août 23

Récemment, un article paru dans la prestigieuse revue The Lancet faisait le point sur la grippe pandémique A H1N1 et la grossesse. On avait déjà remarqué lors des épidémies de grippe saisonnières et lors des précédentes pandémies de grippes, que les femmes enceintes avaient  plus de complications de la grippe et plus de mortalité que les femmes qui ne sont pas enceintes.

Le et et le 17 avril 2009 les CDC identifiaient un nouveau virus de la grippe A H1N1 chez 2 enfants de différents comtés en Californie.  Dès le début de cette pandémie de grippe A H1N1, en avril 2009, le 2e décès rapporté aux États-Unis était une femme enceinte sans aucun facteur de risque de complications et auparavant en bonne santé. Il n’en fallait pas plus pour que les Centers for Diseases Control and Prevention (CDC) mettent en place un système  pour la surveillance rehaussée des complications de la grippe A H1N1  chez les femmes enceintes.

Population observée.

On a trouvé 34 femmes enceintes qui avaient été infectées par le virus de la grippe A H1N1. Près de la moitié de ces femmes enceintes étaient hispanophones (44%). Un tiers (32%) avaient un  membre de leur famille immédiate qui avait présenté des symptômes de la grippe dans les 7 jours précédant et quatre (12%) avaient voyagé au Mexique pendant la même période. 7 (21%) avaient une histoire antérieure d’asthme mais une seule femme enceinte était traitée. Deux autres prenaient un médicament pour un probleme de santé chronique ( diabète de grossesse et l’autre hypertension et hyperthyroïdisme). Par contre, les données concernant la présence ou non de maladie chronique étaient inconnues pour 7 femmes.

Symptômes de la grippe A H1N1 chez la femme enceinte

La fréquence des symptômes de la grippe A H1N1 observés chez les femmes enceintes étaient identiques à ceux observés chez les femmes non enceintes. Par ordre d’importance les symptômes de la grippe observés (femmes enceintes/femmes non enceintes) était:

  • fièvre (97%/92%)
  • toux (94%/94%)
  • écoulement nasal ou rhinorrhée (59%/50%)
  • mal de gorge ou angine (50%/68%)
  • mal de tête ou céphalée (47%/63%)
  • souffle court,  difficultés respiratoires ou dyspnée (41%/25%)
  • myalgies ou douleurs musculaires (35%/–)
  • vomissements (18%/25%)
  • diarrhée (12%/20%)
  • conjontivites (9%/8%)

94% des femmes enceintes ont présenté un syndrome grippal. Le syndrome d’allure  grippal ou SAG était défini alors par de la fièvre avec soit de la toux ou soit un mal de gorge (angine). Le seul symptôme qui différenciait significativement les femmes enceintes des femmes non enceintes était le souffle court. Les femmes enceintes avaient plus souvent le souffle court que les femmes non enceintes.

Évolution des cas de grippe A H1N1 chez les femmes enceintes aux États-Unis

50% des femmes enceintes atteintes de la grippe porcine A H1N1 furent traitées avec de l’oseltamivir ou Tamiflu. 24% commencèrent le Tamiflu moins de 48 heures après le début de leurs symptômes. Parmi les 34 femmes enceintes, 11 furent admises à l’hôpital plus de 24 heures et 3 furent traitées à l’unité de soins intensifs. Toujours parmi ces 34 femmes, 6 eurent un diagnostic de pneumonie. Parmi les autres diagnostics portés et complications observées on retrouve: déshydratation (2 cas), syndrome de détresse respiratoire aiguë, rupture prématurée des membranes et avortement spontané.

Le taux d’admission des femmes enceintes atteintes de la grippe était de  0,32 par 100 000 alors que le taux d’admission à l’hôpital dans la population en général est de 0,076 par 100 000. Par conséquent une femme enceinte atteinte du virus de la grippe A H1N1 a 4 fois plus de risque d’être hospitalisée qu’une personne de la population en général atteinte du même virus.

Parmi les 45 décès attribués au virus de la grippe A H1N1 6 (13%) étaient des femmes enceintes. Parmi les 6 femmes enceintes qui sont mortes, 1 était au premier trimestre de sa grossesse, une autre était au deuxième trimestre et 4 femmes étaient au dernier trimestre de leur grossesse. Ces 6 femmes étaient relativement en bonne santé avant d’attraper la grippe. Une souffrait d’asthme léger et de psoriasis, une autre d’obésité et une dernière de déficience en facteur V.  Les  3 autres femmes enceintes n’avaient aucun antécédent médical particulier. Toutes ces femmes furent traitées avec de l’oseltamivir (ou Tamiflu) lequel fut débuté de 5 à 15 jours après le début de leurs symptômes. Toutes les femmes enceintes décédées ont d’abord développé une pneumonie virale puis par la suite un syndrome de détresse respiratoire aiguë qui a nécessité une ventilation mécanique. Chez les 5 femmes chez qui c’était possible, une césarienne fut pratiquée. Aucun des 5 enfants n’avait d’évidence d’infection par le virus de la grippe A H1N1. Les enfants étaient en bonne santé sauf un qui fut traité à l’unité néonatale à cause de sa prématurité de 27 semaines.

Conclusions de l’étude

Les femmes enceintes atteintes par la virus de la grippe A H1N1 semblent plus à risque de complications. La forte proportion de femmes enceintes (>10%) parmi les décès causés par la grippe A H1N1 inquiète.

Lors des pandémies de grippe de 1918 et de 1957 la proportion de femmes enceintes victimes de la grippe semblait élevé mais des comparaisons avec personnes non enceintes n’avaient pas été faites. Lors de la pandémie de grippe espagnole en 1918, on observa 1350 femmes enceintes infectées. Parmi celles-ci environ la moitié développèrent une pneumonie. Pour la moitié des femmes enceintes qui développèrent une pneumonie, l’issue fut fatale. Le taux de mortalité des femmes enceintes atteintes de la grippe espagnole fut estimé à environ 27%. La mortalité maximale était au troisième trimestre.

Lors de la pandémie de grippe de 1957, la moitié des décès chez les femmes en âge de procréer était parmi les femmes enceintes.

Il est difficile de comparer la mortalité de la pandémie de grippe espagnole avec la mortalité de la grippe porcine car en 1918, les diagnostics  étaient basés sur les symptômes cliniques et il n’y avait pas de test pour identifier le virus de la grippe. Par conséquent les cas moins graves n’étaient probablement pas diagnostiqués ce qui peut fausser le taux de mortalité.

On savait déjà que les femmes enceintes avaient plus de risques d’être admises pour des complications durant la grippe saisonnière. Le risque relatif d’être admise (risque d’être admise si le femme est enceinte/sur d’être admise si la femme n’est pas enceinte) varie selon le nombre de semaines de la grossesse:

  • 1.7 fois plus de risque d’être admise pendant le premier trimestre de la grossesse;
  • 2.1 fois plus de risque pendant le deuxième trimestre;
  • 5.1 plus de risque pendant le dernier trimestre de la grossesse.

Les risques d’être admises augmentent si la femme enceinte a des antécédents de maladie chronique.

Même s’il existe des données montrant que l’oseltamivir pourrait réduire la mortalité chez les personnes admises même lorsu’il est utilisé plus de 48 heures après le début des symptômes,  les recommandations des CDC sont de débuter les antiviraux le plus tôt possible. Le bénifice attendu est supérieur si l’antiviral est débuté dans les premières 48 heures suivant le début des symptômes. Dans l’étude, aucune des femmes enceintes qui sont mortes n’avait été traitéedans les 48 heures qui a suivi le début de ses symptômes.

Le diagnostic de la grippe ne fût pas retardé chez les femmes enceintes mais le traitement antiviral ne fût pas toujours initié en temps propice. Souvent le délai était causé par la crainte du médecin de donner des antiviraux à une femme enceinte, par l’attente des tests diagnostiques pour confirmer la présence du virus A H1N1 ou encore parce que la femme enceinte peut avoir été réticente à prendre un traitment antiviral pendant sa grossesse. Selon les CDC les bénifices de traiter une femme atteinte par le virus de la grippe A H1N1 pendant sa grossesse semble l’emporter sur les risques pour le foetus. Les lignes directrices des CDC recommandent que l’oseltamivir (Tamiflu) ou le zanamivir (Relenza)  soit administré aux groupes à risque de complications de la grippe A H1N1 y compris les femmes enceintes (oseltamivir de préférence au zanamivir).

L’effet des virus de la grippe sur le foetus est mal compris. Bien que la virémie chez le foetus et la transmisison placentaire semble rare avec la grippe saisonnière, les virus de l‘influenza hautement pathogènes comme le H5N1 peuvent traverser le placenta. De plus même si le foetus n’est pas infecté, il peut subir de effets secondaires de la maladie chez sa mère. Par exemple la fièvre dans le premier trimestre, a été associée avec une augmentation du risque de malformation du tube neural et à d’autres complications en fin de grossesse. C’est pourquoi les CDC recommandent de traiter la fièvre avec de l’acétaminophène pendant la grossesse.

Although viraemia seems to be rare in seasonal influenza21 and placental transmission seems to occur infrequently,22 highly pathogenic strains of influenza virus, such as avian influenza A (H5N1), might be transmitted across the placenta. This was shown in a pregnant woman infected with H5N1, with viral genomic sequences identified in the placental cytotrophoblasts and in the fetal respiratory tract.23,24 Additionally, even in the absence of placental transmission, the fetus could be adversely affected by influenza or its effects. For example, fever, which often accompanies influenza, has been associated with an increased risk for neural tube defects when occurring in the first trimester25 and with other adverse neonatal or developmental outcomes, when occurring later in pregnancy;26–28 thus, treatment of fever with acetaminophen is recommended.20 Seasonal influenza has been associated with a small increased risk of birth defects in some studies, although others have not reported this association.29
Concerns about influenza’s effects on the fetus were

Une fois disponible, le vaccin contre la grippe A H1N1 sera un atout essentiel à la prévention de la grippe chez les femmes enceintes. Les femmes enceintes sont un groupe prioritaire pour la vaccination contre la grippe. Mais parmi les groupes chez qui la vaccination contre la grippe est recommandée, les femmes enceintes ont toujours eu la plus mauvaise couverture vaccinale.

En plus de protéger la mère, le vaccin contre la grippe aurait montré qu’il pourrait protéger le nouveau-né. Dans une étude, la vaccination de la mère pendant sa grossesse a réduit de 63% les cas de grippe chez les enfants de moins de 6 mois.

Cette étude a quand même certaines limitations. Les gynécologues sont peu enclins à faire des tests pour identifier la présence du virus A H1N1 chez leurs clientes. Les femmes enceintes sont plus susceptibles d’être admises à l’hôpital que les femmes non enceintes. De plus les chiffres sont petits et sujets à une plus grande variabilité: une petite variation d’une donnée pourrait entraîner une forte variation des taux observés.

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Références: The Lancet

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août 22

Six, tel est actuellementle nombre de décès causés par le virus de la grippe A H1N1 dans les territoires français situés dans l’hémisphère sud. Plus précisément le virus A H1N1 a tuét 3 personnes en Polynésie française, et 3 décès en Nouvelle-Calédonie.  Comme partout ailleurs, les autorités se sont empressé de préciser que les victimes étaient des personnes déjà malades aux prises avec des maladies chroniques. Ceci peut rassurer les personnes en bonne santé qui n’ont pas de liens avec des personnes vulnérables…

Par comparaison en France, la pandémie de grippe n’a tué qu’une personne.

Quant au nombre de personnes infectées, les statistiques sont moins précises mais on estime que plus de 10 000 personnes ont été contaminées en Polynésie française. En Nouvelle-Calédonie ce nombre serait aux alentours de 20 000. Quant à l’île de La Réunion le  bilan des personnes touchées est estimé aux alentours de 7 800 cas.

En plein hiver austral, la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française et l’île de La Réunion sont particulièrement touchées par la grippe A/H1N1.

L’Institut national de veille sanitaire (InVS) envisage sérieusement d’envoyer des experts en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française pour en  apprendre plus sur la propagation de ce virus pandémique. L’InVS prévoit que ce qui se passe dans l’hémisphère sud arrivera dans quelques semaines en France.

Il se passe actuellement en Polynésie française la même chose qui s’est produite en N0uvelle-Calédonie il y a quelques semaines. Si l’on transpose les données de la Nouvelle-Calédonie à la France, c’est 10%  de la population de la France qui pourrait être infectée soit environ 6 millions de personnes. Les experts considèrent que le virus est toujours en train de se transmettre activement et que le nombre de cas va encore augmenter.

En résumé, dans l’hémisphère sud la progression du virus de la grippe A H1N1 profite de l’hiver austral pour infecter un nombre de plus en plus important de personnes. Les experts qualifient la situation de «très grosse épidémie de grippe H1N1» et ils s’inquiètent de la vitesse à laquelle le virus se transmet.

On se rappelle les pandémies de grippe frappent habituellement par vagues successives. Lors de la pandémie de grippe espagnole en 1918, la première vague,  causée elle aussi par un virus A H1N1, ressemblait à la grippe saisonnière et les personnes infectées guérissaient facilement et sans complication. Par contre le virus de la grippe espagnole a muté entre la première et la deuxième vague et celle-ci avait été beaucoup plus importante et plus meurtière. On estime qu’environ 10% à 20% des personnes infectées mourraient et qu’au total  3% à 6% de la population mondiale est morte de la grippe espagnole.

Aucun expert ne peut prédire quel tangente prendra la pandémie de grippe A H1N1 en 2009 mais cette pandémie de grippe marquera l’histoire sur plusieurs points. Jamais la progression d’une pandémie de grippe n’aura été aussi rapide sur la planète. Il existe maintenant des médicaments antiviraux antineuraminidase. Les moyens techniques pour traiter les complications sont de beaucoup améliorés. On a beaucoup d’antibiotiques disponibles et des ventilateurs mécaniques. Mais le virus saura toujours prendre le monde par surprise. Nous attendions une pandémie de grippe A H5N1 alors que c’est le virus A H1N1 qui a frappé, venant de nulle part.  Hier, on a trouvé des dindes infectées par  le nouveau virus A H1N1 au Chili. Les experts craignent que le virus de la grippe A H1N1 ne se mélange au virus de la grippe avaire  A H5N1 lequel affecte particulièrement les volailles. Décidément nous vivons un moment historique, espérons qu’il ne marquera pas trop l’histoire de l’humanité.

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Références: AFP

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mai 20

Il était un fois 3 petits virus de la grippe «porcine» A H1N1 qui aimaient bien s’amuser comme leurs hôtes les 3 petits cochons. Leurs parents, le virus de la grippe humaine, celui de la grippe aviaire et celui de la grippe porcine, étaient allés infecter leurs  hôtes favoris: l’homme, le poulet et le porc. Les trois amis se sentaient bien seuls à la maison.Des millions de leurs amis avaient déjà infecté plus de 10 000 humains et en avaient tué 80. Les 3 virus voulaient  faire quelque chose pour impressionner leurs parents. Comme tous les adolescents ils ne voulaient pas les imiter mais ils comptaient bien les dépasser. Il fallait que leur virulence soit reconnue et pour ce faire quoi de mieux que d’être responsable d’une belle grosse pandémie. Un enfant passait par là. Ils en profitèrent pour monter sur sa main. Tout le monde sait que les mains sont le transport en commun des virus de la grippe.

Le premier virus était un impulsif. Il réussit à se fixer à la première poignée de porte venue et attendit une victime. Un vieil homme passait par là. Le virus se dit: «Hummm une proie facile, ce vieux monsieur au système immunitaire tout délabré». C’était trop tentant. Il se glissa sur son index droit lorsque le vieux monsieur ouvrit la porte. Malheureusement, le vieux monsieur avait manqué le cours d’hygiène lorsqu’il était jeune et quelques minutes plus tard, à un feu rouge, le virus passa de l’index à son nez. Il s’en suivi le 2 jours le plus mémorable dans la vie d’un virus adolescent qui passe à l’âge adulte. Ce dernier se multiplia et multiplia et divisa jusqu’à ce que le vieux monsieur soit malade. Mais Oh Horreur! pour un virus de la grippe, le  vieux monsieur vivait seul. La descendance de notre vaillant virus s’éteignit dans l’oubli le plus total.

Le deuxième virus savait planifier. C’est pour cette raison qu’il ne se jeta pas sur la première poignée de porte venue mais attendit patiemment son tour. Mais où donc s’en allait son enfant «taxi»? Il ne tarda pas à le savoir lorsqu’il vit l’école s’approcher. Une chance unique: la poignée de porte d’une école! Quelques anciens camarades de notre deuxième virus avaient déjà eu cette idée. Ainsi notre ami se retrouva en compétition. On dit que l’union fait la force. Alors notre virus eu l’idée de se joindre aux autres et d’infecter plusieurs enfants. Comme les enfants avaient leurs frères et sœurs ainsi que leurs parents, la grippe commença à se transmettre dans la communauté. Comble du bonheur. un échange d’étudiants entre  ceux qui fréquentaient l’école et ceux d’un autre pays étaient imminent. Notre ami , qui était habitué de voyager par mains et par éternuements fit donc de l’avion pour la première fois de sa vie. Finalement, tous les étudiants de l’école, ou presque, y passèrent: fièvre, toux, frissons, douleurs musculaires et fatigue intense … Au fil des semaines le virus voyagea d’une école à l’autre, d’une ville à l’autre et même d’un continent à l’autre. Le virus n’était pas plus méchant que celui de la grippe saisonnière mais le nombre de personnes affectées était largement supérieur à ce qui est observé habituellement. Comme les personnes âgées avaient déjà vu quelque chose de semblable lorsqu’elles étaient jeunes, elles furent moins affectées. Mais le nombre de complications et de morts était proportionnel aux nombre de personnes malades. La grippe tua entre 1 et 4 millions de personnes. À titre de comparaison, la grippe saisonnière tue entre 250 000 et 500 000 personnes chaque année.Le deuxième virus était bien fier d’avoir causé «sa petite pandémie».

Le dernier virus avait tout observé. Il pensait bien  ne pas répéter les erreurs de ses amis. Non seulement c’était un fin stratège mais en plus la chance lui sourit. L’enfant-taxi devait aller reconduire son frère, qui participait au fameux échange d’étudiant, à l’aéroport ce jour là. Une fois sur place,  notre ami le virus , réussi à se faire transférer sur la main d’une madame vietnamienne. Comment? La madame vietnamienne avait manipulé la même  manette d’abreuvoir à l’aéroport. Par un concours de circonstance extraordinaire, la dame souffrait, sans encore le savoir de la grippe H5N1. Il se retrouva perdu avec des millions de virus H5N1. Loin d’abandonner son projet de devenir le virus le plus connu, il se mit à se faire des amis. Tout d’un coup ce fut le coup de foudre avec une belle petite particule virale. Il n’avait jamais vu de si beaux H5. Ce qui devait arriver arriva. Le petit couple sauta la barrière et ils passèrent un nuit torride à faire des échanges de brin d’ARN. Trente minutes plus tard, c’est le temps de gestation chez les virus, un nouveau virus vit le jour. Tout le monde, enfin tous les virus du corps de la madame vietnamienne, ne se tarissaient pas d’éloges pour ce petit rejeton qui avait tout pour lui. Le H5 de moman et le N1 de popa. L’agressivité du H5N1 et la contagiosité du H1N1.l Jamais un virus A H1N1 n’avait ressenti autant de pouvoirs. La condition de la  madame vietnamienne s’aggrava et elle fut fut hospitalisée . On la transféra aux soins intensifs. Plusieurs personnes s’en occupèrent. Les nouveaux virus n’eurent aucun mal à contaminer le personnel. Le degré de transmission semblait proportionnel au dévouement des travailleurs. Les médecins et les infirmières savaient bien que la grippe pouvait être contagieuse mais comme la dernière pandémie datait de plus de 40 ans, tous pensaient que la grippe etait une maladie banale. Ils avaient  tord. On estima que, comme lors de la grippe espagnole, 50% de la population mondiale avait pu être contaminée.Il y eu 40 000 000 de morts. On la comparait à la grippe espagnole, mais comme il y a presque 7 fois plus de personnes sur la terre, tout fut multiplié par 7. Finalement le virus disparu un peu comme il était venu, On attend le retour de la prochaine pandémie dans 10 à 40 ans. Notre virus était devenu célèbre mais de bien triste façon.

Ces trois scénarios sont inspirés d’un discours récent du virologue Albert Osterhaus, virologue de l’université de Rotterdam qui s’exprimait au Congrès européen de microbiologie clinique et des maladies infectieuses tenu dimanche à Helsinki.

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août 19

Les survivants de la grippe espagnole de 1918, qui a fait 50 millions de victimes, ont encore des anticorps contre ce virus. Ces anticorps ont été isolés et pourraient être utilisés pour lutter contre une éventuelle pandémie de grippe. Les résultats de cette étude, publiée en ligne dans la revue Nature, pourraient aussi servir à identifier les sites vulnérables du virus ou encore à fabriquer de nouveaux vaccins contre la grippe.

L’équipe a analysé le sang de 32 personnes, agées de 91 à 101 ans, qui avaient été en contact avec des personnes atteintes de la grippe espagnole en 1918. 94% des participants avaient des anticorps contre le virus de la grippe espagnole de 1918. L’équipe a même infecté des souris avec le virus de la grippe espagnole reconstitué et a ensuite administré des anticorps isolés chez ces personnes agées. Les souris qui ont reçu des anticorps ont survécu, contrairement à celles qui n’en avaient pas reçu. Un des anticorps isolés a aussi montré une activité contre plusieurs autres souches de virus pandémique suggérant que les virus de grippe pandémique avaient un point commun. Ce point pourrait servir de cible pour le développement d’un nouvel antiviral.

Source: Nature

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