oct 29

Avec l’arrivée des vaccins contre la grippe pandémique jumelée avec le début de la deuxième vague de grippe A H1N1 la tension monte et plusieurs personnes devront bientôt prendre leur décison: se faire vacciner ou non contre la grippe A H1N1.

Afin d’être en mesure de prendre un consentement éclairé il est indispensable de connaître le vaccin et la maladie. Ainsi on est mieux en mesure d’évaluer le risque d’être vacciné ou de ne pas l’être.

Le vaccin contre la grippe A H1N1

La France a commandé 3 vaccins contre la grippe A H1N1 2009. Un de ces vaccins est celui de la compagnie GSK le Pandemrix.

Le Pandemrix est un vaccin contre la grippe A H1N1 dans lequel le virus de la grippe est inactivé et fragmenté. Il est  impossible d’attraper la grippe avec un vaccin contre la grippe inactivé et fragmenté.

Le Pandemrix contient un adjuvant le ASO3. Le rôle de l’adjuvant est de présenter l’antigène au système immunitaire de façon à optimiser la réponse immunitaire. Ainsi le fabricant a besoin de moins d’antigène pour faire une dose de vaccin et le vaccin a une meilleure réponse  immunitaire. L’adjuvant ASO3 est composé de squalène, de tocophérol et de polysorbate. Le squalène est fabriqué à partir d’huile de foie de requin hautement purifiée. C’est aussi une substance déjà présente dans le corps humain comme précurseur du cholestérol.

On a beaucoup parlé des adjuvants en disant que c’était des produits inconnus, mais un vaccin contre la grippe contenant un adjuvant très semblable le MF59, est déjà utilisé en Europe dans un autre vaccin contre la grippe dont 45 millions de doses ont été données. Certaines personnes on essayé de relier le squalène au syndrome de la guerre du Golf. Des soldats américains ayant développé des symptômes inexpliqués, on a pensé que l’utilisation d’un vaccin avec squalène pouvait être en cause. Ce qu’il faut savoir c’est que les vaccins impliqués ne contenaient pas de squalène et que des études ont montré que l’utilisation de vaccins avec squalène ne provoquait pas d’augmentation d’anticorps anti-squalène.

Les données des études faites avec le vaccin contre la grippe H5N1 ont montré que 2 doses étaient nécessaires. Par contre les données des études en cours montrent qu’une seule dose pourrait être suffisante chez l’adulte mais que 2 doses seraient nécessaires chez les enfants. Le fabricant, GSK,  suggère de donner de préférence une deuxième dose de vaccin au moins 3 semaines après la première.

Le corps humain  prend environ 2 semaines à fabriquer des anticorps protecteurs après un vaccin contre la grippe.

Les effets secondaires les plus fréquents chez l’adulte sont les réactions locales au site d’injection, les maux de tête et les douleurs articulaires. Il est aussi possible de faire de la fièvre.

Les personnes ayant des antécédents d’allergie à une des composantes du vaccin ne devraient pas être vaccinées avec le Pandemrix. Comme les oeufs sont utilisés lors de la production du vaccin, les personnes ayant des antécédents d’allergie de type anaphylactique aux oeufs ne devraient pas être vaccinées.

Le risque d’allergie grave après un vaccin contre la grippe est d’environ 1 sur 1 000 000.

Plusieurs études ont été faites pour essayer de savoir si le vaccin contre la grippe augmentait le risque de syndrome de Guillain Barrré. 2 études ont montré que le risque serait d’environ 1 sur 1 000 000 avec l’utilisation des vaccins contre la grippe au cours de 30 dernières années. Le vaccin contre la grippe utilisé en 1976 ne contenait pas d’adjuvant et le virus A H1N1 utilisé était différent de celui contenu dans le vaccin actuel.

Le Pandemrix contient aussi du thimérosal, un dérivé du mercure, en quantité infime. Des études ont démontré que le thimérosal n’était pas relié à l’apparition de problèmes neurologiques comme l’autisme chez les enfants. Il ne s’agit pas de la même forme de mercure que celle qui est très toxique et les quantités sont si faibles qu’une conserve de thon contiendrait plus de mercure qu’un vaccin.

La grippe A H1N1 2009 d’origine porcine

La grippe a H1N1 2009 est actuellement en pleine progression dans la plupart des pays de l’hémisphère nord. La deuxième vague est déjà commencée ou imminente. Les experts disent habituellement qu’environ 30% des personnes pourraient être infectées par la grippe A H1N1 lors de la deuxième vague alors qu’environ 3% l’on été pendant la première vague. Les systèmes de santé, surtout les urgences et les unités de soins intensifs, seront ou sont déjà surchargés. On prévoit qu’un nombre plus important de personnes que pendant une saison de grippe normale auront besoin de soins médicaux et de ventilation mécanique. Une de ces raison c’est que le virus de la grippe A H1N1 est inconnu du système immunitaire de la plupart des personnes (sauf un faible pourcentage de personnes âgées qui auraient déjà une immunité partielle). Ceci rend la plupart des personnes susceptibles d’attraper la grippe A H1N1 contrairement au virus de la grippe saisonnière.

De plus le profil de la grippe pandémique est différent de celui de la grippe saisonnière. Plus de jeunes sont touchés par la grippe pandémique que par le grippe saisonnière. Les études de virulence auraient tendance à montrer qu’environ 30% des personnes qui ont des complications graves ou qui meurent de la grippe A H1N1 n’avaient pas de facteurs de risque pouvant laisser prévoir qu’ils étaient plus vulnérables aux complications de la grippe A H1N1.

À titre d’exemple, on a calculé qu’un adulte d’environ 40 ans en bonne santé a environ 1 chance sur 3 d’attraper la grippe A H1N1 et 1 chance sur 150 000 d’en mourir. Chez les personnes qui ont des maladies chroniques ce risque est multiplié par 10 et devient 1 sur 15 000.

Une personne qui a la grippe en contamine environ 2 autres et la grippe est contagieuse environ 24 heures avant l’appariton des symptômes ce qui fait qu’il est très difficile de prévenir la transmission du virus de la grippe à 100%.

Tous vos questions  devraient être dirigées vers votre professionnel de la santé. Il faut se méfier des charlatans qui ont des ont des films à faire regarder, des livres ou des conférences à vendre. De plus plusieurs personnes profitent de l’engouement médiatique pour vendre des produits naturels sous prétexte de stimuler le système immunitaire. Bien qu’une saine alimentation soit toujours de mise aucun moyen de prévention ne sera aussi efficace que la vaccination contre la grippe A H1N1 pour vous protéger et protéger vos proches.

written by Michel \\ tags: , , , , ,

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