déc 02

C’était à prévoir, des erreurs de vaccination contre la grippe A H1N1 se sont produites et se se produiront encore.  C’est le lot des campagnes de vaccination massives. Des vaccins avec adjuvant seront administrés aux femmes enceintes et des individus seront vaccinées deux fois. Pour l’instant l’erreur qui retient l’attention des médias est la vaccination d’enfants avec des doses supérieures à ce qui est prévu pour leur âge. C’est ainsi que cinq enfants, dont un âgé de 22 mois, ont reçu 1 millilitre de vaccin au lieu des 0,25 ml recommandé. Il s’agit donc de 4 fois la dose normale de vaccin pour cet âge.

Bien que les enfants soient sous haute surveillance, il semble que pour l’instant  aucun effet secondaire du vaccin  contre la grippe A H1N1 n’a été noté.  Il est peu probable que des réactions systémiques soient déclenchées par l’administration d’une telle dose de vaccin. Par contre, une réaction locale plus importante ne serait pas surprenante.

De telles erreurs sont humaines et même le meilleur système de vaccination ne pourra les éviter complètement.

Il n’en demeure pas moins que la quantité d’antigènes auquel le corps est exposé lorsqu’une double dose de vaccin contre la grippe A H1N1 est administrée ne dépasse en aucune façon la quantité d’antigènes présente lors d’une infection naturelle par le virus de la grippe porcine A H1N1 2009.

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déc 02

Les États-Unis et le Canada remarquent une diminution du nombre de cas de grippe A H1N1 depuis quelques semaines. Les experts internationaux consultés par les autorités de santé publique américaines sont partagés quant à la possibilité d’une troisième vague du virus de la grippe porcine après les Fêtes.

Un des facteurs déterminants sera la proportion de personnes protégées contre le virus de la grippe A H1N1. Il y a seulement 2 moyens d’être protégé contre le virus de la grippe A H1N1 :soit de faire la maladie ou encore d’être vacciné. Plus la proportion de personnes immunisées, naturellement ou par le vaccin est grande, plus la transmission du virus dans une population est limitée. Par conséquent, un cas de grippe entraîne moins de cas secondaires et l’épidémie ou l’éclosion s’éteint d’elle-même. Par exemple, on peut raisonnablement penser que la troisième vague du virus de la grippe pandémique sera  limitée au Québec, car la couverture vaccinale atteint déjà presque 40%. Si on ajoute les personnes déjà immunisées naturellement c’est quasiment 50% de la population qui est probablement déjà protégée. Alors une personne infectée par le virus de la  grippe A H1N1, qui donnait auparavant 2 cas secondaires, ne pourra donner qu’un seul cas secondaire si le nombre de personnes réceptives à la maladie est réduit de moitié. Dans ce contexte,  une éventuelle troisième vague sera à la limite de s’éteindre d’elle-même.

Tout ceci est théorique mais plausible. Dans la réalité plusieurs facteurs viennent compliquer l’équation. Un de ces facteurs, et non le moindre, est le degré de protection accordé par le vaccin. La protection des vaccins contre la grippe varie selon plusieurs facteurs.

Premièrement il y a votre âge. Les jeunes enfants et les adultes de plus de 40 ou 50 ans ont l’habitude de développer moins d’anticorps que les autres.

Les mutations du virus de la grippe porcine A H1N1 2009 sont aussi susceptibles de modifier la donne. Il suffit qu’une mutation modifie suffisamment le virus pour qu’il devienne  résistant aux antiviraux comme l’oseltamivir (Tamiflu) et que les traitements deviennent vite inefficaces. On sait que le virus de la grippe porcine est déjà résistant à l’antiviral qui était utilisé auparavant soit l’amantadine. D’ailleurs des recommandations de restreindre au strict minimum l’utilisation des antiviraux en prophylaxie ont déjà été émises dans le but de limiter le risque de développement de résistances.

Une mutation du virus de la grippe pourrait aussi risquer  de diminuer l’efficacité du vaccin contre la grippe A H1N1. On sait que les anticorps développés contre le virus A H1N1 de l’automne 2008  ne protègent pas contre  le virus de la grippe porcine  A H1N1 2009. Ainsi si le virus se modifie suffisamment, l’efficacité du vaccin qui est administré actuellement pourrait théoriquement diminuer. De combien? Cela dépend jusqu’à quel point le virus se modifie. Plus la mutation du virus est importante plus l’efficacité du vaccin contre la grippe est menacée.

Jusqu’à tout récemment, l’organisation mondiale de la santé affirmait que la surveillance avait montré que le virus de la grippe porcine 2009 ne s’était pas modifié. Par contre récemment, des mutations appelées 222 ont été découvertes en Ukraine, en Norvège, en Chine, au Brésil, au Japon, au Mexique et aux États-Unis. En France, l’Institut national de veille sanitaire (InVS) a annoncé la présence d’une mutation du virus de la grippe A H1N1 sur deux patients décédés. L’un des patients décédés en France présentait aussi une résistance à l’un des médicaments antiviraux, l’oseltamivir. Ce cas de résistance est le premier signalé en France.

Pour l’instant les experts sont unanimes, la vaccination demeure le meilleur moyen de prévenir la grippe. Les personnes qui auront été vaccinées avec un vaccin contenant un adjuvant pourraient être avantagées. En effet, certaines études ont montré que les anticorps formés suite à l’administration d’un vaccin contenant un adjuvant pouvaient aussi protéger contre des variations mineures du virus de la grippe.

La meilleure façon de prévenir une infection est de bien la connaître. Nous vous suggérons les pages suivantes pour plus d’informations:

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