Le vaccin contre la grippe saisonnière augmente l’efficacité du vaccin contre la grippe A H1N1 2009 d’origine porcine.

Selon une récente étude qui vient d’être publiée par des chercheurs de la compagnie Novartis dans la revue Science Translational Medicine, le fait d’avoir reçu le vaccin contre la grippe saisonnière augmenterait la réponse immunitaire au vaccin contre la grippe A  H1N1 d’origine porcine 2009.

Cette étude, menée chez des furets a montré que le fait d’avoir été infecté par le virus de la grippe saisonnière, ou encore d’avoir été vacciné auparavant contre la grippe saisonnière, sensibiliserait le système immunitaire provoquant par la suite une réponse immunitaire augmentée lors de la vaccination contre la grippe pandémique A H1N1. Le furet a été utilisé car il s’agit d’un modèle animal fiable pour prédire l’efficacité des vaccins contre la grippe chez l’homme. L’effet du vaccin contre la grippe saisonnière a été évalué lorsqu’administré  un mois avant la vaccination contre la grippe pandémique.

Des études antérieures avaient montré que la seule vaccination contre la grippe saisonnière ne protégeait donc pas contre le virus de la grippe A H1N1. Par contre, les furets qui avaient reçu le vaccin contre la grippe saisonnière un mois avant le vaccin contre la grippe AH1N1, avaient des taux d’anticorps plus élevés et étaient mieux protégés contre le virus de la grippe A H1N1.

Source: LePoint.fr

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Grippe A H1N1 2009 d’origine porcine en Algérie: le vaccin Arepanrix du Canada suscite la méfiance en Algérie.

Bien que 700 000 doses de vaccin contre la grippe A H1N1 Arepanrix de la compagnie Glaxo Smith Kline (GSK) aient été importées du Canada depuis 2 semaines, le laboratoire de qualité (LCQ) de l’Institut Pasteur d’Algérie (IPA) et le Laboratoire national de contrôle des produits pharmaceutiques (LNCCP) n’ont toujours pas donné leurs accords à leur utilisation.  Ces retards alimentent les rumeurs voulant que l’innocuité  du vaccin canadien soir remise en cause. Des lots du même vaccin avaient été retirés du marché au Canada et en France.  L’Institut Pasteur aurait commandé  en tout 20 millions doses. De plus le personnel médical de l’Algérie est hésitant à se faire vacciner ce qui n’arrange rien.

Le virus fait de plus en plus de victimes  avec un total de 32 cas mortels et au moins 8 000 cas probables, dont 553 cas confirmés, selon un bilan sur la situation épidémiologique de cette grippe en Algérie, de jeudi soir par le ministère de la Santé de la Population et de la Réforme hospitalière. L’hôpital El Kettar, centre de référence, se trouve débordé et le personnel médical ne sait plus où donner de la tête.

Les craintes de syndrome de Guillain-Barré sont injustifiées selon les autorités. Les systèmes de surveillance actuels n’ont pas permis de mettre en évidence une augmentation du risque de syndrome de Guillain-Barré comme lorsque la campagne de vaccination contre un virus de grippe porcine A H1N1 avait été interrompue en 1976. Il faut dire que les craintes de syndrome de Guillain-Barré associées à l’adjuvant ne peuvent être reliées à la campagne de vaccination de 1976 car à cette époque le vaccin utilisé ne contenait pas d’adjuvant. Enfin, on évalue que le risque de syndrome de Guillain-Barré après une grippe pourrait être de 10 fois supérieur au risque d’être vacciné.

Le vaccin  contre la grippe peut exceptionnellement provoquer des allergies graves de type anaphylactique. Il s’agit d’une allergie qui commence habituellement dans les minutes qui suivent une vaccination et qui est rapidement progressive. La plupart du temps des réactions cutanées sous forme de plaques rouges avec démangeaisons ou prurit sont présentes en peu partout sur le corps. On remarque aussi d’autres symptômes possibles comme de l’enflure (oedème) au visage, des difficultés respiratoires ou une chute de tension artérielle avec choc. Parfois le tableau est aussi accompagnée de symptômes digestifs comme des nausées, des vomissements ou de la diarrhée. Ce type d’allergie soit être rapidement pris en charge par un médecin ou une infirmière qualifiée qui, la plupart du temps devra administrer de l’adrénaline en urgence ainsi que d’autres médicaments. Il existe un réel risque de décès lorsque le traitement n’est pas effectué. Ces allergies constituent un risque lors de toute vaccination, et elle ne seraient pas plus fréquentes avec le vaccin contre la grippe A H1N1 tel que l’Arepanrix.

La campagne de vaccination contre la grippe A H1N1 en Algérie sera gratuite et sur une base volontaire. Les personnes seront vaccinées dans un ordre qui correspond à leur catégorie de risque. Il s’agit par ordre de priorité:

  • du personnel de santé des secteurs public, parapublic et privé;
  • des femmes enceintes;
  • du personnel assurant le maintien des activités essentielles et stratégiques, dont les corps constitués;
  • les patients, adultes et enfants atteints de pathologies chroniques;
  • les enfants et adolescente âgés de plus de six mois à 24 ans et l’entourage des nourrissons de moins de six mois.

Les femmes enceintes présentes un groupe prioritaire car selon certains résultats de surveillance, elles courent un risque de 4 à 10 fois plus élevé de devoir être hospitalisées en unité de soins intensifs et 7 à 10% des cas hospitalisés sont des femmes au deuxième ou au troisième trimestre de la grossesse.

Le vaccin avec adjuvant est celui qui a été le plus utilisé au Canada mais lorsque le vaccin sans adjuvant a été disponible c’est le vaccin contre la grippe A H1N1 sans adjuvant qui a été privilégié pour la vaccination des femmes enceintes. Cette recommandation était basé sur le fait que le vaccin Arepanrix avec adjuvant n’avait pas été évalué de façon extensive chez les femmes enceintes. Ajoutons que plusieurs experts avaient recommandé l’utilisation du vaccin avec adjuvant chez les femmes enceintes lorsque ce vaccin était le seul disponible, particulièrement à partir du deuxième et du troisième trimestre. Ils estimaient que les risque associés au virus de  la grippe A H1N1 chez les femmes enceintes en deuxième te troisième trimestre de grossesse dépassaient les risques associés au vaccin même avec adjuvant.

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Référence: La Tribune

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Qui a peur de la grippe A H1N1? Autopsie d’une pandémie.

La grippette du Dr Debré a tué 145 personnes en France depuis le début de la pandémie. Le virus de la grippe A H1N1 d’origine porcine 2009 a perdu du terrain dans la plupart des pays de l’hémisphère nord sauf en France. La deuxième vague de cette première pandémie du XXIe siècle tire à sa fin.

Le bilan de cette pandémie montrera certainement que le nerf de la guerre était les communications. Quelles ont été les principales erreurs des hommes publics et de nos dirigeants? Le palmarès des erreurs pourrait s’établir ainsi:

1. L’annonce d’une pandémie mondiale par l’Organisation mondiale de la santé alors que plusieurs pays n’avaient que quelques cas. On a oublié que tous les pays du monde ne sont pas nécessairement en phase VI de la pandémie simultanément.

2.  Les tentatives maladroites des autorités de santé publique pour d’abord rassurer la population, en disant que la grippe A H1N1 n’était pas plus virulente que la grippe saisonnière pour en suite se raviser et tenter de convaincre la population qu’étant donné les risques de complications, tout le monde devait se faire vacciner.

3. L’administration de ces fameux vaccins contre la grippe A H1N1 qui s’est faire de façon tout à fait chaotique dans plusieurs pays. Mauvaise communications pour cibler les groupes à risque de façon claire. Modalités de vaccination confuses et continuellement en changement.

4. Manque de communication encore une  fois pour expliquer à la population les avantages et les inconvénients des fameux adjudants.

5. Annonce par Jean-Jacques Crèvecoeur de catastrophes. Les premières doses de vaccin A H1N1 administrées en France devaient contenir des virus vivants de la grippe A H5N1. On devait ensuite vacciner la population avec le vaccin de la grippe porcine A H1N1 ce qui aurait, toujours selon ce philosophe, conduit à un réassortiment des deux virus  pourt produire une grippe mortelle comme la grippe H5N1 (60 des patients infectés sont morts) avec la contagiosité de la grippe porcine A H1N1.

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Quel est votre QI pour la grippe porcine A H1N1?

Beaucoup de choses, trop de choses, se sont dites au sujet de la grippe A H1N1. La deuxième vague de grippe rire à sa fin dans plusieurs pays de l’hémisphère nord alors que l’hémisphère sud est en été. Les campagnes de vaccination sont avancées.

Il est temps de commencer à faire le bila de ce qui est la première pandémie de grippe du XXI siècle. Alors voici un petit test pour vérifier vos connaissances. Accordez-vous un point par bonne réponse.

1. Quel a été le premier pays a identifier le virus de la grippe porcine A H1N1 2009?

Le laboratoire de santé publique de Winnipeg au Canada.

2. Pourquoi le virus de la grippe aviaire A H5N1 n’est pas devenu le virus de la grippe pandémique, comme tout le monde le pensait?

Le virus de la grippe aviaire A H5N1 n’a jamais réussi à se transmettre facilement d’une  personne à l’autre comme le virus de la grippe A H1N1 en est capable.

3. Pourquoi les personnes âgées n’ont-elles pas été vaccinées en premier comme c’est la cas habituellement avec le virus de la grippe saisonnière?

Des études ont montré que jusqu’à 30% des personnes âgées avaient au moins une protection partielle contre le virus de la grippe porcine. On croit que ce sont les personnes qui ont été exposées au virus de la grippe  H1N1 en 1957.

4. Pourquoi les plans de lutte contre la pandémie ont-ils paru inadéquats et ont-ils dû être modifiés?

Les plans de pandémie étaient basés sur l’hypothèse que la pandémie de grippe serait beaucoup plus virulente. Les modalités de contrôle et de prévention ont été ajustées en conséquence. De plus, les différents pays n’ont pas tous été au même niveau pandémique en même temps. Aussi, des mesures adaptées à la phase 6 paraissaient inappropriées pour un pays qui n’avait que quelques cas.

5. Pourquoi le vaccin contre la grippe A H1N1 a-t-il été si long à préparer?

Les compagnies pharmaceutiques étaient à terminer la préparation du vaccin contre la grippe saisonnière, c’est ce qu’elles ont fait avant de commencer la fabrication du vaccin contre la grippe pandémique. de plus il a fallu identifier le virus, l’isoler et préparer les souches avant de le distribuer à toutes les compagnies pharmaceutiques. Enfin, pour encore compliquer la fabrication, la culture du virus sur des oeufs de poulet n’a pas donné les rendements escomptés.

6. Pourquoi plusieurs compagnies ont ajouté des adjuvants dans la fabrication de leur vaccin?

L’utilisation d’adjuvant a té recommandée par l’Organisation mondiale de la santé pour augmenter la capacité de produire un plus grande nombre de vaccins avec la même quantité d’antigènes. De plus, il semblerait que même avec une quantité moindre d’antigènes, les vaccins avec adjuvant produisent une meilleure protection.

7. Quelle sera la protection accordée par le vaccin contre la grippe A H1N1?

La protection accordée par le vaccin contre la grippe A H1N1 variera entre 3 mois et quelques années. Pur l’instant il est très difficile de savoir avec précision la durée de cette protection. Selon les données connues pour le vaccin contre la grippe saisonnière, cette protection peut ne durer que 3 ou 4 mois dans le cas des personnes âgées et pourrait parfois aller jusqu’à quelques années. Il est possible que les vaccins avec adjuvant accordent une protection plus longue.

8. Qui devrait s’inquiéter au sujet du virus de la grippe porcine A H1N1?

Le virus de la grippe A H1N1 ne cause que très peu de complications et de décès. Bien qu’il faille être prudent, il n’y a aucune raison d’être inquiet à ce sujet.

9. Est-ce que la pandémie est terminée?

Non la pandémie de grippe n’est pas terminée bien que le nombre de cas soit en nette diminution. L’Organisation mondiale de la santé déterminera quand la pandémie sera terminée. Il est toujours possible d’avoir une troisième vague, surtout dans les pays où le taux de vaccination est faible.

10. Quel sera le virus  de la prochaine pandémie de grippe H1 ou H2 ou H3?

Les virus de la grippe qui causent des pandémies sont des virus du groupe A et ils alternent à chaque pandémie selon une certaine séquence: H1, H2 et H3. Si l’on se fie au passé la prochaine pandémie de grippe devrait être dans 10 à 40 ans et devrait être causée par un virus A H2.

Accordez-vous 1 point par bonne réponse. Faites le total de vos points. Interprétation des résultats:

  • entre 8 et 10 points: Vous êtes un vrai génie de la pandémie.
  • 7 0u 8 points: connaissances sont au-dessus de la moyenne mais restent à améliorer.
  • de 4 à 6 points: vous êtes dans la moyenne, ce qui n’est déjà pas mal.
  • 3 points et moins: vous êtes certainement bon dans autre chose mais la pandémie n’est pas votre rayon!

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Comment la grippe porcine A H1N1 2009 est différente de la grippe saisonnière.

Un des arguments souvent évoqués par les personnes qui refusent le vaccin contre la grippe A H1N1 est le fait que la grippe A H1N1 est semblable à la grippe saisonnière. Au début de la pandémie, les autorités de santé publique ont souvent affirmé devant la population qu’elle ne devrait pas s’inquiéter outre mesure car la mortalité de la grippe porcine 2009 était comparable à la grippe saisonnière et n’avait rien de semblable avec les grandes pandémies de grippe comme celle de la grippe espagnole.

Mais plusieurs mois ont passé et le virus de la grippe porcine A H1N1 est de plus en plus connu. On commence à cerner des différences entre le virus de la grippe pandémique et celui de la grippe saisonnière.

Une des premières constatations a été qu’environ 75% des victimes du virus de la grippe a H1N1 étaient  obèses. Ce facteur de risque de complication de la grippe porcine n’avait jamais été noté auparavant que ce soit avec le virus A H1N1 ou le virus de la grippe saisonnière. De plus, personne ne peut expliquer actuellement pourquoi les individus obèses ont un risque accru de complications de la grippe A H1N1.

On avait déjà mentionné que l’âge des victimes de complications des virus de la grippe saisonnière et l’âge des victimes du virus de la grippe porcine différaient. En effet, alors que les victimes de la grippe saisonnière sont en majorité des personnes âgées, 24 des 34 victimes de la grippe A H1N1 avaient moins de 50 ans et un seule avait plus de 60 ans. On a émis l’hypothèse que jusqu’à 30% des personnes nées avant 1957 pouvaient avoir été exposées à un virus semblable au virus de la grippe porcine A H1N1 et par conséquent pourraient avoir une certaine protection.

Des chercheurs viennent maintenant d’ajouter une autre différence entre les 2 virus de la grippe. Des scientifiques de l’Institut national de la santé (National Institutes of Health) et des responsables de la santé de la ville de New York ont étudié au microscope des tissus provenant de 34 personnes décédées des suites de la grippe porcine A H1N1 2009. Leurs recherches ont démontré que le virus de la grippe A H1N1 endommage l’ensemble des voies respiratoires, de la trachée aux alvéoles pulmonaires. C’est le même phénomène qui avait été constaté lors des pandémies de grippe de 1918 et 1957.

Dans l’ensemble des cas étudiés, la trachée et les bronches étaient enflammées et parfois gravement endommagées. Dans 18 cas, soit plus de la moitié, des lésions ont été observées dans les bronchioles et dans 25 cas, soit près des trois-quarts de l’échantillon, jusque dans les alvéoles pulmonaires.

La grippe saisonnière quant à elle, provoque généralement des lésions dans la trachée et les bronches, mais pas à l’intérieur des poumons.

La meilleure façon de prévenir une infection est de bien la connaître. Nous vous suggérons les pages suivantes pour plus d’informations:

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Source: AFP

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Le virus de la grippe porcine A H1N1 infecte aussi les chats et les chiens.

Comme si ce n’était pas assez le virus de la grippe A H1N1 infecte maintenant les chats, les chiens et même les furets.

On savait déjà que le virus de la grippe porcine A H1N1 2009 était composé de différents brins d’ARN en provenance de d’ARN humain, porcin et aviaire.

Étant donné que l’on sait que ce virus peut occasionner des infections graves chez les enfants et les femmes enceintes, les vétérinaires prennent très au sérieux  les récentes nouvelles qui font état d’animaux domestiques contaminés.

Le premier cas a d’abord été rapporté chez des furets, qui sont des animaux reconnus susceptibles au virus de la grippe.

Mais lorsque l’association vétérinaire américaine a annoncé le mois passé qu’un chat domestique  était infecté dans l’Iowa, les épidémiologistes  ont sourcillé. C’était la première fois qu’un chat attrapait le virus de l‘influenza.

Depuis ce temps, deux autres chats, dont un est mort, ont eu des tests positifs pour le virus de la grippe A H1N1.

De plus, des officiels chinois ont annoncé qu’ils avaient isolés le virus de la grippe A H1N1 chez deux chiens symptomatiques.

Selon le vétérinaire Tony Johnson, de l’École de médecine vétérinaire de l’Université de Purdue, il semble que les animaux domestiques ne présentent pas un risque pour leur propriétaire.

En réalité il semble que ce soit l’inverse, chaque chat qui a diagnostiqué avec la grippe porcine A H1N1 vivait avec un propriétaire qui avait eu  une maladie des voies respiratoires peu de temps avant. Il n’y a aucune preuve actuellement que le virus de la grippe peut passer d’un chat à un humain.

La même chose semble se produire avec les chiens positifs pour le virus de la grippe  porcine A H1N1 en Chine. Le ministère de l’Agriculture a rapporté que le virus retrouvé chez les chiens, dont la race et l’âge sont inconnus, était à 99% identique au virus de la grippe porcine humaine. Ceci suggère que le virus a été attrapé d’un humain. Pour constituer une menace pour les humains le virus devrait d’abord muter chez les chiens selon Feng Zijian du Centre de contrôle et de prévention des maladies de la Chine.

Il y a probablement plusieurs autres cas d’infection par le virus de la grippe A H1N1 chez les animaux domestiques parce qu’il est rare que des tests soient effectués pour détecter cette maladie et aussi parce que la grippe chez les animaux domestiques se manifeste par des symptômes semblables à d’autres maladies canines ou félines qui sont habituellement bénignes.

Ces symptômes sont de la léthargie, la perte de l’appétit, la fièvre, l’écoulement nasal, l’écoulement des yeux, la toux, les éternuements, et les difficultés respiratoires. Mais, comme chez les humains, certains chats et chiens développeront des pneumonies, et d’autres mourront.

Avec les scénarios de mutation des virus dont on parle dans les médias , certains mouvements de panique ne sont pas a surprenants.

Jusqu’à il y a seulement 5 ans, aucun virus de l’influenza n’était connu pour causer la grippe chez les chats et les chiens. Ceci est un peu surprenant, si l’on considère que  les virus de la grippe proviennent  des animaux de ferme et des animaux sauvages.

Cependant, l’actuelle  épidémie de grippe A H1N1 n’est pas la première à s’adapter suffisamment pour infecter les chiens.

En 2004, une grippe équine, H3N8, fût identifiée comme la cause d’une épidémie mortelle de maladies respiratoires chez des chiens de course greyhound en Floride.

Grippe chez les chiens

Sam, un chien rapporteur, est un chien en bonne santé aujourd’hui, mais alors qu’il n’était qu’un chiot au Texas, il fût atteint par ce que son éleveur croyait être une toux de chenil, la version canine d’un rhume.

Mais Sam avait quelque chose que personne ne pensait à chercher, un nouveau virus qui posait un risque sérieux pour les très jeunes chiots , les chiens très vieux et les chiens immunosupprimés.

Il a passé le mois suivant dans une école vétérinaire du Texas à lutter pour rester en vie. Il a survécu mais il est demeuré faible et a pris plusieurs semaines à récupérer après cette grippe.

Le microbe qui a presque tué Sam était un virus de la grippe H3N8. Au départ on pensait que ce virus attaquait uniquement les chevaux, mais ce virus s’est adapté pour causer des maladies chez d’autres espèces dont les chiens.

Quand les chercheurs ont commencé à rechercher les virus H3N8 chez les chiens , ils ont trouvé des chiens porteurs du virus  dans 30 états américains (incluant la Californie et le  District of Columbia). Cette large distribution suggérait que le virus s’était répandu à l’insu de tous depuis un certain temps.

Le virus est actuellement connu comme la grippe canine, est passé inaperçu probablement parce que ses symptômes miment la toux de chenil, une maladie commune habituellement bénigne qui fait elle-même partie d’un groupe de maladies respiratoires fréquentes chez les chiens.

La grippe canine est habituellement une maladie bénigne avec des symptômes typiques de toux, de léthargie, fièvre et d’écoulement nasal.

Mais pour  certains chiens, comme pour Sam, ce risque est bien plus grand. Comme chez les humains, il y a un risque d’infection bactérienne secondaire qui peut devenir sérieuse. Ce risque est au maximum chez les très jeunes chiots, les chiens âgées et les chiens dont l’état immunitaire  est compromis.

Les chercheurs de l’Université de l’Iowa estiment que 80% des chiens infectés ont des symptômes. Les 20% qui n’ont pas de symptômes peuvent quand même contaminer d’autres chiens. Environ 10% des chiens infectés développeront une pneumonie et environ entre 1 et 5% en mourront.

Bien que des vaccins contre la grippe canine soient disponibles en mai, ils seront loin d’être parfaits. Les vaccins peuvent empêcher le chien d’être malade, mais parfois ils peuvent seulement rendre les symptômes moins sévères ou encore raccourcir la période de temps où le chien est malade et par conséquent,  la période de contagiosité.

Malheureusement, ils ne préviennent pas l’infection par le virus de la grippe canine, ce qui veut dire que les chiens vaccinés  pourraient quand même transmettre la maladie aux autres chiens même s’ils ne montrent aucun symptôme.

Des vétérinaires pensent que l’on ne devrait pas considérer le nouveau vaccin contre la grippe canine comme un vaccin essentiel qui devrait être donné à tous les chiens, mais plutôt un vaccin qui pourrait être utile dans les refuges pour chiens, les chenils ou les autres endroits où plusieurs chiens vivent dans des espaces restreints en grand nombre.

Les propriétaires de chiens qui fréquentent les parcs à chien, les écoles de dressage, qui se font garder , et qui font des compétitions devraient discuter avec leur vétérinaire de l’opportunité de faire vacciner leur animal.

Les propriétaires de chiens qui s’inquiètent au sujet de la grippe canine ou de la grippe A H1N1 pour leur chien, devraient surveiller les symptômes précoces, comme la toux ou l’écoulement nasal. Un chien avec de la fièvre au-dessus de 104 F (ou 40 C) , de la léthargie, un écoulement nasal verdâtre, ou de la difficulté à respirer présente un risque élevé de développer des complications et devrait être immédiatement examiné par un vétérinaire.

Source: San Franscisco Chronicle

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Le Vietnam se méfie du vaccin contre la grippe porcine A H1N1 2009 canadien.

Un quotidien vietnamien rapporte que les autorités de santé publiques du VietNam craignent de recevoir des lots de vaccins de piètre qualité comme ceux qui ont été retirés du marché au Canada.

On dit que 2 lots de vaccin contre la grippe A H1N1 de la compagnie GlaxoSmithKline, ont été retirés du marché au Canada alors que l’on soupçonnait qu’ils puissent être de mauvaise qualité et qu’ils aient causé  un taux anormalement élevé de réactions secondaires. Le ministère de la santé  a demandé à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) d’émettre une recommandation officielle pour le VietNam.

Toujours dans le même quotidien on affirme que 2 personnes sont mortes au Canada suite à l’utilisation du vaccin Arepanrix et 4 autres seraient décédées en Chine. (En réalité un seul lot a été retiré du marché au Canada et l’OMS a annoncé que les quelques décès survenues après l’administraiton de vaccins contre la grippe A H1N1 n’étaient pas reliés aux vaccins eux-mêmes)

Le Vietman a importé environ 1.2 million de doses du vaccin A H1N1. GlaxoSmithKline, via l’OMS, fournit le vaccin contre la grippe pour le Vietnam et le Canada.

Le Vietnam a suggéré à l’OMS Vietnam de lui fournir un lot différent de vaccin contre la grippe A H1N1 ou de s’approvisionner auprès d’un autre fournisseur pour garantir la sécurité des vietnamiens au cas où le vaccin proviendrait du même lot que celui du Canada.

Plus de 60 millions de personnes ont maintenant reçu le vaccin contre la grippe A H1N1 dans 40 pays.

Jusqu’à maintenant le Vietnam a rapporté 11,000 cas de grippe porcine A H1N1 2009 dont 44 décès.

Source: Saigon GPDaily et Saigon GPDaily

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Votre ordinateur est-il vacciné contre le virus A H1N1?

On connaît depuis longtemps les charlatans qui se font payer pour faire peur au monde avec le vaccin A H1N1. Ensuite les organismes de surveillance et de contrôle ont mis en garde la population contre les faux médicaments (oseltamivir ou Tamiflu) en vente sur Internet. Voici maintenant que les Centers for Diseases Control and Prevention (CDC) des États-Unis ont émis un avertissement au sujets de courriels, qui demandent à des adultes de créer un profil personnel pour la vaccination H1N1 sur le site web cdc.gov.

Ces emails sont des spams  fabriqués par des hackers pour transmettre des virus informatiques.

Le CDC n’offre pas un tel programme de vaccination.

Source: WashingtonPost

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Les femmes enceintes sont 4 à 5 fois plus à risque de complications de la grippe A H1N1.

Selon une étude publiée par l’Institut de veille sanitaire les femmes en âge de procréer constituent 21% de la population de la France. Comparée au reste de la population les femmes enceintes sont de 4 à 5 fois plus à risque de développer des complications de la grippe porcine A H1N1 2009 que le reste de la population. Le risque est maximum en fin de grossesse mais persiste aussi après l’accouchement. C’est pourquoi les femmes enceintes constituent un des groupes les plus prioritaires pour la vaccination contre la grippe porcine A H1N1 2009.

Ce phénomène avait aussi été remarqué lors des pandémies de grippe précédentes. Lors de la pandémie de grippe espagnole de 1918, plusieurs sources font état d’une létalité très élevée (23 à 45%) parmi les femmes enceintes.

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La grippe porcine A H1N1 2009 et la grippe saisonnière ne sont pas comparables.

Un des arguments des personnes opposées à la vaccination contre la grippe est que de toute façon la grippe A H1N1 2009 d’origine porcine est comparable à la grippe saisonnière. Alors s’ils ne se font pas vacciner contre la grippe saisonnière à chaque année pourquoi se feraient-ils vacciner contre la grippe pandémique?

Cet argument est basé sur le fait que l’on compare souvent la mortalité de la grippe porcine à celle de la grippe saisonnière. Les autorités de santé publique n’ont pas toujours aidé à informer le public lorsqu’au début de la pandémie de grippe, elles ont tenté de rassurer la population en disant que le virus de la grippe porcine n’était pas plus virulent que celui de la grippe saisonnière. Maintenant le même argument est repris par ceux qui sont réticents à se faire vacciner.

La comparaison des ces deux grippes nous apprend qu’elles sont différentes et voici pourquoi.

Le virus de la grippe saisonnière subit de légères mutations à chaque année. C’est la raison pour laquelle l’Organisation mondiale de la santé (OMS) doit donner son avis 2 fois par année sur la prochaine composition du vaccin contre la grippe saisonnière.  Un avis concerne la composition du vaccin contre la grippe pour l’hémisphère sud et l’autre pour l’hémisphère nord. Étant donné que les changements du virus sont mineurs les personnes déjà exposées à un virus semblable au cours des années antérieures gardent une protection partielle pendant plusieurs années. Ce qui fait que tout le monde n’a pas le même risque d’attraper la grippe saisonnière à chaque année.

Le virus de la grippe porcine A H1N1 2009 a subit une mutation plus importante que celles des virus de la grippe saisonnière. Ce changement implique que peu de personnes peuvent se dire naturellement protégées. Selon, certaines études un virus semblable aurait circulé autour des années 1957. Ceci entraîne qu’un certaine proportion des personnes nées avant 1957 auraient une protection partielle contre le nouveau virus de la grippe porcine 2009. Environ 30% des personnes nées avant 1957 pourraient avoir cette protection. Les autres, et celles nées après 1957 n’ont pas de protection naturelle contre le virus de la grippe porcine 2009.

En pratique ceci explique que la vulnérabilité à la grippe porcine A H1N1 2009 est très différente de celle de la grippe saisonnière. Alors que pour la grippe saisonnière un certain pourcentage de personnes de tout âge est partiellement protégé, pour la grippe porcine A H1N1 seules un tiers des personnes âgées le seraient.

Cette réceptivité supérieure des jeunes personnes et des enfants modifie l’épidémiologie de la maladie.

Comme plus de personnes n’ont aucun anticorps contre la grippe porcine A H1N1, le nombre de personnes qui risquent d’être infectées est supérieur. Selon les estimations des experts, environ 3 fois plus de personnes feront la grippe A H1N1 cette année que pendant une saison de grippe saisonnière régulière.

La grippe pandémique évolue par 2 ou 3 vagues successives. Lorsqu’il y aura suffisamment de personnes immunisées, soit naturellement suite à avoir fait la maladie ou encore suite à avoir été vacciné, le virus de la grippe porcine ralentira sa transmission. Les vagues cesseront mais le virus demeurera quand même en circulation dans la population. Les experts prévoient que dans les prochains mois ou années, à peu près tout le monde finira par être en contact avec le virus de la grippe porcine 2009.

Même si la virulence était identique à celle de la grippe saisonnière, il serait logique de s’attendre à avoir environ 3 fois plus de complications et de décès causés par la grippe porcine, simplement par le fait que trois fois plus de personnes seront infectées.

La comparaison des taux de complications et de mortalité secondaires aux virus de la grippe saisonnière est de la grippe porcine 2009 est à toute fin pratique impossible. La grippe saisonnière n’a jamais été surveillée de la façon dont la grippe porcine A H1N1 l’est actuellement. Dans les années passées, plusieurs décès étaient attribués à des surinfections pulmonaires comme des pneumonies sans que personne ne pense à chercher si le virus de la grippe saisonnière pouvait être l’infection primaire à l’origine de la surinfection bactérienne. Selon l’OMS plus de 250 000 à 500 000  personnes  pourraient mourir de la grippe saisonnière à chaque année dans le monde.

Est-il possible de banaliser une infection qui tue de 250 000 à 500 000 personnes et qui risque d’en tuer trois fois plus au cours de la prochaine année?

D’autres différences permettent de distinguer les virus de la grippe saisonnière de ceux de la grippe porcine 2009. Au Canada, on a remarqué que l’âge médian des personnes hospitalisées pour la grippe porcine A H1N1 était de 26 ans, soit 45 ans plus jeunes que celles hospitaliées pour une infection par le virus de la grippe saisonnière pendant la saison 2007-2008.

Pour les individus aux soins intensifs suite à une infection par le virus pandémique, leur âge médian est de 45 ans soit 23 ans plus jeune  que ceux traités aux soins intensifs pour des complications du virus de la grippe saisonnière pendant la saison 2007-2008.

Les personnes qui ont succombé à une infection causée par le virus de la grippe porcine étaient  âgées de 54 ans comparativement à 82 ans pour la grippe saisonnière.

Dans le cas de la mortalité directe,  des données récemment publiées dans PLoS suite à des observations en Nouvelle-Calédonie et à l’île Maurice, portent à croire que le taux de mortalité par syndrome de détresse respiratoire aiguë serait d’environ 1 décès par 10 000 personnes infectées. Ce taux serait ainsi  100 fois supérieur à ce qui est observé normalement avec le virus de la grippe saisonnière. Il s’agit d’une autre différence importante entre le virus de la grippe saisonnière et le virus de la grippe pandémique.

En fait la question n’est pas de savoir laquelle des deux grippes est plus dangereuse mais si le risque de complications secondaires au virus de la grippe porcine A H1N1 2009 est supérieur au risque de recevoir le vaccin. Avec les données actuelles, il est clair que le risque de mourir suite à être vacciné est de loin inférieur au risque de mourir de la grippe A H1N1. Bien entendu, les deux risques sont minimes et même la personnes qui refuse de se faire vacciner ne devrait pas s’inquiéter de façon exagérée.

La meilleure façon de prévenir une infection est de bien la connaître. Nous vous suggérons les pages suivantes pour plus d’informations:

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