déc 09

Un des arguments souvent évoqués par les personnes qui refusent le vaccin contre la grippe A H1N1 est le fait que la grippe A H1N1 est semblable à la grippe saisonnière. Au début de la pandémie, les autorités de santé publique ont souvent affirmé devant la population qu’elle ne devrait pas s’inquiéter outre mesure car la mortalité de la grippe porcine 2009 était comparable à la grippe saisonnière et n’avait rien de semblable avec les grandes pandémies de grippe comme celle de la grippe espagnole.

Mais plusieurs mois ont passé et le virus de la grippe porcine A H1N1 est de plus en plus connu. On commence à cerner des différences entre le virus de la grippe pandémique et celui de la grippe saisonnière.

Une des premières constatations a été qu’environ 75% des victimes du virus de la grippe a H1N1 étaient  obèses. Ce facteur de risque de complication de la grippe porcine n’avait jamais été noté auparavant que ce soit avec le virus A H1N1 ou le virus de la grippe saisonnière. De plus, personne ne peut expliquer actuellement pourquoi les individus obèses ont un risque accru de complications de la grippe A H1N1.

On avait déjà mentionné que l’âge des victimes de complications des virus de la grippe saisonnière et l’âge des victimes du virus de la grippe porcine différaient. En effet, alors que les victimes de la grippe saisonnière sont en majorité des personnes âgées, 24 des 34 victimes de la grippe A H1N1 avaient moins de 50 ans et un seule avait plus de 60 ans. On a émis l’hypothèse que jusqu’à 30% des personnes nées avant 1957 pouvaient avoir été exposées à un virus semblable au virus de la grippe porcine A H1N1 et par conséquent pourraient avoir une certaine protection.

Des chercheurs viennent maintenant d’ajouter une autre différence entre les 2 virus de la grippe. Des scientifiques de l’Institut national de la santé (National Institutes of Health) et des responsables de la santé de la ville de New York ont étudié au microscope des tissus provenant de 34 personnes décédées des suites de la grippe porcine A H1N1 2009. Leurs recherches ont démontré que le virus de la grippe A H1N1 endommage l’ensemble des voies respiratoires, de la trachée aux alvéoles pulmonaires. C’est le même phénomène qui avait été constaté lors des pandémies de grippe de 1918 et 1957.

Dans l’ensemble des cas étudiés, la trachée et les bronches étaient enflammées et parfois gravement endommagées. Dans 18 cas, soit plus de la moitié, des lésions ont été observées dans les bronchioles et dans 25 cas, soit près des trois-quarts de l’échantillon, jusque dans les alvéoles pulmonaires.

La grippe saisonnière quant à elle, provoque généralement des lésions dans la trachée et les bronches, mais pas à l’intérieur des poumons.

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Source: AFP

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août 04

Le virus de la grippe A H1N1: fiche technique.

Historique: Le grippe a été mentionnée la première fois par Hippocrate en 412 av. J.-C. et depuis 1580 31 pandémies de grippe possibles ont été recensées, dont trois au XXe siècle, en 1918, en 1957 et en 1968.
Synonyme: grippe ou influenza
Caractéristiques: Famille des Orthomyxoviridae. Trois genres de virus influenza: virus de l’influenza A, virus de l’influenza B et virus de l’influenza C. Ces virus sont aussi appelés virus de l’influenza type A, type B et type C.
Ils sont classifiés selon leurs antigènes de surfaces: les glycoprotéines hémaglutinines et les neuraminidases.Il existe 16 type d’hémaglutinines et 9 types de neuraminidases.
taille du virus: 80 à 120 nm de diamètre.
Incubation: L’incubation est la période de temps entre le contact avec l’agent pathogène et le début des symptômes. Pour la grippe elle est habituellement de 1 à 4 jours. On recommande d’utiliser 7 jours pour les interventions. Avec le H5N1 une période d’incubation pouvant a;;er jusqu’à 17 jours a été rapportée.
Survie dans l’environnement: La survie du virus dans l’environnement dépend de la température , de l’humidité , du ph. Le virus de la grippe survit pendant une période indéterminée lorsqu’il est conngelé.
Le virus est inactivé par les désinfectants suivants: hypochlorite de sodium, alcool à 70%, les agents oxydants, les composés d’ammonium quaternaire, les aldéhydes formaline, glutaraldéhyde, formaldéhyde), les phénols, les acides, la proviodine, les solvants lipidiques.
Les virus de l’influenza pourrait survivre plusieurs heures dans les sécrétions séchées.
La survie du virus de la grippe dans l’environnement est fortement influencée par la quantité d’eau contenue dans l’air. La sécheresse relative de l’air expliquerait pourquoi la grippe est plus fréquente pendant la saison hivernale.
Le virus pourrait survivre 1 à 2 jours sur les surfaces dures non poreuses comme le plastique ou le métal. Sur la peau la survie du virus serait d’environ 5 minutes.
Le ph <2 inactive le virus de même qu’une température de 56 °C (133 °F) pendant 60 minutes.
Contagiosité: la contagiosité est la prériode de temps pendant laquelle une personne excrète le virus et par conséquent c’est la période pendant laquelle elle peut tranmetttre le virus.
Pour le virus de la grippe, la période de contagiosité débute environ 24 heures avant le début des symptômes et dure environ 7 jours après le début des symptômes. La contagiosité maximale semvble être 2 à trois jours après le début de sysmptômes. On a remarqué, particulièrement chez les enfants que certaines personnes étaient contagieuses 6 jours avant l’apparition des symptômes jusqu’à 10 jours après qu’ils aient commencé à être malades. certaines personnes immunodéficientes peuvent rester contagieuses pendant des semaines ou des mois. On dit qu’une personne contaminée par le virus de la grippe H1N1 contamine en moyenne 1.6 autres personnes.
Réservoir: Le virus de la grippe peut être retrouvé chez les humains, les porcs , les oiseaux, les cheveaux et les chiens.
Vecteurs: aucun
Transmission: Le virus de la grippe peut se transmettre de 3 façons:
par transmission directe quand une personne contagieuse projette des sécrétiopns dans les yeux, le nez ou la bouche d’une autre personne
par les aérosols: quand les personnes inhalent les aérosols produits par une personnes contagieuse qui touse ou éternue. Les particules de  0.5 à 5 µm de diamètre sont suffisammenet petites pour êtres inhalées. Un seul éternuement pourrait produire environ 40 000 gouttelettes. La plupart étant suffisamment lourdes pour se retrouver rapidement au sol.
par contact indirect: quand une personne se contamine en touchant un environnement contaminé ou par un contact personnel avec une personne malade (poignée de mains), La peronne qui a les mains contaminées s’infecte habituellement en se touchant les yeux, le nez ou la bouche.
L’importance relative de ces 3 modes de transmission est inconnue. Les selles pourraient aussi contenir une forme contagieuse du virus.
Dose infectieuse:  virus du type A 2-790 ufp
Variation antigénique:
«Antigenic drift» fait référence à des modifications minimes de l’hémaglutinine ou de la neuraminidase qui peuvent se produire annuellement et qui graduellement rendent le virus de moins en moins sensibles aux anticorps circulants et finissent par rendre le virus plus résistant.
«Antigenic drift»: fait rééférence à des modifications majeures de la nature même du virus qui rendent celui-ci différent de tous lea autres virus auxquels la population a déjà été exposé. C’est ainsi qu’un virus de la grippe peut causer une pandémie.C’est le virus de la grppe A qui subit des «antigenic drifts» et qui cause des pandémies. Par la suite le virus subit des modifications mineures «ntigenic drift» pendant 10 à 30 ans jusqu’à ce qu’une nouvelle modification majeure rende la population vulnérable. C’est ce qui explique le cycle des pandémies de grippe aux 10 à 30 ans.
Sensibilité aux médicaments:
Des médicaments existent pour traiter le virus de la grippe. Plusieurs virus de la grippe sont devenus résistants aux antiviraux comme l’amantadine. Le virus de la grippe A H1N1 est sensible à l’oseltamivir (tamiflu) et au zanamivir (Relenza). Quelques cas de résistance à l’oseltamivir (Tamiflu) ont été rapportés.
Immunisation: des vaccins contre l’influenza sont dusponibles à chaque année. Ils contiennent 3 souches virales recommandées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Des vaccins contre le virus A H1N! d’origine porcine sont actuellement en cours de produstion et devraient être prêts à l’automne 2009.
Zoonose: Il arrive que la transmisison du virus de la grippe de l’animal (porc ou oiseau) soit rapportée. Il s’agit d’un mode de transmission inhabituel et rare.
Prévention: La grippe peut être prévenue par différentes méthodes dont:
la vaccination ocntre la grippe
le lavage des mains
l’étiquette respiratoire (se couvrir la bouche et le nez lors de la toux et des éternuements)
le nettoyage de l’environnement
l’isolement à la maison des personnes malades.
. De plus les antiviraux qui sont utilisés pour le traitement de la grippe comme l’oseltamivir (Tamiflu) et le zanamivir (Relenza) peuvent aussi être utilisés en prévention (prophylaxie). Leur usage en prévention est cependant controversé à cause du risque de développement de résistance.

Historique

La grippe a été mentionnée la première fois par Hippocrate en 412 av. J.-C. et depuis 1580, 31 pandémies de grippe possibles ont été recensées, dont trois au XXe siècle, en 1918, en 1957 et en 1968.

Synonyme

grippe ou influenza, Flu (anglais)

Caractéristiques

Famille des Orthomyxoviridae. Trois genres de virus influenzavirus de l’influenza Avirus de l’influenza B et virus de l’influenza C. Ces virus sont aussi appelés virus de l’influenza type A, type B et type C.

Ils sont classifiés selon leurs antigènes de surface: les glycoprotéines ou hémaglutinines et les neuraminidases. Il existe 16 type d’hémaglutinines (H1 à H16) et 9 types de neuraminidases (N1 à N9).

Taille du virus

80 à 120 nm de diamètre.

Incubation

L‘incubation est la période de temps entre le contact avec l’agent pathogène et le début des symptômes. Pour la grippe elle est habituellement de 1 à 4 jours. On recommande d’utiliser 7 jours pour les interventions. Avec le H5N1 une période d‘incubation pouvant aller jusqu’à 17 jours a été rapportée.

Symptômes

Les symptômes les plus fréquents de l’infection par le virus de la grippesont le début soudain de fièvre et de toux. Souvent ces symptômes sont accompagnées de douleurs musculaires, de fatigue intense, de maux de tête et parfois même de diarrhée et de vomissements surtout chez les enfants.

Survie dans l’environnement

La survie du virus dans l’environnement dépend de la température , de l’humidité et du ph. Le virus de la grippe survit pendant une période prolongée lorsqu’il est congelé.

Le virus de la grippe est inactivé par les désinfectants suivants: hypochlorite de sodium, alcool à 70%, les agents oxydants, les composés d’ammonium quaternaire, les aldéhydes ( formaline, glutaraldéhyde, formaldéhyde), les phénols, les acides, la proviodine et les solvants lipidiques.

Les virus de l’influenza pourrait survivre plusieurs heures dans les sécrétions séchées.

La survie du virus de la grippe dans l’environnement est fortement influencée par la quantité d’eau contenue dans l’air. La sécheresse relative de l’air expliquerait pourquoi la grippe est plus fréquente pendant la saison hivernale.

Le virus pourrait survivre 1 à 2 jours sur les surfaces dures non poreuses comme le plastique ou le métal. Sur la peau la survie du virus serait d’environ 5 minutes.

Le ph <2 inactive le virus de même qu’une température de 56 °C (133 °F) pendant 60 minutes.

Contagiosité

La contagiosité est la période de temps pendant laquelle une personne excrète le virus et par conséquent c’est la période pendant laquelle elle peut transmettre la maladie.

Pour le virus de la grippe, la période de contagiosité débute environ 24 heures avant le début des symptômes et se termine environ 7 jours après le début de la maladie. La contagiosité maximale semble être 2 à 3 jours après le début des sysmptômes. On a remarqué, particulièrement chez les enfants, que certaines personnes étaient contagieuses 6 jours avant l’apparition des symptômes jusqu’à 10 jours après qu’ils aient commencé à être malades.

Certaines personnes immunodéficientes peuvent rester contagieuses pendant des semaines ou des mois. On dit qu’une personne contaminée par le virus de la grippe H1N1 contamine en moyenne 1.6 autres personnes.

Réservoir

Le virus de la grippe peut être retrouvé chez les humains, les porcs , les oiseaux, les cheveaux et les chiens.

Vecteurs

Aucun

Transmission

Le virus de la grippe peut se transmettre de 3 façons:

  • par transmission directe quand une personne contagieuse projette des sécrétions dans les yeux, le nez ou la bouche d’une autre personne
  • par les aérosols: quand les personnes inhalent les aérosols produits par une personnes contagieuse qui tousse ou qui éternue. Les particules de  0.5 à 5 µm de diamètre sont suffisammenet petites pour êtres inhalées. Un seul éternuement pourrait produire environ 40 000 gouttelettes. La plupart étant suffisamment lourdes pour se retrouver rapidement au sol.
  • par contact indirect: quand une personne s’infecte en touchant un environnement contaminé ou par un contact personnel avec une personne malade (poignée de mains). La peronne qui a les mains contaminées s’infecte habituellement en se touchant les yeux, le nez ou la bouche.

L’importance relative de ces 3 modes de transmission est inconnue. Les selles pourraient aussi contenir une forme contagieuse du virus.

Dose infectieuse

virus du type A: 2-790 ufp (unité formatrices de plages ou nombre de virus infectieux).

Variation antigénique

«Antigenic drift» fait référence à des modifications minimes de l’hémaglutinine ou de la neuraminidase qui peuvent se produire annuellement et qui graduellement rendent le virus de moins en moins sensible aux anticorps circulants et finissent par rendre le virus plus résistant.

«Antigenic drift»: fait référence à des modifications majeures de la nature même du virus qui rendent celui-ci différent de tous les autres virus auxquels la population a déjà été exposé. C’est ainsi qu’un virus de la grippe peut causer une pandémie. C’est le virus de la grippe A qui subit des «antigenic drifts» et qui cause des pandémies. Par la suite le virus subit des modifications mineures «antigenic drift» pendant 10 à 30 ans jusqu’à ce que survienne une nouvelle modification majeure à laquelle la population est vulnérable. C’est ce qui explique le cycle des pandémies de grippe aux 10 à 30 ans.

Traitement: sensibilité aux médicaments

Des médicaments existent pour traiter le virus de la grippe. Plusieurs virus de la grippe sont devenus résistants aux antiviraux comme l’amantadine. Le virus de la grippe A H1N1 est sensible à l’oseltamivir (Tamiflu) et auzanamivir (Relenza). Quelques cas de résistance à l’oseltamivir(Tamiflu) ont été rapportés.

Immunisation

Des vaccins contre la grippe sont disponibles à chaque année. Ils contiennent les 3 souches virales recommandées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Des vaccins contre le virus A H1N1 d’origine porcine sont actuellement en cours de production et devraient être prêts à l’automne 2009.

Zoonose

Il arrive que la transmisison du virus de la grippe de l’animal  (porc ou oiseau) à l’homme soit rapportée. Il s’agit d’un mode de transmission inhabituel et rare.

Prévention

La grippe peut être prévenue par différentes méthodes dont:

  • la vaccination contre la grippe
  • le lavage des mains
  • l’étiquette respiratoire (se couvrir la bouche et le nez lors de la toux et des éternuements)
  • le nettoyage de l’environnement
  • l’isolement à la maison des personnes malades.

De plus les antiviraux qui sont utilisés pour le traitement de la grippe comme l’oseltamivir (Tamiflu) et le zanamivir (Relenza) peuvent aussi être utilisés en prévention (prophylaxie). Leur usage en prévention est cependant controversé à cause du risque de développement de résistance.

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Sources:

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mai 29

France

En France, le nombre de cas confirmés de grippe A H1N1 est passé à 26 dont une Américaine, selon l’Institut de veille sanitaire (Invs) dont 20 sont sortis de l’hôpital. Ces 26 cas confirmés sont tous importés (11 du Mexique, 13 des Etats-Unis, 1 du Canada et 1 de la République Dominicaine). Aucune transmission locale du virus de la grippe A H1N1 n’a encore été identifiée en France.

Trois nouveaux cas en Suisse

Trois nouveaux cas de grippe porcine A H1N1 ont été diagnostiqués en Suisse, portant à huit le nombre total de cas confirmés dans le pays.

Le premier de ces trois cas concerne une jeune femme  de retour de République dominicaine. Le deuxième cas,  concerne une femme, qui séjournait il y a encore quelques jours aux Etats-Unis. Enfin, le troisième cas confirmé vendredi a été diagnostiqué dans le canton de Vaud  chez une femme de retour de New York qui présentait des symptômes grippaux. Douze autres cas suspects font par ailleurs l’objet d’analyses, a ajouté l’ATS.

Estonie et Hongrie

Les autorités d’Estonie ont confirmé vendredi un cas de grippe A (H1N1) chez un habitant de la capitale Tallinn, de retour des Etats-Unis.

A Budapest en Hongrie, les autorités  ont également confirmé un cas de grippe porcine A H1N1 chez un citoyen brésilien arrivé à Budapest en provenance de New York il y a quelques jours.

Israël

Un onzième cas de grippe porcine a été confirmé en Israël, chez un homme de 22 ans, revenu jeudi par un vol Continental Airlines d’un voyage aux Etats-Unis.

Uruguay

Deux premiers cas de grippe porcine A H1N1 viennent d’être confirmés par les autorités de santé publique de l’Uruguay. Il s’agit de deux Uruguayens, un adulte de 24 ans et un mineur de 15 ans, qui ont voyagé récemment en Argentine, mais ont développé les symptômes après leur retour.,
Avec 119 cas confirmés mardi soir, le Chili est de loin le pays sud-américain le plus touché par l’épidémie,  mais l’Argentine, le Brésil, le Chili, la Colombie, l’Equateur et le Pérou ont également enregistré des cas de grippe A(H1N1).

Roumanie

Un premier cas de grippe porcine A H1N1 , touchant une femme de Bucarest de 30 ans de retour de New York, a été enregistré en Roumanie. La femme était revenue de New York le 23 mai, en compagnie de ses deux enfants en bas âge, qui ont été placés sous surveillance. Elle a eu une forme légère de grippe, elle se porte bien et a pu regagner son domicile.

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mai 20

Il était un fois 3 petits virus de la grippe «porcine» A H1N1 qui aimaient bien s’amuser comme leurs hôtes les 3 petits cochons. Leurs parents, le virus de la grippe humaine, celui de la grippe aviaire et celui de la grippe porcine, étaient allés infecter leurs  hôtes favoris: l’homme, le poulet et le porc. Les trois amis se sentaient bien seuls à la maison.Des millions de leurs amis avaient déjà infecté plus de 10 000 humains et en avaient tué 80. Les 3 virus voulaient  faire quelque chose pour impressionner leurs parents. Comme tous les adolescents ils ne voulaient pas les imiter mais ils comptaient bien les dépasser. Il fallait que leur virulence soit reconnue et pour ce faire quoi de mieux que d’être responsable d’une belle grosse pandémie. Un enfant passait par là. Ils en profitèrent pour monter sur sa main. Tout le monde sait que les mains sont le transport en commun des virus de la grippe.

Le premier virus était un impulsif. Il réussit à se fixer à la première poignée de porte venue et attendit une victime. Un vieil homme passait par là. Le virus se dit: «Hummm une proie facile, ce vieux monsieur au système immunitaire tout délabré». C’était trop tentant. Il se glissa sur son index droit lorsque le vieux monsieur ouvrit la porte. Malheureusement, le vieux monsieur avait manqué le cours d’hygiène lorsqu’il était jeune et quelques minutes plus tard, à un feu rouge, le virus passa de l’index à son nez. Il s’en suivi le 2 jours le plus mémorable dans la vie d’un virus adolescent qui passe à l’âge adulte. Ce dernier se multiplia et multiplia et divisa jusqu’à ce que le vieux monsieur soit malade. Mais Oh Horreur! pour un virus de la grippe, le  vieux monsieur vivait seul. La descendance de notre vaillant virus s’éteignit dans l’oubli le plus total.

Le deuxième virus savait planifier. C’est pour cette raison qu’il ne se jeta pas sur la première poignée de porte venue mais attendit patiemment son tour. Mais où donc s’en allait son enfant «taxi»? Il ne tarda pas à le savoir lorsqu’il vit l’école s’approcher. Une chance unique: la poignée de porte d’une école! Quelques anciens camarades de notre deuxième virus avaient déjà eu cette idée. Ainsi notre ami se retrouva en compétition. On dit que l’union fait la force. Alors notre virus eu l’idée de se joindre aux autres et d’infecter plusieurs enfants. Comme les enfants avaient leurs frères et sœurs ainsi que leurs parents, la grippe commença à se transmettre dans la communauté. Comble du bonheur. un échange d’étudiants entre  ceux qui fréquentaient l’école et ceux d’un autre pays étaient imminent. Notre ami , qui était habitué de voyager par mains et par éternuements fit donc de l’avion pour la première fois de sa vie. Finalement, tous les étudiants de l’école, ou presque, y passèrent: fièvre, toux, frissons, douleurs musculaires et fatigue intense … Au fil des semaines le virus voyagea d’une école à l’autre, d’une ville à l’autre et même d’un continent à l’autre. Le virus n’était pas plus méchant que celui de la grippe saisonnière mais le nombre de personnes affectées était largement supérieur à ce qui est observé habituellement. Comme les personnes âgées avaient déjà vu quelque chose de semblable lorsqu’elles étaient jeunes, elles furent moins affectées. Mais le nombre de complications et de morts était proportionnel aux nombre de personnes malades. La grippe tua entre 1 et 4 millions de personnes. À titre de comparaison, la grippe saisonnière tue entre 250 000 et 500 000 personnes chaque année.Le deuxième virus était bien fier d’avoir causé «sa petite pandémie».

Le dernier virus avait tout observé. Il pensait bien  ne pas répéter les erreurs de ses amis. Non seulement c’était un fin stratège mais en plus la chance lui sourit. L’enfant-taxi devait aller reconduire son frère, qui participait au fameux échange d’étudiant, à l’aéroport ce jour là. Une fois sur place,  notre ami le virus , réussi à se faire transférer sur la main d’une madame vietnamienne. Comment? La madame vietnamienne avait manipulé la même  manette d’abreuvoir à l’aéroport. Par un concours de circonstance extraordinaire, la dame souffrait, sans encore le savoir de la grippe H5N1. Il se retrouva perdu avec des millions de virus H5N1. Loin d’abandonner son projet de devenir le virus le plus connu, il se mit à se faire des amis. Tout d’un coup ce fut le coup de foudre avec une belle petite particule virale. Il n’avait jamais vu de si beaux H5. Ce qui devait arriver arriva. Le petit couple sauta la barrière et ils passèrent un nuit torride à faire des échanges de brin d’ARN. Trente minutes plus tard, c’est le temps de gestation chez les virus, un nouveau virus vit le jour. Tout le monde, enfin tous les virus du corps de la madame vietnamienne, ne se tarissaient pas d’éloges pour ce petit rejeton qui avait tout pour lui. Le H5 de moman et le N1 de popa. L’agressivité du H5N1 et la contagiosité du H1N1.l Jamais un virus A H1N1 n’avait ressenti autant de pouvoirs. La condition de la  madame vietnamienne s’aggrava et elle fut fut hospitalisée . On la transféra aux soins intensifs. Plusieurs personnes s’en occupèrent. Les nouveaux virus n’eurent aucun mal à contaminer le personnel. Le degré de transmission semblait proportionnel au dévouement des travailleurs. Les médecins et les infirmières savaient bien que la grippe pouvait être contagieuse mais comme la dernière pandémie datait de plus de 40 ans, tous pensaient que la grippe etait une maladie banale. Ils avaient  tord. On estima que, comme lors de la grippe espagnole, 50% de la population mondiale avait pu être contaminée.Il y eu 40 000 000 de morts. On la comparait à la grippe espagnole, mais comme il y a presque 7 fois plus de personnes sur la terre, tout fut multiplié par 7. Finalement le virus disparu un peu comme il était venu, On attend le retour de la prochaine pandémie dans 10 à 40 ans. Notre virus était devenu célèbre mais de bien triste façon.

Ces trois scénarios sont inspirés d’un discours récent du virologue Albert Osterhaus, virologue de l’université de Rotterdam qui s’exprimait au Congrès européen de microbiologie clinique et des maladies infectieuses tenu dimanche à Helsinki.

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fév 24

Le virus de la grippe demeure très difficile à combattre principalement à cause de sa capacité à échapper au à la surveillance du système immunitaire. La surface du virus de la grippe se modifie constamment et rapidement ce qui oblige à modifier à chaque année le vaccin contre la grippe. Les anticorps fabriqués par le corps humain pour un sous-type de virus de la grippe deviennent désuets l’année suivante car le virus s’est suffisamment modifié.

Des chercheurs de l’École de médecine de l’Université Harvard viennent de trouver ce qui pourrait contituer une avancée majeure dans le traitement de la grippe. Il ont réussi à sélectionner des anticorps monoclonaux neutralisants qui ont la capacité de neutraliser tous les sous-types de virus de la grippe du groupe 1 dont le H5N1 et le H1N1.

Ces anticorps seront éventuellement testés chez un modèle animal de la grippe, soit le furet. Il est possible que cette découverte conduise à l’élaborration d’un traitement contre la grippe qui serait efficace contre tous les types de grippe. Par contre,  plusieurs obstacles demeurent à franchir. Tout d’abord il faut diagnostiquer rapidement la grippe. On sait que plusieurs virus peuvent causer des symptômes qui ressemblent de près aux symptômes de la grippe. De plus, ce traitement ne sera probablement disponible que dans les hopitaux. Son prix risque d’être élevé, si l’on se fie aux traitement par anticorps monoclonaux déjà disponibles comme celui contre les infections par le virus respiratoire syncitial.

Source: Nature Structural & Molecular Biology

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fév 23

Selon des chercheurs au Québec le risque de faire un premier infarctus du myocarde diminue 2 ans après avoir recu le vaccin contre le pneumocoque. Il s’agit d’une étuse cas-témoins chez des patients présentant un risque d’infartus du myocarde. Les patients avaient au moins un des facteurs suivants:

  • hypertension
  • diabète
  • une dyslipidémie pour les hommes de plus de 45 ans et les femmes de plus de 55 ans.

On a comparé les patients qui ont fait un infarctus pendant la période d’observation avec ceux qui présentaient aussi des facteurs de risques mais qui n’avaient pas fait d’infarctus. L’étude s’est étendue de 1997 à 2003 et les chercheurs ont admis 999 cas et 3996 témoins.

L’analyse comparative a montré que les patients qui avaient fait un infarctus étaient 2 fois moins nombreux dans le groupe qui avaient été vaccinés contre le pneumocoque que dans le groupe qui ne l’avaient pas été. L’effet protectuer n’était pas observé si la perosnne avait été vaccinée il y a moins de 1 an. Par contre si une période d’aumoins 2 ans s’était écoulée le risque relatif était de 0.33,  soit 67% moins d’infarctus dans le groupe vacciné.

Selon une hypothèse, les anticorps dirigés contre le Streptocoque pneumoniae empècheraient la capture des LDL oxydés par les macrophages interrompant ainsi le processus de l’arthérosclérose à une étape précoce.

On avait déjà observé chez les animaux que la vaccination contre le pneumocoque réduisait les lésions d’arthérosclérose. De plus, on a déjà observé qu’une infection aigue à pneomocoque augmente le risque d’événement vasculaire.

Le professeur Mohammad Madjid de Houston au Texas, a ajouté que les infections des voies respiratoires comme les pneumonies et la grippe sont des déclencheurs connus des événements cardiovasculaires dont l’infarctus et la mort subite.

Source: CMAJ

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fév 21

Une équipe de chercheurs a annoncé la découverte d’un vaccin efficace contre de multiples souches du virus de la grippe. Ce résultat est le fruit d’un effort de recherche conjoint entre l’Institut National des Maladies Infectieuses, les universités d’Hokkaido et de Saitama et l’entreprise de manufacture de produits chimiques NOF Corp., supervisé par le Ministère de la Santé, du Travail et du Bien-Etre.

Le vaccin a été testé avec succès sur des souris auxquelles on a inoculé différentes souches de grippe, parmi lesquelles le virus de la grippe H5N1, ou virus de la grippe aviaire, dont on craint qu’il ne provoque une pandémie meurtrière s’il acquiert au hasard d’une mutation la capacité à se transmettre d’être humain à être humain. La particularité du vaccin est qu’il cible des protéines internes au virus, qui mutent peu avec le temps – ainsi, les organismes inoculés seront également protégés contre de futures souches.

Le vaccin doit encore passer de nombreux tests avant de pouvoir être commercialisé. Ces premiers résultats représentent néanmoins une avancée remarquable dans la lutte contre un pathogène jusque-là passablement insaisissable. En effet, les vaccins contre la grippe actuels ciblent des protéines de surface de la grippe ; ces dernières ayant tendance à muter fréquemment, les vaccins deviennent rapidement inefficaces. C’est pourquoi chaque année, l’OMS étudie soigneusement les tendances globales afin de recommander trois souches particulières du virus de la grippe qui servent ensuite à l’élaboration d’un nouveau vaccin. Si les souches les plus virulentes ne correspondent pas aux prévisions, les campagnes de vaccination se révèlent alors inefficaces. En Décembre 2008 et Janvier 2009, par exemple, des épidémies régionales ont été signalées au Japon, mais aussi en Tunisie et dans plusieurs pays européens.

Source: Bulletins-electroniques.com

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fév 15

Avoir un mauvais rhume ou une grippe peut significativement affecter les réflexes du conducteurs disent les assureurs. Une centaine de conducteurs automobiles avec des conditions variées incluant: rhumes, stress et maux de tête et 50 autres qui étaient en santé ont pris part aux tests menés par « PCP Research Agency ».

Les résultats de cette recherche ont montré que les conducteurs avec un rhume on obtenu en moyenne une note de 11% inférieure, soit l’équivalent de la consommation d’un double whisky. les experts disent qu’être malade affecte la capacité de conduire.

La recherche de la « PCP research agency», portait sur 60 personnes avec un rhume ou une grippe et 40 personnes avec d’autres conditions incluant des syndromes prémenstruels.

La signification du 11% sur le temps de réaction augmenterait la distance d’arrêt de 1 mètre si le véhicule se déplace à 48km/h ou encore de 2.3 mètre si le véhicule se déplace à une vitesse de 113km/h.

En extrapolant ces résultats

Étant donné qu’il y a 33.5 millions de consucteurs en Angleterre, le compagnie a estimé que 125,000 accidents ont .t. causés par des conducteurs avec un rhume ou une grippe.

Donc, ne pas être en forme et conduire, particulièrement si on prend des médicaments, peut avoir un impact significatif sur les aptitudes de conduite.

Paula Llewellyn, une porte-parole de la compagnie, a dit: « Conduire en étant malade cause des milliers d’accidents chaque année. Essayer de ne pas conduire si vous avwz le rhume ou la grippe. »

Le Dr Dawn Harper, qui est un supporteur de la campagne, a ajouté:  » La conduite sécuritaire requiert de la concentration et de bons réflexes, lesquels sont significativement réduits même lors d’une rhume banal ou d’une grippe légère. »

« Je conseillerais aux conducteurs souffrant de ces conditions de ne pas conduire jusqu’à ce qu’ils aillent mieux. »

Le gros bon sens.

Duncan Vernon, un responsable de la sécurité routière à la Société royale pour la prévention des accidents (RoSPA), a dit: « si vous n’êtes pas assez bien pour entreprendre votre journée, conduire pourrait être dangereux pour vous-même ou pour les autres. »

« Plusieurs conditions courantes comme le rhume, la grippe, la migraine, les dérangements d’estomac, les infections et les rhumes des foins peuvent affecter la capacité du conducteur à conduire prudemment. »

« Un gros rhume, par exemple, peut entraîner des symptômes commes des maux de tête, une congestuion des sinus, de l’écoulement nasal, et de la fatigue et ceci peut affecter l’humeur du ocnducteur, sa concentration, son jugement et ses réactions. »

Il a ajouté: « C’est important que, lorsque vous ne vous sentez pas bien, vous évaluez s’il est vraiment nécessaire de vous rendre au travail et si des solutions alternatives sont disponibles.

« Le gros bon sens est requis car il est possible de conduire predemment en se sentant l`gèrement incommodé, mais il existe un seuil au-delà duquel il n’est pas sage de prendre le volant. »

« Les gens ont besoins d’être honnêtes envers eux-mêmes et au sujet de leur capacité à conduire prudemment. »

Traduit de BBC News

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fév 10

Le virus de la grippe saisonnière survit plus longtemps, et par conséquent sa transmission est augmentée, lorsque la quantité d’eau présente dans l’air (humidité absolue) diminue.  Ceci expliquerait pourquoi les épidémies de grippe se produisent pendant les mois les plus froids dans les pays tempérés, selon une recherche publiée lundi.

L’humidité relative est un pourcentage qui exprime la quantité d’eau présente dans l’air par rapport à la quantité totale d’eau que l’air peut contenir pour une température donnée. Plus la température baisse, moins l’air est capable de contenir de l’eau.  Ainsi, même si l’humidité relative de l’air peut demeurer élevée à l’extérieur pendant l’hiver, la quantité réelle d’eau présente ou humidité relative, diminue. Lorsqu’il y a moins d’eau la survie du virus de la grippe augmente et par conséquent sa transmission.

Des études précédentes n’étaient pas parvenues à établir une forte relation entre humidité et virulence du virus de la grippe, mais ces recherches ne tenaient compte que de l’humidité relative, dépendant de la température, relèvent le Dr Jeffrey Shaman, un épidémiologiste du ministère de la santé de l’Etat d’Oregon (nord-ouest des Etats-Unis), l’un des co-auteurs de cette recherche.

« Les fortes corrélations entre le niveau d’humidité absolue et la survie du virus de la grippe ont été surprenantes », explique-t-il dans un communiqué.

« Quand l’humidité absolue est faible, le virus de la grippe saisonnière survit plus longtemps et le taux de transmission augmente », précise le médecin dont l’étude paraît dans les Annales de l’Académie Nationale américaine des Sciences (PNAS) datées du 9 février.

En 2007 des chercheurs de la faculté de médecine du Mt Sinai à New York (est) avaient testé vingt différentes combinaisons de températures et d’humidité relative pour tenter de trouver les conditions déclenchant des changements dans la transmission du virus entre des cochons d’inde et un groupe d’animaux se trouvant à proximité.

Une recherche précédente avait montré que l’humidité relative pouvait expliquer une augmentation de 36% de la survie du virus de la grippe et de 12% de sa transmission.

Le Dr Shaman et ses collègues ont testé de nouveau ces différentes combinaisons mais en utilisant une humidité absolue comme référence. Ils ont alors découvert que l’humidité absolue expliquait 90% des variations de la survie du virus de la grippe et de 50% de sa transmission.

Ces chercheurs n’ont pas été en mesure d’expliquer ce phénomène mais notent qu’un accroissement de l’humidité dans les hôpitaux devrait permettre de contenir la propagation de la grippe.

Source: AFP et Académie Nationale américaine des Sciences

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fév 06

Comment le virus de la grippe altère les cellules humaines ? Des chercheurs du Laboratoire européen de biologie moléculaire (EMBL) et du laboratoire Biologie structurale des interactions entre virus de la grippe et cellule hôte (Université Joseph Fourier/EMBL/CNRS, Grenoble) ont obtenu une image haute résolution d’un domaine protéique essentiel, grâce auquel le virus peut prendre le contrôle des cellules humaines et s’y multiplier. Ces travaux permettent de définir avec précision une cible thérapeutique fondamentale contre le virus de la grippe. Ils font l’objet d’une Advance Online Publication (AOP) sur le site de Nature (www.nature.com) le 4 février 2009.

La grippe reste une maladie avec laquelle il nous faut composer. Chaque année, les épidémies saisonnières de grippe tuent plusieurs centaines de milliers de personnes dans le monde. Compte tenu du risque de pandémie de grippe si des souches de grippe aviaire acquièrent la capacité d’altérer facilement les cellules humaines, le développement de nouveaux médicaments et de nouveaux vaccins fait l’objet de tous les efforts.

Lorsque le virus de la grippe infecte une cellule hôte, il cherche à se répliquer afin d’attaquer davantage de cellules. La clé du processus réside dans une enzyme virale, appelée polymérase, qui copie le matériel génétique du virus et force ainsi le mécanisme de la cellule hôte à synthétiser les protéines virales. Pour ce faire, elle capture un petit fragment appelé « coiffe » sur les molécules d’ARN des cellules hôtes et l’ajoute au sien. La coiffe est une structure moléculaire d’ARN supplémentaire qui doit être présente au début de chaque ARN messager (ARNm) pour orienter le processus de synthèse protéique de la cellule. La polymérase virale se lie à l’ARN messager de la cellule hôte par l’intermédiaire de sa coiffe, la retire et l’ajoute au début de son propre ARNm. Ce processus est connu sous le nom de « cap snatching » (littéralement vol de coiffe). La façon exacte dont la polymérase virale parvient à ses fins, ainsi que la fonction précise des trois sous-unités de l’enzyme au sein de ce processus, font l’objet de controverses.

Les chercheurs des groupes de Rob Ruigrok et de Stephen Cusack au laboratoire Biologie structurale des interactions entre virus et cellule hôte (UVHCI – Université Joseph Fourier (UJF)/EMBL/CNRS, Grenoble) et à l’ EMBL ont découvert qu’une partie d’une sous-unité de la polymérase, appelée PA, est responsable du clivage de la coiffe de l’ARNm hôte.

« Nous avons été très surpris par ces résultats, parce que tout le monde pensait que le clivage s’effectuait dans une autre partie de la polymérase », déclare Rob Ruigrok, Professeur à l’UJF et directeur adjoint de l’UVHCI.
« Ces nouvelles découvertes suggèrent que PA est une cible thérapeutique antivirale prometteuse. L’inhibition du clivage de la coiffe est un moyen efficace d’enrayer l’infection car dans ce cas, le virus n’est plus en mesure de se multiplier. Nous savons désormais où concentrer nos efforts en matière de développement de médicaments », ajoute Stephen Cusack, responsable de l’EMBL et directeur de l’UVHCI.

Les chercheurs ont produit des cristaux du domaine PA et les ont analysés à l’aide des puissants rayons X générés par l’installation européenne de rayonnement synchrotron de l’ESRF (European Synchrotron Radiation Facility), à Grenoble. L’image haute résolution du domaine ainsi obtenue montre les acides aminés qui constituent le site actif impliqué dans le clivage de l’ARN. Ces informations pourraient permettre d’orienter le développement de futurs médicaments antiviraux. Il y a quelques mois seulement, le même groupe de chercheurs avait déjà identifié une autre partie essentielle de la polymérase de la grippe, un domaine situé cette fois dans la sous-unité PB2, capable de reconnaître la coiffe de l’hôte et de s’y lier. Ces deux découvertes conjuguées offrent une image presque complète du mécanisme de « cap snatching » qui permet au virus de la grippe de prendre le contrôle des cellules humaines.

Références :

CNRS

Dias A ; Bouvier D ; Crepin T ; McCarthy AA ; Hart D ; Baudin F ; Cusack S et Ruigrok RWH. The cap –snatching endonclease of influenza virus polymerase resdes in te PA subunit, Nature, 4 février 2009

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