fév 09

Stephanie Willette, une étudiante infirmière âgée de 20 ans, ne se doutait pas que le vaccin contre la grippe A H1N1 pourrait changer sa vie. Elle est passée d’une excellente santé à une paralysie sous la hauteur du cou, la rendant incapable de respirer seule. Elle a maintenant une trachéotomie et un respirateur est nécessaire pour la maintenir en vie.

Elle est actuellement en réadaptation dans un hôpital de Kingston et même si elle est  incapable de s’assoir, elle espère pouvoir marcher seule un jour.

Elle a été  victime du syndrome du Guillain Barré, une paralysie qui frappe  environ 15 personnes par million et qui est souvent associée à une infection. Habituellement cette paralysie débute aux membres inférieurs pour progresser vers le haut du corps. Plusieurs infections sont associées au syndrome de Guillain Barré , comme les infections à campylobacter (une sorte de gastroentérite) ou  les infections des voies respiratoires (comme la grippe) ou encore les chirurgies. Le ministère de la santé du Canada estime qu’environ une personne sur un million pourrait être victime du syndrome de Guillain Barré suite à la vaccination contre la grippe. Toute cette controverse a débuté en 1976 alors qu’un programme de vaccination contre la grippe avait été abandonné aux États-Unis parce qu’il avait été associé à une recrudescence de syndrome du Guillain Barré. Par la suite les études avec les vaccins contre la grippe saisonnière avaient montré soit un risque nul ou encore au maximum un risque de 1 sur 1 million, d’être victime du syndrome du Guillain Barré. Le syndrome de Guillain Barré (SGB) e affecte 600 canadiens à chaque année.

Selon la mère de Stéphanie, il ne fait aucun doute que la jeune femme a été victime d’une complication de son vaccin contre la grippe A H1N1. Sinon comment expliquer que la jeune femme se soit retrouvée paralysiée 2 semaines après avoir reçu le vaccin contre la grippe A H1N1? Selon elle, le gouvernement cache des choses.

Les autorités du ministère de la santé de l’Ontario, avouent enquêter sur 4 cas suspects de syndrome de Guillain Barré qui pourraient être reliés au vaccin contre la grippe A H1N1. Plus de 5 millions de personnes ont été vaccinées en Ontario.

Quant à elle , l’Agence de santé publique du Canada enquête sur 24 cas de syndrome de Guillain Barré. Selon l’Agence aucune augmentation de la fréquence des cas de Guillain Barré au delà de 1 cas par million n’a été notée. Le syndrome de Guillain Barré survient alors dans les 6 semaines qui suivent la vaccination.

Tous ces chiifres sont bien inutiles pour réconforter une autre mère qui a presque perdu son fils le mois dernier. Son fils Michael, âgé  de 26 ans,  travaillait dans un hôpital lorsqu’il a commencé à remarquer des  picotements dans ses pieds 4 semaines après avoir été vacciné contre la grippe A H1N1. Lorsque ses jambes sont devenues complètement engourdies, il s’est présenté à l’urgence de l’hôpital St-Joseph et une ponction lombaire a confirmé le diagnostic. Il se rappelle comment il était prisonnier dans son propre cerveau, ne pouvant même plus avaler sa salive. À un moment donné il avoue avoir voulu mourir. Il a été parmi les chanceux car il s’est presque complètement rétabli.

Le journal Sunday Sun rapporte être au courant de 7 cas suspects de syndromes de Guillain Barré à lui seul. On se demande quel est le nombre exact de personnes qui pourraient avoir été victimes de ce syndrome après avoir reçu le vaccin. Certains se demandent pourquoi l’Ontario n’a pas un système d’indemnisation des victimes de l’immunisation comme  celui du  Québec.

Source: Toronto Sun

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fév 06

Selon Santé Canada  12 personnes seraient décédées suite à avoir reçu le vaccin contre la grippe A H1N1 au Canada.  Ces  12 décès potentiellement liés au vaccin contre le H1N1 sont toujours sous enquête.

Au 23 janvier 2010, 6 029 cas d’effets secondaires potentiellement reliés au vaccin contre la grippe pandémique avaient été signalés aux autorités canadiennes. Parmi celles-ci 245 réactions répondaient aux critères pour être qualifiées de graves, dont 130 étaient des réactions allergiques anaphylactiques. Une réaction allergique anaphylactique est une réaction qui peut menacer la vie et doit être généralement traitée de toute urgence par injection d’adrénaline. Jusqu’à maintenant les réactions allergiques anaphylactiques ont une fréquence d’environ 1 cas sur 200 000, ce qui peut se comparer avec les autres vaccins.

De plus, 24 cas de  syndrome de Guillain-Barré (SGB), pourraient aussi être reliés au vaccin contre la grippe A H1N1. Le syndrome de Guillain Barré est une maladie neurologique  qui cause une paralysie progressive qui commence aux membres inférieurs pour ensuite monter. Au Canada, on enregistre chaque année de 600 à 700 nouveaux cas de syndrome de Guillain-Barré, une maladie qui peut apparaître après une infection bactérienne ou respiratoire, notamment associée à la grippe.   Selon l’agence fédérale, les Canadiens risquent bien davantage d’être atteints de cette maladie à la suite d’une grippe qu’après avoir reçu le vaccin contre la grippe. Le risque de syndrome de Guillain-Barré est estimé à environ 1 cas par millions de doses de vaccins distribuées.

Plus de 100 000 femmes enceintes ont été vaccinées contre la grippe H1N1 au Canada. Quelque 28 cas d’effets secondaires chez les femmes enceintes ont été signalés. De ce nombre, 22 n’étaient pas graves. Il y a eu un cas de diminution des mouvements du bébé et cinq cas de perte fœtale. Rien n’indique que le vaccin contre la grippe en est la cause. Le nombre de cas de décès signalés correspond au nombre de pertes fœtales auquel on peut s’attendre chez les femmes enceintes non vaccinées.

Les effets secondaires les plus souvent signalés comprenaient des réactions bénignes à l’endroit de l’injection, des nausées, vomissements, étourdissements, maux de tête et de la fièvre.

Source: Santé-Canada

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jan 29

Le gouvernement du Canada a annoncé aujourd’hui qu’il fera un don de cinq millions de doses du vaccin contre la grippe H1N1 ainsi qu’une contribution de six millions de dollars à l’appui des efforts de lutte que mène l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) contre la pandémie mondiale. Les cinq millions de doses de vaccin représentent 10 % du total des doses commandées par le Canada, ce qui correspond aux dons d’autres pays développés. La somme de six millions de dollars, fournie par l’Agence canadienne de développement international (ACDI), permettra à l’OMS d’appuyer les programmes de vaccination contre la grippe H1N1 dans les pays en voie de développement.

« Nous avons la chance d’être en mesure de faire un don de doses de vaccin contre la grippe H1N1 à l’OMS pour aider les pays en développement maintenant que nous avons comblé les besoins immédiats du Canada », a affirmé l’honorable Leona Aglukkaq, ministre de la Santé du Canada. En faisant allusion à un compte rendu de l’OMS, diffusé le 22 janvier 2010, qui faisait état de poches d’activité grippale intense ces dernières semaines en Afrique du Nord, en Asie du Sud et dans certaines parties de l’Europe de l’Est, la ministre Aglukkaq a insisté : « Le gouvernement du Canada travaillera en collaboration avec l’OMS pour veiller à ce que les doses de vaccin qu’il donne soient expédiées en temps opportun aux pays qui en ont le plus besoin. »

La ministre de la Coopération internationale, l’honorable Beverley J. Oda, a affirmé : « Les pays en voie de développement sont particulièrement vulnérables à la grippe H1N1 parce qu’ils ont peu ou pas accès aux ressources requises pour s’attaquer à cette urgence sanitaire. Le soutien de l’ACDI contribuera à fournir des doses de vaccin et à accroître la capacité de ces pays à intervenir contre la grippe H1N1 chez les personnes les plus vulnérables de leurs populations. »

Au cours des cinq dernières années, le gouvernement du Canada s’est engagé à verser plus de 100 millions de dollars à des initiatives internationales qui aident les pays en développement à faire des préparatifs et à intervenir en cas de pandémie. Cette nouvelle contribution fait ressortir la volonté du Canada de jouer son rôle en tant que membre responsable et dévoué de la communauté internationale.

Le Canada s’est appuyé sur les meilleurs éléments scientifiques et épidémiologiques probants connus pour établir sa stratégie relative au vaccin contre la grippe H1N1. A la suite de la plus vaste campagne nationale de vaccination de l’histoire canadienne, il reste des stocks de vaccin contre la grippe H1N1 au Canada. Plus tôt au cours du mois, avec l’appui des gouvernements provinciaux et territoriaux, le gouvernement du Canada a également expédié cinq millions de doses du vaccin contre la grippe H1N1 au Mexique pour l’aider à combler ses besoins en vaccin. D’autres options concernant la gestion du reste des stocks de vaccin contre la grippe H1N1 du Canada sont à l’étude.

Un certain nombre de facteurs signalent la fin de la deuxième vague de l’éclosion de grippe H1N1 au Canada, dont une diminution des taux déclarés d’infection par le virus H1N1 et des taux d’hospitalisation et de décès liés à la grippe H1N1, le faible nombre d’éclosions signalées dans les écoles et les hôpitaux, la baisse du nombre de visites chez le médecin par des Canadiens présentant des symptômes grippaux, et la réduction des ventes d’antiviraux à l’échelle nationale. Toutefois, le Dr David Butler-Jones, administrateur en chef de la santé publique du Canada, prévient qu’il est trop tôt pour crier victoire : « Nous continuons à encourager les Canadiens qui n’ont pas encore été vaccinés à le faire – non seulement parce que le virus de la grippe H1N1 circule encore dans certaines collectivités, mais aussi parce que les personnes vaccinées dès maintenant ont une solide protection de base en cas de troisième vague de grippe H1N1 ou en cas de mutation du virus », a-t-il conclu.

L’OMS livrera les doses de vaccin aux pays qu’elle considère être pour l’heure les plus vulnérables et qui ont des plans de distribution des doses en place. Ce soutien souligne l’engagement du Canada envers la santé mondiale.

Source: Communiqué de presse.

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jan 03

Selon toute vraisemblance la troisième vague de grippe A  H1N1 n’aura pas lieu  au Québec en 2010.

La campagne de vaccination massive qui vient de se terminer aura permis de vacciner 55% de la population du Québec et c’est sans compter les 1.8 millions de québécois qui ont été infectés par le virus de la grippe A H1N1.

Depuis son apparition à la fin du mois d’avril 2009  la grippe A H1N1 d’origine porcine a fait un peu plus de 100 morts au Québec.

Si l’on tient compte qu’une personne infectée cause en moyenne un peu moins de 2 cas secondaires, étant donné que plus de 50 % de la population du Québec n’est plus susceptible d’attraper la grippe A H1N1, chaque nouveau cas de grippe ne pourra engendrer que moins de 1 cas secondaire. Par conséquent la propagation du virus de la grippe A H1N1 ne pourra prendre de l’ampleur.

Il faut toutefois s’attendre à des cas sporadiques un peu partout dans la population et ce, jusqu’à ce qu’à ce que  tout le monde ait été en contact avec le virus.

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déc 20

Bien que 700 000 doses de vaccin contre la grippe A H1N1 Arepanrix de la compagnie Glaxo Smith Kline (GSK) aient été importées du Canada depuis 2 semaines, le laboratoire de qualité (LCQ) de l’Institut Pasteur d’Algérie (IPA) et le Laboratoire national de contrôle des produits pharmaceutiques (LNCCP) n’ont toujours pas donné leurs accords à leur utilisation.  Ces retards alimentent les rumeurs voulant que l’innocuité  du vaccin canadien soir remise en cause. Des lots du même vaccin avaient été retirés du marché au Canada et en France.  L’Institut Pasteur aurait commandé  en tout 20 millions doses. De plus le personnel médical de l’Algérie est hésitant à se faire vacciner ce qui n’arrange rien.

Le virus fait de plus en plus de victimes  avec un total de 32 cas mortels et au moins 8 000 cas probables, dont 553 cas confirmés, selon un bilan sur la situation épidémiologique de cette grippe en Algérie, de jeudi soir par le ministère de la Santé de la Population et de la Réforme hospitalière. L’hôpital El Kettar, centre de référence, se trouve débordé et le personnel médical ne sait plus où donner de la tête.

Les craintes de syndrome de Guillain-Barré sont injustifiées selon les autorités. Les systèmes de surveillance actuels n’ont pas permis de mettre en évidence une augmentation du risque de syndrome de Guillain-Barré comme lorsque la campagne de vaccination contre un virus de grippe porcine A H1N1 avait été interrompue en 1976. Il faut dire que les craintes de syndrome de Guillain-Barré associées à l’adjuvant ne peuvent être reliées à la campagne de vaccination de 1976 car à cette époque le vaccin utilisé ne contenait pas d’adjuvant. Enfin, on évalue que le risque de syndrome de Guillain-Barré après une grippe pourrait être de 10 fois supérieur au risque d’être vacciné.

Le vaccin  contre la grippe peut exceptionnellement provoquer des allergies graves de type anaphylactique. Il s’agit d’une allergie qui commence habituellement dans les minutes qui suivent une vaccination et qui est rapidement progressive. La plupart du temps des réactions cutanées sous forme de plaques rouges avec démangeaisons ou prurit sont présentes en peu partout sur le corps. On remarque aussi d’autres symptômes possibles comme de l’enflure (oedème) au visage, des difficultés respiratoires ou une chute de tension artérielle avec choc. Parfois le tableau est aussi accompagnée de symptômes digestifs comme des nausées, des vomissements ou de la diarrhée. Ce type d’allergie soit être rapidement pris en charge par un médecin ou une infirmière qualifiée qui, la plupart du temps devra administrer de l’adrénaline en urgence ainsi que d’autres médicaments. Il existe un réel risque de décès lorsque le traitement n’est pas effectué. Ces allergies constituent un risque lors de toute vaccination, et elle ne seraient pas plus fréquentes avec le vaccin contre la grippe A H1N1 tel que l’Arepanrix.

La campagne de vaccination contre la grippe A H1N1 en Algérie sera gratuite et sur une base volontaire. Les personnes seront vaccinées dans un ordre qui correspond à leur catégorie de risque. Il s’agit par ordre de priorité:

  • du personnel de santé des secteurs public, parapublic et privé;
  • des femmes enceintes;
  • du personnel assurant le maintien des activités essentielles et stratégiques, dont les corps constitués;
  • les patients, adultes et enfants atteints de pathologies chroniques;
  • les enfants et adolescente âgés de plus de six mois à 24 ans et l’entourage des nourrissons de moins de six mois.

Les femmes enceintes présentes un groupe prioritaire car selon certains résultats de surveillance, elles courent un risque de 4 à 10 fois plus élevé de devoir être hospitalisées en unité de soins intensifs et 7 à 10% des cas hospitalisés sont des femmes au deuxième ou au troisième trimestre de la grossesse.

Le vaccin avec adjuvant est celui qui a été le plus utilisé au Canada mais lorsque le vaccin sans adjuvant a été disponible c’est le vaccin contre la grippe A H1N1 sans adjuvant qui a été privilégié pour la vaccination des femmes enceintes. Cette recommandation était basé sur le fait que le vaccin Arepanrix avec adjuvant n’avait pas été évalué de façon extensive chez les femmes enceintes. Ajoutons que plusieurs experts avaient recommandé l’utilisation du vaccin avec adjuvant chez les femmes enceintes lorsque ce vaccin était le seul disponible, particulièrement à partir du deuxième et du troisième trimestre. Ils estimaient que les risque associés au virus de  la grippe A H1N1 chez les femmes enceintes en deuxième te troisième trimestre de grossesse dépassaient les risques associés au vaccin même avec adjuvant.

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Référence: La Tribune

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nov 26

Questions réponses concernant les vaccins contre la grippe pandémique d’origine porcine A H1N1. Cette page sera régulièrement mise à jour.

1. Quels sont les vaccins disponibles contre la grippe A H1N1 2009 d’origine porcine ?

2. Qu’est-ce qu’un adjuvant?

3. Le vaccin contre la grippe 2008-2009 contenait une souche de virus A H1N1, alors est-ce que le vaccin de l’automne 2008 protège contre la grippe A H1N1 d’origine porcine?

4. La vaccination contre la grippe A H1N1 2009 sera-t-elle obligatoire?

5. Comment se nomme le nouveau vaccin contre la grippe A H1N1 2009 qui vient out juste d’être homologué au Canada?

6. Pourquoi l’Arepanrix est-il un vaccin avec Adjuvant?

7. Où est fabriqué le vaccin canadien contre la grippe A H1N1?

8. Qui ne devrait pas être vacciné contre la grippe A H1N1 d’origine porcine?

9. Quelle est la composition exacte du vaccin Arepanrix?

10. J’ai fait la grippe depuis le début de la pandémie (juin 2009) est-ce que je dois quand même être vacciné?

11. Quels sont les effets secondaires observés après l’administration du vaccin contre la grippe A H1N1?

12. Quel est le pourcentage de personnes vaccinées qui vont développer des niveaux d’anticorps protecteurs?

13. Combien de jours prend le vaccin pour être efficace?

1. Quels sont les vaccins disponibles contre la grippe A H1N1 2009 d’origine porcine ?

Pays Vaccin Compagnie Adjuvant
Allemagne Focetria Novartis MF59
Pandemrix Glaxo Smith Kline ASO3
Australie Panvax CSL non
Autriche Celvapan Baxter non
Belgique Pandemrix Glaxo Smith Kline ASO3
Canada Arepanrix Glaxo Smith Kline ASO3
Panvax CSL non
Influenza A H1N1 2009 monovalent Glaxo Smith Kline non
Croatie Focetria Novartis MF59
Danemark Pandemrix Glaxo Smith Kline ASO3
Espagne Celvapan Baxter non
Pandemrix Glaxo Smith Kline ASO3
États-Unis Vaccins monovalent contre influenza A H1N1 2009 CSL non
Novartis non
Sanofi Pasteur non
Diagnostics LImited non
MerIImmune non
Finlande Pandemrix Glaxo Smith Kline ASO3
France Celvapan Baxter non
Focetria Novartis MF59
Panenza Sanofi Pasteur non
Pandemrix Glaxo Smith Kline ASO3
Grèce Focetria Novartis MF59
Pandemrix Glaxo Smith Kline ASO3
Irlande Celvapan Baxter non
Pandemrix Glaxo Smith Kline ASO3
Israël Focetria Novartis MF59
Pandemrix Glaxo Smith Kline ASO3
Nouvelle-Zélande Panvax CSL non
Norvège Celvapan Baxter non
Pandemrix Glaxo Smith Kline ASO3
Pays-Bas Focetria Novartis MF59
Pandemrix Glaxo Smith Kline ASO3
Royaume-Uni Celvapan Baxter non
Pandemrix Glaxo Smith Kline ASO3
Serbie Focetria Novartis MF59
Suède Pandemrix Glaxo Smith Kline ASO3
Suisse Celtura Novartis MF59
Focetria Novartis MF59
Pandemrix Glaxo Smith Kline ASO3

Source: OMS

Celvapan

Compagnie: Baxter

Approuvé par l’Agence européenne du médicament (EMEA): 2 octobre 2009.

Adjuvant: absence.

Distribution: 50 000 doses commandées par la France surtout pour les femmes enceintes et aux personnes immunodéprimées.

Pandemrix

Type de vaccin: inactivé

Antigène: A/California/7/2009 (H1N1) 3,75 microgrammes

Compagnie: Glaxo Smith Kline (GSK)

Adjuvant: AS03 composé de squalène , de DL-α-tocophérol et de polysorbate 80

Calendrier et dosage pour les 6 mois et plus: 2 doses de 0,5 ml à au moins 3 semaines d’intervalle. Par contre des données limitées chez des adultes sains âgés de 18 à 60 ans suggèrent qu’une seule dose pourrait être suffisante dans cette tranche d’âge.

Voie d’administration: intramusculaire.

Contre-indications: antécédent de réaction anaphylactique (c’est-à-dire pronostic vital menacé) à l’un des constituants du vaccin ou à des résidus à l’état de traces (tels que l’oeuf, les protéines de poulet, l’ovalbumine, le formaldéhyde, le sulfate de gentamicine et le désoxycholate de sodium).

Taux de protection: séroprotection de 44,5% 21 jours après la 1 ère dose et 94,3% 21 jours après la 2 ième dose (3,75 microgrammes). Une formulation contenant 5,25 microgrammes d’hémagglutinine avec l’adjuvant ASo3 a montré un titre d’anticorps protecteurs chez 98.4% des adultes entre 18 et 60 ans en bonne santé 21 jours après une première dose.

Focetria

Type de vaccin: inactivé

Antigène: A/California/7/2009 (H1N1)

Compagnie: Novartis

Adjuvant: MF59 composé de squalène, polysorbate 80 et trioléate de sorbitan.

Squalène 9,75 milligrammes
polysorbate 80 1,175 milligrammes
trioléate de sorbitan

Calendrier et dosage pour les 6 mois et plus: 2 doses de 0,5 ml à au moins 3 semaines d’intervalle.

Effets secondaires: ls effets indésirables les plus souvent rapportés avec Focetria (observés chez entre 1 et 10 personnes sur 100) étaient les suivants: maux de tête, sueurs, arthralgies (douleurs articulaires), myalgies (douleurs musculaires), réactions au site d’injection (rougeur, gonflement, induration, hématome et douleur), fièvre, malaise, fatigue et frissons.

Contre-indications: déconseillé chez les patients ayant présenté une réaction anaphylactique (réaction allergique sévère) à l’un des composants du vaccin ou à l’une des substances présentes à l’état de traces dans le vaccin, telles que les protéines d’oeuf ou de poulet, l’ovalbumine (une protéine contenue dans le blanc d’oeuf), la kanamycine ou le sulfate de néomycine (deux antibiotiques), le formaldéhyde, le bromure de cétyltriméthylammonium et le polysorbate 80.

Taux de protection: 41% de séroprotection 21 jours après la 1 ère dose et 86% 21 jours après la 2 ième dose.

Influenza A (H1N1) 2009 Monovalent Vaccine Live, Intranasal

Type de vaccin: vivant

Antigène: A/California/7/2009 (H1N1)

Compagnie: MedImmune

Adjuvant: aucun


2. Qu’est-ce qu’un adjuvant?

Les adjuvants sont des substances ajoutées au vaccins depuis plus de 80 ans pour améliorer la qualité de la réponse immunitaire spécifique à une maladie donnée. Le mot adjuvant vient du latin adjuvate qui signifie aider. Par exemple, un adjuvant peut permettre à l’antigène d’être mieux présenté au système immunitaire et ainsi augmente la production d’anticorps contre cet antigène.

3. Le vaccin contre la grippe 2008-2009 contenait une souche de virus A H1N1, alors est-ce que le vaccin de l’automne 2008 protège contre la grippe A H1N1 d’origine porcine?

Non, le virus de la grippe A H1N1 qui a servi à faire le vaccin contre la grippe 2008-2009 était très différent de celui de la grippe A H1N1 2009 d’origine porcine. Par conséquent, les anticorps produits par le vaccin 2008-2009 ne peuvent neutraliser le virus de la grippe porcine A H1N1.

4. La vaccination contre la grippe A H1N1 sera-t-elle obligatoire?

La réponse peut varier selon les pays mais dans la très grande majorité des pays du monde il est prévu que la vaccination se fera sur une base volontaire. C’est le cas particulièrement en France, au Canada et en Belgique. (Si quelqu’un a de l’information pour les autres pays SVP nous avertir pour que nous puissions compléter la liste.)

5. Comment se nomme le nouveau vaccin contre la grippe A H1N1 2009 qui vient tout juste d’être homologué au Canada?

Le nouveau vaccin contre la grippe A H1N1 d’origine porcine de la compagnie Glaxo Smith Kline (GSK) qui vient tout juste d’être homologué au Canada se nomme Arepanrix.

6. Pourquoi l’Arepanrix est-il un vaccin avec Adjuvant?

L’addition d’un adjuvant au vaccin offre 2 avantages majeurs. Tout d’abord il permet de faire plus de vaccins avec la même quantité d’antigènes. Autrement dit, la quantité d’antigènes nécessaires dans un vaccin adjuvanté est beaucoup moindre que dans un vaccin sans adjuvant.

L’immunité conférée par un vaccin contenant un adjuvant pourrait même être supérieure à celle d’un vaccin sans adjuvant. Certaines recherches laissent penser que les personnes âgées seraient mieux protégées avec un vaccin contenant un adjuvant. De plus, d’autres études ont montré qu’il est possible qu’un vaccin avec adjuvant offre une protection contre d’autres souches de virus de la grippe. Par exemple si le virus mutait, il est possible que les personnes qui auraient reçu le vaccin avec adjuvantsoient encore partiellement protégées (plus que celles qui auraient reçu le vaccin sans adjuvant).

7. Où est fabriqué le vaccin canadien contre la grippe A H1N1?

Le vaccin contre la grippe A H1N1 2009 d’origine porcine est fabriqué au Canada, plus précisément au Québec à Sainte-Foy.

8. Qui ne devrait pas être vacciné contre la grippe A H1N1 d’origine porcine?

Les personnes suivante ne devraient pas être vaccinées contre la grippe A H1N1:

  • les enfants de moins de 6 mois;
  • les personnes qui ont déjà fait la grippe pandémique avec un prélèvement montrant qu’il s’agissait bien du virus de la grippe A H1N1 2009;
  • les personnes qui auraient une allergie de type anaphylactique à une des composantes du vaccin incluant les oeufs;
  • les personnes ayant des antécédents de syndrome de Guillain Barré dans les 6 semaines suivant un vaccin contre la grippe

9. Quelle est la composition exacte du vaccin Arepanrix?

Chaque dose de 0,5 ml du vaccin reconstitué Arepanrix contient :

  • 3,75 μg d’hémagglutinine du virus A/California/7/2009 (H1N1), analogue de la souche pandémique A(H1N1) 2009;
  • l’adjuvant AS03 consistant en une émulsion à base de squalène (10,69 mg) (précurseur du cholestérol), de DL-alpha-tocophérol (11,86 mg) (vitamine E), et de polysorbate 80 (4,86 mg);
  • des traces résiduelles de protéines d’oeuf et de formaldéhyde;
  • 5 μg de thimérosal comme agent de conservation;
  • des traces de sucrose et de désoxycholate de sodium;
  • du chlorure de sodium, du phosphate d’hydrogène disodique, du phosphate de potassium dihydrogéné, du chlorure de potassium et de l’eau pour injection.

10. J’ai fait la grippe depuis le début de la pandémie (juin 2009) est-ce que je dois quand même être vacciné?

Au Québec, les personnes qui ont fait une grippe et qui ont eu un prélèvement confirmant que c’était le virus A H1N1 d’origine porcine sont considérées protégées et n’ont donc pas à recevoir le vaccin. Les personnes qui ont fait la grippe mais qui n’ont pas eu de prélèvement devraient être vaccinées. On pense qu’il n’y a pas de risque à vacciner une personne qui serait déjà protégée.

11. Quels sont les effets secondaires observés après l’administration du vaccin contre la grippe A H1N1?

Les principaux effets secondaires notés après l’administration d’Arepanrix conjugué contenant 3,75 ug d’antigènes sont les suivantes:

  • douleur (90%);
  • rougeur (1,6%);
  • gonflement (6,5%);
  • fatigue (32,3%);
  • mal de tête (14%);
  • douleurs dans les articulations (11%);
  • douleurs musculaires (34%);
  • frissons (8%);
  • transpiration (9,7%)
  • et fièvre (0%).

12. Quel est le pourcentage de personnes vaccinées qui vont développer des niveaux d’anticorps protecteurs?

Plus de 96% des adultes en bonne santé auront un niveau d’anticorps protecteurs après une seule dose de vaccin.

13. Combien de jours prend le vaccin pour être efficace?

Les anticorps prennent environ 10 à 14 jours pour atteindre leur maximum, c’est habituellement le temps requis pour que le vaccin devienne efficace.

Source: Protocole d’immunisation du Québec,

GSK (feuillet de renseignement sur le produit Arepanrix)

Références et mises à jour.

written by Michel

nov 24

Une fillette de 21 mois de Montréal, qui souffrait d’un autre problème de santé est devenue la plus jeune victime du virus de la grippe A H1N1 au Québec.

Pendant que les autorités de santé publique se félicitent d’avoir vacciné près de 2 millions de personnes au Québec, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) annonce qu’un lot de vaccin aurait été retiré du marché au Canada parce qu’il a été associé à un nombre augmenté d’allergies graves de type anaphylactiques. On se rappelle qu’au Québec le décès d’un homme de 81 ans suite à avoir reçu le vaccin contre la grippe A H1N1 est sous enquête. Précisons par contre que le lot de vaccin contre la grippe A H1N1 de GlaxoSmithKline retiré du marché n’a pas été distribué au Québec.

Pendant ce temps en France, la deuxième vague est en pleine progression et  le décompte des victimes de la grippe continue. La campagne de vaccination amorcée timidement la semaine passée est en pleine progression et les opposants à la vaccination se demandent maintenant ce qui est le moins risqué, le vaccin ou le virus de la grippe A H1N1.

La décision est d’autant plus importante que les personnes les plus à risques de complications sont leurs jeunes enfants et leurs adolescents.

La meilleure façon de prévenir une infection est de bien la connaître. Nous vous suggérons les pages suivantes pour plus d’informations:

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nov 20

Des chercheurs d’un hôpital pour enfants de Toronto viennent de publier un article montrant que  les enfants hospitalisés  pour une infection par le virus de la grippe A H1N1 ont3,5 fois plus de chances de souffrir d‘asthme que les enfants hospitalisés pour une infection par le virus de la grippe saisonnière.

22 % des enfants hospitalisés pour une infection causée par le virus de la grippe A H1N1 présentait de l’asthme contre 6 % pour les enfants hospitalisés pour la grippe saisonnière au cours des années précédentes.

En conclusion, même les enfants souffrant d’asthme léger devraient être vaccinés contre la virus de la grippe A H1N1 en priorité et de plus, ils devraient être traités avec un antiviral comme l’oseltamivir (ou Tamiflu) dès le début de symptômes de grippe.

Source: Radio-Canada

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nov 18

Depuis le 30 août, le Québec compte 37 morts reliées à la grippe A H1N1,  1597 hospitalisations et 205 cas ont dû être traités aux soins intensifs.

Au Québec, 1,5 million de personnes ont été vaccinées contre le virus de la grippe A H1N1. En date du 17 novembre, on compte 23 réactions graves associées à la vaccination donc un décès. Il s’agit d’un homme de 80 ans , mais l’enquête n’a pas encore établie si sa mort a été vraiment causée par une réaction au vaccin contre la grippe A H1N1. Les autorités de la santé publique ont tenté de rassurer la population en mentionnant que les allergies étaient un effet secondaire connu des vaccins et que les bénéfices dépassaient largement les effets secondaires attendus. Environ une personne sur 1 million peut présenter une réaction anaphylactique grave après avoir reçu un vaccin.

Dans l’ensemble du Canada, 20 % de la population a déjà reçu le vaccin. Sur 6,6 millions de doses de vaccin contre la grippe A H1N1 distribuées en date du 7 novembre, 36 réactions graves sont survenues peu après l’administration du vaccin.

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nov 12

La campagne de vaccination contre la grippe A H1N1 2009 d’origine porcine est bel et bien débutée en France. Malgré les appels à la vaccination de la ministre da la santé Roselyne Bachelot, la réponse du public devrait être mitigée.

Les opposants à la vaccination comme Jean-Jacques Crèvecoeur ont déjà fait passablement de mal à la campagne de vaccination. On se rappelle que M. Crèvecoeur dit savoir que les premières personnes vaccinées en France le seront avec le vaccin H5N1 ( le vaccin contre la grippe aviaire) contenant un virus vivant.

Le ministère de la santé tente de récupérer tant bien que mal la situation en multipliant les messages, en affirmant que le vaccin contre la grippe A H1N1 est efficace est sécuritaire.

Les défis sont nombreux. La signature qui est requise pour confirmer que la personne a été bien informée risque d’être interprétée comme une demande de décharge de responsabilité des autorités de la santé publique.

De plus, comme si ce n’était pas suffisant, le calendrier même de la vaccination est actuellement inconnu. On ne sait toujours pas si on pourra vacciner avec une seule dose de vaccin ou encore si 2 doses espacées d’au moins 3 semaines seront nécessaires. Tout ceci alors que le vaccin de la compagnie GlaxoSmithKline de composition similaire (l’ Arepanrix) est déjà utilisée à une seule dose pour vacciner les adultes dans d’autres pays comme le Canada où des millions de personnes ont déjà été vaccinées. Le vaccin Arepanrix de la compagnie GlaxoSmithKline est utilisé au Canada alors q’en France c’est le vaccin Pandemrix qui est l’un des 3 vaccins utilisés.

Au Canada, la population qui était au départ opposée à la vaccination a changé complète d’idée. On reproche au gouvernement canadien son manque de planification et la pénurie de vaccin contre la grippe. Il faut dire que la deuxième vague de grippe est en avance de quelques semaines en Amérique du nord et les hospitalisations pour complications de la grippe A H1N1 se comptent par centaines à tous les jours maintenant.

Espérons qu’en France l’opinion publique n’attendra pas de voir le décompte des ses jeunes adultes décédés dans les médias avant de regarder les faits objectivement.

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