Les enfants de moins de 6 mois pourraient être protégés efficacement contre la grippe saisonnière en recevant le vaccin contre la grippe, lequel serait sécuritaire chez des enfants aussi jeunes que 6 à 12 semaines.
Les chercheurs ont répartis au hasard 1375 enfants américains pour leur donner soit 2 doses de vaccin contre la grippe saisonnière soit un placebo. Les vaccins étaient donnés à 1 mois d’intervalle lors de la vaccination avec les vaccins réguliers.
Aucune différence n’a été notée dans les 2 groupes pour les effets secondaires. Environ 11% des enfants dans les 2 groupes ont fait de la fièvre dans les 3 jours suivants la vaccination.
Des test immunologiques ont montré que presque la moitié des enfants vaccinés ont développé des anticorps contre au moins 2 des trois virus contre la grippe contenus dans les vaccins. Aucune différence dans la réponse immunitaire au vaccins réguliers n’a été notée. C’est-à-dire que les vaccins réguliers ont été aussi efficaces même chez les enfants qui avaient reçu le vaccin contre la grippe .
Les résultats montrent que les vaccins contre la grippe devraient être inclus dans le calendrier de vaccination normal des jeunes enfants de moins de 6 mois.
Aucun vaccin contre la grippe n’est approuvé chez les enfants de moins de 6 mois, même si ce groupe d’âge est particulièrement à risque de complications.
Les chercheurs concluent qu’il serait possible de protéger les enfants de moins de 6 mois contre la grippe en les vaccinant.
Source: The Pediatric Infectious Disease Journal
written by Michel
\\ tags: actualités, enfant, enfants, femmes enceintes, grippe, Nouvelles scientifiques sur la grippe, prévention, Prévention de la grippe, symptomes, Symptomes de la grippe, vaccin, vaccin contre la grippe
Bilan de la grippe A H1N1 d’origine porcine 2009
Selon le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la santé le virus de la grippe A H1N1 d’origine porcine 2009 aurait fait près de 14 000 morts depuis son apparition en avril 2009. L’activité du virus de la grippe pandémique est en nette régression en Amérique et dans la plupart des pays d’Europe. Le virus est encore en progression en Afrique du Nord, en Asie du Sud et dans certaines zones de l’Europe. Parmi les pays qui fopnt encore face à une augmentation de leurs cas de grippe A H1N1 on note: le Népal, le Sri Lanka, le Maroc, l’Algérie, l’Egypte, la Roumanie, l’Ukraine, la Turquie et la Suisse.
Jamais un virus de la grippe n’aura été autant surveillé, Bien entendu le nombre de cas de grippe A H1N1 ne sera jamais connu car dans la plupart des pays on a renoncé depuis longtemps à recommander des tests de laboratoire pour confirmer la présence du virus A H1N1 chez tous les cas symptomatiques. Par contre , dans la plupart des pays les cas graves sont hospitalisés et passent des tests pour déterminer si le virus de la grippe A H1N1 est en cause. Il faut dire qu’en pleine période de pandémie la proportion de grippes causées par le virus de la grippe A H1N1 avoisine les 99%. Toute personne avec des symptômes classiques de grippe, soit de la fièvre accompagnée de toux avec un des symptômes généraux typiques ( douleurs musculaires, mal de tête ou fatigue importante) risque fort d’être infectée par le fameux virus de la grippe pandémique.
Bilan de la grippe saisonnière
On sait depuis longtemps que le virus de la grippe saisonnière se propage rapidement lors d’épidémies et entraîne des répercussions économiques considérables en termes d’hospitalisations, de dépenses de santé et de pertes de productivité.
Selon l’OMS, lors des épidémies annuelles, 5 à 15 % de la population est infecté et souffre d’une infection des voies respiratoires supérieures. On a estimé que les épidémies annuelles la grippe causent entre 3 et 5 millions de cas graves et 250 000 à 500 000 décès par an dans le monde.
Où sont passés les morts?
Depuis le début de la pandémie de grippe en avril 2009, soit depuis 9 mois, l’OMS a annoncé que moins de 14 000 personnes étaient mortes suite à une infection par le virus de la grippe A H1N1, contrairement aux 180 000 à 360 000 décès qui sont censés être causés par le virus de la grippe saisonnière pendant une période de 9 mois à chaque année. C’est plus de 10 fois moins de morts. On a aussi dit que lors d’une pandémie de grippe le virus responsable de la pandémie devient habituellement omniprésent et remplace toutes les autres souches de virus de la grippe. C’est ce qui semble s’âtre passé depuis avril 2009 dans la plupart des pays.
Alors la question à se poser est: où sont passés les 166 000 autres morts (180 000 – 14 000) ? Est-ce que le nombre de morts causés par la grippe saisonnière a été exagéré? Est-ce que le décompte de nombre de morts causés par le virus de la grippe A H1N1 est sous-estimé? Quoiqu’il en soit, il est permis de se poser des questions lorsque la différence entre le nombre de victimes de la grippe saisonnière et celui de la grippe pandémique varie par un facteur supérieur à 10. Les mauvaises langues diront que le nombre de décès causés par la grippe saisonnière a été volontairement exagéré dans le but de convaincre la population de se faire vacciner. Il n’en est rien car ces statistiques concernant la grippe saisonnière étaient déjà connues et diffusées bien avant avril 2009. Alors il est possible de penser que le virus de la grippe A H1N1 a été, jusqu’à maintenant, bien moins mortel que celui de la grippe saisonnière. De plus, les victimes de ces 2 virus de la grippe n’ont pas été les mêmes. Tandis que le virus de la grippe saisonnière touche principalement les personnes âgées, celui de la grippe A H1N1 2009 s’en est pris aux jeunes personnes, souvent à celles qui avaient des maladies chroniques mais aussi, dans un pourcentage non négligeable, aux jeunes sans antécédents médicaux particuliers. Le nombre de victimes chez les femmes enceintes a lui aussi fait couler beaucoup d’encre.
Bref, alors que bien des experts prédisaient une augmentation du nombre de malades et de victimes de la grippe A H1N1 d’origine porcine, la réalité semble infirmer ces prévisdions. À la limite, on serait en droit de se demander si le nombre de complications et de décès causés par la grippe ne pourrait pas avoir été inférieur en 2009 à ce qu’il était pendant les années de grippe saisonnière. Autrement dit, la pandémie de grippe pourrait-elle avoir finalement prévenue des complications et des décès qui auraient été causés par la grippe saisonnière? Certains répondront que la vaccination a prévenu la progression du virus de la grippe A H1N1 qui autrement aurait causé beaucoup plus de dommages et qu’ainsi on a démontré l’utilité de la vaccination. En réalité, dans l’hémisphère Nord la vaccination contre la grippe a été débutée bien après le début de la deuxième vague. Si on compte le temps requis pour qu’une proportion suffisante de la population soit immunisée et le délai pour que le vaccin soit efficace, de 10 à 14 jours, il est improbable que la vaccination aient diminué le nombre de victimes de plus de 90%.
Deux autres questions demeurent à répondre: si ces suppositions ne sont pas vraies, où sont les erreurs dans notre système de surveillance? Si ces hypothèses sont vraies, pourquoi a-t-on vacciné tant de personnes contre la grippe A H1N1?
La meilleure façon de prévenir une infection est de bien la connaître. Nous vous suggérons les pages suivantes pour plus d’informations:
Abonnez-vous pour rester informé. Nous sommes aussi sur Twitter (pandemiegrippe).
written by Michel
\\ tags: épidémie de grippe, femmes enceintes, grippe, grippe porcine, H1N1, Nouvelles scientifiques sur la grippe, pandémie de grippe, Prévention de la grippe, Symptomes de la grippe, vaccin, vaccin contre la grippe, virus
Il y a des cas de grippe A H1N1 autour de vous ou dans votre communauté? Vous toussez et vous faites de la fièvre? Si en plus vous avez des courbatures, des maux de tête ou des symptômes généraux, vous avez probablement la grippe A H1N1. Vous n’avez probablement même pas besoin de prélèvement pour confirmer qu’il s’agit du virus de la grippe A H1N1. De plus, le résultat du prélèvement arrivera probablement trop tard pour être utile.
Une fois que l’infection est probable, une autre information importante est depuis quand les symptômes ont-ils débuté. En effet, bien que le traitement des cas hospitalisés puisse être commencé plus de 48 heures après le début des symptômes, les experts s’entendent pour dire que pour les patients ambulants un traitement avec le Tamiflu devrait être débuté dans les 48 heures qui suivent l’apparition des premiers symptômes. Plus encore, des recherches ont montré que pour une efficacité maximale, le Tamiflu,ou oseltamivir, devrait être commencé dans les heures qui suivent le début des symptômes. Le virus de la grippe détruit très rapidement les cellules de l’épithélium respiratoire et après 48 heures il est habituellement trop tard pour que le Tamiflu puisse les protéger.
Si vous avez des symptômes typiques de la grippe, et que ces symptômes ont débutés depuis moins que 48 heures, il vous est possible, si vous demeurez en France, de recevoir gratuitement du Tamiflu. Mais est-ce bien nécessaire? La France met à la disposition de toute personne qui présente des symptômes de la grippe A H1N1 un traitement gratuit avec l’oseltamivir ou Tamiflu. Ce traitement est dans beaucoup de pays réservé aux personnes avec des facteurs de risques de complications.
Il s’agit des adultes et enfants atteints de certaines affections chroniques suffisamment graves pour qu’un suivi médical régulier ou des soins hospitaliers soient justifiés. Ces personnes peuvent être atteintes des affections suivantes :
- les affections cardiaques ou pulmonaires (notamment la dysplasie bronchopulmonaire, la fibrose kystique du pancréas et l’asthme)
- le diabète sucré
- le cancer, l’immunodéficience, l’immunodépression (due à une maladie sous-jacente ou à un traitement)
- une néphropathie
- l’anémie ou une hémoglobinopathie
- les affections qui compromettent l’évacuation des sécrétions respiratoires et qui sont associées à une augmentation du risque d’aspiration
- les affections nécessitant la prise d’acide acétylsalicylique pendant de longues périodes chez les enfants et les adolescents
Les groupes suivants sont aussi considérés plus à risque de complications par le virus de la grippe A H1N1:
- les personnes hébergées dans des maisons de santé et d’autres centres de soins de longue durée, quel que soit leur âge
- les personnes âgées de 65 ans et plus
- les femmes enceintes (surtout dans les 2 derniers trimestres et dans les 4 semaines après l’accouchement)
- les enfants en santé âgés de moins de 23 mois
- les personnes avec une obésité morbide pourraient aussi être des personnes vulnérables selon certaines données.
Un regroupement de 800 médecins français a même signé une pétition pour affirmer son opposition à l’utilisation systématique du Tamiflu pour toutes personnes symptomatiques sans facteurs de risque de complications. L’Organisation mondiale de la santé a maintenu sa recommandation d’utiliser ce produit pour les patients à haut risque de complications infectés par le virus de la grippe H1N1.
Donc en résumé, si vous présente des symptômes compatibles avec la grippe A H1N1, que ceux-ci ont débuté depuis moins de 48 heures et et que vous faites partie des personnes vulnérables vous devriez être traité. En cas de doute, ou pour les autres situations vous devriez en discuter avec votre médecin.
written by Michel
\\ tags: épidémie de grippe, grippe porcine, H1N1, pandémie de grippe, Traitement de la grippe
Bien que 700 000 doses de vaccin contre la grippe A H1N1 Arepanrix de la compagnie Glaxo Smith Kline (GSK) aient été importées du Canada depuis 2 semaines, le laboratoire de qualité (LCQ) de l’Institut Pasteur d’Algérie (IPA) et le Laboratoire national de contrôle des produits pharmaceutiques (LNCCP) n’ont toujours pas donné leurs accords à leur utilisation. Ces retards alimentent les rumeurs voulant que l’innocuité du vaccin canadien soir remise en cause. Des lots du même vaccin avaient été retirés du marché au Canada et en France. L’Institut Pasteur aurait commandé en tout 20 millions doses. De plus le personnel médical de l’Algérie est hésitant à se faire vacciner ce qui n’arrange rien.
Le virus fait de plus en plus de victimes avec un total de 32 cas mortels et au moins 8 000 cas probables, dont 553 cas confirmés, selon un bilan sur la situation épidémiologique de cette grippe en Algérie, de jeudi soir par le ministère de la Santé de la Population et de la Réforme hospitalière. L’hôpital El Kettar, centre de référence, se trouve débordé et le personnel médical ne sait plus où donner de la tête.
Les craintes de syndrome de Guillain-Barré sont injustifiées selon les autorités. Les systèmes de surveillance actuels n’ont pas permis de mettre en évidence une augmentation du risque de syndrome de Guillain-Barré comme lorsque la campagne de vaccination contre un virus de grippe porcine A H1N1 avait été interrompue en 1976. Il faut dire que les craintes de syndrome de Guillain-Barré associées à l’adjuvant ne peuvent être reliées à la campagne de vaccination de 1976 car à cette époque le vaccin utilisé ne contenait pas d’adjuvant. Enfin, on évalue que le risque de syndrome de Guillain-Barré après une grippe pourrait être de 10 fois supérieur au risque d’être vacciné.
Le vaccin contre la grippe peut exceptionnellement provoquer des allergies graves de type anaphylactique. Il s’agit d’une allergie qui commence habituellement dans les minutes qui suivent une vaccination et qui est rapidement progressive. La plupart du temps des réactions cutanées sous forme de plaques rouges avec démangeaisons ou prurit sont présentes en peu partout sur le corps. On remarque aussi d’autres symptômes possibles comme de l’enflure (oedème) au visage, des difficultés respiratoires ou une chute de tension artérielle avec choc. Parfois le tableau est aussi accompagnée de symptômes digestifs comme des nausées, des vomissements ou de la diarrhée. Ce type d’allergie soit être rapidement pris en charge par un médecin ou une infirmière qualifiée qui, la plupart du temps devra administrer de l’adrénaline en urgence ainsi que d’autres médicaments. Il existe un réel risque de décès lorsque le traitement n’est pas effectué. Ces allergies constituent un risque lors de toute vaccination, et elle ne seraient pas plus fréquentes avec le vaccin contre la grippe A H1N1 tel que l’Arepanrix.
La campagne de vaccination contre la grippe A H1N1 en Algérie sera gratuite et sur une base volontaire. Les personnes seront vaccinées dans un ordre qui correspond à leur catégorie de risque. Il s’agit par ordre de priorité:
- du personnel de santé des secteurs public, parapublic et privé;
- des femmes enceintes;
- du personnel assurant le maintien des activités essentielles et stratégiques, dont les corps constitués;
- les patients, adultes et enfants atteints de pathologies chroniques;
- les enfants et adolescente âgés de plus de six mois à 24 ans et l’entourage des nourrissons de moins de six mois.
Les femmes enceintes présentes un groupe prioritaire car selon certains résultats de surveillance, elles courent un risque de 4 à 10 fois plus élevé de devoir être hospitalisées en unité de soins intensifs et 7 à 10% des cas hospitalisés sont des femmes au deuxième ou au troisième trimestre de la grossesse.
Le vaccin avec adjuvant est celui qui a été le plus utilisé au Canada mais lorsque le vaccin sans adjuvant a été disponible c’est le vaccin contre la grippe A H1N1 sans adjuvant qui a été privilégié pour la vaccination des femmes enceintes. Cette recommandation était basé sur le fait que le vaccin Arepanrix avec adjuvant n’avait pas été évalué de façon extensive chez les femmes enceintes. Ajoutons que plusieurs experts avaient recommandé l’utilisation du vaccin avec adjuvant chez les femmes enceintes lorsque ce vaccin était le seul disponible, particulièrement à partir du deuxième et du troisième trimestre. Ils estimaient que les risque associés au virus de la grippe A H1N1 chez les femmes enceintes en deuxième te troisième trimestre de grossesse dépassaient les risques associés au vaccin même avec adjuvant.
Abonnez-vous pour rester informé. Nous sommes aussi sur Twitter (pandemiegrippe)
Abonnez-vous pour rester informé. Nous sommes aussi sur Twitter (pandemiegrippe)
Référence: La Tribune
written by Michel
\\ tags: épidémie de grippe, femmes enceintes, grippe porcine, H1N1, pandémie de grippe, Prévention de la grippe, vaccin contre la grippe
La grippette du Dr Debré a tué 145 personnes en France depuis le début de la pandémie. Le virus de la grippe A H1N1 d’origine porcine 2009 a perdu du terrain dans la plupart des pays de l’hémisphère nord sauf en France. La deuxième vague de cette première pandémie du XXIe siècle tire à sa fin.
Le bilan de cette pandémie montrera certainement que le nerf de la guerre était les communications. Quelles ont été les principales erreurs des hommes publics et de nos dirigeants? Le palmarès des erreurs pourrait s’établir ainsi:
1. L’annonce d’une pandémie mondiale par l’Organisation mondiale de la santé alors que plusieurs pays n’avaient que quelques cas. On a oublié que tous les pays du monde ne sont pas nécessairement en phase VI de la pandémie simultanément.
2. Les tentatives maladroites des autorités de santé publique pour d’abord rassurer la population, en disant que la grippe A H1N1 n’était pas plus virulente que la grippe saisonnière pour en suite se raviser et tenter de convaincre la population qu’étant donné les risques de complications, tout le monde devait se faire vacciner.
3. L’administration de ces fameux vaccins contre la grippe A H1N1 qui s’est faire de façon tout à fait chaotique dans plusieurs pays. Mauvaise communications pour cibler les groupes à risque de façon claire. Modalités de vaccination confuses et continuellement en changement.
4. Manque de communication encore une fois pour expliquer à la population les avantages et les inconvénients des fameux adjudants.
5. Annonce par Jean-Jacques Crèvecoeur de catastrophes. Les premières doses de vaccin A H1N1 administrées en France devaient contenir des virus vivants de la grippe A H5N1. On devait ensuite vacciner la population avec le vaccin de la grippe porcine A H1N1 ce qui aurait, toujours selon ce philosophe, conduit à un réassortiment des deux virus pourt produire une grippe mortelle comme la grippe H5N1 (60 des patients infectés sont morts) avec la contagiosité de la grippe porcine A H1N1.
Abonnez-vous pour rester informé. Nous sommes aussi sur Twitter (pandemiegrippe) A H1N1 foire aux questions ou FAQ
Abonnez-vous pour rester informé. Nous sommes aussi sur Twitter (pandemiegrippe)
written by Michel
\\ tags: grippe porcine, H1N1, pandémie de grippe, Prévention de la grippe, vaccin contre la grippe
Un des arguments souvent évoqués par les personnes qui refusent le vaccin contre la grippe A H1N1 est le fait que la grippe A H1N1 est semblable à la grippe saisonnière. Au début de la pandémie, les autorités de santé publique ont souvent affirmé devant la population qu’elle ne devrait pas s’inquiéter outre mesure car la mortalité de la grippe porcine 2009 était comparable à la grippe saisonnière et n’avait rien de semblable avec les grandes pandémies de grippe comme celle de la grippe espagnole.
Mais plusieurs mois ont passé et le virus de la grippe porcine A H1N1 est de plus en plus connu. On commence à cerner des différences entre le virus de la grippe pandémique et celui de la grippe saisonnière.
Une des premières constatations a été qu’environ 75% des victimes du virus de la grippe a H1N1 étaient obèses. Ce facteur de risque de complication de la grippe porcine n’avait jamais été noté auparavant que ce soit avec le virus A H1N1 ou le virus de la grippe saisonnière. De plus, personne ne peut expliquer actuellement pourquoi les individus obèses ont un risque accru de complications de la grippe A H1N1.
On avait déjà mentionné que l’âge des victimes de complications des virus de la grippe saisonnière et l’âge des victimes du virus de la grippe porcine différaient. En effet, alors que les victimes de la grippe saisonnière sont en majorité des personnes âgées, 24 des 34 victimes de la grippe A H1N1 avaient moins de 50 ans et un seule avait plus de 60 ans. On a émis l’hypothèse que jusqu’à 30% des personnes nées avant 1957 pouvaient avoir été exposées à un virus semblable au virus de la grippe porcine A H1N1 et par conséquent pourraient avoir une certaine protection.
Des chercheurs viennent maintenant d’ajouter une autre différence entre les 2 virus de la grippe. Des scientifiques de l’Institut national de la santé (National Institutes of Health) et des responsables de la santé de la ville de New York ont étudié au microscope des tissus provenant de 34 personnes décédées des suites de la grippe porcine A H1N1 2009. Leurs recherches ont démontré que le virus de la grippe A H1N1 endommage l’ensemble des voies respiratoires, de la trachée aux alvéoles pulmonaires. C’est le même phénomène qui avait été constaté lors des pandémies de grippe de 1918 et 1957.
Dans l’ensemble des cas étudiés, la trachée et les bronches étaient enflammées et parfois gravement endommagées. Dans 18 cas, soit plus de la moitié, des lésions ont été observées dans les bronchioles et dans 25 cas, soit près des trois-quarts de l’échantillon, jusque dans les alvéoles pulmonaires.
La grippe saisonnière quant à elle, provoque généralement des lésions dans la trachée et les bronches, mais pas à l’intérieur des poumons.
La meilleure façon de prévenir une infection est de bien la connaître. Nous vous suggérons les pages suivantes pour plus d’informations:
Abonnez-vous pour rester informé. Nous sommes aussi sur Twitter (pandemiegrippe)
Source: AFP
written by Michel
\\ tags: épidémie de grippe, grippe porcine, H1N1, Nouvelles scientifiques sur la grippe, pandémie de grippe, Symptomes de la grippe
Comme si ce n’était pas assez le virus de la grippe A H1N1 infecte maintenant les chats, les chiens et même les furets.
On savait déjà que le virus de la grippe porcine A H1N1 2009 était composé de différents brins d’ARN en provenance de d’ARN humain, porcin et aviaire.
Étant donné que l’on sait que ce virus peut occasionner des infections graves chez les enfants et les femmes enceintes, les vétérinaires prennent très au sérieux les récentes nouvelles qui font état d’animaux domestiques contaminés.
Le premier cas a d’abord été rapporté chez des furets, qui sont des animaux reconnus susceptibles au virus de la grippe.
Mais lorsque l’association vétérinaire américaine a annoncé le mois passé qu’un chat domestique était infecté dans l’Iowa, les épidémiologistes ont sourcillé. C’était la première fois qu’un chat attrapait le virus de l‘influenza.
Depuis ce temps, deux autres chats, dont un est mort, ont eu des tests positifs pour le virus de la grippe A H1N1.
De plus, des officiels chinois ont annoncé qu’ils avaient isolés le virus de la grippe A H1N1 chez deux chiens symptomatiques.
Selon le vétérinaire Tony Johnson, de l’École de médecine vétérinaire de l’Université de Purdue, il semble que les animaux domestiques ne présentent pas un risque pour leur propriétaire.
En réalité il semble que ce soit l’inverse, chaque chat qui a diagnostiqué avec la grippe porcine A H1N1 vivait avec un propriétaire qui avait eu une maladie des voies respiratoires peu de temps avant. Il n’y a aucune preuve actuellement que le virus de la grippe peut passer d’un chat à un humain.
La même chose semble se produire avec les chiens positifs pour le virus de la grippe porcine A H1N1 en Chine. Le ministère de l’Agriculture a rapporté que le virus retrouvé chez les chiens, dont la race et l’âge sont inconnus, était à 99% identique au virus de la grippe porcine humaine. Ceci suggère que le virus a été attrapé d’un humain. Pour constituer une menace pour les humains le virus devrait d’abord muter chez les chiens selon Feng Zijian du Centre de contrôle et de prévention des maladies de la Chine.
Il y a probablement plusieurs autres cas d’infection par le virus de la grippe A H1N1 chez les animaux domestiques parce qu’il est rare que des tests soient effectués pour détecter cette maladie et aussi parce que la grippe chez les animaux domestiques se manifeste par des symptômes semblables à d’autres maladies canines ou félines qui sont habituellement bénignes.
Ces symptômes sont de la léthargie, la perte de l’appétit, la fièvre, l’écoulement nasal, l’écoulement des yeux, la toux, les éternuements, et les difficultés respiratoires. Mais, comme chez les humains, certains chats et chiens développeront des pneumonies, et d’autres mourront.
Avec les scénarios de mutation des virus dont on parle dans les médias , certains mouvements de panique ne sont pas a surprenants.
Jusqu’à il y a seulement 5 ans, aucun virus de l’influenza n’était connu pour causer la grippe chez les chats et les chiens. Ceci est un peu surprenant, si l’on considère que les virus de la grippe proviennent des animaux de ferme et des animaux sauvages.
Cependant, l’actuelle épidémie de grippe A H1N1 n’est pas la première à s’adapter suffisamment pour infecter les chiens.
En 2004, une grippe équine, H3N8, fût identifiée comme la cause d’une épidémie mortelle de maladies respiratoires chez des chiens de course greyhound en Floride.
Grippe chez les chiens
Sam, un chien rapporteur, est un chien en bonne santé aujourd’hui, mais alors qu’il n’était qu’un chiot au Texas, il fût atteint par ce que son éleveur croyait être une toux de chenil, la version canine d’un rhume.
Mais Sam avait quelque chose que personne ne pensait à chercher, un nouveau virus qui posait un risque sérieux pour les très jeunes chiots , les chiens très vieux et les chiens immunosupprimés.
Il a passé le mois suivant dans une école vétérinaire du Texas à lutter pour rester en vie. Il a survécu mais il est demeuré faible et a pris plusieurs semaines à récupérer après cette grippe.
Le microbe qui a presque tué Sam était un virus de la grippe H3N8. Au départ on pensait que ce virus attaquait uniquement les chevaux, mais ce virus s’est adapté pour causer des maladies chez d’autres espèces dont les chiens.
Quand les chercheurs ont commencé à rechercher les virus H3N8 chez les chiens , ils ont trouvé des chiens porteurs du virus dans 30 états américains (incluant la Californie et le District of Columbia). Cette large distribution suggérait que le virus s’était répandu à l’insu de tous depuis un certain temps.
Le virus est actuellement connu comme la grippe canine, est passé inaperçu probablement parce que ses symptômes miment la toux de chenil, une maladie commune habituellement bénigne qui fait elle-même partie d’un groupe de maladies respiratoires fréquentes chez les chiens.
La grippe canine est habituellement une maladie bénigne avec des symptômes typiques de toux, de léthargie, fièvre et d’écoulement nasal.
Mais pour certains chiens, comme pour Sam, ce risque est bien plus grand. Comme chez les humains, il y a un risque d’infection bactérienne secondaire qui peut devenir sérieuse. Ce risque est au maximum chez les très jeunes chiots, les chiens âgées et les chiens dont l’état immunitaire est compromis.
Les chercheurs de l’Université de l’Iowa estiment que 80% des chiens infectés ont des symptômes. Les 20% qui n’ont pas de symptômes peuvent quand même contaminer d’autres chiens. Environ 10% des chiens infectés développeront une pneumonie et environ entre 1 et 5% en mourront.
Bien que des vaccins contre la grippe canine soient disponibles en mai, ils seront loin d’être parfaits. Les vaccins peuvent empêcher le chien d’être malade, mais parfois ils peuvent seulement rendre les symptômes moins sévères ou encore raccourcir la période de temps où le chien est malade et par conséquent, la période de contagiosité.
Malheureusement, ils ne préviennent pas l’infection par le virus de la grippe canine, ce qui veut dire que les chiens vaccinés pourraient quand même transmettre la maladie aux autres chiens même s’ils ne montrent aucun symptôme.
Des vétérinaires pensent que l’on ne devrait pas considérer le nouveau vaccin contre la grippe canine comme un vaccin essentiel qui devrait être donné à tous les chiens, mais plutôt un vaccin qui pourrait être utile dans les refuges pour chiens, les chenils ou les autres endroits où plusieurs chiens vivent dans des espaces restreints en grand nombre.
Les propriétaires de chiens qui fréquentent les parcs à chien, les écoles de dressage, qui se font garder , et qui font des compétitions devraient discuter avec leur vétérinaire de l’opportunité de faire vacciner leur animal.
Les propriétaires de chiens qui s’inquiètent au sujet de la grippe canine ou de la grippe A H1N1 pour leur chien, devraient surveiller les symptômes précoces, comme la toux ou l’écoulement nasal. Un chien avec de la fièvre au-dessus de 104 F (ou 40 C) , de la léthargie, un écoulement nasal verdâtre, ou de la difficulté à respirer présente un risque élevé de développer des complications et devrait être immédiatement examiné par un vétérinaire.
Source: San Franscisco Chronicle
written by Michel
\\ tags: chien, grippe porcine, H1N1, pandémie de grippe, Prévention de la grippe, symptomes, Symptomes de la grippe, vaccin contre la grippe
Selon une étude publiée par l’Institut de veille sanitaire les femmes en âge de procréer constituent 21% de la population de la France. Comparée au reste de la population les femmes enceintes sont de 4 à 5 fois plus à risque de développer des complications de la grippe porcine A H1N1 2009 que le reste de la population. Le risque est maximum en fin de grossesse mais persiste aussi après l’accouchement. C’est pourquoi les femmes enceintes constituent un des groupes les plus prioritaires pour la vaccination contre la grippe porcine A H1N1 2009.
Ce phénomène avait aussi été remarqué lors des pandémies de grippe précédentes. Lors de la pandémie de grippe espagnole de 1918, plusieurs sources font état d’une létalité très élevée (23 à 45%) parmi les femmes enceintes.
written by Michel
\\ tags: épidémie de grippe, femmes enceintes, grippe porcine, H1N1, pandémie de grippe, Prévention de la grippe, Symptomes de la grippe, vaccin contre la grippe
On a constaté une forte progression du virus de la grippe A H1N1 2009 d’origine porcine en France. De plus, environ 750000 personnes auraient consulté pendant la semaine pour des symptômes d’allure grippale. Un premier cas de résistance à l’oseltamivir vient d’être officiellement rapporté en France.
La progression du virus de la grippe A H1N1 s’accélère en France où, seulement au cours de la dernière semaine, on a dénombré 22 morts dont une fillette de 9 ans.
Le nombre total de décès causés par le virus de la grippe A H1N1 est ainsi porté à 68 enFrance, selon l’Institut de Veille Sanitaire.
Le vaccin qui avait un mauvaise presse au début de la campagne commence à être plus populaire. Mais seulement 750 000 personnes se sont faites vacciner en France pour une population d’environ 64 millions de personnes. Ce qui donne une couverture vaccinale d’environ 1.1%
De plus, le vaccin contre la grippe A H1N1 prend environ de 10 à 14 jours pour être efficace. Étant donné le court délai d’incubation du virus de la grippe, soit d’environ 1 à 4 jours, et la forte transmissibilité, un cas donne en général 2 cas secondaires, il est à parier que le virsu de la grippe A H1N1 aura atteitn l’apogée de sa deuxième vague bien avant que les français n’aient pu bénéficier de la protection du vaccin.
La meilleure façon de prévenir une infection est de bien la connaître. Nous vous suggérons les pages suivantes pour plus d’informations:
Abonnez-vous pour rester informé. Nous sommes aussi sur Twitter (pandemiegrippe)
written by Michel
\\ tags: épidémie de grippe, grippe porcine, H1N1, Prévention de la grippe, vaccin contre la grippe
Le virus de la grippe A H1N1 2009 d’origine porcine circule dans le monde depuis avril 2009. L’hémisphère nord de la planète est en pleine deuxième vague de la pandémie de grippe. Plus de 7000 décès ont déjà été officiellement rapportés dans le monde. La grande majorité de ces décès sont des personnes avec des facteurs de risque de complications, plusieurs sont des jeunes. Beaucoup de complications de la grippe A H1N1 auraient pu être évitées. Vous êtes une personne à risque de complications de la grippe ? Voici ce qu’il vous faut savoir.
- Sachez si vous faites partie des personnes à risque de complications de la grippe.
Si vous faites partie de l’un des groupes suivants vous avez probablement des risques accrus de complications de la grippe A H1N1.
- Les personnes atteints de certaines affections chroniques suffisamment graves pour qu’un suivi médical régulier :
- affections cardiaques ou pulmonaires (notamment dysplasie bronchopulmonaire, fibrose kystique du pancréas et asthme);
- diabète sucré;
- cancer, immunodéficience, immunodépression (due à une maladie sous-jacente ou à un traitement);
- maladies chroniques des reins;
- anémie ou hémoglobinopathie;
- affections qui compromettent l’évacuation des sécrétions respiratoires et qui sont associées à une augmentation du risque d’aspiration;
- affections nécessitant la prise d’acide acétylsalicylique pendant de longues périodes chez les enfants et les adolescents.
- Femmes enceintes et jusqu’à 4 semaines après l’accouchement
- Enfants en santé âgés de moins de 24 mois.
- Personnes hébergées dans des maisons de santé et d’autres centres de soins de longue durée, quel que soit leur âge.
- Personnes âgées de 65 ans et plus.
- Personnes souffrant d’obésité morbide (IMC > 40).
2. Reconnaissez les symptômes de la grippe A H1N1 et ses principales caractéristiques.
Le grippe A H1N1 a à peu près les même symptômes que la grippe saisonnière. Début brusque de fièvre et de toux. Ces symptômes sont habituellement accompagnés d’autres symptômes comme des douleurs musculaires, des maux de tête ou de la congestion nasale. Chez les femmes la grippe A H1N1 se manifeste assez souvent par des symptômes digestifs comme des nausées et vomissements ou de la diarrhée.
L’incubation de la grippe A H1N1 dure environ de 1 à 4 jours et la contagiosité commence un jour avant le début des symptômes. En pratique on considère qu’une personne n’est plus contagieuse lorsque les symptômes sont disparus ou lorsqu’ils durent depuis au moins 7 jours. Chez les personnes immunodéprimées, la contagiosité et les symptômes peuvent durer plus longtemps.
3. Quand consulter?
Si vous faites partie d’u des groupes vulnérables aux complications de la grippe A H1N1 déjà mentionnés il faut consulter dès l’apparition des symptômes. Un traitement antiviral vous sera probablement prescrit si vous consultez dans les 48 premières heures. L’efficacité des antiviraux comme l‘oseltamivir (Tamiflu) est maximale s’Ils sont administrés dans les 6 heures qui suivent le début des symptômes. Il ne faut donc pas attendre et consulter immédiatement.
4. Le vaccin contre la grippe A H1N1
Le vaccin contre la grippe A H1N1 est recommandé pour toutes les personnes qui font partie des groupes vulnérables à partir de l’âge de 6 mois. La vaccination des personnes qui vivent avec une personne vulnérable protège encore plus ces dernières.
Le vaccin contre la grippe prend de 10 à 14 jours à être efficace. C’est le temps que prennent les anticorps à de former.
5. Quelles sont les autres mesures pour se protéger de la grippe A H1N1?
Tout d’abord il y a les mesures d’hygiène des mains et d’hygiène respiratoire :
• Se laver les mains avec de l’eau et du savon. Dans le cas où l’accès à un lavabo n’est pas possible, les rince-mains contenant au moins 60 % d’alcool2 peuvent être utilisés.
• Se couvrir le nez et la bouche avec un mouchoir de papier lors de la toux ou d’éternuements.
• En l’absence de mouchoir de papier, tousser ou éternuer dans le pli du coude ou dans le bras.
• Éviter le partage de nourriture et d’objets personnels (ex. : ustensiles, bouteilles d’eau, mouchoirs).
• Éviter de se toucher les yeux, le nez et la bouche.
Port du masque: le port d’un masque dans la communauté par des personnes qui n’ont pas de symptômes pour se protéger de la grippe n’est pas prouvé efficace et n’est pas recommandé. De plus, en manipulant son masque avec des mains contaminées, on augmente le risque de s’infecter.
Fréquentation des lieux publics et rassemblements: les personnes qui sont vulnérables aux complications de la grippe et qui fréquentent des lieux publics devraient se faire vacciner au plus tôt.
Si elles ne sont pas vaccinées, ou si elles le sont depuis moins de 14 jours, elles devraient respecter scrupuleusement l’hygiène des mains en utilisant une solution contenant au moins 60% d’alcool et se tenir à au moins 1 mètre des autres personnes.
La meilleure façon de prévenir une infection est de bien la connaître. Nous vous suggérons les pages suivantes pour plus d’informations:
Abonnez-vous pour rester informé. Nous sommes aussi sur Twitter (pandemiegrippe)
Source: MSSS du Québec documentation pour les professionnels
written by Michel
\\ tags: épidémie de grippe, femmes enceintes, grippe porcine, H1N1, pandémie de grippe, Prévention de la grippe, symptomes, Symptomes de la grippe, vaccin, vaccin contre la grippe
|