nov 13

1. Qu’est-ce que le syndrome de Guillain Barré et quels en sont les symptômes?

2. Quels sont les causes du syndrome de Guillain Barré?

3. Combien y-a-t-il de cas de syndrome de Guillain Barré aux États-Unis et en France à chaque année?

4. Quel est le traitement du syndrome de Guillain Barré?

5. Quel est le pronostic du syndrome du Guillain Barré?

6. Que s’est-il réellement passée en 1976 lors de la campagne de vaccination contre la grippe?

7. Quelqu’un qui a déjà fait un syndrome de Guillain Barré devrait-il se faire vacciner contre la grippe A H1N1?

1. Qu’est-ce que le syndrome de Guillain Barré et quels en sont les symptômes?

Le syndrome de Guillain-Barré, également appelé « polyradiculonévrite démyélisante aiguë », est une atteinte des nerfs périphériques qui se traduit par une paralysie rapide et/ou des engourdissements, débutant le plus souvent au niveau des membres inférieurs puis remontant vers le haut du corps. Le syndrome de Guillain Barré est une maladie rare au cours de laquelle le système immunitaire endommage les cellules nerveuses, provoquant de la faiblesse et parfois de la paralysie. Les symptômes peuvent durer quelques semaines ou plusieurs mois.

2. Quels sont les causes du syndrome de Guillain Barré?

Les causes exactes du syndrome de Guillain-Barré ne sont pas connues. Un certain nombre de manifestations semblent déclencher la maladie. La moitié des cas survient quelques jours, voire quelques semaines après une infection virale. Certains cas ont été associés à des agents infectieux spécifiques : des infections à Campylobacter jejuni précèdent souvent le syndrome de Guillain-Barré. Tout se passe comme s’il existait une similitude certains antigènes du Campylobacter Jejuni et certains gangliosides, molécules présentes dans le système nerveux, ce qui pourrait expliquer l’auto-immunité6.

Certains cas sont apparus simultanément à une maladie rare des globules rouges, la porphyrie. D’autres sont survenus après des événements apparemment non rapportés tels qu’une chirurgie, une piqûre d’insectes ou diverses injections. Des cas ont été décrits durant l’hiver 1976-77 chez des personnes qui avaient été vaccinées contre la grippe porcine, la vaccination commune anti-grippale elle-même étant responsable d’exceptionnels cas.

Le syndrome de Guillain-Barré peut également survenir durant la grossesse.

3. Combien y-a-t-il de cas de syndrome de Guillain Barré aux États-Unis et en France à chaque année?

Aux États-Unis, on estime qu’environ 3000 à 6000 personnes développent le syndrome de Guillain Barré à chaque année qu’ils soient vaccinés ou non. Ceci correspond à 1 à 2 cas par 100 000 personnes.

Chaque année en France, 1.700 à 1.800 cas de syndrome de Guillain-Barré (SGB) donnent lieu à une hospitalisation, soit 5 par jour.

4. Quel est le traitement du syndrome de Guillain Barré?

L’administration d’immunoglobulines polyvalentes s’est imposée comme le traitement standard du syndrome de Guillain-Barré. On a émis l’hypothèse que l’administration concomitante de méthylprednisolone pourrait améliorer l’efficacité du traitement par les immunoglobulines, mais ceci est controversé.

5. Quel est le pronostic du syndrome du Guillain Barré?

La plupart des personnes guérissent sans séquelles. Environ 5% des patients décèdent, habituellement suite à des difficultées respiratoires, et environ 10% gardent des séquelles permanentes, un risque moins important si la prise en charge est précoce.

6. Que s’est-il réellement passée en 1976 lors de la campagne de vaccination contre la grippe?

Après une éclosion d’un virus de la grippe porcine sur une base militaire, quelque 40 millions d’Américains avaient reçu à la hâte un nouveau vaccin. Un demi-millier de personnes avaient alors contracté le syndrome de Guillain-Barré, et 25 personnes étaient mortes.

On avait donc observé un faible risque de syndrome de Guillain Barré après l’administration du vaccin de la grippe porcine (environ 1 cas additionnel par 100 000 personnes qui ont reçu le vaccin contre la grippe porcine). Le programme de vaccination contre la grippe fût stoppé.

Par la suite, plusieurs études furent menées pour vérifier si le vaccin contre la grippe porcine était associé au syndrome de Guillain Barré. Cependant, selon plusieurs experts, rien n’a permis d’établir de façon certaine que la survenue du syndrome était directement liée à la vaccination. Dans la plupart des études, aucune association ne  fût trouvée. Par contre, dans 2 études on a suggéré qu’environ 1 personne  sur 1 million de personnes vaccinées avec le vaccin contre la grippe saisonnière lors des années subséquentes pouvait être à risque de SGB. La raison exacte ne fût jamais trouvée car l’association même avec le vaccin est très difficile à mettre en évidence étant donné la rareté de l’incident.  Il est important de savoir que le vaccin contre la grippe porcine utilisé en 1976 ne contenait pas d’adjuvant.

7. Quelqu’un qui a déjà fait un syndrome de Guillain Barré devrait-il se faire vacciner contre la grippe A H1N1?

Le risque réel de syndrome du Guillain Barré associé au vaccin contre la grippe A H1N1 est actuellement inconnu. Plusieurs experts supposent que ce risque est le même que celui associé au vaccin de la grippe saisonnière des années passées, soit environ 1 sur 1 million de personnes vaccinées. Plusieurs études et systèmes de surveillance sont actuellement en cours dans les pays qui vaccinent et quoique des millions de doses aient été administrées, aucune augmentation du risque de syndrome de Guillain Barré associé à la vaccination contre la grippe A H1N1 n’a été rapportée. Il faut savoir que 5 personnes sont hospitalisées à chaque jour en France pour un syndrome du Guillain Barré et que la vaccination contre la grippe est loin d’être le premier facteur de risque.

Les personnes qui ont déjà fait un syndrome de Guillain Barré sont plus à risque de récidive (quelle que soit la cause de récidive).

Il est très important aussi de tenir compte du risque de Guillain Barré associé à la grippe.  Le Professeur Christian Perronne, du Haut Conseil de la Santé publique affirmait également récemment qu’« il y a 70 fois plus de SGB à la suite d’une grippe qu’après une vaccination contre la grippe« .

Enfin, il faut aussi prendre en considération le risque associé à la grippe A H1N1. Par exemple, une personne de 40 ans en bonne santé sans aucun symptôme, aurait environ 1 chance sur 150 000 de décéder de la grippe lors de la deuxième vague. Pour une personne avec des facteurs de risques comme de l’asthme, du diabète ou encore obèse, ce risque est multiplié par 10 et devient 1 sur 15 000. Ceci dépasse largement les risques associés au vaccin contre la grippe A H1N1.

En résumé, plusieurs experts recommandent qu’ils serait plus prudent d’éviter d’être  vacciné contre la grippe si on a des antécédents de syndrome de Guillain Barré dans les 6 semaines qui ont suivi une vaccination contre la grippe. Pour les autres syndromes de Guillain Barré, de cause inconnue ou même associé à un autre vaccin que celui contre la grippe, la vaccination ne serait pas contre-indiquée. Dans tous les cas, il est sage de se référer aux recommandations des autorités de santé publique de son pays ou encore de demander l’avis de son médecin.

La meilleure façon de prévenir une infection est de bien la connaître. Nous vous suggérons les pages suivantes pour plus d’informations:

Abonnez-vous pour rester informé. Nous sommes aussi sur Twitter (pandemiegrippe)

Sources: Wikipedia, CDC,  France-Info.com, AMC.ca, Grippe A H1N1: calculez vos risques d’en mourir. Protocole d’immunisation du Québec

written by Michel \\ tags: , , , , ,


Leave a Reply

/body>