oct 22

GATINEAU, QC, le 22 oct. /CNW Telbec/ – Réunis en conférence de presse aujourd’hui, les représentants de l’Organisation régionale de sécurité civile (ORSC) et de l’Agence de la santé et des services sociaux de l’Outaouais ont présenté les actions actuellement en cours pour lutter contre la pandémie de grippe A H1N1, de même que l’information générale sur l’importante campagne de vaccination qui se déploiera progressivement dans la région à partir du 26 octobre prochain.

Les cinq centres de santé et de services sociaux, soit le CSSS du Pontiac, le CSSS de la Vallée de la Gatineau, le CSSS des Collines, le CSSS de Papineau et le CSSS de Gatineau, vont amorcer progressivement, à compter du lundi 26 octobre, la vaccination des travailleurs de la santé et des personnes à risque, faisant partie du groupe 1 :

    - Les personnes atteintes d'états chroniques âgées de moins de 65 ans;
    - Les femmes enceintes;
    - Les enfants âgés de 6 mois jusqu'à moins de 5 ans;
    - Les personnes qui résident avec des personnes à risque élevé qui ne
      peuvent pas être immunisées ou qui pourraient ne pas bien répondre au
      vaccin (nourrissons âgés de moins de 6 mois et personnes
      immunocompromises).

Par la suite la population sera invitée à se présenter dans l’un ou l’autre des centres de vaccination de masse qui seront déployés au cours du mois de novembre, au fur et à mesure de la disponibilité des vaccins. La directrice de la Santé publique de l’Outaouais, la Dre Hélène Dupont, encourage fortement toute la population à se faire vacciner puisqu’il s’agit de la meilleure protection contre la grippe A H1N1 : « Le virus a recommencé à circuler dans la région de l’Outaouais et en attendant de se faire vacciner, il est d’autant plus important d’appliquer les mesures d’hygiène comme le lavage régulier des mains pour en limiter sa propagation », a soutenu la Dre Dupont.

Le président directeur de l’Agence de la santé et des services sociaux, le Dr Guy Morissette, a souligné les efforts de tout le réseau régional pour l’organisation de cette campagne de vaccination : « Nous sommes confiants en notre capacité d’unir nos forces et d’offrir les soins nécessaires à la population pour faire face à la deuxième vague de la pandémie de grippe A(H1N1). »

L’ORSC de l’Outaouais, composée des ministères et des organismes du gouvernement du Québec présents dans la région, multiplie ses efforts afin d’épauler les autorités régionales de la santé dans la présente opération de vaccination : « La mobilisation de tous est essentielle dans la lutte au virus H1N1. J’assure les docteurs Dupont et Morissette de l’entière collaboration des membres de l’ORSC de l’Outaouais tout au long de la présente campagne de vaccination, mais aussi dans chacune des actions entreprises pour contrer la grippe A(H1N1)« , a déclaré la coordonnatrice régionale de l’ORSC, Mme Diane Barbeau.

Il est possible d’obtenir toute l’information en lien avec la vaccination et les mesures d’hygiène dans le site www.pandemiequebec.gouv.qc.ca. Les détails sur la tenue des cliniques de vaccination (dates, lieux, horaires) seront disponibles, dès le 24 octobre, dans la section « Dans ma région – Outaouais » du site Internet et par téléphone, en communiquant avec Services Québec, au numéro sans frais 1 877 644-4545. Pour toute question relative à la santé, il faut cependant contacter Info-Santé au 811.

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oct 22

Depuis quelques jours le nombre de cas de grippe A H1N1 ne cesse d’augmenter dans l’hémisphère Nord. Déjà plus de 5 000 morts ont été confirmés en rapport avec le virus de la pandémique.

Un homme de 38 ans  est mort mercredi matin de la grippe A H1N1. Il était depuis mardi hospitalisé à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière à Paris.  Selon le directeur général de la Santé, Didier Houssin, la pandémie de grippe A H1N1 devrait entrer dans une phase plus intense dans au moins trois ou quatre semaines en France. La France a débuté mardi le 20 octobre la vaccination contre la grippe A H1N1.

En Allemagne, la vaccination a dégénéré en controverse politique avant même de débuter. La presse a révélé que les hauts fonctionnaires, les militaires et les responsables de la santé notamment bénéficieront d’un vaccin contre la grippe A H1N1 sans adjuvant, aux effets secondaires moindres que celui réservé au reste de la population. Il n’en fallait pas plus pour partir une vive polémique.

La partie continentale de Chine a signalé 2 092 cas confirmés de grippe A H1N1 2009 au cours des dernières 48 heures, portant à plus de 31 000 le total des victimes. La Chine a débuté en premier avec son vaccin Sinovac et déjà 300 000 personnes ont été vaccinées. De ce nombre environ 150 d’entre elles présentant des réactions défavorables comme des gonflements locaux, douleur, fièvre, vomissements et fatigue.

En Belgique, la campagne de vaccination contre la grippe A H1N1 a débuté lundi mais une plainte  a aussitôt été portée les tribunaux. Une centaine de citoyens se sont regroupés pour poursuivre le ministère de la Santé. en soutenant que le vaccin contre la grippe A H1N1 2009 n’a pas été suffisamment testé et que l’ajout d’un adjuvant peut être dangereux.

Aux États-Unis, 43 enfants ont été victimes du virus de la grippe A H1N1 depuis le début de l’automne. Les États-Unis quant à eux sont déjà débuté leur vaccination contre la grippe avec un vaccin vivant atténué qui s’administre directement dans le nez. Par contre les autorités de ce pays ont annoncé que les États-Unis seraient en pénurie relative de vaccins jusqu’en décembre 2009. La suspicion sévit aussi aux États-Unis, où certains soignants ont intenté une action en justice contre la vaccination « forcée » du personnel de la santé.

Pendant ce temps pour  les compagnies pharmaceutiques et les gouvernements, c’est une véritable course contre la montre pour offrir le vaccin contre la grippe A H1N1. Après avoir tenté, avec succès, de rassurer la population sur le caractère bénin de la grippe a H1N1, les autorités de santé publique est les différents gouvernements tentent maintenant, de convaincre leur population de se faire vacciner. C’est un défi de communication dans la plupart des pays qui n’a pas été relevé avec la compétence et l’efficacité des groupes opposés à la vaccination.

Ceux-ci fourbissaient déjà leurs sites web depuis plusieurs années. Ils accumulaient leurs «preuves scientifiques» et maintenant c’est leur heure de gloire. Il faut dire que, sans le vouloir,  les gouvernements les ont beaucoup aidé  dans leur campagne. On a qu’à citer ce qui s’est passé en Allemagne récemment (où on a offert un vaccin contre la grippe A H1N1 aux «personnes plus importantes»),  la controverse et les  changements de positions récents au sujet des recommandations pour les  enfants de moins de 3 ans et des femmes enceintes au Canada, les retards dans l’évaluation clinique des vaccins, et même les ministres de la santé qui laissent sous entendre qu’un bon médecin doit agir selon le code de déontologie et n’a pas le choix de recommander le vaccin à ses patients. Les infirmières  et même les médecins ne sont eux-même pas tous convaincus de la pertinence de la vaccination contre la grippe A H1N1. Selon plusieurs sondages à travers le monde auprès des  travailleurs de la santé  environ 30% se disent en faveur du vaccin contre la grippe A H1N1 et moins de 50% de la population se dit prêt à être vaccinée.

C’est environ le même résultat observé sur le site Pandemiedegrippe.com où on a observé une diminution progressive des visiteurs en faveur de la vaccination au cours des semaines pour finalement aboutir à 34% des personnes prêtes à se faire vacciner et de 19% d’indécis.

Il n’y a qu’à lire les commentaires reçus ( et habituellement pas publiés) pour voir l’agressivité et le cynisme des opposants à la vaccination qui sont maintenant rendus experts en désinformation. Leurs sites internet draine beaucoup de traffic des personnes en manque d’information. Ces experts de la controverse ne manquent pas d’accumuler des bouts de phrases dans des publications plus où moins officielles et les rafistolent en des manifestes qu’ils proclament comme des évidences scientifiques. Au nom de la liberté de choix ils manipulent l’opinion publique et nuisent énormément à la démarche de consentement éclairé qui doit être le pré requis à tout acte médical. Ils ne sont pas prêts à écouter les arguments des autres et ils  sont convaincus qu’ils ont raison. Leur intentions sont truffées de bénéfices secondaires souvent inavoués. Devenir populaire, avoir des visiteurs sur leurs sites web, vendre des produits alternatifs, des livres, des traitements qui stimulent le système immunitaire. Sous le prétexte de la liberté de penser,  ils empêchent l’information objective d’être diffusée. Leur campagne est basée sur les émotions et elle est très efficace. Nul doute que les autorités de santé publique auraient avantage à en tirer des leçons. Il n’y a qu’un problème, les victimes de la grippe ne pourront jamais dire aux opposants de la vaccination qu’ils avaient tort.

Pour plus de détails sur la façon de dépister les charlatans.

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