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La grippe et la gastro-entérite s’invitent à vos réunions familiales: voici comment les contrôler.

Les virus de la grippe et de la gastro-entérite risquent fortement d’être à votre party de Noël ou de la Saint-Sylvestre:.

Un peu partout dans l’hémisphère Nord les virus de la grippe et de la gastro-entérite sont en nette progression. En France , par exemple les cas de gastro-entérite ont dépassé le seuil épidémique depuis quelques semaines et la grippe devrait entrer en phase épidémique cette semaine. On sait qu’ à  chaque année ces deux virus dépassent le seuil épidémique pendant la saison hivernale. Parmi les hypothèses envisagées pour expliquer ce fait,  la sécheresse de l’air dans les habitations durant l’hiver qui augmenterait la survie du virus de la grippe et qui fragiliserait les muqueuses.

Comment minimiser l’impact de ces invités indésirables ?

Quelques conseils pourraient vous épargner  une infection respiratoire ou une dépense imprévue en papier hygiénique. Il ne faut pas minimiser les dangers de la grippe, elle tue ou envoie à l’hôpital  des milliers de personnes à chaque année. Comme j’ai l’habitude de dire pour expliquer à mes patients la différence entre le rhume et la grippe. .. »si vous avez mal à la gorge,  le nez congestionné, que vous commencez à tousser et que vous vous sentez fiévreux tout en vous demandant si vous devriez aller travailler aujourd’hui : vous avez un rhume. Si soudainement vous sentez que vous avez été  heurté par un train, que vous vous demandez comment vous allez pouvoir quitter votre lit et que vous vous foutez de votre travail: vous avez une grippe. « .

Voici comment augmenter vos chances d’éviter la catastrophe.

  1. Partagez cet article. C’est ce qu’on appelle de la prévention virtuelle. Il est prouvé scientifiquement que nous sommes à moins de 5 personnes de n’importe quel membre de Facebook. Il y a de fortes chances que vos invités sont des amis Facebook ou des amis de vos amis Facebook. Alors s’ils lisent cet article et qu’ils sont malades, ils vont peut-être avoir la gentillesse de ne pas vous rendre malade ou encore de ne pas contaminer un de vos invités lequel qui fait peut-être parti des personnes à risque de complications… En revanche, si quelqu’un se désiste à la dernière minute parce qu’il se dit malade, il vous faudra lui donner minimalement le bénéfice du doute et l’excuser et même le remercier.
  2. Si malgré tout,  un indésirable se glisse dans votre party, tout n’est pas désespéré. Peut-être qu’il aura la maladresse de dire à tout le monde comment il est brave et que rien ne l’arrête car il est venu même avec la grippe ou la gastro-entérite. Si c’est le cas, essayez subtilement d’en savoir plus, Une information utile est de savoir s’il est encore malade ( les maladies comme la grippe et la gastro-entérite sont moins contagieuses lorsque les personnes n’ont plus de symptômes.) Par exemple on dit qu’une personnes n’est plus contagieuse 48 heures après la fin de la diarrhée. Pour la grippe la contagiosité demeure au moins 5 à 7 jours après le début es symptômes.
  3. Si vous jugez que la personne est toujours contagieuse ( ce qui risque malheureusement d’être le cas), il ne vous reste que 2 choix pour contrôler cet acte de bioterrorisme à petite échelle. Première option, lui dire carrément de retourner chez elle car vous ne voulez pas rendre un de vos invités malade ( je sais que personne n’optera pour cette première option ce qui est bien dommage quand on pense qu’un de vos invité peut se retrouver à l’hôpital quelques jours plus tard à cause de votre manque de leadership (c’était la partie culpabilité). L’option 2, est celle de limiter les dégâts. Voici quelques suggestions applicables selon la situation…
  • Annoncer à tous vos invités comment ils sont chanceux d’avoir la présence de M. grippe malgré le fait qu’il soit si malade…. en espérant qu’ils vont comprendre le message… et garder leurs distances (on parle de 2 mètres)
  • Demander à votre invité indésirable de se laver les mains et lui fournir une quantité suffisante (genre une boîte) de papiers-mouchoirs.
  • Dans le même ordre d’idée, l’asseoir à l’écart et le tenir loin des personnes âgées et des jeunes enfants.
  • Si jamais c’était possible et que votre malotru souffre de diarrhée, lui offrir une toilette dédiée le plus loin possible en espérant que vous avez toujours une latrine extérieure communément appelée bécosse dans le fin fond de votre cour arrière. Si c’est le cas, et que la température extérieure est à -40 C: c’est parfait.
Une bécosse en hiver, l'endroit idéal à offrir à vos invités souffrant de gastro-entérite et qui ont eu la maladresse de venir quand même...
Une bécosse en hiver, l’endroit idéal à offrir à vos invités souffrant de gastro-entérite et qui ont eu la maladresse de venir quand même…
  • Dernière recommandation,  essayez de monitorer la santé de vos invités dans les jours qui suivent par exemple en vous informant sur votre page Facebook. Si quelqu’un tombe malade, ne vous gênez pas pour l’informer… ( je suggère je republier cet article 😉 )

Bref, on est fait fort, J’en profite pour souhaiter à tous  les lecteurs et lectrices de ce blog une joyeuse période des Fêtes et que la santé soit au rendez-vous.

Début de la campagne de vaccination contre la grippe en France le 6 octobre 2016..

Disponibilité du vaccin contre la grippe en France.
Disponibilité du vaccin contre la grippe en France.
La campagne de vaccination contre la grippe saisonnière débute ce vendredi, la controverse au sujet de l’efficacité du vaccin fait poser des questions….voici des réponses.
Efficace ou non le vaccin contre la grippe?

À chaque année entre 2 et 8 millions de français attrappent la grippe et de 1500 à 2000 en meurent. La grippe est la maladie prévenable par la vaccination qui tue le plus de personnes à chaque année. Pourtant l’efficacité du vaccin contre la grippe est de pls en plus remise en question… Voici pourquoi.

Des données d’efficacité vaccinale variables

Le problème avec le vaccin contre la grippe, c,est que l’efficacité varie d’une année à l’autre selon, les souches utilisées et ce que l’on mesure. Classiquement lorsque l’on parle d’efficacité vaccinale, on parle de la capacité du vaccin de prévenir une consultation dans une clinique vaccinale pour une grippe diagnostiquée avec un test de laboratoire. On ne parle pas des complications comme l’hospitalisation ou le décès.

Au cours des années, le vaccin contre la grippe a montré une efficacité qui a varié de 0% à 60%. Les experts commencent maintenant à découvrir que l’efficacité du vaccin contre la grippe varie aussi selon la personne vaccinée. ll semble que lorsque l’on est vacciné à répétition i.e. à chaque année, avec l’efficacité du vaccin contre la grippe soit parfois moins bonne d’une année à l’autre si l’on compare avec une personne qui n’a été vaccinée qu’une seule année. Cette effet serait aussi variable selon la souche du vaccin.  Plus on étudie le vaccin contre la grippe plus on a de questions et plus les questions sont complexes. Par exemple, doit-on vacciner une personne en bonne santé qui n’a pas de contact avec des personnes vulnérables si l’on suppose qu’il est possible que le vaccin soit moins efficace lorsqu’elle sera plus vielle et vulnérable et qu’elle aura besoin d’être protégée contre la grippe? Qu’en est-il des travailleurs de la santé?

Les CDC américains viennent de se raviser et de retirer le vaccin intranasal en vaporisation chez les enfants car leurs études montraient qu’il n’était pas ou très peu efficace. Le Canada a maintenu le vaccin en disant que plusieurs études prouvent qu’il est efficaces.

En résumé, beaucoup de questions encore peu de réponses mais les experts s’entendent tous sur un point: plus une personne est vulnérable plus il est évident qu’elle devrait être vaccinées contre la grippe. le vaccin semble être plus efficace pour protéger contre la grippe chez une personne qui a une risque élevé de complications.

Qui sont les personnes pour qui le vaccin contre la grippe est indiqué en France?

Les personnes pour qui le vaccin contre la grippe est recommandé en France sont:

  • les personnes âgées de 65 ans et plus
  • les femmes enceintes, quel que soit le trimestre de la grossesse ;
  • les personnes, y compris les enfants à partir de l’âge de 6 mois,  atteintes des pathologies suivantes :
    • affections broncho-pulmonaires chroniques répondant aux critères de l’ALD 14 (asthme et BPCO) ;
    • insuffisances respiratoires chroniques obstructives ou restrictives quelle que soit la cause, y compris les maladies neuromusculaires à risque de décompensation respiratoire, les malformations des voies aériennes supérieures ou inférieures, les malformations pulmonaires ou les malformations de la cage thoracique ;
    • maladies respiratoires chroniques ne remplissant pas les critères de l’ALD mais susceptibles d’être aggravées ou décompensées par une affection grippale, dont asthme, bronchite chronique, bronchiectasies, hyper-réactivité bronchique ;
    •  dysplasies broncho-pulmonaires10 ;
    •  mucoviscidose ;
    •  cardiopathies congénitales cyanogènes ou avec une HTAP et/ou une insuffisance cardiaque ;
    •  insuffisances cardiaques graves ;
    •  valvulopathies graves ;
    • troubles du rythme graves justifiant un traitement au long cours ;
    • maladies des coronaires ;
    • antécédents d’accident vasculaire cérébral ;
    • formes graves des affections neurologiques et musculaires (dont myopathie, poliomyélite, myasthénie, maladie de Charcot) ;
    • paraplégies et tétraplégies avec atteinte diaphragmatique ;
    • néphropathies chroniques graves ;
    • syndromes néphrotiques ;
    • drépanocytoses, homozygotes et doubles hétérozygotes S/C, thalasso-drépanocytose ;
    • diabètes de type 1 et de type 2 ;
    • déficits immunitaires primitifs ou acquis (pathologies oncologiques et hématologiques, transplantations d’organe et de cellules souches hématopoïétiques, déficits immunitaires héréditaires, maladies inflammatoires et/ou auto-immunes recevant un traitement immunosuppresseur), excepté les personnes qui reçoivent un traitement régulier par immunoglobulines ; personnes infectées par le VIH quel que soit leur âge et leur statut immunovirologique ;
    • maladie hépatique chronique avec ou sans cirrhose ;
    • les personnes obèses avec un indice de masse corporelle (IMC) égal ou supérieur à 40 kg/m2 , sans pathologie associée ou atteintes d’une pathologie autre que celles citées ci-dessus ;
Combien ça coûte?

Le vaccin contre la grippe s’achète en pharmacie -sans ordonnance- pour un prix allant de 6 à 10 euros. Il est remboursé à 65% par la Sécurité sociale. A cette prise en charge de base, peut s’ajouter le remboursement d’une éventuelle complémentaire santé. A noter que pour les personnes à risque, le vaccin est remboursé à 100% par la Sécurité sociale.

L’Assurance maladie prend en charge le vaccin contre la grippe saisonnière à 100 % pour :

  • les personnes âgées de 65 ans et plus ;
  • les femmes enceintes quel que soit le trimestre de grossesse ;
  • les personnes atteintes de certaines affections chroniques* ;
  • les personnes obèses ;
  • l’entourage familial de nourrissons de moins de 6 mois présentant des facteurs de risque de grippe grave* ;
  • les personnes séjournant dans un établissement de soins de suite ainsi que dans un établissement médico-social d’hébergement quel que soit l’âge ;
  • certains professionnels de santé*.

* Pour connaître les personnes ciblées par les recommandations vaccinales, consultez le calendrier vaccinal disponible sur le site du Ministère des Affaires sociales et de la Santé, ou demandez conseil à votre médecin traitant.

Qui injecte le vaccin?

Le vaccin contre la grippe peut être injecté par différents professionnels de santé: un médecin traitant, un médecin exerçant dans un centre de vaccination, un médecin du travail ou encore un infirmier (sur prescription médicale). Le professionnel posera quand même quelques questions pour s’assurer que la personne désireuse de se faire vacciner ne présente pas de contre-indications.

 

Épidémie de grippe à la réunion: longue et sévère.

Une épidémie de grippe à la Réunion longue et sévère.

L’ARS indique qu’après « une première vague épidémique de grippe survenue d’avril à juillet, le pourcentage de consultations pour syndrome grippal est de nouveau en augmentation » depuis la mi-août. L’Agence régionale de santé a dressé un nouveau bilan sur l’épidémie de grippe à la Réunion. Une seconde vague est observée depuis la mi-août. En une semaine, du 12 au 18 septembre, près de 8000 consultations ont été effectuées pour syndrome grippal. Depuis le 12 septembre, 3 cas sévères de grippe ont été déclarés et un patient hospitalisé depuis plusieurs semaines est décédé.

Au total, depuis le début de l’année, 66 cas graves de grippe ont été déclarés dont 18 d’entre eux sont décédés.

A la Réunion, la fin de l’hiver austral est une période habituelle de  recrudescence de la grippe. Suite à la rentrée scolaire, une augmentation des consultations pour syndromes grippaux chez les médecins sentinelles ainsi qu’une augmentation des appels pour grippe au Samu-Centre 15 ont été observées, avec identification des virus de la grippe A (H3N2) et B. Ces données se situent dans les moyennes saisonnières, indiquant une épidémie de grippe à la Réunion d’ampleur modérée, sans impact sur les services d’urgences.

Depuis la fin du mois d’août, les consultations pour syndrome grippal en médecine de ville ainsi que les passages aux urgences pour grippe sont de nouveau en augmentation, ce qui marque le début d’une deuxième vague épidémique de grippe. Cette recrudescence des syndromes grippaux est liée à la co-circulation de virus grippaux majoritairement de type A(H3N2) ainsi que d’autres virus respiratoires. On sait que les virus de la grippe A H3N2 donnent des saisons de grippe plus importantes avec plus de cas et plus de complications.

L’épidémie de grippe à la Réunion en 2016 est marquée par une durée longue (déjà 17 semaines épidémiques) ainsi qu’un nombre de cas graves hospitalisés en réanimation très élevé (66 patients depuis le début de l’année).

Après une première vague épidémique observée en juin-juillet , on observe une nouvelle augmentation de la part des syndromes grippaux rapportés par les médecins sentinelles depuis fin août.

Le nombre hebdomadaire de virus grippaux identifiés sur les prélè- vementsréalisés par les médecins sentinelles ré-augmente avec des virus grippaux de type A (H3N2) et B identifiés, indiquant la poursuite de l’épidémie de gripe à la Réunion. Depuis le début de l’année, 88 virus A(H3N2), 75 virus influenza B et une co-infection A(H3N2) et B ont été identifiés. Au total, sur 374 prélèvements réalisés, 44% sont positifs.

La surveillance des appels au Samu-Centre 15 indique cependant une augmentation des appels pour grippe la semaine dernière, se situant au dessus de la moyenne des deux années précédentes.

Référence: INVS: Le point épidémio

La grippe a causé un nombre record de décès au Québec pendant l’hiver 2014-2015.

La grippe a causé plus de décès en janvier 2015 que lors de la pandémie de H1N1.

La grippe a causé un nombre record de décès dans l’histoire du Québec pour un mois de janvier durant la saison 2014-2015. En effet, avec un maximum de 223 décès en une seule journée, pour un total de 6900 pour le mois de janvier 2015 pour le Québec, nul doute que le virus de la grippe A H3N2, a fracassé des records. Certes il est impossible de démontrer exactement combien de décès ont été causés par le virus de la grippe en janvier 2015 mais nous savons, selon l’Institut de la statistique du Québec, qu’en décembre 2014, il y a eu 4 fois plus de morts dont la cause a été identifiée comme étant « une grippe ou une autre pneumopathie ».  À titre de comparaison, la grippe espagnole avait causé le décès de 1600 personnes en octobre 1918.

Mauvaise conjoncture des planètes pour la saison grippale 2014-2015

 

Plusieurs facteurs viennent expliquer pourquoi le virus de la grippe 2014-2015 à frappé si fort. Tout d’abord il faut se rappeler que le vaccin contre la grippe 204-2015 avait une efficacité nulle au Québec car il était mal apparié au virus de la grippe en circulation. De plus, le virus de la grippe 2014-2015 était un virus H3N2, Ces virus sont habituellement plus virulent que les virus H1N1 et les virus de la grippe B. La saison grippale a aussi débuté avant la période habituelle et s’est prolongé plus que prévu.

 

Votre enfant a la grippe: ne l’envoyez pas à l’hôpital avec un sirop contre la toux.

Sirop contre la toux: plus dangereux que l'on croit chez les enfants.
Sirop contre la toux: plus dangereux que l’on croit chez les enfants.

 

La grippe affecte 2,5 millions de français à chaque année.

Chaque année 3% à 8% de la population attrape le grippe. En France,  en moyenne, 2,5 millions de personnes sont concernées chaque année. et de 1 500 à 2 00 personnes en meurent. L’année 2014 a été particulièrement mauvaise en France, avec 18 300 décès causés par la grippe.

Les enfants victimes de la grippe plus souvent qu’on ne le croit.

Contrairement aux idées répandues, le virus de la grippe ne touche pas seulement les personnes âgées. Les enfants sont plus à risque de contracter un virus grippal de type A ou B que les adultes. L’absence d’exposition antérieure à des virus semblables au virus en circulation et le contact avec d’autres enfants (en milieu de garde, à l’école ou à la maison) expliquent en partie cette vulnérabilité accrue. De plus, les enfants sont plus susceptibles de transmettre la grippe aux membres de leur famille et de leur collectivité, notamment parce qu’ils excrètent le virus en plus grande quantité et plus longtemps. Pendant l’épidémie grippale annuelle,  une moyenne de 20 % des enfants sont infectés par le virus de la grippe, parfois le taux d’enfants malades peut atteindre ou dépasser 40%, surtout chez les enfants d’âge préscolaire.

Les risques associés à la grippe chez l’enfant.

Dans la majorité des cas, chez l’enfant en bonne santé, la grippe évolue de façon favorable sans complications ni séquelles. Pour certains enfants, des complications peuvent survenir, notamment une otite moyenne aiguë, une sinusite ou une pneumonie.  Au moins quatre études américaines d’envergure ont montré que les enfants en bonne santé de moins de 5 ans qui attrapent la grippe ont plus de risques d’être hospitalisés. Le taux d’hospitalisation pour un problème lié à la grippe chez les enfants de moins de deux ans en bonne santé était douze fois plus élevé que celui des enfants de 5 à 17 ans en bonne santé . Il se comparait au taux observé chez les personnes de 65 ans ou plus en bonne santé et s’approchait de celui qui a été noté chez les enfants plus vieux et les adultes atteints d’une maladie chronique, On estime qu’entre 9 % et 20 % des enfants de moins de 5 ans consultent chaque année pour un problème de santé lié à la grippe.

Votre enfant a la grippe: ne l’envoyez pas à l’hôpital avec un sirop contre la toux.

Bien que la grippe soit une maladie sérieuse, ceci ne signifie pas qu’il faille administrer un sirop contre la toux dès que l’enfant est malade. Loin de là.

En 2009, Santé Canada a demandé aux fabricants de modifier l’étiquette des médicaments contre la toux et le rhume en vente libre qui contiennent certains ingrédients actifs de manière à préciser que ces médicaments sont contre-indiqués pour les enfants de moins de six ans.  Très peu d’études fiables peuvent appuyer l’efficacité de telles médications et plusieurs problèmes ont été associés à l’usage de ces produits ces les jeunes enfants dont des  intoxications accidentelles, des surdosages et des effets secondaires.

Toujours selon Santé Canada, les sirops qui contiennent les produits suivants ne devraient pas être administrés à des enfants de moins de 6 ans:

Antihistaminiques dans les médicaments contre la toux et le rhume
(pour traiter les éternuements et l’écoulement nasal)

  • maléate de bromphéniramine
  • maléate de chlorphéniramine
  • hydrogénofumarate de clémastine
  • maléate de dexbromphéniramine
  • chlorhydrate de diphénhydramine
  • chlorhydrate de diphénylpyraline
  • succinate de doxylamine
  • maléate de phéniramine
  • citrate de phényltoloxamine
  • chlorhydrate de prométhazine
  • maléate de pyrilamine
  • chlorhydrate de triprolidine

Antitussifs
(pour traiter la toux)

  • dextrométhorphane
  • bromhydrate de dextrométhorphane
  • chlorhydrate de diphénhydramine

Expectorants
(pour dégager le mucus)

  • guaifénésine (guaïacolate de glycéryle)

Décongestionnants
(pour traiter la congestion)

  • chlorhydrate/sulfate d’éphédrine
  • chlorhydrate/sulfate de phényléphrine
  • chlorhydrate/sulfate de pseudoéphédrine

De plus, récemment, une enquête, publiée dans l’édition de novembre, de l’association «60 Millions de consommateurs» a testé 37 traitements contre la toux sans ordonnance. Et les conclusions sont sans appel. La grande majorité des traitements seraient inefficaces voire à risque: «Leur efficacité reste modeste et seule une minorité peut être recommandée. Les autres sont sans intérêt ou présentent un rapport bénéfice/risque défavorable», conclut l’enquête.

Plusieurs ingrédients des sirops contre la toux sont inutiles  voire dangereux. Par exemple une toux grasse et productive doit être maintenue car c’est le mécanisme de défense des bronches qui essaient d’éliminer le mucus et les bactéries. De nombreux décongestionnants peuvent causer de l’insomnie ou de la somnolence (selon le produit utilisé) et même des palpitations d’où un risque d’effets secondaires sur le cœur en cas de surdosage et même parfois à dose recommandée pour les personnes sensibles.

Quoi faire pour protéger les enfants contre la grippe?

Pour prévenir la grippe rien ne vaut le vaccin contre la grippe. Il existe des vaccin contre la grippe pour les enfants de 6 mois et plus. Pour les enfants de moins de 6 mois de nombreux pays recommandent la vaccination de la femme enceinte. Ainsi les anticorps que son corps produit contre le virus de la grippe sont transférés à l’enfant lors de l’accouchement. Il est important aussi que les autres membres de la famille en contact avec l’enfant soient vaccinés. Bien que le vaccin ne soit pas efficace à 100% ( 40% à 60% dans les bonnes années) c’est encore le moyen disponible le plus efficace de prévenir la grippe et ses complications chez les enfants comme chez les adultes.

En plus de la vaccination, il est age de ne pas exposer l’enfant à la fumée de cigarette laquelle est connue pour augmenter le risque d’infection des voies respiratoires de 50%. Si votre enfant fréquente un milieu de garde c’est un risque supplémentaire qui sera probablement difficile à éliminer.

Que faire si malgré tout l’enfant attrape la grippe?

Premièrement éviter qu’il soit en contact avec des personnes vulnérables, comme grand-maman qui a de l’oxygène à domicile…On dit que la grippe est contagieuse de 24 heures avant jusqu’à 7 jours après  le début des symptômes chez l’enfant.

Si votre enfant est à risque augmenté de complications il pourrait être important de consulter dès l’apparition de symptômes: certaines association de pédiatres recommandent pour des clientèles très ciblées et à risque de complications, l’utilisation d’antiviraux. Ces médicaments doivent être données rapidement au début des symptômes pour avoir leur efficacité maximale ( dans les premiers 48 heures de préférence).

Il est aussi important de s’assurer que l’enfant est bien hydraté et qu’il boit normalement. La fièvre peut être contrôlée avec de l’acétaminophène. C’est aussi une bonne idée de s’assurer que l’humidité ambiante est adéquate (40% à 60%) surtout dans la chambre à coucher.

En cas de signes de complications ou de symptômes persistants, il faut consulter rapidement un médecin.

Pour de l’information additionnelle consultez :

Pour demeurer informé abonnes-vous.

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Les bactéries et les virus s’invitent dans votre chambre d’hôtel.

 

Les bactéries et les virus sont partout dans votre chambre d'hôtel.
Les bactéries et les virus sont partout dans votre chambre d’hôtel.

Où sont les bactéries dans votre hôtel?

Vous pensez que votre hôtel est propre parce que la femme de ménage vient de passer. Détrompez-vous ce pourrait bien être le contraire. Dans une étude on a mis un virus inoffensif dans une chambre d’hôtel et fait des prélèvements le lendemain pour savoir où le virus était rendu. On a retrouvé le virus dans les 4 chambres adjacentes à la chambre contaminée, sur la table dans la salle de conférence, sur un tiers des mains des conférenciers et sur la poignée de la cafetière de la salle de pause.

Pourquoi les hôtels sont un nid à microbes?

La prévention des infections dans un hôtel n’est pas   une tâche facile. Les raisons sont simples:

  • plusieurs personnes sont rassemblées dans un même bâtiment
  • des gens de partout dans le monde se côtoient
  • les matériaux ne se prêtent pas toujours à la désinfection (ex tapis de la chambre d’hôtel)
  • les coûts élevés engendrés par un entretien adéquat

Comment attraper une infection dans un hôtel?

Voici différentes façons de contracter une maladie infectieuse dans un hôtel:

Les bactéries et les virus peuvent vous contaminer de plusieurs façons dans un hôtel À partir des mains du cuisinier jusqu’à la télécommande de la télé en passant par des bactéries comme la légionelle dans l’eau du spa.

Comment se fait la transmission?

Les gens contagieux éternuent et projettent ainsi de minuscules gouttelettes dans l’air jusqu’à 2 mètres. C’est une des voies empruntées par les virus respiratoires comme le rhume et la grippe. Certaines bactéries, comme la tuberculose, peuvent voyager encore plus loin sous forme d’aérosols qui peuvent demeurer en suspension dans l’air pendant plusieurs minutes.

Un autre façon peut-être encore plus sournoise est d’utiliser les objets. par exemple la personne malade éternue dans sa main et ouvre une porte juste après. Toutes les personnes qui toucheront à la porte pour un certain tempes par la suite risqueront d’avoir la bactérie ou le virus sur les mains.

Se mettre les doigts partout çà rend malade.

Une fois les mains contaminées, le risque est très grand que le virus ou la bactérie trouve une voie d’entrée dans votre corps. Les adultes se touchent le visage environ 15 fois par heures en moyenne. Pour être plus précis: 2.5 fois les yeux, 5 fois le nez et 8 fois les lèvres. Chez les enfants c,est encore pire. Essayez ce petit test très simple, de ne pas toucher à votre visage ( yeux, nez et lèvres) durant le temps que prenez pour lire cet article.

La diarrhée à l’hôtel? Good luck!

La diarrhée est une maladie fréquente chez les voyageurs. Parmi les causes les plus fréquentes il y a le Norovirus. Ce virus qui donne une diarrhée qui dure quelques jours parfois accompagnée de nausées et de vomissements se transmet par les mains mais aussi par les petites gouttelettes qui peuvent être projetées par quelqu’un qui vomit.

Des virus de la diarrhée un peu partout! Yeurk!

Durant une épidémie de diarrhée à Norovirus dans un hôtel qui a duré 6 mois on a fait des prélèvements pour identifier le virus dans l’environnement. On a retrouvé le Norovirus dans l’hôtel aux endroits suivants:

  • 75 % des tapis
  • 39% des poignées de la chasse d’eau et des robinets
  • 24% des téléphones et des poignées de portes toilettes,
  • 20% des rideaux et des coussins
La télécommande de télé de votre chambre d'hôtel est souvent contaminée par des virus ou des bactéries.
La télécommande télé de votre chambre d’hôtel est souvent contaminée par des virus ou des bactéries.

La télécommande de la télé: à prendre avec des gants …de latex!

À titre d’exemple des prélèvements sur la télécommande de la télé sont particulièrement dégueulasses. Ainsi les télécommandes de la télé d’un hôtel ont montré de 2,500 à 430,000 bactéries. Plus encore, 37% étaient contaminées par des coliformes (bactéries présentes dans les selles), 12.5% par des E coli (bactéries dangereuses pouvant donner de la diarrhée) et ….18 % des télécommandes présentes dans les chambre de cet hôtel avaient des traces de sperme.

Plus on nettoie pire c’est?

Il y a pire. On a calculé le nombre de bactérie sur le dessus d’une table après qu’elle ait été nettoyé avec un linge. le décompte de bactérie empirait. Il y avait environ 100 fois plus de bactéries sur la table APRÈS qu’elle ait été nettoyée! Comme déjà mentionné, lors d’une étude, les 4 chambres adjacentes à une chambre contaminée montrait la présence de virus. Nous pouvons facilement conclure que plus on nettoie plus on risque de transmettre les microbes d’une chambre à l’autre. Ceci est spécialement vrai  si les méthodes employées sont inadéquates et les matériaux utilisés pour la chambre d’hôtel sont difficiles à désinfecter.

Comment réduire le risque de transmission d’infection à l’hôtel

On a montré que l’utilisation de serviettes désinfectantes et de solution hydro-alcoolique réduisait les virus sur les objets de 90% et sur les mains des clients de 50%.

Restez informé:

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Savez-vous où sont les bactéries au bureau?

Les bactéries au bureau sont partout.
Les bactéries au bureau sont partout.

Les bactéries au bureau se propagent rapidement après seulement quelques heures Nous sommes presque rendus à ce temps de l’année où vous commencez à reculer lentement pour vous éloigner de quelqu’un qui tousse ou éternue. Des études sont montré qu’en contaminant seulement une seule poignée de porte, les bactéries contamineront la moitié des surfaces dans un bureau et que la moitié des travailleurs auront la bactérie sur les mains dans les 4 heures qui suivent. C’est du moins les conclusions d’une étude menée à l’université de Tucson en Arizona. Les germes se sont propagés aussi rapidement quand les chercheurs ont infectés une seule personne avec un virus sans danger. Les mains sont plus vite que les éternuements. L’étude a été faite dans un bureau qui compte 80 travailleurs. On a contaminé une plaque sur la porte d’entrée de d’édifice avec un virus bactériophage MS-2. Bien que ce virus n’infecte pas les humains, il est semblable aux virus communs qui causent la grippe et le rhume. En 2 heures, le virus avait contaminé le poste de pause-café, la poignée de la cafetière, du micro-onde, et du réfrigérateur. Par la suite le virus s’est propagé aux toilettes et aux bureaux. Dans les bureau les chercheurs ont remarqué que les téléphones étaient lourdement contaminés par le virus, puis les bureaux et les claviers d’ordinateur.  En 4 heures, le virus a été retrouvé sur 50% des  surfaces fréquemment touchées et sur les mains de 50% des employés. Ceci est d’autant plus surprenant que la plupart des employés ne se connaissaient pas. Les résultats furent les mêmes lorsque les chercheurs ont infecté un seul travailleur. Dans les 4 heures qui ont suivi, la moitié des surfaces fréquemment touchées du bureau furent ont été contaminées par au moins un virus. Lors d’une intervention, les chercheurs ont donné du gel hydro-alcoolique et des serviettes désinfectantes à la moitié des travailleurs. Ils ont remarqué que la détection du virus sur les mains des travailleurs passait de 49% à 11%. Les études ont montré que les adultes se touchent le nez, les yeux et la bouche environ 16 fois à l’heure. Pour les enfants de 2 à 5 ans le nombre passe à 50 fois à l’heure. Restez informé et apprenez comment limiter les risques de maladies infectieuses au bureau: abonnez-vous et soyez informé lors de notre prochain article.

Vaccin contre la grippe et grossesse: un risque calculé pour la femme enceinte.

Vaccin contre la grippe et grossesse: un risque calculé pour la femme enceinte.
Vaccin contre la grippe et grossesse: un risque calculé pour la femme enceinte.

 

Le Haut Conseil de la santé publique recommande que toutes les femmes enceintes reçoivent le vaccin contre la grippe car les femmes enceintes présentent un risque accru de complications pulmonaires et cardiaques et d’hospitalisation. De plus, les nourrissons âgés de moins de 6 mois ont un risque élevé d’être hospitalisés et un risque augmenté de décéder de la grippe.

Décider de recevoir le vaccin contre la grippe est une décision qui doit se faire en toute connaissance de cause. Les avis des experts peuvent varier d’un pays à l’autre.

Voici les faits qu’il faut savoir pour prendre une décision éclairée.

  1. Les femmes enceintes sont plus susceptibles d’avoir des complications pulmonaires et cardiaques et d’être hospitalisées suite à une grippe surtout à partir du 2e et du 3e trimestre de la grossesse. Ces données connues de longue date, ont été confirmées à l’occasion de la pandémie de grippe de 2009 qui a été, en plus, marquée par un nombre élevé d’hospitalisations en réanimation pour des complications respiratoires graves nécessitant des thérapeutiques agressives.
  2. Les nourrissons de moins de 6 mois sont eux aussi plus à risque  d’hospitalisation, de complications de la grippe et de décès. Le risque d’hospitalisation des nourrissons âgés de moins de 6 mois est deux fois plus élevé que celui des nourrissons âgés de 6 à 12 mois et, globalement, le risque d’hospitalisation des nourrissons âgés de moins de 1 an est équivalent à celui des adultes à risque.  Une étude des Centers for Diseases Control and Prevention (CDC) a montré que le taux de mortalité lié à la grippe chez l’enfant est  maximal chez le nourrisson âgé de moins de 6 mois. Les enfants de moins de 6 mois ne peuvent recevoir de vaccin contre la grippe.
  3. Le vaccin contre la grippe protège les nourrissons de moins de 6 mois pendant leurs 6 premiers mois de vie. Le passage transplacentaire des anticorps maternels contre la grippe est bien documenté et permet de conférer une protection aux nouveau-nés  qui ne peuvent être vaccinés avant l’âge de 6 mois. Ceci a été démontré dans une étude prospective randomisée portant sur 340 femmes vaccinées au cours du 3e trimestre de la grossesse. Dans cette étude, les nourrissons étaient suivis jusqu’à l’âge de 24 semaines, permettant de mettre en évidence un effet protecteur conféré par la vaccination contre la grippe de la mère avec une réduction du nombre d’infections respiratoires chez les nouveau-nés jusqu’à 24 semaines de vie : réduction de 63 % (95%CI, 5-85) des grippes confirmées par un examen virologique, de 29 % des infections respiratoires toutes causes confondues et de 49 % du nombre de consultations pour signes respiratoires fébriles. Cette efficacité a été confirmée plus récemment dans deux autres études, une étude cas-témoins et une étude de cohorte.
  4. La grossesse n’influence pas la réponse du système immunitaire au vaccin contre la grippe. La vaccination contre la grippe administrée chez la femme enceinte induit une réponse immunitaire comparable à celle obtenue chez la femme non enceinte, et une réduction des épisodes pulmonaires fébriles.
  5. Les vaccins vivants contre la grippe sont contre-indiqués chez les femmes enceintes. Les vaccins vivants en général, tel que le vaccin intranasal Flumist, sont contre-indiqués pendant la grossesse. En effet, on ne connaît pas assez leur risque potentiels sur la grossesse et le foetus.
  6. La grossesse n’est pas une contre-indication à recevoir le vaccin contre la grippe pour une femme enceinte qui présente des facteurs de risque de complications. Parmi les conditions qui augmentent le risque de complications de la grippe il y a:
    • Troubles cardiaques ou pulmonaires chroniques assez graves pour nécessiter un suivi médical régulier ou des soins hospitaliers, entre autres :
      • dysplasie broncho-pulmonaire;
      • fibrose kystique;
      • maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC);
      • emphysème;
      • asthme.
    • États chroniques tels que :
      • diabète ou autres troubles métaboliques chroniques;
      • troubles hépatiques, y compris la cirrhose;
      • troubles rénaux;
      • troubles hématologiques, y compris l’hémoglobinopathie;
      • cancer;
      • déficits immunitaires, y compris l’infection par le VIH;
      • immunosuppression causée par la radiothérapie, la chimiothérapie ou des médicaments antirejet.
    • Conditions médicales qui peuvent affecter la capacité d’expulser des sécrétions respiratoires et la capacité d’avaler, entre autres :
      • trouble cognitif;
      • lésion médullaire;
      • trouble convulsif;
      • troubles neuromusculaires;
      • obésité morbide.
  7. Pour les femmes enceintes qui  sont en bonne santé les recommandations varient selon la façon dont on estime la sécurité du vaccin particulièrement en début de grossesse. Par exemple la France et le Royaume-Uni recommandent la vaccination contre la grippe aux femmes enceintes quel que soit le stade de grossesse. Au Québec, on recommande que la femme enceinte reçoive le vaccin contre la grippe à partir du 2e trimestre ( 13e semaine). Les raisons de cette différence de recommandation résident dans l’évaluation du risque de recevoir le vaccin contre la grippe pour une femme enceinte en bonne santé au début de la grossesse. Les experts du Québec, évaluent que si un risque de complication de la grossesse est très rare, les études actuelles n’ont pas la robustesse nécessaire pour le mettre en évidence. Autrement dit,  le nombre de femmes enceintes qui ont été vaccinées contre la grippe n’est pas suffisant pour mettre statistiquement en évidence un faible risque de complications.

Si vous êtes enceinte vous ferez-vous vacciner contre la grippe et à quel stade de votre grossesse?

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La composition du prochain vaccin contre la grippe 2016 de l’hémisphère sud est connue.

L’Organisation mondiale de la santé vient de déterminer quelle sera la composition du prochain vaccin contre la grippe 2016 dans l’hémisphère sud. Deux nouvelles souches seront incluses pour tenir comptes des souches de la grippe en circulation actuellement: 

  • une souche  A/California/7/2009 (H1N1)pdm09-like ; idem à la souche de la pandémie de grippe qui est actuellement dans le vaccin contre la grippe
  • une nouvelle souche A/Hong Kong/4801/2014 (H3N2)-like;  (différente du virus de la grippe A H3N2 Switzerland  2013 qui est actuellement dans le vaccin de l’hémisphère Nord)  
  • a B/Brisbane/60/2008-like de lignée Victoria
  • le vaccin quadrivalents contiendront en plus la B/Phuket/3073/2013-like virus lignée Yamagata

Prévision de l’efficacité du vaccin contre la grippe 2015-2016.

Grippe 2015-2016: le vaccin sera-t-il efficace?
Grippe 2015-2016: le vaccin sera-t-il efficace?
La saison grippale 2014-2015: à oublier.

On sait que le vaccin contre la grippe 2014-2015 n’a pas donné les résultats escomptés. Des études ont montré que l’efficacité du vaccin contre la grippe 2014-2015 pour prévenir une consultation  en clinique médicale pour une grippe prouvée par test de laboratoire était nulle. Certes, le vaccin contre la grippe 2014-2015  pouvait prévenir la grippe H1N1 ou la grippe B (à 45%) mais les virus de la grippe qui circulaient en 2014-2015 n’tait pas inclus dans le vaccin. Le vaccin, même s’il comportait une souche H3N2 n’a pas du tout été efficace car il n’y avait aucune immunité croisée. Une immunité croisée se produit lorsqu’un vaccin contre une souche spécifique se trouve à protéger plus ou moins partiellement contre une autre souche. Pour ajouter la cerise sur le sunday, les saisons où le virus de la grippe H3N2 prédomine sont plus intenses. Le virus de la grippe H3N2 est connu pour évoluer plus rapidement, rendant ainsi le développement d’une immunité contre ce virus plus compliquée. Conséquences d’un vaccin pas du tout efficace contre une grippe relativement virulente: les urgences ont été congestionnées et plus de personnes qu’à l’accoutumée ont été plus malades que d’habitude.

Efficacité du vaccin contre la grippe 2015-2016

Ceci étant dit, la question actuelle est maintenant, quel sera l’efficacité du vaccin contre la grippe 2015-2016. On sait déjà quelles seront les souches du vaccin contre la grippe 2015-2016. Elles ont été choisies par l’Organisation mondiale de la santé en février 2015. Le virus de la grippe H3N2 qui circulait en 2014-2015 est bien inclus dans le vaccin contre la grippe 2015-2016. Il s’agit de la souche A/Switzerland/9715293/2013 (H3N2). mais quelle est la souche en circulation actuellement.

La question est maintenant de savoir si le virus de la grippe en circulation est bien inclus dans le vaccin contre la grippe 2015-2016.  Selon les Centers for Diseases Control and Prevention (CDC), le virus de la grippe commence tout juste à être un peu plus actif et le virus le plus observé est celui de la grippe H3.

Virus de la grippe 2015-2016
Virus de la grippe 2015-2016

Typiquement, un virus de la grippe de souche A domine pendant une première vague et souvent une deuxième vague causée par un virus de la grippe de souche B suit.  Mais le virus H3 observé est-il bien inclus dans le vaccin contre la grippe 2015-2016?

Selon des observations du Bedford Laboratort Research, le virus de la grippe 2015 en circulation actuellement est un virus A H3N2 de lignée 3C.2A alors que le virus de la grippe H3N2 A/Switzerland/9715293/2013 inclus dans le vaccin est de lignée 3C.3A. On croit aussi que la lignée 3C.2A contient des mutations qui habituellement donnent des avantages et rendent le virus de la grippe qui les possède, plus dominant. Selon le site Nextflu.org , Cette lignée prédomine actuellement en Europe et en Amérique du Nord.

Lignées de virus de la grippe en circulation en 2015-2016.
Lignées de virus de la grippe en circulation en 2015-2016.

Donc le vaccin contre la grippe 2015-2016 contiendrait une souche de grippe H3N2 qui est déjà en train d’évoluer et de se différencier de la souche inclue dans le vaccin. Reste à savoir si le vaccin pourra quand même assurer une certaine protection. En effet, même lorsque la souche du virus de la grippe en circulation diffère un peu de celle du vaccin tout n’est pas perdu. Il est quand possible que le vaccin confère une protection.

Selon l’OMS, des études effectuées chez le furet ont montré que les les anticorps produits contre le virus du vaccin , le A/Switzerland/9715293/2013  3C.3a, conféraient une protection quelque peu réduite  contre le virus de la grippe la souche 3C.3a démontrant ainsi que les 2 souches ont génétiquement différentes.

En conclusion, bien que le virus de la grippe H3N2 actuellement observé se distingue de celui choisi au début de l’année pour le vaccin contre la grippe 2015-2016, les anticorps qu’il produit semblent actuellement partiellement efficaces contre la virus de la grippe H3N2 en circulation. Il est recommandé que les personnes pour qui le vaccin contre la grippe 2015-2016 est indiqué, se fassent vacciner.

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