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Il y a des cas de grippe A H1N1 autour de vous ou dans votre communauté? Vous toussez et vous faites de la fièvre? Si en plus vous avez des courbatures, des maux de tête ou des symptômes généraux, vous avez probablement la grippe A H1N1. Vous n’avez probablement même pas besoin de prélèvement pour confirmer qu’il s’agit du virus de la grippe A H1N1. De plus, le résultat du prélèvement arrivera probablement trop tard pour être utile.
Une fois que l’infection est probable, une autre information importante est depuis quand les symptômes ont-ils débuté. En effet, bien que le traitement des cas hospitalisés puisse être commencé plus de 48 heures après le début des symptômes, les experts s’entendent pour dire que pour les patients ambulants un traitement avec le Tamiflu devrait être débuté dans les 48 heures qui suivent l’apparition des premiers symptômes. Plus encore, des recherches ont montré que pour une efficacité maximale, le Tamiflu,ou oseltamivir, devrait être commencé dans les heures qui suivent le début des symptômes. Le virus de la grippe détruit très rapidement les cellules de l’épithélium respiratoire et après 48 heures il est habituellement trop tard pour que le Tamiflu puisse les protéger.
Si vous avez des symptômes typiques de la grippe, et que ces symptômes ont débutés depuis moins que 48 heures, il vous est possible, si vous demeurez en France, de recevoir gratuitement du Tamiflu. Mais est-ce bien nécessaire? La France met à la disposition de toute personne qui présente des symptômes de la grippe A H1N1 un traitement gratuit avec l’oseltamivir ou Tamiflu. Ce traitement est dans beaucoup de pays réservé aux personnes avec des facteurs de risques de complications.
Il s’agit des adultes et enfants atteints de certaines affections chroniques suffisamment graves pour qu’un suivi médical régulier ou des soins hospitaliers soient justifiés. Ces personnes peuvent être atteintes des affections suivantes :
- les affections cardiaques ou pulmonaires (notamment la dysplasie bronchopulmonaire, la fibrose kystique du pancréas et l’asthme)
- le diabète sucré
- le cancer, l’immunodéficience, l’immunodépression (due à une maladie sous-jacente ou à un traitement)
- une néphropathie
- l’anémie ou une hémoglobinopathie
- les affections qui compromettent l’évacuation des sécrétions respiratoires et qui sont associées à une augmentation du risque d’aspiration
- les affections nécessitant la prise d’acide acétylsalicylique pendant de longues périodes chez les enfants et les adolescents
- les personnes hébergées dans des maisons de santé et d’autres centres de soins de longue durée, quel que soit leur âge
- les personnes âgées de 65 ans et plus
- les femmes enceintes (surtout dans les 2 derniers trimestres et dans les 4 semaines après l’accouchement)
- les enfants en santé âgés de moins de 23 mois
- les personnes avec une obésité morbide pourraient aussi être des personnes vulnérables selon certaines données.