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nov 06
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Contrairement au Canada, la France annonce qu’elle maintien son calendrier à double dose pour le vaccin contre la grippe porcine A H1N1.
Les Français voulant se faire vacciner contre la grippe A (H1N1), devront se faire injecter deux doses de vaccin. Ces deux doses seront injectées dans un centre de vaccination à 21 jours d’intervalle. Pour être pleinement efficaces, ces deux doses doivent provenir du même laboratoire.
Les vaccins utilisés sont au nombre de trois : Pandemrix du laboratoire pharmaceutique GlaxoSmithKline, Focetria du laboratoire Novartis et Celvapan du laboratoire Baxter.
C’est ce que la ministre de la santé vient d’annoncer dans un communiqué.
La vaccination contre la grippe A H1N1 est très mal débutée en France alors qu’une très faible proportion des travailleurs de la santé et de médecins se sont fait vacciner.
Des essais cliniques en cours permettront de déterminer si le calendrier à 2 doses sera maintenu. Autrement dit, ce n’est que dans quelques semaines que ceux qui auront été vaccinées sauront s’ils doivent recevoir une autre dose. Certaines études en cours ont laissé entendre que le calendrier de vaccination à une dose pourrait être suffisant, du moins pour une certaine partie de la population.
On se rappelle que certains spécialistes en immunologie ont exprimé leur réserves quant à la vaccination de la population sans facteur de risque de vulnérabilité.
Pendant la période du 26 octobre au 1 novembre la France a enregistré 39 hospitalisation en soins intensifs ou en réanimation dont 4 décès.
La France est en train d’essayer de répondre aux mêmes questions que les autres pays se sont posées. Le retard accumulé avant le début de la vaccination et le peu d’engouement des travailleurs de la santé et du public pour la vaccination contre la grippe A H1N1 laisse présager que la deuxième vague de grippe A H1N1, qui est déjà commencée, ne pourra être contrôlée efficacement en France. On se rappelle que la grippe A H1N1 touche beaucoup plus les jeunes que les personnes âgées contrairement à la grippe saisonnière. Le nombre de cas prévu lors de la deuxième vague est d’environ 10 fois plus élevé que celui observé lors de la première vague.
Il semble que, pur l’instant, les campagnes de désinformation des opposants à la vaccination aient été plus efficaces que la campagne de promotion de la ministre de la santé Roselyne Bachelot.
Source: Boursier.com