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nov 22
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L’Institut de santé publique de Norvège a informé l’Organisation mondiale de la santé qu’il avait détecté trois virus mutants de la grippe A H1N1 d’origine porcine. Deux de ces patients sont décédés et un troisième a été gravement malade. Après avoir analysé plus de 70 autres virus les chercheurs n’ont pas trouver d’autres mutations. Le virus mutant demeure sensible à l’oseltamivir (Tamiflu) et au zanamivir (Relenza). De plus, le vaccin contre la grippe A H1N1 pandémique protège du virus de la grippe A H1N1 mutant.
D’autres virus de la grippe mutants ont été détectés depuis avril dans différents pays: Brésil, Chine, Japon, Mexique, Ukraine et États-Unis.
Le virus de la grippe A H1N1 est composé de 8 brins d’ARN. Une mutation est une modification de la séquence d’un brin d’ARN. Cette modification conduit à la fabrication de protéines différentes qui a leur tour modifient les caractéristiques du virus. Ainsi le virus peut montrer une adhérence augmentée aux cellules pulmonaires ou encore une résistance augmentée à certains antiviraux comme le Tamiflu. De plus une modification plus importante pourrait théoriquement rendre le vaccin actuellement administré inefficace particulièrement le vaccin sans adjuvant. On sait que le vaccin avec adjuvant aurait la propriété de conférer une immunité partielle en cas de mutation légère du virus de la grippe.
La signification de cette mutation n’est pas claire car des virus mutants ont été retrouvés chez des individus gravement malades et chez d’autres dont l’atteinte était légère. Aussi, plusieurs cas sévères ne sont pas infectés par le virus de la grippe mutant.
La surveillance actuelle n’a pas montré que ce virus de la grippe A H1N1 mutant était associé à une augmentation du nombre de cas, de plus de complications ou encore d’une augmentation de la mortalité.
Les laboratoires de l’OMS monitorent étroitement les virus de la grippe A H1N1 dans le monde et surveillent toute mutation qui pourrait avoir des conséquences importantes sur la santé publique.
Source: OMS