jan 08

Depuis le  début de l’année, c’est 7 personnes qui ont été tuées par le virus de la grippe A H1N1 en Algérie. Au total, c’est 54 décès causés par le virus de la grippe A H1N1 depuis le début de la pandémie de grippe en 2009.

Selon le système de surveillance, en Algérie,  62 nouveaux cas de grippe A H1N1 de sont ajoutés depuis le début de l’année 2010 pour un total de 808 cas confirmés.

Quant au nombre de cas estimés mais non confirmés, on les a évalué à 100.000 pour le seul mois de décembre 2009 soit 30 000 de plus qu’en novembre.

Depuis le 30 décembre 2009, une campagne de vaccination contre la grippe A H1N1 est en cours en Algérie sur fond de controverse. L’Algérie a reçu  1,345 million de doses du vaccin contre le virus A H1N1, sur un total de 20 millions de doses commandées auprès de la filiale canadienne du laboratoire pharmaceutique britannique GSK et dont la livraison doit s’étaler jusqu’à mai 2010,

La polémique sur l’utilisation du vaccin contre la grippe A H1N1 a été attisée après la mort d’une femme médecin à l’hôpital de Sétif.

La Dre Loubna Rezig, 35 ans, était chef de service de réanimation de l’hôpital Saadna à Sétif. Elle est morte 30 heures après avoir reçu le vaccin contre la grippe A H1N1 . Selon les informations disponibles, le médecin jouissait d’une parfaite santé.

Les craintes engendrées par ce décès d’origine inconnu et les protestations entamées  par les médecins donnent beaucoup de fil à retordre aux intentions du  ministère pour la prévention de la grippe A H1N1.

Avec la  grève illimitée des spécialistes  de la santé publiques et des praticiens depuis 4 jours, décidément le système de santé est sous tension en Algérie.

On se renvoie la balle entre les médecins et le ministère de la santé pour expliquer l’échec de la campagne de vaccination contre la grippe A H1N1.  Les médecins font la grève  et accuse la direction de la santé publique de vouloir prendre la place du Conseil de l’ordre tandis que le ministère leur reproche leur manque de collaboration.

Au rythme ou vont les choses, la campagne risque fort d’arriver trop tard pour prévenir la deuxième vague de grippe pandémique.

Sources: Romandie News Le Quotidien d’Algérie Liberté

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nov 27

La progression du virus de la grippe A H1N1 s’accélère en France où, seulement au cours de la dernière semaine, on a dénombré 22 morts dont une fillette de 9 ans.

La fillette présentait un syndrome grippal qui s’est aggravé durant le week-end. Lundi soir ses parents l’ont  transporté à l’urgence. À son arrivée à l’hôpital, vers minuit, elle était encore consciente mais son état s’est brutalement aggravé pour finalement aboutir à un arrêt cardio-respiratoire. Une autopsie sera être pratiquée.

Le nombre total de décès causés par le virus de la grippe A H1N1 est ainsi porté à 68 en France, selon l’Institut de Veille Sanitaire. De plus,  environ 750000 personnes auraient consulté pendant la dernière semaine pour des symptômes d’allure grippale. Un premier cas de résistance à l’oseltamivir vient d’être officiellement rapporté en France.

Bonne nouvelle, la vaccination contre le virus de la grippe A H1N1 se fera finalement avec une seule dose. Rien de surprenant car les autres pays comme le Canada avaient déjà statué qu’une dose d’un vaccin très semblable était suffisante.

C’est une véritable course contre la montre qui s’est engagée entre le virus de la pandémie et les autorités sanitaires.  À ce jour 750 000 personnes ont été vaccinées. L’acceuil de la population pour le vaccin contre la grippe A H1N1 s’est amélioré. Les mouvements opposés à la vaccination avaient fait une propagande depuis plusieurs mois contre la vaccination contre la grippe A H1N1. On peut encore lire sur des sites comme celui de Jean-Jacques Crèvecoeuer que: «les premières personnes vaccinées en France le seront avec le vaccin contre le H5N1 (mais, on ne leur dira pas).». On avait aussi annoncé sur plusieurs sites que la vaccination contre la grippe A H1N1 allait être obligatoire.

Il n’en n’est rien et selon l’Organisation mondiale de la santé  la surveillance effectuée après l’administration de plusieurs millions de doses de vaccins contre la grippe A H1N1, avec ou sans adjuvant, a montré que celui-ci était très sécuritaire.

Il restera à faire le bilan de l’efficacité des autorités sanitaires et à chiffrer le nombre de pertes de vies humaines que les pseudos experts et les charlatans seront responsables.

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Référence: Ouest-France

written by Michel

oct 07

Des chercheurs mexicains viennent de publier dans le British Medical Jounal les résultats d’une  étude montrant que le vaccin contre la grippe saisonnière 2008-2009 offrirait une protection partielle contre la grippe A H1N1 d’origine porcine. Le vaccin contre la grippe de la saison 2008-2009 contenait les souches  du virus de la grippe suivantes:

  • apparentée à la souche A/Brisbane/59/2007 (H1N1),
  • apparentée à la souche A/Brisbane/10/2007 (H3N2),
  • et apparentée à la souche B/Florida/4/2006

On a comparé 2 groupes de patients hospitalisés dans un établissement de la ville de Mexico: 60 personnes hospitalisées avec un diagnostic de grippe A H1N1 confirmé en laboratoire et 180 personnes hospitalisées pour d’autres problèmes de santé. Les patients furent appareillés selon leur âge, leur sexe et leur statut socioéconomique.

D’après les résultats obtenus, la vaccination contre la grippe saisonnière 2008-2009 diminuait le risque de faire la grippe pandémique A H1N1 d’environ 73%. Aucun des 8 cas vacciné n’est décédé. Lorsque l’on comparait les personnes infectées par le virus de la grippe A H1N1 sans facteurs de vulnérabilité sous-jacent avec les témoins, l’efficacité du vaccin était alors de 86%.

Les auteurs concluent qu’il est possible que le vaccin contre la grippe saisonnière 2008-2009 ait agit comme un booster d’anticorps chez les personnes qui avaient déjà été en contact avec un virus apparenté à celui de la grippe A H1N1 auparavant. Par contre les auteurs mettent en garde contre la tentation d’utiliser le vaccin contre la grippe saisonnière pour immuniser contre la grippe A H1N1.

Une étude précédente effectuée par le CDC avait montré qu’il existait une immunité contre le virus de la grippe A H1N1 chez les adultes qui avaient déjà été vaccinés contre la grippe saisonnière particulièrement chez personnes de plus de 60 ans. Après la vaccination contre la grippe saisonnière 7% des personnes âgées de 18 à 40 ans, 25% des personnes âgées de  18 à64 ans et  43% des personnes de plus de 60 ans ont atteint des taux protecteurs d’anticorps.

Plusieurs autres études montraient que les vaccinations habituelles ne protégaient pas ou peu contre la grippe A H1N1. Des chercheurs canadiens comme le Dr Gaston de Serres avaient même suggéré que des personnes vaccinées contre la grippe saisonnière avaient  plus de risque de faire une grippe A H1N1, mais l’Organisation mondiale de la santé et Santé Canada ont mis ces conclusions en doute.

Référence: BMJ 2009;339:b3928

written by Michel

sept 17

Une toute petite question en apparence bien simple: pendant combien de jours devriez-vous rester à la maison si vous avez des symptômes de la grippe A H1N1 2009? Ou encore pendant combien de temps risquez-vous de contaminer les personnes qui demeurent avec vous et  quand sauront-elles que le danger qu’elles attrapent votre virus est passé?

Comme bien souvent les questions les plus simples n’ont pas toujours de réponses faciles. On a déjà dit que la nouvelle grippe porcine A H1N1 2009 restait contagieuse de 24 heures avant le début des symptômes jusqu’à  7 jours après. C’est la réponse classique. Les recherches effectuées sur la transmissibilité du virus A H1N1 ne confirment pas toujours cette affirmation.  Voici pourquoi et comment faire votre propre idée à ce sujet.

Premièrement, la méthode utilisée pour vérifier si une personne est toujours contagieuse a une importante capitale. Si on utilise une méthode par PCR (PCR, pour Polymerase Chain Reaction ou amplification en chaîne par polymérisation**)  la période pendant laquelle une personne est contagieuse  risque de paraître faussement plus longue. Pourquoi? Parce que le PCR est une méthode de détection d’ARN du virus de la grippe. Autrement dit, le PCR permet de savoir si la personne émet des fragments de virus. Quelques fragments de virus de la grippe pourraient donner un PCR positif alors que le virus n’est plus viable. En d’autres termes, pour que le virus soit contagieux il doit être vivant!

D’autres chercheurs utilisent la culture virale pour déterminer la contagiosité. Dans une culture virale, le virus doit se répliquer (se multiplier). Une culture virale positive confirme donc que le virus est vivant. Par contre, il pourrait être très affaibli et incapable de survivre à l’environnement extérieur à l’hôte ( ex sur un objet) ou encore incapable d’infecter un personne. Pour infecter quelqu’un, le virus de la grippe doit non seulement être toujours vivant mais il doit avoir conservé un minimum de pouvoir infectieux. Ce pouvoir infectieux est très difficile à confirmer par des tests de laboratoire.

Le virus peut être vivant et infectieux, encore faut-il qu’il quitte son hôte pour contaminer une autre personne. C’est ici que les symptômes de la grippe A H1N1 entrent en jeu. Si la personne tousse et éternue, le virus sera émis en quantité beaucoup plus importante dans l’environnement de la personne malade. Le risque d’être infecté pour une personne qui approche à moins de 2 mètres est alors plus élevé.

D’après deux études présentées lors du congrès de la Société américaine de microbiologie*, le virus de la grippe A H1N1 pourrait persister dans le nez ou la gorge plus longtemps que le virus de la grippe saisonnière, laissant craindre une contagiosité plus longue de cette grippe épidémique.

D’après les travaux d’une équipe des Instituts nationaux de la santé du Québec, menés sur 43 patients, le virus H1N1 pandémique a été détecté chez des 15 % des patients 7  jours après l’apparition des premiers symptômes, mais il était totalement disparu après 10 jours. La seconde étude, menée à l’hôpital Tan Tock Seng de Singapour, montre que le virus est encore présent dans le nez ou la gorge au-delà de cinq jours. Sur 70 patients étudiés, 40% ont été testés positifs au bout de sept jours, 10% au bout de 10 jours.

On sait aussi que l’excrétion du virus de la grippe par une personne malade débute 24 heures avant le début des symptômes et ele est maximale environ au 2e jour. On avait déjà observé que l’excrétion du virus de la grippe saisonnière durait environ 5 jours chez une personne en bonne santé mais que parfois des adultes étaient encore contagieux après 7 jours.

Enfin, il faut noter que les personnes dont le système immunitaire est affaibli risque d’excréter le virus de la grippependant de très longues périodes allant jusqu’à plusieurs mois et même au delà d’un an dans certains cas. De plus les enfants seraient plus à risque d’excréter le virus de la grippe pendant une longue période que les adultes.

Que faut-il en conclure?

Qu’une personne est contagieuse 24 heurs avant le début de ses symptômes, Que sa contagiosité maximale est probablement vers  le 2e jour des symptômes, qu’elle diminue considérablement lorsque les symptômes sont résolus mais qu’une excrétion virale peut se prolonger pendant plusieurs jours par la suite, peut-être jusqu’au 10e jour des symptômes ou même plus.

On doit aussi tenir compte du type de contact que l’on a avec les autres et de la vulnérabilité de l’autre. Par exemple, une personne qui ne tousse plus et qui n’a plus de toux ni de fièvre serait possiblement peu à risque pour ses compagnons de travail si ceux-ci sont en bonne santé. Par contre, une personne qui est immunosupprimée et qui a encore des symptômes, même après après 8 jours devrait prendre des précautions pour protéger ses contacts vulnérables,  par exemple si elle devait consulter dans une clinique médicale où il y a d’autres immunosupprimés  ou encore des femmes enceintes.

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sept 16

Plusieurs personnes répandent la rumeur que le vaccin contre la grippe A H1N1 pourrait  entraîner une augmentation des cas de syndrome de Guillain Barré. Cette affirmation est basée sur le fait qu’en 1976 un vaccin contre la grippe porcine avait été associé à une augmentation de l’incidence du syndrome de Guillain Barré. La campagne de vaccination contre la grippe avait alors été annulée.

Plusieurs essaient d’extrapoler ce qui s’est passé en 1976 avec ce qui se passera en 2009. Peut-être parce que les deux vaccins sont «contre la grippe porcine»?

La décision de se faire vacciner ou non contre la grippe est un choix libre et personnel dans la plupart des pays, contrairement à ce que d’aucuns aimeraient faire croire. Quoi qu’il en soit le public a avantage à être bien informé et à ne pas laisser la décision de se faire vacciner aux mains de charlatans ou de pseudo scientifiques. Trop souvent, ils sont eux aussi en conflit d’intérêt et ont des avantages personnels à retirer lorsqu’ils réussissent à convaincre les gens. On n’a qu’à penser à tous les produits naturels qui se vendent actuellement pour «stimuler» le système immunitaire et se protéger contre la grippe.

La meilleure arme contre la grippe demeure l’information objective. Les Centers for Diseases Control and Prevention (CDC) viennent de publier des informations sur le syndrome de Guillain Barré et le vaccin contre la grippe, dont voici les principales lignes traduites en français (en cas de questionnements se référer au texte original dont la référence est placée à la fin).

Qu’est-ce que le syndrome de Guillain Barré (SGB)?

Le syndrome de Guillain Barré est une maladie rare au cours de laquelle le système immunitaire endommage les cellules nerveuses, provoquant de la faiblesse et parfois de la paralysie. Le syndrome de Guillain Barré peut occasionner des symptômes qui durent  quelques semaines ou plusieurs mois. La plupart des personnes guérissent sans séquelles mais quelques personnes peuvent rester avec des séquelles permanentes. Dans de rares cas, le syndrome de Guillain Barré a occasionné le décès, habituellement suite à des difficultées respiratoires. Aux États-Unis, on estime qu’environ 3000 à 6000 personnes développent le syndrome de Guillain Barré à chaque année qu’ils soient vaccinés ou non. Ceci correspond à 1 à 2 cas par 100 000 personnes.

Quelle est la cause du Syndrome de Guillain Barré?

Les scientifiques ne comprennent pas exactement ce qui cause le syndrome de Guillain Barré mais on croit que la stimulation du système immunitaire peut jouer un rôle.  Ce qui est connu avec certitude: environ les 2 tiers de personnes qui font un syndrome de Guillain Barré le font plusieurs jours ou plusieurs semaines après avoir souffert de diarrhée ou de maladie respiratoire. L’infection avec la bactérie Campylobacter jejuni est un des facteurs de risque les plus fréquemment associé au syndrome de Guillain Barré. Les gens peuvent aussi faire un syndrome de Guillain Barré après avoir fait la grippe ou une autre infection comme une infection à cytomégalovirus ou à virus Epstein Barr. En de rares occasion le syndrome de Guillain Barré peut de manifester après avoir reçu un vaccin.

Qui est à risque de faire un syndrome de Guillain Barré?

Tout le monde peut faire un syndrome de Guillain Barré, mais les adultes sont plus à risque que les enfants. L’incidence de SGB augmente avec l’âge et les personnes de 50 ans et plus  sont le plus à risque de SGB.

Est-ce que les vaccins peuvent causer le SGB?

Dans de très rare cas un vaccin pourrait stimuler le système immunitaire et causer un SGB.

Que s’est-il passé en 1976 lors de la campagne de vaccination contre la grippe?

En 1976, on a observé un faible risque de syndrome de Guillain Barré après l’administration du vaccin de la grippe porcine (environ 1 cas additionnel par 100 000 personnes qui ont reçu le vaccin contre la grippe porcine). Ce taux était légèrement supérieur à ce qui avait été observé normalement dans la population. Aussi plusieurs études furent menées pour vérifier si le vaccin contre la grippe porcine était associé au syndrome de Guillain Barré. Dans la plupart des études, aucune association ne  fût trouvée. Par contre, dans 2 études on a suggéré qu’environ 1 personne vaccinée sur 1 million pouvait être à risque de SGB. Le programme de vaccination contre la grippe fût stopppé. Il est important de garder à l’esprit que plusieurs décès et des complications peuvent être associées à la grippe et que le vaccin contre la grippe est le meilleur moyen de prévenir la grippe et ses complications.

Pourquoi certaines personnes ont développé le syndrome de Guillain Barré en 1976 après qu’elles aient reçu le vaccin contre la grippe?

L’Institute of Medicine (IOM) a mené une revue scientifique extensive en 2003 et a finalement conclu que les gens vaccinés en 1976 avec le vaccin contre la grippe porcine avaient un risque légèrement augmenté de faire un SGB. Les scientifiques ont plusieurs théories pour expliquer ce phénomène, mais la raison exacte reste inconnue.

Pensez-vous que le vaccin contre la grippe A H1N1 2009 sera associé au syndrome de Guillain Barré?

On s’attend à ce que le vaccin contre la grippe A H1N1 2009 ait une sécurité similaire au vaccin de la grippe saisonnière. Il n’a pas été clairement prouvé que le vacoin contre la grippe saisonnière était associée au syndrome de Guillain Barré. Bien que  que l’on ne s’attende pas à une augmentation des cas de syndrome de Guillain Barré dans la population après la vaccination contre la grippe A H1N1, des précautions seront prises pour surveiller l’apparition de tout cas susceptible d’y être associé . 

Comment les cas de syndrom de Guillain Barré sont investigués aux États-Unis?

La sécurité des vaccins est une priorité pour les Centers for Diseases Control and Prevention (CDC). Un plan de surveillance a été mis en place par les CDC pour surveiller le vaccin cotre la grippe A H1N1 et s’assurer de sa sécurité. Un de ces système est le  Vaccine Adverse Event Reporting System (VAERS).

Les experts du CDC et de la FDA réviseront toutes les données de ce système de déclaration volontaire.

En plus de ce sytème de surveillance déjà en place, un système de surveillance active sera mis en place. Des observations précises localisés, des collaborrations avec des associations professionelles  et des enquêtes détaillées pour tout effet secondaire sérieux seront menées. On surveillera si le nombre de cas de syndrome de Guillain Barré sera plus fréquent chez les personnes vaccinées que chez celles qui ne le seront pas. Toutes ces nombreuses approches seront capables de détecter tous les cas possibles de syndrome de Guillain Barré qui pourraient être associée au nouveau vaccin A H1N1 2009. En cas d’augmentation d’un problème de santé sérieux suite à la vaccination, des enquêtes seront entreprises et des recommandations sn seront émises en conséquence.

Source: CDC

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sept 05

C’est connu, les femmes enceintes auraient un risque d’environ 4 fois plus élevé  complications lorsqu’elles attrapent la grippe que les femmes non enceintes. Les modifications de leur système immunitaire secondaire à la grossesse et  les adaptation physiologiques  les rendent plus vulnérables aux complications de la grippe A H1N1, particulièrement au syndrome de détresse respiratoire aiguë. Si elles ont déjà des maladies chroniques le risque de complications est encore supérieur.

Dans plusieurs pays, les experts ont recommandé que les femmes enceintes consultent immédiatement un médecin en cas d’apparition de symptômes d’allure grippale ( comme par exemple une apparition brusque de fièvre avec de la toux). En attendant le vaccin contre la grippe A H1N1, des groupes prioritaires pour qui la vaccination sera recommandée ont été identifiés. Le  groupe des femmes enceintes vient invariablement en tête de la liste.

Par contre , même si le risque de complications est plus élevé et que vaccin est recommandé, ceci ne veut pas dire que toutes les femmes enceintes seront empressées de se faire vacciner.  Les vaccins contre la grippe A H1N1 ne sont pas encore commercialisés que déjà plusieurs s’inquiètent. On a peur que la vaccination obligatoire et surtout des effets secondaires possibles. Plusieurs pays ont déjà annoncé que la vaccination contre le virus A H1N1 ne sera pas obligatoire.

De plus les autorités de santé publique ne cessent de marteler depuis le début de la pandémie que la virulence du virus de la grippe A H1N1 est comparable au virus de la grippe saisonnière. Selon les dernières observations disponibles ceci est faux. Ce type de discours pourrait nuire à la promotion de la vaccination. Il y a beaucoup plus de risque d’être infecté par une grippe A H1N1 que par une grippe saisonnière. Les virus de la grippe saisonnière se ressemblent un peu et la protection contre un virus de l’année précédente  pourrait protéger partiellement contre la grippe de l’année suivante. Cette protection partielle n’existe pas avec le virus A H1N1. C’est ce qui ferait dire aux experts qu’environ 30% de la population pourrait attraper le virus A H1N1. C’est environ 3 fois plus que pendant une saison de grippe saisonnière.

Beaucoup de personnes ont déjà expriméleur réserve à se faire vacciner en commençant par les travailleurs de la santé.  Lors d’un sondage à Hong Kong, a montré que 50% des travailleurs de la santé refuseraient le vaccin contre la grippe A H1N1.

Les mouvements antivaccinalistes se mobilisent croyant avoir trouvé une bonne cause. Les Lina Moreco et les Ghisaine Lanctot de ce monde crient au scandale et essaient de trouver de nouveaux adeptes.

La vraie question est que feront les femmes enceintes partagées entre le risque d’être exposées au virus A H1N1, de suivre la recommandation des experts et de se faire vacciner, ou encore la tentation d’éviter tout produit qui pourrait menacer leur sécurité ou celle de leur enfant. On entend souvent dire que  dans le doute il faut s’abstenir. Il s’agit d’un principe de précaution. Une goutte de doute vaut mieux  qu’un océan de certitudes, et les opposants à la vaccination ne manquent pas de relever chaque détails qui pourrait semer le doute. Aux États-Unis même si des femmes enceintes sont mortes de la grippe A H1N1 et que la prise d’antiviraux est recommandée, les  médecins sont parfois réticents à leur prescrire du Tamiflu et les femmes enceintes sont réticentes à le prendre.

Qu’elle que soit leur décision, les femmes enceintes devront soupeser le pour et le contre, car il y a aussi un risque à ne pas être traitée et à ne pas être vaccinée. On dit qu’on accepte mieux une erreur par omission. Il serait plus facile d’accepter une complication parce que nous n’avons rien fait que d’en avoir causé une par une mauvaise action. Au Canada les autorités tentent de rassurer les femmes enceintes en leur offrant la possibilité de recevoir un  vaccin sans adjuvant. Certaines personnes ont exprimé la crainte que l’administration d’un vaccin avec  adjuvant pourrait stimuler le système immunitaire et entraîner d’autres conséquences comme des maladies autoimmunes. Même si ce risque n’a pas été démontré, les autorités de santé publique considèrent que l’offre d’un vaccin sans adjuvant pourrait permettre de vacciner plus de femmes enceintes.

En résumé:

  • les femmes enceintes ont le même risque que les autres femmes d’attraper la grippe A H1N1 mais ce risque est environ trois fois plus élevé pendant l’actuelle pandémie de grippe que pendant une saison régulière;
  • si une femme enceinte atrappe le virus A H1N1 elle a environ 4 fois  plus de risque qu’une femme non enceinte d’avoir des complications y compris le syndrome de détresse respiratoire;
  • si la femme enceinte a de plus des antécédents particuliers comme par exemple de l’obésité, de l’asthme, du diabète ou une uatre maladie chronique son risque est encore plus élevé;
  • dans un contexte de pandémie de grippe, une femme enceinte qui a des symptômes d’allure grippale devrait consulter rapidement;
  • si le médecin pense à une grippe A H1N1 il devrait  prescrire des antiviraux (sous certaines conditions);
  • le vaccin contre la grippe A H1N1 devrait être administré aux femmes enceintes selon l’opinion de la majorité des experts de plusieurs pays.

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août 25

Un porte-parole de la Maison Blanche a rappelé aux américains que le virus de la grippe A H1N1 menaçait la sécurité des États-Unis et de la planète entière. Les experts de la Maison Blanche croient qu’il est peu probale que le virus de la grippe A H1N1 soit aussi virulent que la grippe espagnole 1918-1919.

Par contre, comme il s’agit d’un nouveau virus et que la grande majorité de la population n’a jamais été en contact avec un virus semblable, plus de personnes seront susceptibles de faire la grippe en 2009.

Selon certaines études,  la mortalité associée à la grippe A H1N1 serait plus élevée que celle causée par la grippe saisonnière. Avec plus de personnes susceptibles d’attraper le virus A H1N1 et un virus plus virulent que la grippe saisonnière, il faut s’attendre à  ce que la pandémie de grippe 2009 soit une menace à la santé publique des américains.

La  gestion des risques associés à  ce virus de la grippe A H1N1 est directement reliée  à la communication et aux moyens de prévention qui seront appliqués. Il est impératif que la pandémie de grippe 2009 soit retardée le plus possible afin de permettre aux compagnies pharmaceutiques de fabriquer les vaccins contre la grippe A H1N1.

Pour ce faire, il y aura des campagnes d’information intensives pour rappeler à la population les conseils élémentaires d’hygiène:

  • se laver les mains
  • l’étiquette respiratoire: tousser ou éternuer dans un mouchoir ou dans le pli de son coude
  • rester à la maison lorsqu’on est contagieux.

Différentes règles ont été énoncées pour aider à gérer les cas dans différents contextes. On espère que des directives plus souples permettront aux personnes malades de s’absenter plus facilement.

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août 01

Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis ont annoncé vendredi le 31 juillet 2009 que le bilan des décès causés par le virus de la grippe A H1N1 , ou grippe porcine, est passé de 51 victimes à 353 en une semaine. Les États-Unis deviennent ainsi le pays le plus affecté par le nouveau virus de la grippe A H1N1. Le même bilan faisait état de 5514 hospitalisations. Suite aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) les États-Unis ont renoncé à comptabiliser le nombre de cas confirmés par état et par jour. L’OMS avait jugé que ce type collecte de données était devenu inutile et non productif et a recommandé de modifier les modalités et les objectifs de la surveillance. C’est pourquoi le CDC ne publiera dorénavant que le nombre de décès et  d’hospitalisatons une fois par semaine.

Selon l’European Center for Disease Prevention and Control (ECDC) le nombre de cas confirmés de grippe A(H1N1) actuellement dans le monde serait de  183 326 cas dont 1 148 décès.

Récemment lors d’une conférence médicale à Orlando, les médecins se sont faits rappeler qu’ils doivent s’attendre à des salles d’attente qui débordent cet automne lors du début de la prochaine saison grippale.

Source: AFP

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juil 28

L’Agence de santé publique du Canada étudie, depuis bien avant le début de cette pandémie, la possibilité que les personnes qui font une grippe légère aient un niveau sanguin plus élevé de vitamine D que celles qui développent des complications ou meurent de la grippe A H1N1.

Il s’agit d’une autre façon, peu conventionnelle, de tenter de lutter contre le virus de la première pandémie du XXI siècle. S’il est prouvé que la vitamine D protège de la grippe A H1N1, ce sera une autre façon de se prémunir contre les complications et le risque de décès du virus pandémique. Cette hypothèse provient du fait que le virus de la grippe est peut-être plus actif l’hiver parce que les personnes sont alors moins exposées au soleil. On sait que l’exposition au soleil augmente les niveaux de vitamine D. D’ailleurs plusieurs experts recommandent déjà aux personnes de plus de 50 ans de prendre des suppléments de vitamine D dans les pays nordiquescar certaines études ont montré que leur niveau de vitamine D etait souven trop bas.

Dans une réponse au Glode and Mail l’Agence de Santé publique du Canada explique qu’il y a des évidences épidémiologiques qui suggèrent que les bas niveaux de vitamine D jouent un rôle dans le fait que la grippe soit plus fréquente l’hiver.

Bien que cette relation ne soit pas prouvée, cette possibilité de réduire les effets du virus de la grippe A H1N1 sur le corps humain demeure intéressante. Des études antérieures, dans les années 40, avaient montré que des souris soumises à une diète pauvre en vitamine D étaient plus susceptibles de faire une grippe porcine comparées à celles recevant une diète normale. On pense que la vitamine D agit sur le système immunitaire en le stimumant.

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juil 25

Trois adolescents qui étaient en stage sportif à Besançon ont présenté des symptômes de grippe A H1N1. Les prélèvements ont confirmé que le virus de la première pandémie du XXI siècle était en cause. Heureusement ils n’ont pas eu besoin d’être hospitalisés. Ils ont été pris en charge par le service des maladies infectieuses du CHU de Besançon, leur état est jugé satisfaisant et ils sont à leur domicile.

Il s’agit de la première éclosion (ou cas groupés) de grippe A H1N1 ou grippe porcine dans le Doubs en Franche-Comté.

Les familles des douze autres participants au stage ont été averties de la surveillance à réaliser et des règles d’hygiène à observer.

Le ministère du Travail encourage les entreprises à élaborrer un plan de lutte à la pandémie de grippe. Le virus de la grippe A H1N1 n’a touché que quelques 400 personnes en France, mais il pourrait affecter 25 à 50% de la population à l’automne. C’est la raison pour laquelle, le Ministère du Travail invite les entreprises à se préparer dès maintenant, au risque de pandémie.

La médecine du travail du Doubs encourage chaque entreprise à fournir autant de masques que nécessaire à ses employés. Pour informer plus facilement les entrepreneurs, elle vient de créer un blog spécialement dédié aux précautions à prendre, notamment le plan de continuité de l’activité, en cas de fort absentéisme.

source: leParisien.fr

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