Où est donc passé le virus de la grippe? Depuis la deuxième vague de la pandémie de grippe en octobre 2009, le virus de la grippe saisonnière semble complètement disparu. Ce phénomène ne peut pas être attribué à la campagne de vaccination contre la grippe A H1N1 car le vaccin contre la grippe A H1N1 ne confère aucune protection contre les virus de la grippe saisonnière comme le virus de la grippe A H1N1 (différent de celui de la grippe pandémique A H1N1), le virus de la grippe A H3N1 ou encore le virus de la grippe B.
D’ailleurs les spécialistes s’entendent pour dire que le déclin du nombre de cas de grippe A H1N1 pandémique d’origine porcine n’est que très peu attribuable à la campagne vaccination. La diminution du nombre de cas avait en effet déjà débutée avant qu’un nombre de personnes suffisant pour avoir un effet sur la transmission de la grippe ait été vacciné. On sait que moins il y a de personnes susceptibles d’être infectées dans une population donnée, soit parce qu’elles ont été vaccinées ou encore parce qu’elles ont déjà fait la maladie, moins que le virus se transmet. Dans le cas de la pandémie de grippe 2009, l’effet de la vaccination contre la grippe A H1N1 n’a probablement qu’accéléré légèrement la fin de la deuxième vague. L’effet du vaccin est plutôt de rendre improbable une troisième vague de grippe A H1N1. De plus les personnes qui ont été infectée par le virus de la grippe A H1N1 pandémique n’ont pas de protection contre les virus de la grippe saisonnière.
Une autre des hypothèse formulées pour tenter d’expliquer l’absence de grippe saisonnière est la température plus clémente. On a déjà observé que la quantité d’eau dans l’air (ou taux d’humidité absolu) diminue la survie du virus de la grippe sur les objets. Un température très froide diminue la quantité d’eau qui peut être contenue dans l’air. Comme l’hiver est plus clément on a pensé qu le virus pouvait être moins contagieux car sa survie pourrait être plus difficile dans l’environnement. Cette hypothèse a été démentie si l’on compare le nombre de cas de grippe saisonnière à celui observé au cours de saison encore plus clémentes.
Bref bien que la diminution de la circulation des virus de la grippe soit observée, personne ne peut sait actuellement dire pourquoi.
Si vous avez une idée, n’hésitez pas à la partager.
written by Michel
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Les experts rappellent aux américains que le virus de la grippe A H1N1 est toujours présent et cause toujours des infections sérieuses surtout dans les états de l’ Alabama, la Géorgie et la Caroline du sud . Ces trois états ont rapporté une activité régionale du virus de la grippe A H1N1.
Porto Rico et 8 autres états: l’Arkansas, la Louisiane, le Mississipi, la Caroline du nord, le Tennessee, la Virginie, Hawaii et le Nouveau-Mexique ont enregistré quant à eux des activités locales de la grippe pandémique A H1N1.
La Georgie montrerait même une activité grippale supérieure à ce qui avait été enregistré en octobre 2009. Les experts des CDC qualifient la situation de critique en Géorgie.
Depuis 3 semaines la Géorgie est l’état avec le nombre de cas de grippe A H1N1 confirmés en laboratoire le plus élevé aux États-Unis. Entre le 24 février et le 16 mars 190 personnes ont été hospitalisées en Géorgie à cause du virus A H1N1. 80 habitants de la Géorgie ont été hospitalisés suite à une infection par le virus de la grippe A H1N1 dans la première semaine de mars. Les patients hospitalisés seraient des adultes avec des maladies chroniques.
Le Dr Regina Benjamin qui a participé à la conférence de presse des CDC a dit qu’ils voyaient de plus en plus d’adultes aux prises avec des maladies chroniques comme le diabète, le cancer, les maladies du coeur, l’asthme, les maladies pulmonaires obstructives chroniques (MPOC) et d’autres maladies pulmonaires. Elle a affirmé une fois de plus que la vaccination est la méthode la plus efficace pour se protéger du virus de la grippe A H1N1.
Jusqu’à maintenant 60 millions d’américains ont été infectés par le virus de la grippe A H1N1, 265,000 ont été hospitalisés et 12,000 en sont décédés.
Les critiques ont dit que ces 12 000 décès étaient bien moins que les 36 000 décès observés pendant une saison normale de grippe saisonnière. Par contre, ce qui est inhabituel, c’est que 90% des décès se sont produits chez des personnes âgées de moins de 65 ans.
121 millions de doses de vaccins contre la grippe A H1N1 sont encore disponibles aux États-Unis.
Personne ne peut expliquer pourquoi il y a une augmentation du nombre de cas de grippe A H1N1 aux États-Unis actuellement.
Rappelons que la réception du vaccin contre la grippe A H1N1 par le public a été très mitigée car certaines accusations ont laissé entendre que les recommandations des experts avaient été biaisées par l’intervention des compagnies pharmaceutiques. Ces accusations ont été démenties par les organismes officiels comme l’OMS mais des enquêtes sont en cours. De plus le faible nombre de cas de complications de la grippe A H1N1 et de décès comparé à ce qui est observé pendant une saison grippale régulière fait penser que la menace aurait pu être exagérée.
Référence: CNN
written by Michel
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Le virus de la grippe aviaire A H5N1 vient de faire une deuxième victime à Ho Chi Minh l’ex-Saïgon au Vietnam.
L ’enfant de 3 ans, qui vivait dans une province voisine de l’ex-Saïgon (celle de Binh Duong), est décédée dans un hôpital pédiatrique de Ho Chi Minh-Ville suite à de graves infections pulmonaires, complications de la grippe A H5N1.
Il s’agit du deuxième décès causé par ce virus hautement pathogène de la grippe très différent du virus de la grippe pandémique A H1N1. Une femme de 38 ans de la région de Tien Giang, avait été le premier décès causé par la grippe A H5N1 au Vietnam le mois dernier.
Au total, le virus de la grippe aviaire A H5N1 a fait 59 morts au Vietnam depuis fin 2003. Le Vietnam est le deuxième pays dans le monde où le virus de la grippe aviaire A H5N1 a fait le plus de victimes après l’Indonésie. Six provinces du Vietnam ont des foyers de grippe aviaire chez les animaux.
Source: LeFigaro
written by Michel
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Plus de 14,000 poulets et canards ont été abattus dans le centre du Vietnam pour contrôler la propagation de la grippe H5N1 ou grippe aviaire.
Un foyer de grippe aviaire avait éclaté le 15 janvier dans la province de Ha Tinh. De plus, cinq autres provinces ont récemment été frappées par des foyers de grippe H5N1: Quang Tri et Kon Tum, Dien Bien, Soc Trang et Ca Mau dans le sud. Le ministre de l’Agriculture a demandé aux autorités locales de renforcer les mesures de prévention contre le H5N1, virus hautement pathogène de la grippe aviaire, avant, pendant et après le Têt car on craint une augmentation du nombre de cas pendant cette période.
Le poulet est des plats favoris d servis pendant le nouvel an lunaire, le Têt, qui commence dimanche.
Le Vietnam est, après l’Indonésie, le pays qui affiche le plus grand nombre de victimes humaines du virus de la grippe H5N1 depuis 2003. Il a enregistré son 57e et dernier décès en date en décembre.
Source: LeFigaro
written by Michel
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Selon Santé Canada 12 personnes seraient décédées suite à avoir reçu le vaccin contre la grippe A H1N1 au Canada. Ces 12 décès potentiellement liés au vaccin contre le H1N1 sont toujours sous enquête.
Au 23 janvier 2010, 6 029 cas d’effets secondaires potentiellement reliés au vaccin contre la grippe pandémique avaient été signalés aux autorités canadiennes. Parmi celles-ci 245 réactions répondaient aux critères pour être qualifiées de graves, dont 130 étaient des réactions allergiques anaphylactiques. Une réaction allergique anaphylactique est une réaction qui peut menacer la vie et doit être généralement traitée de toute urgence par injection d’adrénaline. Jusqu’à maintenant les réactions allergiques anaphylactiques ont une fréquence d’environ 1 cas sur 200 000, ce qui peut se comparer avec les autres vaccins.
De plus, 24 cas de syndrome de Guillain-Barré (SGB), pourraient aussi être reliés au vaccin contre la grippe A H1N1. Le syndrome de Guillain Barré est une maladie neurologique qui cause une paralysie progressive qui commence aux membres inférieurs pour ensuite monter. Au Canada, on enregistre chaque année de 600 à 700 nouveaux cas de syndrome de Guillain-Barré, une maladie qui peut apparaître après une infection bactérienne ou respiratoire, notamment associée à la grippe. Selon l’agence fédérale, les Canadiens risquent bien davantage d’être atteints de cette maladie à la suite d’une grippe qu’après avoir reçu le vaccin contre la grippe. Le risque de syndrome de Guillain-Barré est estimé à environ 1 cas par millions de doses de vaccins distribuées.
Plus de 100 000 femmes enceintes ont été vaccinées contre la grippe H1N1 au Canada. Quelque 28 cas d’effets secondaires chez les femmes enceintes ont été signalés. De ce nombre, 22 n’étaient pas graves. Il y a eu un cas de diminution des mouvements du bébé et cinq cas de perte fœtale. Rien n’indique que le vaccin contre la grippe en est la cause. Le nombre de cas de décès signalés correspond au nombre de pertes fœtales auquel on peut s’attendre chez les femmes enceintes non vaccinées.
Les effets secondaires les plus souvent signalés comprenaient des réactions bénignes à l’endroit de l’injection, des nausées, vomissements, étourdissements, maux de tête et de la fièvre.
Source: Santé-Canada
written by Michel
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Le virus de la grippe aviaire A H5N1 a été détecté chez des volailles dans le nord d’Israël près de Hadera, au sud de Haïfa.
Les 43 000 poules seront abattues et zone d’isolement a été décrétée pour toutes les volailles dans un rayon de 3 km.
En 2006, l’Union européenne avait interdit les importations de volailles vivantes, provenance d‘Israël, car le virus de la grippe aviaire A H5N1 y avait été détecté.
Source: Le Figaro (AFP)
written by Michel
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Bilan de la grippe A H1N1 d’origine porcine 2009
Selon le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la santé le virus de la grippe A H1N1 d’origine porcine 2009 aurait fait près de 14 000 morts depuis son apparition en avril 2009. L’activité du virus de la grippe pandémique est en nette régression en Amérique et dans la plupart des pays d’Europe. Le virus est encore en progression en Afrique du Nord, en Asie du Sud et dans certaines zones de l’Europe. Parmi les pays qui fopnt encore face à une augmentation de leurs cas de grippe A H1N1 on note: le Népal, le Sri Lanka, le Maroc, l’Algérie, l’Egypte, la Roumanie, l’Ukraine, la Turquie et la Suisse.
Jamais un virus de la grippe n’aura été autant surveillé, Bien entendu le nombre de cas de grippe A H1N1 ne sera jamais connu car dans la plupart des pays on a renoncé depuis longtemps à recommander des tests de laboratoire pour confirmer la présence du virus A H1N1 chez tous les cas symptomatiques. Par contre , dans la plupart des pays les cas graves sont hospitalisés et passent des tests pour déterminer si le virus de la grippe A H1N1 est en cause. Il faut dire qu’en pleine période de pandémie la proportion de grippes causées par le virus de la grippe A H1N1 avoisine les 99%. Toute personne avec des symptômes classiques de grippe, soit de la fièvre accompagnée de toux avec un des symptômes généraux typiques ( douleurs musculaires, mal de tête ou fatigue importante) risque fort d’être infectée par le fameux virus de la grippe pandémique.
Bilan de la grippe saisonnière
On sait depuis longtemps que le virus de la grippe saisonnière se propage rapidement lors d’épidémies et entraîne des répercussions économiques considérables en termes d’hospitalisations, de dépenses de santé et de pertes de productivité.
Selon l’OMS, lors des épidémies annuelles, 5 à 15 % de la population est infecté et souffre d’une infection des voies respiratoires supérieures. On a estimé que les épidémies annuelles la grippe causent entre 3 et 5 millions de cas graves et 250 000 à 500 000 décès par an dans le monde.
Où sont passés les morts?
Depuis le début de la pandémie de grippe en avril 2009, soit depuis 9 mois, l’OMS a annoncé que moins de 14 000 personnes étaient mortes suite à une infection par le virus de la grippe A H1N1, contrairement aux 180 000 à 360 000 décès qui sont censés être causés par le virus de la grippe saisonnière pendant une période de 9 mois à chaque année. C’est plus de 10 fois moins de morts. On a aussi dit que lors d’une pandémie de grippe le virus responsable de la pandémie devient habituellement omniprésent et remplace toutes les autres souches de virus de la grippe. C’est ce qui semble s’âtre passé depuis avril 2009 dans la plupart des pays.
Alors la question à se poser est: où sont passés les 166 000 autres morts (180 000 – 14 000) ? Est-ce que le nombre de morts causés par la grippe saisonnière a été exagéré? Est-ce que le décompte de nombre de morts causés par le virus de la grippe A H1N1 est sous-estimé? Quoiqu’il en soit, il est permis de se poser des questions lorsque la différence entre le nombre de victimes de la grippe saisonnière et celui de la grippe pandémique varie par un facteur supérieur à 10. Les mauvaises langues diront que le nombre de décès causés par la grippe saisonnière a été volontairement exagéré dans le but de convaincre la population de se faire vacciner. Il n’en est rien car ces statistiques concernant la grippe saisonnière étaient déjà connues et diffusées bien avant avril 2009. Alors il est possible de penser que le virus de la grippe A H1N1 a été, jusqu’à maintenant, bien moins mortel que celui de la grippe saisonnière. De plus, les victimes de ces 2 virus de la grippe n’ont pas été les mêmes. Tandis que le virus de la grippe saisonnière touche principalement les personnes âgées, celui de la grippe A H1N1 2009 s’en est pris aux jeunes personnes, souvent à celles qui avaient des maladies chroniques mais aussi, dans un pourcentage non négligeable, aux jeunes sans antécédents médicaux particuliers. Le nombre de victimes chez les femmes enceintes a lui aussi fait couler beaucoup d’encre.
Bref, alors que bien des experts prédisaient une augmentation du nombre de malades et de victimes de la grippe A H1N1 d’origine porcine, la réalité semble infirmer ces prévisdions. À la limite, on serait en droit de se demander si le nombre de complications et de décès causés par la grippe ne pourrait pas avoir été inférieur en 2009 à ce qu’il était pendant les années de grippe saisonnière. Autrement dit, la pandémie de grippe pourrait-elle avoir finalement prévenue des complications et des décès qui auraient été causés par la grippe saisonnière? Certains répondront que la vaccination a prévenu la progression du virus de la grippe A H1N1 qui autrement aurait causé beaucoup plus de dommages et qu’ainsi on a démontré l’utilité de la vaccination. En réalité, dans l’hémisphère Nord la vaccination contre la grippe a été débutée bien après le début de la deuxième vague. Si on compte le temps requis pour qu’une proportion suffisante de la population soit immunisée et le délai pour que le vaccin soit efficace, de 10 à 14 jours, il est improbable que la vaccination aient diminué le nombre de victimes de plus de 90%.
Deux autres questions demeurent à répondre: si ces suppositions ne sont pas vraies, où sont les erreurs dans notre système de surveillance? Si ces hypothèses sont vraies, pourquoi a-t-on vacciné tant de personnes contre la grippe A H1N1?
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written by Michel
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Un des arguments souvent évoqués par les personnes qui refusent le vaccin contre la grippe A H1N1 est le fait que la grippe A H1N1 est semblable à la grippe saisonnière. Au début de la pandémie, les autorités de santé publique ont souvent affirmé devant la population qu’elle ne devrait pas s’inquiéter outre mesure car la mortalité de la grippe porcine 2009 était comparable à la grippe saisonnière et n’avait rien de semblable avec les grandes pandémies de grippe comme celle de la grippe espagnole.
Mais plusieurs mois ont passé et le virus de la grippe porcine A H1N1 est de plus en plus connu. On commence à cerner des différences entre le virus de la grippe pandémique et celui de la grippe saisonnière.
Une des premières constatations a été qu’environ 75% des victimes du virus de la grippe a H1N1 étaient obèses. Ce facteur de risque de complication de la grippe porcine n’avait jamais été noté auparavant que ce soit avec le virus A H1N1 ou le virus de la grippe saisonnière. De plus, personne ne peut expliquer actuellement pourquoi les individus obèses ont un risque accru de complications de la grippe A H1N1.
On avait déjà mentionné que l’âge des victimes de complications des virus de la grippe saisonnière et l’âge des victimes du virus de la grippe porcine différaient. En effet, alors que les victimes de la grippe saisonnière sont en majorité des personnes âgées, 24 des 34 victimes de la grippe A H1N1 avaient moins de 50 ans et un seule avait plus de 60 ans. On a émis l’hypothèse que jusqu’à 30% des personnes nées avant 1957 pouvaient avoir été exposées à un virus semblable au virus de la grippe porcine A H1N1 et par conséquent pourraient avoir une certaine protection.
Des chercheurs viennent maintenant d’ajouter une autre différence entre les 2 virus de la grippe. Des scientifiques de l’Institut national de la santé (National Institutes of Health) et des responsables de la santé de la ville de New York ont étudié au microscope des tissus provenant de 34 personnes décédées des suites de la grippe porcine A H1N1 2009. Leurs recherches ont démontré que le virus de la grippe A H1N1 endommage l’ensemble des voies respiratoires, de la trachée aux alvéoles pulmonaires. C’est le même phénomène qui avait été constaté lors des pandémies de grippe de 1918 et 1957.
Dans l’ensemble des cas étudiés, la trachée et les bronches étaient enflammées et parfois gravement endommagées. Dans 18 cas, soit plus de la moitié, des lésions ont été observées dans les bronchioles et dans 25 cas, soit près des trois-quarts de l’échantillon, jusque dans les alvéoles pulmonaires.
La grippe saisonnière quant à elle, provoque généralement des lésions dans la trachée et les bronches, mais pas à l’intérieur des poumons.
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Source: AFP
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Selon une étude publiée par l’Institut de veille sanitaire les femmes en âge de procréer constituent 21% de la population de la France. Comparée au reste de la population les femmes enceintes sont de 4 à 5 fois plus à risque de développer des complications de la grippe porcine A H1N1 2009 que le reste de la population. Le risque est maximum en fin de grossesse mais persiste aussi après l’accouchement. C’est pourquoi les femmes enceintes constituent un des groupes les plus prioritaires pour la vaccination contre la grippe porcine A H1N1 2009.
Ce phénomène avait aussi été remarqué lors des pandémies de grippe précédentes. Lors de la pandémie de grippe espagnole de 1918, plusieurs sources font état d’une létalité très élevée (23 à 45%) parmi les femmes enceintes.
written by Michel
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Un des arguments des personnes opposées à la vaccination contre la grippe est que de toute façon la grippe A H1N1 2009 d’origine porcine est comparable à la grippe saisonnière. Alors s’ils ne se font pas vacciner contre la grippe saisonnière à chaque année pourquoi se feraient-ils vacciner contre la grippe pandémique?
Cet argument est basé sur le fait que l’on compare souvent la mortalité de la grippe porcine à celle de la grippe saisonnière. Les autorités de santé publique n’ont pas toujours aidé à informer le public lorsqu’au début de la pandémie de grippe, elles ont tenté de rassurer la population en disant que le virus de la grippe porcine n’était pas plus virulent que celui de la grippe saisonnière. Maintenant le même argument est repris par ceux qui sont réticents à se faire vacciner.
La comparaison des ces deux grippes nous apprend qu’elles sont différentes et voici pourquoi.
Le virus de la grippe saisonnière subit de légères mutations à chaque année. C’est la raison pour laquelle l’Organisation mondiale de la santé (OMS) doit donner son avis 2 fois par année sur la prochaine composition du vaccin contre la grippe saisonnière. Un avis concerne la composition du vaccin contre la grippe pour l’hémisphère sud et l’autre pour l’hémisphère nord. Étant donné que les changements du virus sont mineurs les personnes déjà exposées à un virus semblable au cours des années antérieures gardent une protection partielle pendant plusieurs années. Ce qui fait que tout le monde n’a pas le même risque d’attraper la grippe saisonnière à chaque année.
Le virus de la grippe porcine A H1N1 2009 a subit une mutation plus importante que celles des virus de la grippe saisonnière. Ce changement implique que peu de personnes peuvent se dire naturellement protégées. Selon, certaines études un virus semblable aurait circulé autour des années 1957. Ceci entraîne qu’un certaine proportion des personnes nées avant 1957 auraient une protection partielle contre le nouveau virus de la grippe porcine 2009. Environ 30% des personnes nées avant 1957 pourraient avoir cette protection. Les autres, et celles nées après 1957 n’ont pas de protection naturelle contre le virus de la grippe porcine 2009.
En pratique ceci explique que la vulnérabilité à la grippe porcine A H1N1 2009 est très différente de celle de la grippe saisonnière. Alors que pour la grippe saisonnière un certain pourcentage de personnes de tout âge est partiellement protégé, pour la grippe porcine A H1N1 seules un tiers des personnes âgées le seraient.
Cette réceptivité supérieure des jeunes personnes et des enfants modifie l’épidémiologie de la maladie.
Comme plus de personnes n’ont aucun anticorps contre la grippe porcine A H1N1, le nombre de personnes qui risquent d’être infectées est supérieur. Selon les estimations des experts, environ 3 fois plus de personnes feront la grippe A H1N1 cette année que pendant une saison de grippe saisonnière régulière.
La grippe pandémique évolue par 2 ou 3 vagues successives. Lorsqu’il y aura suffisamment de personnes immunisées, soit naturellement suite à avoir fait la maladie ou encore suite à avoir été vacciné, le virus de la grippe porcine ralentira sa transmission. Les vagues cesseront mais le virus demeurera quand même en circulation dans la population. Les experts prévoient que dans les prochains mois ou années, à peu près tout le monde finira par être en contact avec le virus de la grippe porcine 2009.
Même si la virulence était identique à celle de la grippe saisonnière, il serait logique de s’attendre à avoir environ 3 fois plus de complications et de décès causés par la grippe porcine, simplement par le fait que trois fois plus de personnes seront infectées.
La comparaison des taux de complications et de mortalité secondaires aux virus de la grippe saisonnière est de la grippe porcine 2009 est à toute fin pratique impossible. La grippe saisonnière n’a jamais été surveillée de la façon dont la grippe porcine A H1N1 l’est actuellement. Dans les années passées, plusieurs décès étaient attribués à des surinfections pulmonaires comme des pneumonies sans que personne ne pense à chercher si le virus de la grippe saisonnière pouvait être l’infection primaire à l’origine de la surinfection bactérienne. Selon l’OMS plus de 250 000 à 500 000 personnes pourraient mourir de la grippe saisonnière à chaque année dans le monde.
Est-il possible de banaliser une infection qui tue de 250 000 à 500 000 personnes et qui risque d’en tuer trois fois plus au cours de la prochaine année?
D’autres différences permettent de distinguer les virus de la grippe saisonnière de ceux de la grippe porcine 2009. Au Canada, on a remarqué que l’âge médian des personnes hospitalisées pour la grippe porcine A H1N1 était de 26 ans, soit 45 ans plus jeunes que celles hospitaliées pour une infection par le virus de la grippe saisonnière pendant la saison 2007-2008.
Pour les individus aux soins intensifs suite à une infection par le virus pandémique, leur âge médian est de 45 ans soit 23 ans plus jeune que ceux traités aux soins intensifs pour des complications du virus de la grippe saisonnière pendant la saison 2007-2008.
Les personnes qui ont succombé à une infection causée par le virus de la grippe porcine étaient âgées de 54 ans comparativement à 82 ans pour la grippe saisonnière.
Dans le cas de la mortalité directe, des données récemment publiées dans PLoS suite à des observations en Nouvelle-Calédonie et à l’île Maurice, portent à croire que le taux de mortalité par syndrome de détresse respiratoire aiguë serait d’environ 1 décès par 10 000 personnes infectées. Ce taux serait ainsi 100 fois supérieur à ce qui est observé normalement avec le virus de la grippe saisonnière. Il s’agit d’une autre différence importante entre le virus de la grippe saisonnière et le virus de la grippe pandémique.
En fait la question n’est pas de savoir laquelle des deux grippes est plus dangereuse mais si le risque de complications secondaires au virus de la grippe porcine A H1N1 2009 est supérieur au risque de recevoir le vaccin. Avec les données actuelles, il est clair que le risque de mourir suite à être vacciné est de loin inférieur au risque de mourir de la grippe A H1N1. Bien entendu, les deux risques sont minimes et même la personnes qui refuse de se faire vacciner ne devrait pas s’inquiéter de façon exagérée.
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