Stephanie Willette, une étudiante infirmière âgée de 20 ans, ne se doutait pas que le vaccin contre la grippe A H1N1 pourrait changer sa vie. Elle est passée d’une excellente santé à une paralysie sous la hauteur du cou, la rendant incapable de respirer seule. Elle a maintenant une trachéotomie et un respirateur est nécessaire pour la maintenir en vie.
Elle est actuellement en réadaptation dans un hôpital de Kingston et même si elle est incapable de s’assoir, elle espère pouvoir marcher seule un jour.
Elle a été victime du syndrome du Guillain Barré, une paralysie qui frappe environ 15 personnes par million et qui est souvent associée à une infection. Habituellement cette paralysie débute aux membres inférieurs pour progresser vers le haut du corps. Plusieurs infections sont associées au syndrome de Guillain Barré , comme les infections à campylobacter (une sorte de gastroentérite) ou les infections des voies respiratoires (comme la grippe) ou encore les chirurgies. Le ministère de la santé du Canada estime qu’environ une personne sur un million pourrait être victime du syndrome de Guillain Barré suite à la vaccination contre la grippe. Toute cette controverse a débuté en 1976 alors qu’un programme de vaccination contre la grippe avait été abandonné aux États-Unis parce qu’il avait été associé à une recrudescence de syndrome du Guillain Barré. Par la suite les études avec les vaccins contre la grippe saisonnière avaient montré soit un risque nul ou encore au maximum un risque de 1 sur 1 million, d’être victime du syndrome du Guillain Barré. Le syndrome de Guillain Barré (SGB) e affecte 600 canadiens à chaque année.
Selon la mère de Stéphanie, il ne fait aucun doute que la jeune femme a été victime d’une complication de son vaccin contre la grippe A H1N1. Sinon comment expliquer que la jeune femme se soit retrouvée paralysiée 2 semaines après avoir reçu le vaccin contre la grippe A H1N1? Selon elle, le gouvernement cache des choses.
Les autorités du ministère de la santé de l’Ontario, avouent enquêter sur 4 cas suspects de syndrome de Guillain Barré qui pourraient être reliés au vaccin contre la grippe A H1N1. Plus de 5 millions de personnes ont été vaccinées en Ontario.
Quant à elle , l’Agence de santé publique du Canada enquête sur 24 cas de syndrome de Guillain Barré. Selon l’Agence aucune augmentation de la fréquence des cas de Guillain Barré au delà de 1 cas par million n’a été notée. Le syndrome de Guillain Barré survient alors dans les 6 semaines qui suivent la vaccination.
Tous ces chiifres sont bien inutiles pour réconforter une autre mère qui a presque perdu son fils le mois dernier. Son fils Michael, âgé de 26 ans, travaillait dans un hôpital lorsqu’il a commencé à remarquer des picotements dans ses pieds 4 semaines après avoir été vacciné contre la grippe A H1N1. Lorsque ses jambes sont devenues complètement engourdies, il s’est présenté à l’urgence de l’hôpital St-Joseph et une ponction lombaire a confirmé le diagnostic. Il se rappelle comment il était prisonnier dans son propre cerveau, ne pouvant même plus avaler sa salive. À un moment donné il avoue avoir voulu mourir. Il a été parmi les chanceux car il s’est presque complètement rétabli.
Le journal Sunday Sun rapporte être au courant de 7 cas suspects de syndromes de Guillain Barré à lui seul. On se demande quel est le nombre exact de personnes qui pourraient avoir été victimes de ce syndrome après avoir reçu le vaccin. Certains se demandent pourquoi l’Ontario n’a pas un système d’indemnisation des victimes de l’immunisation comme celui du Québec.
Source: Toronto Sun
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\\ tags: épidémie de grippe, grippe, grippe porcine, H1N1, Prévention de la grippe, vaccin contre la grippe
Des chercheurs d’un hôpital pour enfants de Toronto viennent de publier un article montrant que les enfants hospitalisés pour une infection par le virus de la grippe A H1N1 ont3,5 fois plus de chances de souffrir d‘asthme que les enfants hospitalisés pour une infection par le virus de la grippe saisonnière.
22 % des enfants hospitalisés pour une infection causée par le virus de la grippe A H1N1 présentait de l’asthme contre 6 % pour les enfants hospitalisés pour la grippe saisonnière au cours des années précédentes.
En conclusion, même les enfants souffrant d’asthme léger devraient être vaccinés contre la virus de la grippe A H1N1 en priorité et de plus, ils devraient être traités avec un antiviral comme l’oseltamivir (ou Tamiflu) dès le début de symptômes de grippe.
Source: Radio-Canada
written by Michel
\\ tags: enfant, enfants, épidémie de grippe, grippe porcine, H1N1, pandémie de grippe, Prévention de la grippe, Symptomes de la grippe, Traitement de la grippe, vaccin, vaccin contre la grippe
On l’avait prévu, les rassemblements de jeunes sont à risque de favoriser la transmission du virus de la grippe porcine ou grippe A H1N1. C’est 227 enfants sur un total de 1275 jeunes qui fréquentaient des camps de vacances en Ontario qui auraient été infectés par le virus de la grippe porcine la semaine dernière. C’est du moins ce qu’ont annoncé le Dr Charles Gardner, responsable de la santé publique du district de Simcoe-Muskoka. Les noms de ces camps de vacances, situés environ 150 kilomètres au nord de Toronto, n’ont pas été divulgués pour protéger la confidentialité. On dit aussi que 61 travailleurs du camp ont été infectés.
Comme c’est souvent le cas lors de telles annonces, on a immédiatement ajouté que c’était des cas bénins sans complication. Aucun cas n’a été hospitalisé. Les camps n’ont pas été fermés mais on a demandé aux parents qui avaient des enfants malades de venir les chercher. Les quelques enfants qui n’ont pu retourner chez eux parce que leurs parents n’étaient pas disponibles ou encore parce qu’ils sont originaires d’un autre pays, ont été placés en quarantaire.
Aux États-Unis l’association pulmonaire américaine a annoncé l’annulation de ses camps de vacances pour les enfants asthmatiques après que 4 enfants aient dû être hospitalisés après avoir participé èa des camps en Californie.
Le dernier bilan officiel du ministère canadien de la Santé du 15 juillet 2009, f ait état de 10 156 cas, dont six nouveaux morts, pour un total de 45 décès liés au virus au Canada.
written by Michel
\\ tags: grippe porcine
Le Canada était déjà un des pays qui comptait le plus de cas confirmés de grippe porcine A H1N1 dans le monde. Il est maintenant le pays qui compte le plus de cas de grippe H1N1 par million d’habitants (55 cas / 1 000 000 personnes). En effet, pour un million d’habitants, il y a plus de cas de grippe porcine A H1N1 au Canada qu’aux États-Unis (37 cas / 1 000 000 personnes) et même qu’au Mexique (51 cas / 1 000 000 personnes). Le Japon dont a tant parlé dans les médias n’a que 3 cas de grippe H1N1 par million d’habitants. De plus, dans certaines régions du monde, comme le Mexique ou le Japon, la propagation semble se ralentir si l’on se fie au nombre de nouveaux cas par jour. Il n’en est pas de même au Canada où ce triste record est en partie causé par l’augmentation importante du nombre de cas de grippe en Ontario et au Québec.
Depuis le 3 juin 2009, le Québec a enregistré une moyenne de 41 nouveaux cas de grippe porcine A H1N1 par jour. Il est important de savoir que depuis le 20 mai 2009, le Ministère de la santé et des services sociaux du Québec (MSSS) a modifié ses recommandations pour l’investigation des cas. Depuis cette date, les cas suspects de grippe A H1N1 pour fin d’investigation sont ceux qui:
- présentent un syndrome respiratoire aigu avec fièvre > 38 °C (buccale) et
- de la toux ou de la difficulté à respirer (dyspnée) et
- qui sont inscrits à l’urgence (séjour à l’urgence de 24h ou plus) dont leur admission à l’hôpital peut être liée à l’influenza.
Donc il faut obligatoirement avoir séjourner dans une urgence d’hôpital au moins 24 heures ou y avoir été admis à cause de la grippe pour correspondre à la définition de cas suspect pour investigation.
Le décompte des cas continue néanmoins d’augmenter (50 nouveux cas depuis 24 heures). Ceci peut signifier 2 choses:
- soit que depuis les dernières 24 heures 50 personnes ont demeuré au moins 24 heures dans une urgence ou ont été admises dans un hôpital du Québec pour des symptômes d’allure grippale (SAG)
- soit que les cliniciens continuent à utiliser leur jugement clinique et font des tests quand ils le jugent nécessaires, que le patient soit hospitalisé ou non.
Probablement que la deuxième hypothèse est la bonne et que beaucoup de cliniciens continuent d’investiguer des clients qui ont des symptômes de grippe même si ceux-ci ne correspondent pas aux critères du MSSS. De plus, il est évident que toutes les personnes qui ont des symptômes de grippe porcine A H1N1 ne consultent pas nécessairement. Autrement dit, le nombre de cas de grippe porcine A H1N1 n’est pas représentatif de la situation actuelle au Québec et doit être bien en deçà du nombre réel. Malgré tout, le nombre de cas par million d’habitants au Québec est l’un des pires au monde.
Nombre de cas de grippe A H1N1 par 1 000 000 habitants
| Pays |
Population |
Nombre cumulatif de cas confirmés |
Nombre de cas pour
1 million d’habitants
|
| Australie |
20 406 800 |
1051 |
52 |
| Canada |
32 852 849 |
2115 |
64 |
| États-Unis |
302 074 000 |
13 217 |
44 |
| France |
64 102 000 |
70 |
1 |
| Japon |
127 463 611 |
410 |
3 |
| Mexique |
107 449 525 |
5563 |
51 |
| Ontario |
12 686 952 |
1223 |
96 |
| Québec |
7 687 068 |
593 |
77 |
| Suisse |
7 507 300 |
16 |
2 |
written by Michel
\\ tags: grippe porcine, surveillance
Le Dr David Williams, médecin hygiéniste en chef intérimaire de l’Ontario, signale 131 nouveaux cas confirmés d’infection au virus de la grippe H1N1 depuis mercredi, ce qui porte le nombre total de cas en Ontario à 626.
Presque tous les cas déclarés jusqu’à présent sont considérés comme bénins. Une personne souffrant d’une maladie chronique préexistante est décédée le 23 mai. Les résultats de l’autopsie effectuée par le Bureau du coroner en chef révèlent que la mort est due à une pneumonie qui semble être d’origine bactérienne; il y avait également des signes évidents de maladie cardiaque grave. Le rôle du virus H1N1 dans ce cas n’est pas clair et risque d’être difficile à déterminer. Au 28 mai 2009, six personnes présentant une infection au virus de la grippe H1N1 sont hospitalisées; plusieurs d’entre elles souffrent de troubles médicaux sous-jacents.
Les cas survenus en Ontario comprennent 315 personnes du sexe masculin et 309 du sexe féminin, dont l’âge varie de moins d’un an à 80 ans. Le tableau ci-dessous donne la répartition des cas par bureau de santé.
| Bureau de santé |
Nouveaux cas confirmés |
Nombre total de cas confirmés |
| Toronto |
76 |
313 |
| Région de Peel |
26 |
98 |
| Région de York |
15 |
82 |
| Halton |
3 |
62 |
| Ville d’Ottawa |
3 |
19 |
| Région de Durham |
0 |
16 |
District
de Simcoe Muskoka |
3 |
9 |
| Windsor Essex |
0 |
5 |
| Hamilton |
1 |
5 |
Wellington
Dufferin Guelph |
2 |
4 |
| Sudbury et district |
0 |
3 |
| Région de Waterloo |
1 |
3 |
| Région de Niagara |
1 |
1 |
| Comté d’Oxford |
0 |
1 |
Leeds,
Grenville et Lanark |
0 |
1 |
| Middlesex-London |
0 |
1 |
Comtés de
Hastings et de Prince Edward |
0 |
1 |
Hors
province (*) |
0 |
2 |
| TOTAL |
131 |
626 |
En Bref:
- Les symptômes de la grippe H1N1 sont semblables à ceux de la grippe saisonnière : frissons et toux suivis de fièvre, perte d’appétit, courbatures, fatigue, nez ou yeux qui coulent, éternuements et maux de gorge. Les adultes, comme les enfants, peuvent souffrir de nausée, de vomissements et de diarrhée. Chez les personnes atteintes d’un cas plus sévère ou de maladie chronique, des complications, comme la pneumonie, peuvent se déclarer.
- Les personnes qui éprouvent des symptômes de maladie respiratoire doivent contacter leur fournisseur de soins de santé ou téléphoner à Télésanté Ontario, au 1 866 797-0000.
- Pour obtenir des renseignements généraux sur le virus de la grippe H1N1, appelez la Ligne INFO de ServiceOntario au 1 800 476-9708 ou consultez le site Web du ministère de la Santé et des Soins de longue durée.
written by Michel
\\ tags: grippe porcine, surveillance
Le ministre de la santé de l’Ontario a confirmé que la grippe porcine A H1N1 avait fait une première victime en Ontario. Il s’agit d’un homme dans la quarantaine qui est décédé dans sa résidence à Toronto en fin de semaine. On ne sait pas s’il avait des antécédents médicaux qui auraient pu le rendre plus vulnérable au nouveau virus de la grippe A H1N1. Une conférence de presse du médecin hygiéniste en chef de l’Ontario devrait en dire plus le 25 mai en après-midi.
Rappelons que bien que la grippe porcine A H1N1 cause habituellement des symptômes légers semblables à ceux de la grippe saisonnière, les personnes vulnérables peuvent toujours souffrir de complications qui peuvent mettre leur vie en danger.
L’Ontario compte maintenat 294 des 805 cas du Canada. Le système de surveillance actuel de la grippe porcine A H1N1 au Canada ne réflète pas nécessairement la progression de l’épidémie dans la population car seuls les cas d’intensité plus sévères sont comptabilisés.
Source: La Presse Canadienne
written by Michel
\\ tags: grippe porcine, surveillance
Tout le monde les connait. Ce sont les courbatures, le mal de tête, la fièvre, le mal de gorge, la congestion nasale et la toux. Ce sont les symptômes les plus fréquent de la grippe. La grippe d’homme comme on dit. Parfois d’autres symptômes s’ajoutent comme: la perte d’appétit ou les douleurs abdominales. Sans compter les complications comme les otites, les sinusites, les pneumonies ou tout simplement une fatigue persistante.
Des milliers de personnes présentent des symptômes qui pourraient suggérer un infection des voies respiratoires supérieures comme un rhume ou une grippe. Les infections secondaires dues au virus respiratoire syncitial sont aussi très fréquentes.
Comment distinguer un rhume ou une grippe?
La grippe débute habituellement soudainement. Les symptômes sont plus intenses. Les courbatures plus fortes, la fièvre plus fréquente. Habituellement il est difficile de ne pas s’absenter du travail lorsqu’on souffre d’une grippe tandis que le rhume est plus supportable.
Le rhume débute habituellement par un mal de gorge, puis une congestion nasale avec écoulement apparait et enfin il se termine par de la toux. La fièvre est peu fréquente. L’intensité et la durée des symptômes est moindre. En général on fait plus souvent un rhume qu’une grippe.
Quels sont les complications de la grippe et du rhume?
Alors que le rhume ne s’accompagne que rarement de complications, la grippe fait courir plus de risques. Les complications les plus fréquentes de la grippe sont:
- les bronchites
- les pneumonies
- les otites
- les sinusites
Parfois, et ce n’est pas exceptionnel, les complications de la grippe peuvent se terminer par un décès. Souvent les complications sont des surinfections bactériennes qui obligent à prendre des antibiotiques. Comme la prise d’antibiotiques est un facteur de risque pour les diarrhées associées au Clostridium difficile, ceci explique pourquoi les infections au Clostridium difficile sont plus fréquentes pendant la saison grippale.
Les complications de la grippe sont plus fréquentes chez les jeunes enfants (< 2 ans), les personnes âgées et celles atteintes de maladies chroniques comme:
- les maladies pulmonaires chroniques (ex: emphysème, bronchite chronique)
- les maladies cardiaques
- le cancer,
- celles avec un système immunitaire moins performant
- le diabète
Comment peut-on prévenir la grippe?
Les personnes qui ont beaucoup de contacts sociaux sont plus à risque d’attraper des infections virales comme la grippe. Par exemple, les personnes qui travaillent dans les écoles ou les garderies ou encore les familles qui ont de jeunes enfants qui fréquentent ces milieux sont aussi plus à risque de faire une grippe. Souvent ce sont les enfants qui apportent le virus à la maison. Le virus peut se transmettre par les gouttelettes lorsque quelqu’un éternue ou tousse. On peut aussi attraper la grippe en se touchant les muqueuses comme le nez ou les yeux avec une main contaminée par un objet. Une étude récente à montré que le virus de la grippe survivait plus longtemps sur les objets en hiver car le taux d’humidité était moindre. Autrement dit ce n’est pas directement le froid mais la baisse de la quantité d’eau contenue dans l’air, elle-même secondaire à la température basse, qui explique pourquoi la grippe est plus fréquente pendant la saison froide. Ces observations ont suggéré l’hypothèse qu’une augmentation du taux d’humidité pourrait diminuer la survie du virus sur les objets et par conséquent le risque de transmission de la grippe.
Une autre façon de prévenir la grippe est de se laver souvent les mains soit avec de l’eau et du savon ou encore en utilisant du gel alcoolisé.
La façon la plus reconnue et efficace de prévenir la grippe demeure le vaccin contre la grippe. Au cours des dernières années l’efficacité du vaccin contre la grippe souvent été remise en question. La principale explication est qu’à chaque année les experts internationaux doivent anticiper quels virus de la grippe seront en circulation pendant la prochaine saison hivernale. Il arrive qu’un des virus en circulation ne soit pas inclus dans le vaccin. Par conséquent la protection accordée par le vaccin est alors moindre. Tout cela, n’indique pas que le vaccin soit complètement inefficace. Il faut tenir compte des virus en circulation dans chaque région. Par exemple, actuellement les virus de la grippe en circulation au Canada ne sont pas exactement les mêmes en Ontario et au Québec. Il s’ensuit que l’efficacité du vaccin contre la grippe peut varier d’une province à l’autre. De plus il faut tenir compte que les le vaccin contre la grippe peut prévenir d’être infecté par des souches de virus de la grippe résistante à l’antiviral le plus souvent utilisé soir l’oseltamivir ou Tamiflu.
Que faire lorsqu’un pense être infecté par la grippe?
Tout d’abord éviter de contaminer les autres en propageant le virus. En effet, si pour vous la grippe peut n’être qu’un gros rhume, le même virus pourrait amener votre conjoint fumeur et atteint de bronchite chronique à l’hôpital. Alors lavez-vous les mains souvent.
Autant que possible restez à la maison et reposez vous.
Lorsque vous éternuez ou que vous toussez couvrez-vous la bouche avec un mouchoir ou le pli du coude.
Buvez beaucoup de liquide. ceci contribuera à garder les sécrétions de vos muqueuses plus fluides et pourrait diminuer le risque de surinfection bactérienne.
Les sirops contre la toux ou décongestionnants sont souvent utilisés. Leur efficacité est remise en question. Récemment, des recommandations d’éviter leur usage chez les enfants ont été formulées. En effet, ils peuvent être particulièrement dangereux en cas de surdosage et ils entrainent facilement des effets secondaires comme de l’insomnie, des palpitations ou encore de la somnolence. Leur usage est jugé dangereux chez les moins de 6 ans au Canada.
Si vous souffrez de douleurs ou de fièvre, prenez un analgésique ou un médicament contre la fièvre comme par exemple de l’acétaminophène.
Si vos symptômes deviennent de plus en plus sévères, durent trop longtemps ou s’accompagnent de signes de gravité, il faut consulter.
Dans le but de traiter la grippe des antiviraux peuvent être utilisés. Il est alors important de les administrer dès que possible. En effet plus les antiviraux sont administrés tôt, plus ils ont de chances d’être efficaces. La souche H1N1 est résistante à l’antiviral le plus souvent utilisé. C’est une des souches les plus fréquemment rencontrée principalement aux États-Unis. Par contre elle fait partie du vaccin contre la grippe 2008-2009. Avant de prendre un antiviral il peut être important pour le médecin de faire un test rapide pour savoir s’il s’agit véritablement de la grippe et pour essayer d’identifer s’il s’agit de la souche A ou B. Il doit aussi tenir compte des résultats de la surveillance des virus de la grippe en circulation actuellement dans votre région. Tout ceci peut aider à décider quel antiviral devrait être utilisé.
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written by Michel
\\ tags: Prévention de la grippe, Symptomes de la grippe, Traitement de la grippe
La surveillance et la caractérisation des souches du virus grippal au Canada du 1 septembre 2008 au 20 février 2009 a montré :
|
Canada |
Québec |
Ontario |
| Type A (H1N1)A/Brisbane/59/07-like |
79 |
4 |
44 |
| Type A (H3N2)
A/Brisbane/10/2007 |
39 |
12 |
11 |
| Type B B/Florida/04/2006 |
6 |
1 |
4 |
| Type B B/Malaysia/2506/04 |
193 |
8 |
120 |
| Total |
317 |
25 |
179 |
Au Canada, les résultats de la surveillance démontrent:
- 25% des souches du virus de la grippe sont H1N1
- 12% sont des souches H3N2
- 61% sont des souches B
Au Canada la résistance des souches du virus de la grippe s’établit comme suit:
- 100% des souches H1N1 sont résistantes au Tamiflu
- 100% des souches H3N2 sont résistantes à l’amamtadine
- L’amantadine n’est pas efficace pour les virus de la grippe de souche B
- 100% des souches du virus de la grippe sont sensibles au zanamivir ou Relenza au Canada.
Le vaccin contre la grippe 2008-2009 renferme les souches suivantes:
- H3N2 A/Brisbane/10/2007-like
- H1N1 A/Brisbane/59/07-like
- B/Florida/04/2006-like.
La souche B B/Malaysia/2506/04-like est la souche le plus souvent rencontrée au Canada. Cette souche n’est pas incluse dans le vaccin contre la grippe 2008-2009 mais était dans le vaccin 2007-2008. Si quelqu’un est infecté par le virus de la grippe de souche B, il y a :
- 97% de chances que ce soit la souche B/Malaysia/2506/04 s’il réside au Canada
- 97% de chances que ce soit la souche B/Malaysia/2506/04 s’il réside en Ontario
- 89% chances que ce soit la souche B/Malaysia/2506/04 s’il réside au Québec.
Si quelqu’un est en contact avec le virus de la grippe, les risques que ce virus ne soit pas inclus dans le vaccin contre la grippe 2008-2009 sont de:
- 61% s’il réside au Canada (317 souches analysées)
- 67 % s’il réside en Ontario (179 souches analysées)
- 32% s’il réside au Québec ( sur 25 souches analysées).
Le risque de résistance au Tamiflu ou oseltamivir pour une personne non vaccinée qui fait la grippe est de:
- 25 % s’il réside au Canada
- 25% s’il réside en Ontario
- 16 % s’il réside au Québec
Le risque de résistance à l’amantadine chez quelqu’un qui est grippé et non vacciné est de:
- 75% pour quelqu’un qui réside au Canada
- 75% pour quelqu’un qui réside en Ontario
- 84% s’il réside au Québec.
En supposant que le vaccin soit efficace à 80% pour prévenir les cas de grippe dus au souches qu’il renferme et que le vaccin 2007-2008 ne soit plus efficace, les risque que qu’un individu vacciné mais infecté par un virus de la grippe, ait un virus résistant au Tamiflu:
- passe de 25% (non vacciné) à 7% (vacciné) s’il réside au Canada
- passe de 25% (non vacciné) à 7% (vacciné) s’il réside en Ontario
- passe de 16% (non vacciné) à 7% (vacciné) s’il réside au Québec
En supposant que le vaccin soit efficace à 80% pour prévenir les cas de grippe dus au souches qu’il renferme et que le vaccin 2007-2008 ne soit plus efficace, les risque que qu’un individu vacciné mais infecté par un virus de la grippe, ait un virus résistant à l’amantadine sont de:
- passe de 75% (non vacciné) à 93 % (vacciné) s’il réside au Canada
- passe de 75% (non vacciné) à 93% (vacciné) s’il réside en Ontario
- passe de 84% (non vacciné) à 93% (vacciné) s’il réside au Québec
Donc, le fait d’être vacciné contre la grippe diminue le risque d’être infecté par la grippe :
- de 31 % pour un canadien
- de 26 % pour un ontarien
- de 54 % pour un québécois.
Le fait d’être vacciné diminue aussi le risque d’avoir un virus résistant au Tamiflu d’environ 2 à 3 fois mais augmente légèrement le risque d’être infecté par un virus résistant à l’amantadine. L’amantadine n’est plus un antiviral recommandé pour le traitement de la grippe (sauf en association).
Ces résultats sont des hypothèses faites à partir des caractérisation des souches du virus grippal au Canada du 1 septembre 2008 au 20 février 2009. Elles vont varier selon les résultats de surveillance.
written by Michel
\\ tags: Prévention de la grippe, Traitement de la grippe, vaccin contre la grippe
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