grippe A H1N1 survient à 20 % dans les écoles et de 30 % à 40% chez soi, dans la famille.
Un enfant qui a la grippe A H1N1 infecte en moyenne 4 autres personnes alors qu’un adulte en infecte moins de 2. Les enfants peuvent être plus contagieux parce qu’ils ne prennent pas les même mesures que les adultes lorsqu’ils sont malades. Par exemple, ils ne se couvrent pas systématiquement la bouche et le nez lorsqu’ils éternuent ou qu’ils toussent.
Une autre explication possible au danger que représentent les enfants, est qu’ils sont parfois contagieux pendant plus longtemps que les adultes. En excrétant des virus pendant plus longtemps, les enfants ont donc plus de risques de contaminer quelqu’un d’autre.
De plus, les enfants ont eu moins d’occasions dans leur vie de développer des anticorps contre des virus semblables au virus de la grippe porcine A H1N1. Par conséquent, lorsqu’ils sont infectés, ils risquent d’être plus malades et ainsi excréter une plus grande quantité de virus que les adultes.
Enfin les enfants sont rassemblés dans des écoles. Étant donné qu’ils sont plus vulnérables au virus de la grippe A H1N1 que les adultes, un rassemblement d’enfants dans un milieu clos augmente leur probabilité d’être en contact avec un autre enfant malade et contagieux porteur du virus de la grippe A H1N1. Il ne faut pas oublier que la grippe est contagieuse 24 heures avant le début des symptômes.
Voilà pourquoi les enfants constituent un risque important en matière de transmission de la grippe A H1N1.
La meilleure façon de prévenir une infection est de bien la connaître. Nous vous suggérons les pages suivantes pour plus d’informations:
Abonnez-vous pour rester informé. Nous sommes aussi sur Twitter (pandemiegrippe)
Source : Doctissimo
written by Michel
\\ tags: enfant, enfants, épidémie de grippe, grippe porcine, H1N1, pandémie, pandémie de grippe, prévention, Prévention de la grippe, Symptomes de la grippe
Une toute petite question en apparence bien simple: pendant combien de jours devriez-vous rester à la maison si vous avez des symptômes de la grippe A H1N1 2009? Ou encore pendant combien de temps risquez-vous de contaminer les personnes qui demeurent avec vous et quand sauront-elles que le danger qu’elles attrapent votre virus est passé?
Comme bien souvent les questions les plus simples n’ont pas toujours de réponses faciles. On a déjà dit que la nouvelle grippe porcine A H1N1 2009 restait contagieuse de 24 heures avant le début des symptômes jusqu’à 7 jours après. C’est la réponse classique. Les recherches effectuées sur la transmissibilité du virus A H1N1 ne confirment pas toujours cette affirmation. Voici pourquoi et comment faire votre propre idée à ce sujet.
Premièrement, la méthode utilisée pour vérifier si une personne est toujours contagieuse a une importante capitale. Si on utilise une méthode par PCR (PCR, pour Polymerase Chain Reaction ou amplification en chaîne par polymérisation**) la période pendant laquelle une personne est contagieuse risque de paraître faussement plus longue. Pourquoi? Parce que le PCR est une méthode de détection d’ARN du virus de la grippe. Autrement dit, le PCR permet de savoir si la personne émet des fragments de virus. Quelques fragments de virus de la grippe pourraient donner un PCR positif alors que le virus n’est plus viable. En d’autres termes, pour que le virus soit contagieux il doit être vivant!
D’autres chercheurs utilisent la culture virale pour déterminer la contagiosité. Dans une culture virale, le virus doit se répliquer (se multiplier). Une culture virale positive confirme donc que le virus est vivant. Par contre, il pourrait être très affaibli et incapable de survivre à l’environnement extérieur à l’hôte ( ex sur un objet) ou encore incapable d’infecter un personne. Pour infecter quelqu’un, le virus de la grippe doit non seulement être toujours vivant mais il doit avoir conservé un minimum de pouvoir infectieux. Ce pouvoir infectieux est très difficile à confirmer par des tests de laboratoire.
Le virus peut être vivant et infectieux, encore faut-il qu’il quitte son hôte pour contaminer une autre personne. C’est ici que les symptômes de la grippe A H1N1 entrent en jeu. Si la personne tousse et éternue, le virus sera émis en quantité beaucoup plus importante dans l’environnement de la personne malade. Le risque d’être infecté pour une personne qui approche à moins de 2 mètres est alors plus élevé.
D’après deux études présentées lors du congrès de la Société américaine de microbiologie*, le virus de la grippe A H1N1 pourrait persister dans le nez ou la gorge plus longtemps que le virus de la grippe saisonnière, laissant craindre une contagiosité plus longue de cette grippe épidémique.
D’après les travaux d’une équipe des Instituts nationaux de la santé du Québec, menés sur 43 patients, le virus H1N1 pandémique a été détecté chez des 15 % des patients 7 jours après l’apparition des premiers symptômes, mais il était totalement disparu après 10 jours. La seconde étude, menée à l’hôpital Tan Tock Seng de Singapour, montre que le virus est encore présent dans le nez ou la gorge au-delà de cinq jours. Sur 70 patients étudiés, 40% ont été testés positifs au bout de sept jours, 10% au bout de 10 jours.
On sait aussi que l’excrétion du virus de la grippe par une personne malade débute 24 heures avant le début des symptômes et ele est maximale environ au 2e jour. On avait déjà observé que l’excrétion du virus de la grippe saisonnière durait environ 5 jours chez une personne en bonne santé mais que parfois des adultes étaient encore contagieux après 7 jours.
Enfin, il faut noter que les personnes dont le système immunitaire est affaibli risque d’excréter le virus de la grippependant de très longues périodes allant jusqu’à plusieurs mois et même au delà d’un an dans certains cas. De plus les enfants seraient plus à risque d’excréter le virus de la grippe pendant une longue période que les adultes.
Que faut-il en conclure?
Qu’une personne est contagieuse 24 heurs avant le début de ses symptômes, Que sa contagiosité maximale est probablement vers le 2e jour des symptômes, qu’elle diminue considérablement lorsque les symptômes sont résolus mais qu’une excrétion virale peut se prolonger pendant plusieurs jours par la suite, peut-être jusqu’au 10e jour des symptômes ou même plus.
On doit aussi tenir compte du type de contact que l’on a avec les autres et de la vulnérabilité de l’autre. Par exemple, une personne qui ne tousse plus et qui n’a plus de toux ni de fièvre serait possiblement peu à risque pour ses compagnons de travail si ceux-ci sont en bonne santé. Par contre, une personne qui est immunosupprimée et qui a encore des symptômes, même après après 8 jours devrait prendre des précautions pour protéger ses contacts vulnérables, par exemple si elle devait consulter dans une clinique médicale où il y a d’autres immunosupprimés ou encore des femmes enceintes.
La meilleure façon de prévenir une infection est de bien la connaître. Nous vous suggérons les pages suivantes pour plus d’informations:
Abonnez-vous pour rester informé. Nous sommes aussi sur Twitter (pandemiegrippe)
written by Michel
\\ tags: épidémie de grippe, grippe porcine, H1N1, pandémie de grippe, Prévention de la grippe
Le gouvernement du Canada vient d’annoncer officiellement qui seront les premières personnes à être vaccinées contre le virus de la grippe A H1N1 2009. Il s’agit des personnes qui sont le plus à risque de complications à cause de leurs conditions socio-économiques et de leur mode de vie, de leur accès aux soins de santé et de leurs risques élevés d’exposition au virus de la grippe H1N1. On vaccinera aussi en priorité les personnes qui sont à risque de transmettre le virus aux personnes qui ne peuvent pas être vaccinées.
Le gouvernement du Canada fera un effort supplémentaire pour vacciner contr le virus A H1N1 les autochtones car ces communautés sont plus jeunes; elles sont souvent plus désavantagées socio-économiquement par rapport à l’ensemble des Canadiens; leur pourcentage de femmes enceintes est généralement plus élevé; leur taux de maladies chroniques non diagnostiquées est plus élevé et ces populations habitent généralement dans des communautés éloignées et isolées.
Voici les groupes qui ont été retenus:
1. Personnes qui bénéficieront le plus de l’immunisation et personnes qui leur dispensent des soins
Personnes atteintes d’états chroniques âgées de moins de 65 ans (liste du Comité consultatif national de l’immunisation – CCNI)
Justification : risque plus élevé de complications; les personnes de plus de 65 ans ont été les moins touchées jusqu’à ce jour; les modèles de risque portent à croire que l’immunisation de ce groupe diminuera la morbidité et la mortalité de la population en général, dans une plus grande mesure que l’immunisation des enfants (c.à.d. les groupes ayant le taux de contamination le plus élevé)
Femmes enceintes
Justification : risque plus élevé d’être atteintes gravement; protection de leurs enfants à naître1
Enfants âgés de 6 mois jusqu’à moins de 5 ans
Justification : les enfants âgés de 6 à 23 mois sont exposés à un risque particulier d’être atteints gravement ou d’être hospitalisés et ils constituent une priorité parmi ce groupe. Les enfants âgés de 2 ans à moins de 5 ans ont été inclus dans ce groupe pour les raisons suivantes :
- ils sont exposés à un risque plus élevé d’être atteintes gravement ou d’être hospitalisées comparativement aux enfants plus âgés,
- du point de vue des opérations de ciblage et d’administration du vaccin, la classification dans une catégorie unique des enfants âgés de 6 mois à moins de 5 ans permet d’englober effectivement tous les enfants d’âge « préscolaire »
- Remarque : l’administration du vaccin pourrait ne pas être autorisée aux enfants âgés de moins de 6 mois.
Personnes qui résident dans des localités ou des communautés éloignées et isolées
Justification : accès limité aux soins médicaux, possibilité de procéder à l’immunité collective et de prévenir l’infection; il est plus facile, du point de vue logistique, de cibler la communauté dans son intégralité; équité, concentration élevée de personnes atteintes d’états chroniques, morbidité et mortalité constatées dans certaines communautés éloignées des autochtones
Travailleurs de la santé (tous les travailleurs de la santé qui participent à l’intervention de lutte contre la pandémie ou qui dispensent des soins de santé essentiels*)
Justification : prévenir la transmission de la maladie aux patients vulnérables par l’intermédiaire des travailleurs de la santé; prévenir des éclosions; protéger les travailleurs de la santé (réciprocité) et protéger l’infrastructure essentielle de la santé
Tous les travailleurs de la santé qui participent à l’intervention ou à la prestation de services essentiels de santé :
- ceux et celles qui prodiguent des soins directs aux patients ainsi que ceux et celles qui apportent du soutien à la prestation de services de soins de santé
- y compris le personnel à temps plein, à temps partiel, les étudiants, les visiteurs réguliers et les bénévoles, c’est-à-dire toutes les personnes exerçant une fonction dans le cadre des soins de santé
- les établissements comprennent les services de soins actifs, les services de soins aux malades chroniques, les services de soins ambulatoires et communautaires, les services de soins médicaux d’urgence, ainsi que les laboratoires, les ministères de la santé publique, les pharmacies, etc.
- comprend la Société canadienne du sang/Héma Québec et les fabricants de vaccins
Les personnes qui résident avec des personnes à risque élevé qui ne peuvent pas être immunisées ou qui pourraient ne pas bien répondre au vaccin, ainsi que les personnes qui leur prodiguent des soins
- nourrissons âgés de moins de 6 mois
- personnes immunodéficientes
Justification :protection indirecte des personnes à risque élevé qui ne peuvent pas être immunisées ou qui pourraient ne pas répondre au vaccin
Autres segments de la population ayant été désignés comme étant à risque élevé.
2. Autres personnes qui bénéficieront de l’immunisation
Enfants de 5 à 18 ans (inclusivement)
Justification : en raison du taux élevé de contamination constaté dans ce groupe d’âge, ces enfants doivent être désignés comme une priorité dans cette phase du programme d’immunisation afin de réduire la transmission du virus; les enfants ont été désignés comme une priorité dans les consultations publiques
Premiers intervenants (policiers, pompiers)
Justification : se rendent souvent à des situations d’urgence médicale accompagnant les services médicaux d’urgence (SMU)
Ouvriers de l`industrie avicole et porcine
Justification : prévenir la possibilité de réassortiment génétique du virus
Adultes de 19 à 64 ans (inclusivement)
Justification : risque accru d’être atteints gravement par la grippe H1N1
Adultes âgés de 65 ans et plus
Justification : taux de contamination peu élevés, possibilité de réponse limitée au vaccin
Pour lire l’annonce officielle ou encore pour surveiller les mises à jour, consultez le site de Santé Canada.
written by Michel
\\ tags: grippe porcine, H1N1, pandémie de grippe, prévention, Prévention de la grippe, vaccin contre la grippe
Plusieurs personnes répandent la rumeur que le vaccin contre la grippe A H1N1 pourrait entraîner une augmentation des cas de syndrome de Guillain Barré. Cette affirmation est basée sur le fait qu’en 1976 un vaccin contre la grippe porcine avait été associé à une augmentation de l’incidence du syndrome de Guillain Barré. La campagne de vaccination contre la grippe avait alors été annulée.
Plusieurs essaient d’extrapoler ce qui s’est passé en 1976 avec ce qui se passera en 2009. Peut-être parce que les deux vaccins sont «contre la grippe porcine»?
La décision de se faire vacciner ou non contre la grippe est un choix libre et personnel dans la plupart des pays, contrairement à ce que d’aucuns aimeraient faire croire. Quoi qu’il en soit le public a avantage à être bien informé et à ne pas laisser la décision de se faire vacciner aux mains de charlatans ou de pseudo scientifiques. Trop souvent, ils sont eux aussi en conflit d’intérêt et ont des avantages personnels à retirer lorsqu’ils réussissent à convaincre les gens. On n’a qu’à penser à tous les produits naturels qui se vendent actuellement pour «stimuler» le système immunitaire et se protéger contre la grippe.
La meilleure arme contre la grippe demeure l’information objective. Les Centers for Diseases Control and Prevention (CDC) viennent de publier des informations sur le syndrome de Guillain Barré et le vaccin contre la grippe, dont voici les principales lignes traduites en français (en cas de questionnements se référer au texte original dont la référence est placée à la fin).
Qu’est-ce que le syndrome de Guillain Barré (SGB)?
Le syndrome de Guillain Barré est une maladie rare au cours de laquelle le système immunitaire endommage les cellules nerveuses, provoquant de la faiblesse et parfois de la paralysie. Le syndrome de Guillain Barré peut occasionner des symptômes qui durent quelques semaines ou plusieurs mois. La plupart des personnes guérissent sans séquelles mais quelques personnes peuvent rester avec des séquelles permanentes. Dans de rares cas, le syndrome de Guillain Barré a occasionné le décès, habituellement suite à des difficultées respiratoires. Aux États-Unis, on estime qu’environ 3000 à 6000 personnes développent le syndrome de Guillain Barré à chaque année qu’ils soient vaccinés ou non. Ceci correspond à 1 à 2 cas par 100 000 personnes.
Quelle est la cause du Syndrome de Guillain Barré?
Les scientifiques ne comprennent pas exactement ce qui cause le syndrome de Guillain Barré mais on croit que la stimulation du système immunitaire peut jouer un rôle. Ce qui est connu avec certitude: environ les 2 tiers de personnes qui font un syndrome de Guillain Barré le font plusieurs jours ou plusieurs semaines après avoir souffert de diarrhée ou de maladie respiratoire. L’infection avec la bactérie Campylobacter jejuni est un des facteurs de risque les plus fréquemment associé au syndrome de Guillain Barré. Les gens peuvent aussi faire un syndrome de Guillain Barré après avoir fait la grippe ou une autre infection comme une infection à cytomégalovirus ou à virus Epstein Barr. En de rares occasion le syndrome de Guillain Barré peut de manifester après avoir reçu un vaccin.
Qui est à risque de faire un syndrome de Guillain Barré?
Tout le monde peut faire un syndrome de Guillain Barré, mais les adultes sont plus à risque que les enfants. L’incidence de SGB augmente avec l’âge et les personnes de 50 ans et plus sont le plus à risque de SGB.
Est-ce que les vaccins peuvent causer le SGB?
Dans de très rare cas un vaccin pourrait stimuler le système immunitaire et causer un SGB.
Que s’est-il passé en 1976 lors de la campagne de vaccination contre la grippe?
En 1976, on a observé un faible risque de syndrome de Guillain Barré après l’administration du vaccin de la grippe porcine (environ 1 cas additionnel par 100 000 personnes qui ont reçu le vaccin contre la grippe porcine). Ce taux était légèrement supérieur à ce qui avait été observé normalement dans la population. Aussi plusieurs études furent menées pour vérifier si le vaccin contre la grippe porcine était associé au syndrome de Guillain Barré. Dans la plupart des études, aucune association ne fût trouvée. Par contre, dans 2 études on a suggéré qu’environ 1 personne vaccinée sur 1 million pouvait être à risque de SGB. Le programme de vaccination contre la grippe fût stopppé. Il est important de garder à l’esprit que plusieurs décès et des complications peuvent être associées à la grippe et que le vaccin contre la grippe est le meilleur moyen de prévenir la grippe et ses complications.
Pourquoi certaines personnes ont développé le syndrome de Guillain Barré en 1976 après qu’elles aient reçu le vaccin contre la grippe?
L’Institute of Medicine (IOM) a mené une revue scientifique extensive en 2003 et a finalement conclu que les gens vaccinés en 1976 avec le vaccin contre la grippe porcine avaient un risque légèrement augmenté de faire un SGB. Les scientifiques ont plusieurs théories pour expliquer ce phénomène, mais la raison exacte reste inconnue.
Pensez-vous que le vaccin contre la grippe A H1N1 2009 sera associé au syndrome de Guillain Barré?
On s’attend à ce que le vaccin contre la grippe A H1N1 2009 ait une sécurité similaire au vaccin de la grippe saisonnière. Il n’a pas été clairement prouvé que le vacoin contre la grippe saisonnière était associée au syndrome de Guillain Barré. Bien que que l’on ne s’attende pas à une augmentation des cas de syndrome de Guillain Barré dans la population après la vaccination contre la grippe A H1N1, des précautions seront prises pour surveiller l’apparition de tout cas susceptible d’y être associé .
Comment les cas de syndrom de Guillain Barré sont investigués aux États-Unis?
La sécurité des vaccins est une priorité pour les Centers for Diseases Control and Prevention (CDC). Un plan de surveillance a été mis en place par les CDC pour surveiller le vaccin cotre la grippe A H1N1 et s’assurer de sa sécurité. Un de ces système est le Vaccine Adverse Event Reporting System (VAERS).
Les experts du CDC et de la FDA réviseront toutes les données de ce système de déclaration volontaire.
En plus de ce sytème de surveillance déjà en place, un système de surveillance active sera mis en place. Des observations précises localisés, des collaborrations avec des associations professionelles et des enquêtes détaillées pour tout effet secondaire sérieux seront menées. On surveillera si le nombre de cas de syndrome de Guillain Barré sera plus fréquent chez les personnes vaccinées que chez celles qui ne le seront pas. Toutes ces nombreuses approches seront capables de détecter tous les cas possibles de syndrome de Guillain Barré qui pourraient être associée au nouveau vaccin A H1N1 2009. En cas d’augmentation d’un problème de santé sérieux suite à la vaccination, des enquêtes seront entreprises et des recommandations sn seront émises en conséquence.
Source: CDC
written by Michel
\\ tags: grippe porcine, H1N1, pandémie de grippe, Prévention de la grippe, vaccin contre la grippe
Au moins 15% des personnes infectées par le virus de la grippe A H1N1 sont toujours contagieuses plus d’une semaine après l’apparition des premiers symptômes selon une nouvelle étude québécoise présentée ce matin dans le cadre de l’Interscience Conference in Antimicrobial and Chemotherapy, un congrès international qui se tient à San Francisco. Par contre aucun sujet n’était toujours contagieux au bout de 10 jours.
Ces informations pourraient remettre en question les recommandations des experts en santé publique qui disent qu’à près 7 jours ou après la fin des symptômes les individus ne sont plus contagieux.
Dans 4 à 6 semaines nous saurons aussi quelle proportion de personnes font la grippe A H1N1 sans présenter de symptôme. Pour ce faire on a dû prélever des échantillons de sang chez des personnes asymptomatiques.
Selon le Dr Guy Boivin, un des chercheurs, la recrudescence du virus dans le sud des États-Unis est un bon indicateur de ce à quoi il faut se préparer au Québec.
Source: Cyberpresse
written by Michel
\\ tags: grippe porcine, H1N1, Symptomes de la grippe
La première étude au sujet d’un vaccin contre le virus de la grippe A H1N1 2009 chez les femmes enceintes débutera cette semaine a annoncé le National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID).
Les femmes sont à plus haut risque de faire une maladie sévère si elles sont infectées par le virus de la grippe alors qu’elles sont enceintes. C’est pourquoi elles sont fortement encouragées à recevoir le vaccin contre la grippe saisonnnière à chaque année.
La participation publique à cette étude a été exceptionnelle.
Jusqu’à 120 femmes de 18 à 39 ans qui en sont dans leur 2e ou 3e trimestre de grossesse participeront à cette étude.
Les volontaires recevront 15 microgrames ou 30 microgrames d’un vaccin fabriqué par Sanofi Pasteur. Toutes les femmes recevront une première injection puis une deuxième injection 21 jours plus tard.
Des prélèvements sanguins seront pris our mesurer les anticorps avant et après chaque dose de vaccin. Un échantillon de sang du cordon ombilical sera aussi pris pour mesurer les anticorps maternels transférés à l’enfant à travers le placenta.
Le vaccin étant inactivé, il est impossible de d’être infecté par le virus de la grippe A H1N1 2009 en étant vacciné. Le vaccin ne contient aucun thimérosal, un préservatif, no aucun adjuvant ( une substance ajouté à certains vaccins pour améliorer la réponse immunitaire).
Dans une étude récente publiée dans The Lancet, les chercheurs des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) ont rapporté que 6 des 45 cas (13%) qui sont décédés suite à une infection par le virus A H1N1 entre la mi-avril et la mi-juin 2009 étaient des femmes enceintes. Le taux d’hospitalisation pour les femmes enceintes était environ 4 fois plus élevé que dans la population en général. Les femmes enceintes sont dans un groupe prioritaire pour recevoir le vaccin contre la grippe A H1N1.
Source: NIH News
written by Michel
\\ tags: femmes enceintes, grippe porcine, H1N1, Nouvelles scientifiques sur la grippe, pandémie de grippe, Prévention de la grippe, vaccin contre la grippe
Le nouveau virus de la grippe porcine A H1N1 2009 cause la première pandémie de grippe depuis 41 ans. Un vaccin contre la grippe A H1N1 2009 efficace et sécuritaire est attendu sous peu. Une étude en Australie a mesuré l’immunogénécité et la sécurité d’ une première dose de vaccin contre la grippe A H1N1 2009 inactivé 21 jours après son administration.
Au total l’étude compartait 240 patients divisés en 2 groupes (<50 ans et >50 ans). On leur administra au hasard soit une dose de 15 µg ou soit une dose de 30 µg d’antigène d’hémagglutinine intramusculaire.
Le titre d’anticorps fû mesuré par inhibition de l’hémagglutination et par microneutralisation avant la vaccination et 21 jours après. L’objectif était de mesurer l’immunogénicité du vaccin, c’est-à-dire la proportion de personnes qui avaient des titres d’anticorps de 1:40 ou plus au test d’inhibition de l’hémagglutination, ou la proportion de personne qui avaient une séroconversion ou une augmentation significative de de leurs titres d’anticorps.
21 jours après la vaccination, 116 des 120 personnes (96,7%) qui reçurent la dose de 15-µg d’antigène et 112 des 120 personnes (93,3%) qui avaient reçu la dose de 30-µg avaient des titres d’anticorps de 1:40 ou plus. Le titre d’anticorps est habituellement défini comme le niveau d’anticorps nécessaire pour avoir une protection contre la grippe.
Aucun effet secondaire grave ou d’intérêt particulier ne fût rapporté. La réaction locale (douleur au site d’injection) a été rapportée par 46.3% des personnes et des symptomes systémiques (maux de tête) furent rapportés par 45.0% des personnes vaccinées. La quasi majorité des effets secondaires rapportés avaient une intensité qui variait de légère à modérée.
En résumé, une seule dose de 15-µg de vaccin contre la grippe A H1N1 2009 produit une réponse immunitaire protectrice chez l’adulte avec des réactions secondaires légères à modérées.
La meilleure façon de prévenir une infection est de bien la connaître. Nous vous suggérons les pages suivantes pour plus d’informations:
Abonnez-vous pour rester informé. Nous sommes aussi sur Twitter (pandemiegrippe)
Source: NEJM
written by Michel
\\ tags: épidémie de grippe, grippe porcine, H1N1, prévention, Prévention de la grippe, vaccin contre la grippe
Le nouveau virus de la grippe pandémique A H1N1 frappe particulièrement les groupes d’âge les plus jeunes.
Une étude a mesuré les différents niveaux d’immunité des différents groupes d’âge selon les antécédents de vaccination et d’infection par la grippe. La protection croisée a aussi été mesurée pour vérifier qu’elle était la protection des personnes déjà vaccinées avec le vaccin contre la grippe en 1976 et chez celles qui avaient été récemment vaccinées avec des vaccins contre la grippe saisonnière.
Parmi les 104 personnes nées après 1980, 4 avaient des des anticorps qui les protégeaient contre le nouveau virus de la grippe A H1N1 2009. Il s’agit d’une protection croisée, c’est-à-dire d’anticorps qui avaient été produits en réponse à un autre virus de la grippe mais qui ont quand même une protection contre le nouveau virus pandémique. 39 des 115 personnes (34%) nées avant 1950 avaient des titres d’anticorps protecteurs.
Les antécédents de vaccination avec le vaccin de la grippe saisonnière n’ont pas augmenté la protection offerte contre le virus de la grippe A H1N1 2009 par les anticorps chez les 55 enfants âgés de 6 mois à 9 ans. Chez 12 à 23 % des adultes entre 18 et 64 ans, le vaccin contre la grippe saisonnière a augmenté la protection contre le virus de la grippe A H1N1 2009 tandis que chez les adultes de 60 ans et plus la protection croisée n’a été que de 5% ou moins.
Les vaccins contre la grippe saisonnière avec adjuvant n’on pas amélioré la protection croisées contre le virus A H1N1. Les antécédents de vaccination avec la souche de la grippe porcine A/New Jersey/1976 ont augmenté de façon significative les anticorps offrant une protection croisée au virus de la grippe A H1N1 chez les adultes.
En conclusion,pour tous les groupes d’âge, la vaccination avec un vaccin contre la grippe récent contenant un adjuvant ou non entraîne peu ou pas de protection contre le virus de la grippe A H1N1 2009. Les persones de moins de 30 ans ont peu de protection contre le nouveau virus de la grippe pandémique cependant chez les personnes âgées la proportion de personnes protégées devient significative.
Source: NEJM
written by Michel
\\ tags: grippe porcine, H1N1, Prévention de la grippe, vaccin contre la grippe
|