mar 10

Une étude effectuée par un chercheur de l’université McMaster à Hamilton en Ontario vient de démontrer que la vaccination de 80% des enfants de 3 à 15 ans contre la grippe dans une communauté permet de réduire sa transmission dans la population de 60%.

On pourrait même dire que la vaccination des enfants de 3 à 15 ans contre la grippe a autant protégé les adultes que s’ils avaient eux-mêmes été vaccinés contre la grippe. La vaccination des enfants est probablement plus efficace pour protéger les personnes âgées que si elles avaient elles-mêmes été vaccinées car leur système immunitaire moins efficace produit moins d’anticorps suite à l’administration du vaccin contre la grippe.

On croit que les enfants transmettent plus souvent la grippe car ils ont moins de chances d’avoir déjà développé des anticorps contre le virus de la grippe et parce qu’ils ont de nombreux contacts.

Selon les experts, la vaccination des enfants contre la grippe ne devrait pas être une substitution à l‘immunisation des adultes à risque de complications.

Source:Journal of the American Medical Association,

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mar 05

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS)  le virus de la grippe A H1N1 sera toujours en circulation pendant l’hiver 2010-2011. Le futur vaccin contre la grippe 2010-2011 pour l’hémisphère nord contiendra donc la souche A H1N1 pandémique et deux nouvelles souches de grippe, la H3N2 et la B.

Les dirigeants se font actuellement poser des questions sur la façon dont ils ont géré la pandémie de grippe. Plusieurs leurs reprochent d’avoir été alarmistes. On reproche aussi aux experts d’être subventionnés par les compagnies pharmaceutiques. Les gouvernements des pays industrialisés sont actuellement aux prises avec des surplus de plusieurs millions de doses de vaccin contre la grippe A H1N1. Au Canada seulement, 10 millions de doses contre la grippe porcine sont restées et la moitié d’entre elles ont été envoyées au Mexique.

Depuis son apparition en mars 2009, la grippe A H1N1 a fait plus de 15 000 victimes dans le monde et a contaminé des millions de personnes.

Source: Canoé

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fév 13

Les enfants de moins de 6 mois pourraient être protégés efficacement contre la grippe saisonnière  en recevant le vaccin contre la grippe, lequel serait sécuritaire chez des enfants aussi jeunes que 6 à 12 semaines.

Les chercheurs ont répartis au hasard 1375 enfants américains pour leur donner soit 2 doses de vaccin contre la grippe saisonnière soit un placebo. Les vaccins étaient donnés à 1 mois d’intervalle lors de la vaccination avec les vaccins réguliers.

Aucune différence n’a été notée dans les 2 groupes pour les effets secondaires. Environ 11% des enfants dans les 2 groupes ont fait de la fièvre dans les 3 jours suivants la vaccination.

Des test immunologiques ont montré que presque la moitié des enfants vaccinés  ont développé des anticorps contre au moins 2 des trois virus contre la grippe contenus dans les vaccins.  Aucune différence dans la réponse immunitaire au vaccins réguliers n’a été notée. C’est-à-dire que les vaccins réguliers ont été aussi efficaces même chez les enfants qui avaient reçu le vaccin contre la grippe .

Les résultats montrent que les vaccins contre la grippe devraient être inclus dans le calendrier de vaccination normal des jeunes enfants de moins de 6 mois.

Aucun vaccin contre la grippe n’est approuvé chez les enfants de moins de 6 mois, même si ce groupe d’âge est particulièrement à risque de complications.

Les chercheurs concluent qu’il serait possible de protéger les enfants de moins de 6 mois contre la grippe en les vaccinant.

Source: The Pediatric Infectious Disease Journal

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fév 09

Stephanie Willette, une étudiante infirmière âgée de 20 ans, ne se doutait pas que le vaccin contre la grippe A H1N1 pourrait changer sa vie. Elle est passée d’une excellente santé à une paralysie sous la hauteur du cou, la rendant incapable de respirer seule. Elle a maintenant une trachéotomie et un respirateur est nécessaire pour la maintenir en vie.

Elle est actuellement en réadaptation dans un hôpital de Kingston et même si elle est  incapable de s’assoir, elle espère pouvoir marcher seule un jour.

Elle a été  victime du syndrome du Guillain Barré, une paralysie qui frappe  environ 15 personnes par million et qui est souvent associée à une infection. Habituellement cette paralysie débute aux membres inférieurs pour progresser vers le haut du corps. Plusieurs infections sont associées au syndrome de Guillain Barré , comme les infections à campylobacter (une sorte de gastroentérite) ou  les infections des voies respiratoires (comme la grippe) ou encore les chirurgies. Le ministère de la santé du Canada estime qu’environ une personne sur un million pourrait être victime du syndrome de Guillain Barré suite à la vaccination contre la grippe. Toute cette controverse a débuté en 1976 alors qu’un programme de vaccination contre la grippe avait été abandonné aux États-Unis parce qu’il avait été associé à une recrudescence de syndrome du Guillain Barré. Par la suite les études avec les vaccins contre la grippe saisonnière avaient montré soit un risque nul ou encore au maximum un risque de 1 sur 1 million, d’être victime du syndrome du Guillain Barré. Le syndrome de Guillain Barré (SGB) e affecte 600 canadiens à chaque année.

Selon la mère de Stéphanie, il ne fait aucun doute que la jeune femme a été victime d’une complication de son vaccin contre la grippe A H1N1. Sinon comment expliquer que la jeune femme se soit retrouvée paralysiée 2 semaines après avoir reçu le vaccin contre la grippe A H1N1? Selon elle, le gouvernement cache des choses.

Les autorités du ministère de la santé de l’Ontario, avouent enquêter sur 4 cas suspects de syndrome de Guillain Barré qui pourraient être reliés au vaccin contre la grippe A H1N1. Plus de 5 millions de personnes ont été vaccinées en Ontario.

Quant à elle , l’Agence de santé publique du Canada enquête sur 24 cas de syndrome de Guillain Barré. Selon l’Agence aucune augmentation de la fréquence des cas de Guillain Barré au delà de 1 cas par million n’a été notée. Le syndrome de Guillain Barré survient alors dans les 6 semaines qui suivent la vaccination.

Tous ces chiifres sont bien inutiles pour réconforter une autre mère qui a presque perdu son fils le mois dernier. Son fils Michael, âgé  de 26 ans,  travaillait dans un hôpital lorsqu’il a commencé à remarquer des  picotements dans ses pieds 4 semaines après avoir été vacciné contre la grippe A H1N1. Lorsque ses jambes sont devenues complètement engourdies, il s’est présenté à l’urgence de l’hôpital St-Joseph et une ponction lombaire a confirmé le diagnostic. Il se rappelle comment il était prisonnier dans son propre cerveau, ne pouvant même plus avaler sa salive. À un moment donné il avoue avoir voulu mourir. Il a été parmi les chanceux car il s’est presque complètement rétabli.

Le journal Sunday Sun rapporte être au courant de 7 cas suspects de syndromes de Guillain Barré à lui seul. On se demande quel est le nombre exact de personnes qui pourraient avoir été victimes de ce syndrome après avoir reçu le vaccin. Certains se demandent pourquoi l’Ontario n’a pas un système d’indemnisation des victimes de l’immunisation comme  celui du  Québec.

Source: Toronto Sun

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fév 06

Selon Santé Canada  12 personnes seraient décédées suite à avoir reçu le vaccin contre la grippe A H1N1 au Canada.  Ces  12 décès potentiellement liés au vaccin contre le H1N1 sont toujours sous enquête.

Au 23 janvier 2010, 6 029 cas d’effets secondaires potentiellement reliés au vaccin contre la grippe pandémique avaient été signalés aux autorités canadiennes. Parmi celles-ci 245 réactions répondaient aux critères pour être qualifiées de graves, dont 130 étaient des réactions allergiques anaphylactiques. Une réaction allergique anaphylactique est une réaction qui peut menacer la vie et doit être généralement traitée de toute urgence par injection d’adrénaline. Jusqu’à maintenant les réactions allergiques anaphylactiques ont une fréquence d’environ 1 cas sur 200 000, ce qui peut se comparer avec les autres vaccins.

De plus, 24 cas de  syndrome de Guillain-Barré (SGB), pourraient aussi être reliés au vaccin contre la grippe A H1N1. Le syndrome de Guillain Barré est une maladie neurologique  qui cause une paralysie progressive qui commence aux membres inférieurs pour ensuite monter. Au Canada, on enregistre chaque année de 600 à 700 nouveaux cas de syndrome de Guillain-Barré, une maladie qui peut apparaître après une infection bactérienne ou respiratoire, notamment associée à la grippe.   Selon l’agence fédérale, les Canadiens risquent bien davantage d’être atteints de cette maladie à la suite d’une grippe qu’après avoir reçu le vaccin contre la grippe. Le risque de syndrome de Guillain-Barré est estimé à environ 1 cas par millions de doses de vaccins distribuées.

Plus de 100 000 femmes enceintes ont été vaccinées contre la grippe H1N1 au Canada. Quelque 28 cas d’effets secondaires chez les femmes enceintes ont été signalés. De ce nombre, 22 n’étaient pas graves. Il y a eu un cas de diminution des mouvements du bébé et cinq cas de perte fœtale. Rien n’indique que le vaccin contre la grippe en est la cause. Le nombre de cas de décès signalés correspond au nombre de pertes fœtales auquel on peut s’attendre chez les femmes enceintes non vaccinées.

Les effets secondaires les plus souvent signalés comprenaient des réactions bénignes à l’endroit de l’injection, des nausées, vomissements, étourdissements, maux de tête et de la fièvre.

Source: Santé-Canada

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jan 16

Bilan de la grippe A H1N1 d’origine porcine 2009

Selon le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la santé le virus de la grippe A H1N1 d’origine porcine 2009 aurait fait près de 14 000 morts depuis son apparition en avril 2009. L’activité du virus de la grippe pandémique est en nette régression en Amérique et dans la plupart des pays d’Europe. Le virus est encore en progression en Afrique du Nord, en Asie du Sud et dans certaines zones de l’Europe. Parmi les pays qui fopnt encore face à une augmentation de leurs cas de grippe A H1N1 on note: le Népal, le Sri Lanka, le Maroc, l’Algérie, l’Egypte, la Roumanie, l’Ukraine, la Turquie et la Suisse.

Jamais un virus de la grippe n’aura été autant surveillé, Bien entendu le nombre de cas de grippe A H1N1 ne sera jamais connu car dans la plupart des pays on a renoncé depuis longtemps à recommander des tests de laboratoire pour confirmer la présence du virus A H1N1 chez tous les cas symptomatiques. Par contre , dans la plupart des pays les cas graves sont hospitalisés et passent des tests pour déterminer si le virus de la grippe  A H1N1 est en cause. Il faut dire qu’en pleine période de pandémie la proportion de grippes causées par le virus de la grippe A  H1N1 avoisine les 99%.  Toute personne avec des symptômes classiques de grippe, soit de la fièvre accompagnée de toux avec un des  symptômes généraux typiques ( douleurs musculaires, mal de tête ou fatigue importante) risque fort d’être infectée par le fameux virus de la grippe pandémique.

Bilan de la grippe saisonnière

On sait depuis longtemps que le virus de la grippe saisonnière se propage rapidement lors d’épidémies et entraîne des répercussions économiques considérables en termes d’hospitalisations, de dépenses de santé et de pertes de productivité.

Selon l’OMS, lors des épidémies annuelles, 5 à 15 % de la population est infecté et souffre d’une infection des voies respiratoires supérieures. On a estimé que les épidémies annuelles la grippe causent  entre 3 et 5 millions de cas graves et 250 000 à 500 000 décès par an dans le monde.

Où sont passés les morts?

Depuis le début de la pandémie de grippe en avril 2009, soit depuis 9 mois,  l’OMS a annoncé que moins de 14 000 personnes étaient mortes suite à une infection par le virus de la grippe A H1N1, contrairement aux 180 000 à 360 000 décès qui sont censés être causés par le virus de la grippe saisonnière pendant une période de 9 mois à chaque année. C’est plus de 10 fois moins de morts. On a aussi dit que lors d’une pandémie de grippe le virus responsable de la pandémie devient habituellement omniprésent et remplace toutes les autres souches de virus  de la grippe. C’est ce qui semble s’âtre passé depuis avril 2009 dans la plupart des pays.

Alors la question à se poser est: où sont passés les 166 000 autres morts (180 000 – 14 000) ? Est-ce que le nombre de morts causés par la grippe saisonnière a été exagéré? Est-ce que le décompte de nombre de morts causés par le virus de la grippe A H1N1 est sous-estimé? Quoiqu’il en soit, il est permis de se poser des questions lorsque la différence entre le nombre de victimes de la grippe saisonnière et celui de la grippe pandémique varie par un facteur supérieur à 10. Les mauvaises langues diront que le nombre de décès causés par  la grippe saisonnière a été volontairement exagéré dans le but de convaincre la population de se faire vacciner. Il n’en est rien car ces statistiques concernant la grippe saisonnière étaient déjà connues et diffusées bien avant avril 2009. Alors il est possible de penser que le virus de la grippe A H1N1 a été, jusqu’à maintenant,  bien moins mortel que celui de la grippe saisonnière. De plus, les victimes de ces 2 virus de la grippe n’ont pas été les mêmes. Tandis que le virus de la grippe saisonnière touche principalement les personnes âgées, celui de la grippe A H1N1 2009 s’en est pris aux jeunes personnes, souvent à celles qui avaient des maladies chroniques mais aussi, dans un pourcentage non négligeable, aux jeunes sans antécédents médicaux particuliers. Le nombre de victimes chez les femmes enceintes a lui aussi fait couler beaucoup d’encre.

Bref, alors que bien des experts prédisaient une augmentation du nombre de malades et de victimes de la grippe A H1N1 d’origine porcine, la réalité semble infirmer ces prévisdions. À la limite, on serait en droit de se demander si le nombre de complications et de décès causés par la grippe ne pourrait pas avoir été inférieur en 2009 à ce qu’il était pendant les années de grippe saisonnière. Autrement dit, la pandémie de grippe pourrait-elle avoir finalement  prévenue des complications et des décès qui auraient été causés par la grippe saisonnière? Certains répondront que la vaccination a prévenu la progression du virus de la grippe A H1N1 qui autrement aurait causé beaucoup plus de dommages et qu’ainsi on a démontré l’utilité de la vaccination. En réalité, dans l’hémisphère Nord la vaccination contre la grippe a été débutée bien après le début de la deuxième vague. Si on compte le temps requis pour qu’une proportion suffisante de la population soit immunisée et le délai  pour que le vaccin soit efficace, de 10 à 14 jours, il est improbable que la vaccination aient diminué le nombre de victimes de plus de 90%.

Deux autres questions demeurent à répondre: si ces suppositions ne sont pas vraies, où sont les erreurs dans notre système de surveillance? Si ces hypothèses sont vraies, pourquoi a-t-on vacciné tant de personnes contre la grippe A H1N1?

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jan 03

Selon toute vraisemblance la troisième vague de grippe A  H1N1 n’aura pas lieu  au Québec en 2010.

La campagne de vaccination massive qui vient de se terminer aura permis de vacciner 55% de la population du Québec et c’est sans compter les 1.8 millions de québécois qui ont été infectés par le virus de la grippe A H1N1.

Depuis son apparition à la fin du mois d’avril 2009  la grippe A H1N1 d’origine porcine a fait un peu plus de 100 morts au Québec.

Si l’on tient compte qu’une personne infectée cause en moyenne un peu moins de 2 cas secondaires, étant donné que plus de 50 % de la population du Québec n’est plus susceptible d’attraper la grippe A H1N1, chaque nouveau cas de grippe ne pourra engendrer que moins de 1 cas secondaire. Par conséquent la propagation du virus de la grippe A H1N1 ne pourra prendre de l’ampleur.

Il faut toutefois s’attendre à des cas sporadiques un peu partout dans la population et ce, jusqu’à ce qu’à ce que  tout le monde ait été en contact avec le virus.

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déc 03

Un des arguments des personnes opposées à la vaccination contre la grippe est que de toute façon la grippe A H1N1 2009 d’origine porcine est comparable à la grippe saisonnière. Alors s’ils ne se font pas vacciner contre la grippe saisonnière à chaque année pourquoi se feraient-ils vacciner contre la grippe pandémique?

Cet argument est basé sur le fait que l’on compare souvent la mortalité de la grippe porcine à celle de la grippe saisonnière. Les autorités de santé publique n’ont pas toujours aidé à informer le public lorsqu’au début de la pandémie de grippe, elles ont tenté de rassurer la population en disant que le virus de la grippe porcine n’était pas plus virulent que celui de la grippe saisonnière. Maintenant le même argument est repris par ceux qui sont réticents à se faire vacciner.

La comparaison des ces deux grippes nous apprend qu’elles sont différentes et voici pourquoi.

Le virus de la grippe saisonnière subit de légères mutations à chaque année. C’est la raison pour laquelle l’Organisation mondiale de la santé (OMS) doit donner son avis 2 fois par année sur la prochaine composition du vaccin contre la grippe saisonnière.  Un avis concerne la composition du vaccin contre la grippe pour l’hémisphère sud et l’autre pour l’hémisphère nord. Étant donné que les changements du virus sont mineurs les personnes déjà exposées à un virus semblable au cours des années antérieures gardent une protection partielle pendant plusieurs années. Ce qui fait que tout le monde n’a pas le même risque d’attraper la grippe saisonnière à chaque année.

Le virus de la grippe porcine A H1N1 2009 a subit une mutation plus importante que celles des virus de la grippe saisonnière. Ce changement implique que peu de personnes peuvent se dire naturellement protégées. Selon, certaines études un virus semblable aurait circulé autour des années 1957. Ceci entraîne qu’un certaine proportion des personnes nées avant 1957 auraient une protection partielle contre le nouveau virus de la grippe porcine 2009. Environ 30% des personnes nées avant 1957 pourraient avoir cette protection. Les autres, et celles nées après 1957 n’ont pas de protection naturelle contre le virus de la grippe porcine 2009.

En pratique ceci explique que la vulnérabilité à la grippe porcine A H1N1 2009 est très différente de celle de la grippe saisonnière. Alors que pour la grippe saisonnière un certain pourcentage de personnes de tout âge est partiellement protégé, pour la grippe porcine A H1N1 seules un tiers des personnes âgées le seraient.

Cette réceptivité supérieure des jeunes personnes et des enfants modifie l’épidémiologie de la maladie.

Comme plus de personnes n’ont aucun anticorps contre la grippe porcine A H1N1, le nombre de personnes qui risquent d’être infectées est supérieur. Selon les estimations des experts, environ 3 fois plus de personnes feront la grippe A H1N1 cette année que pendant une saison de grippe saisonnière régulière.

La grippe pandémique évolue par 2 ou 3 vagues successives. Lorsqu’il y aura suffisamment de personnes immunisées, soit naturellement suite à avoir fait la maladie ou encore suite à avoir été vacciné, le virus de la grippe porcine ralentira sa transmission. Les vagues cesseront mais le virus demeurera quand même en circulation dans la population. Les experts prévoient que dans les prochains mois ou années, à peu près tout le monde finira par être en contact avec le virus de la grippe porcine 2009.

Même si la virulence était identique à celle de la grippe saisonnière, il serait logique de s’attendre à avoir environ 3 fois plus de complications et de décès causés par la grippe porcine, simplement par le fait que trois fois plus de personnes seront infectées.

La comparaison des taux de complications et de mortalité secondaires aux virus de la grippe saisonnière est de la grippe porcine 2009 est à toute fin pratique impossible. La grippe saisonnière n’a jamais été surveillée de la façon dont la grippe porcine A H1N1 l’est actuellement. Dans les années passées, plusieurs décès étaient attribués à des surinfections pulmonaires comme des pneumonies sans que personne ne pense à chercher si le virus de la grippe saisonnière pouvait être l’infection primaire à l’origine de la surinfection bactérienne. Selon l’OMS plus de 250 000 à 500 000  personnes  pourraient mourir de la grippe saisonnière à chaque année dans le monde.

Est-il possible de banaliser une infection qui tue de 250 000 à 500 000 personnes et qui risque d’en tuer trois fois plus au cours de la prochaine année?

D’autres différences permettent de distinguer les virus de la grippe saisonnière de ceux de la grippe porcine 2009. Au Canada, on a remarqué que l’âge médian des personnes hospitalisées pour la grippe porcine A H1N1 était de 26 ans, soit 45 ans plus jeunes que celles hospitaliées pour une infection par le virus de la grippe saisonnière pendant la saison 2007-2008.

Pour les individus aux soins intensifs suite à une infection par le virus pandémique, leur âge médian est de 45 ans soit 23 ans plus jeune  que ceux traités aux soins intensifs pour des complications du virus de la grippe saisonnière pendant la saison 2007-2008.

Les personnes qui ont succombé à une infection causée par le virus de la grippe porcine étaient  âgées de 54 ans comparativement à 82 ans pour la grippe saisonnière.

Dans le cas de la mortalité directe,  des données récemment publiées dans PLoS suite à des observations en Nouvelle-Calédonie et à l’île Maurice, portent à croire que le taux de mortalité par syndrome de détresse respiratoire aiguë serait d’environ 1 décès par 10 000 personnes infectées. Ce taux serait ainsi  100 fois supérieur à ce qui est observé normalement avec le virus de la grippe saisonnière. Il s’agit d’une autre différence importante entre le virus de la grippe saisonnière et le virus de la grippe pandémique.

En fait la question n’est pas de savoir laquelle des deux grippes est plus dangereuse mais si le risque de complications secondaires au virus de la grippe porcine A H1N1 2009 est supérieur au risque de recevoir le vaccin. Avec les données actuelles, il est clair que le risque de mourir suite à être vacciné est de loin inférieur au risque de mourir de la grippe A H1N1. Bien entendu, les deux risques sont minimes et même la personnes qui refuse de se faire vacciner ne devrait pas s’inquiéter de façon exagérée.

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nov 21

Le Panenza est un nouveau vaccin produit par la compagnie Sanofi Pasteur destiné à combattre le virus de la grippe pandémique A H1N1 d’origine porcine.

1. Quelle est la composition du vaccin Panenza la grippe A H1N1  utilisé en Europe?

2. Pourquoi un vaccin sans adjuvant pour les femmes enceintes?

3. Pourquoi prendre le risque de vacciner une femme enceinte?

4. Le vaccin contre la grippe A H1N1 même sans adjuvant est-il sécuritaire pendant la grossesse?

5. Qui ne devrait pas être vacciné?

6. Combien  de jours prend le vaccin pour être efficace?

7. Quels sont les effets secondaires les plus fréquents?

8. Quelle est l’efficacité du vaccin contre la grippe A H1N1 Panenza?

9. Malgré tout je demeure méfiante quelles sont mes alternatives si je refuse le vaccin contre la grippe?

1. Quelle est la composition du vaccin Panenza la grippe A H1N1  utilisé en Europe?

Le Panenza est un vaccin qui contient 15 microgrammes du virus de la grippe A H1N1 2009 d’origine porcine. Il ne contient aucun adjuvant. Plus précisément, chaque dose de 0,5 ml de vaccin contient:

  • 15 microgrammes d’antigènes du virus  de la grippe  A/California/7/2009 (H1N1)  v-souche analogue (NYMC X-179A) fragmenté et inactivé
  • du thiomersal (45 microgrammes par dose de 0,5 ml),
  • du chlorure de sodium,
  • du chlorure de potassium,
  • du phosphate disodique dihydraté,
  • du phosphate monopotassique,
  • et l’eau pour préparations injectables.

Ce vaccin est préparé à partir de culture sur des oeufs.

2. Pourquoi un vaccin sans adjuvant?

Les vaccins contre la grippe A H1N1 sont souvent préparés avec adjuvant. L’adjuvant permet de fabriquer plus de vaccins avec la même quantité d’antigènes. Étant donné que l’antigène est difficile à fabriquer et que le temps est limité, car la pandémie de grippe progresse rapidement, les compagnies pharmaceutiques ont ajouté un adjuvant.

L’adjuvant offre aussi un autre avantage majeur: l’immunité conférée par un vaccin contre la grippe A H1N1 contenant un adjuvant pourrait être supérieure à celle d’un vaccin sans adjuvant. Certaines recherches laissent penser que les personnes âgées seraient mieux protégées avec un vaccin contenant un adjuvant. De plus, d’autres études ont montré qu’il est possible qu’un vaccin avec adjuvant offre une protection  contre  d’autres souches de virus de la grippe. Par exemple si le virus mutait, il est possible que les personnes qui auraient reçu le vaccin avec adjuvant soient encore partiellement protégées (plus que celles qui auraient reçu le vaccin sans adjuvant).

Plus de 45 millions de doses d’un autre vaccin contre la grippe préparé avec un adjuvant ont déjà été données en Europe sans qu’aucun effet secondaire majeur n’ait été relié à l’adjuvant.

Malgré cela, le manque de données concernant l’innocuité des vaccins contre la grippe avec adjuvant chez les femmes enceintes a soulevé des inquiétudes et des protestations. Il s’en est suivi une controverse que les différents pays ont tenté de résoudre chacun à leur façon. Plusieurs ont opté pour l’offre d’un vaccin avec adjuvant et d’un vaccin sans adjuvant à leur population. Bien que le vaccin avec adjuvant ait été utilisé chez les femmes enceintes, principalement avant l’arrivée du vaccin sans adjuvant, on recommande maintenant l’utilisation d’un vaccin contre la grippe sans adjuvant chez les femmes enceintes. En outre l’offre d’un vaccin sans adjuvant permet d’offrir la vaccination contre la grippe aux personnes qui sont opposées à l’utilisation d’un vaccin avec adjuvant et qui n’auraient pas accepté d’être vaccinées.

Il faut noter que plusieurs experts recommandent encore l’utilisation d’un vaccin contre la grippe avec adjuvant chez les femmes enceintes à partir du deuxième trimestre de la grossesse lorsque le vaccin contre la grippe sans adjuvant n’est pas disponible et que la femme enceinte a des facteurs de vulnérabilité et que le virus de la grippe circule dans sa région.

3. Pourquoi prendre le risque de vacciner une femme enceinte?

Même si les femmes enceintes n’ont pas plus de risques d’être infectées par le virus de la grippe A H1N1, un fois qu’elles ont contracté l’infection, elles ont de 4 à 5 fois plus de risques de complications comparé aux femmes non enceintes. Ce risque justifie la vaccination selon la majorité des experts internationaux.

Les femmes enceintes les plus à risque de complications de la grippe A H1N1 sont celles à leur deuxième et surtout troisième trimestre de grossesse et celles qui soufrent déjà d’une maladie chronique comme:

  • le diabète,
  • une maladie cardiaque ou respiratoire chronique (même l’asthme léger),
  • une maladie rénale,
  • de l’anémie ou une autre maladie du sang ou de l’hémoglobine,
  • un cancer

4. Le vaccin contre la grippe A H1N1 même sans adjuvant est-il sécuritaire pendant la grossesse?

Même s’il est nouveau, le vaccin Panenza ressemblent beaucoup aux vaccins contre la grippe saisonnière qui étaient déjà utilisés sans problème chez les femmes enceintes. De plus , il s’agit d’un vaccin inactivé, c’est-à-dire que le virus est fragmenté et que le vaccin ne peut donner la grippe.

Lorsque l’on prend une décision il faut aussi soupeser le risque d’être exposé au virus de la grippe. Étant donné que le virus de la grippe A H1N1 est nouveau, à peu près personne n’a d’anticorps contre ce virus. Les experts estiment qu’environ 30% de la population pourrait être infecté seulement au cours de la deuxième vague de la pandémie. Par la suite, au cours de la prochaine année, les personnes qui n’auraient pas encore été infectées risquent fort de l’être. On sait que la fièvre peut parfois entraîner des complications pendant la grossesse. De plus les femmes enceintes qui ont déjà des facteurs de risques comme de l’asthme, même léger, voient leur risque de complications suite à une infection par le virus de la grippe augmenter.

5. Qui ne devrait pas être vacciné?

Les personnes suivantes ne devraient pas être vaccinées contre la grippe A H1N1:

  • les enfants de moins de 6 mois;
  • les personnes qui ont déjà fait la grippe pandémique avec un prélèvement montrant qu’il s’agissait bien du virus de la grippe A H1N1 2009;
  • les personnes qui auraient une allergie de type anaphylactique à une des composantes du vaccin incluant les oeufs;
  • les personnes ayant des antécédents de syndrome de Guillain Barré dans les 6 semaines suivant un vaccin contre la grippe

6. Combien  de jours prend le vaccin pour être efficace?

Les anticorps prennent environ 10 à 14 jours pour atteindre leur maximum, c’est habituellement le temps  requis pour que le vaccin devienne efficace.

7. Quels sont les effets secondaires les plus fréquents du vaccin contre la grippe?

Les effets secondaires du vaccin contre la grippe A H1N1 d’origine porcine Panenza sont:

Plus de 10%:

  • maux de tête,
  • douleur musculaires,
  • douleur au site d’injection.

1 à 10% des personnes vaccinées:

  • sensation générale de malaise,
  • frissons,
  • fièvre
  • rougeur et/ou  gonflement au site d’injection.

De plus les réaction suivantes ont rarement été observées après l’administration de vaccin contre la grippe saisonnière:

  • réactions cutanées pouvant s’étendre sur tout le corps, allergies
  • effets secondaires liés au système nerveux central: névralgie, différences dans la perception des sensations (paresthésies), convulsions fébriles, encéphalomyélite, névrite, syndrome de Guillain-Barré
  • diminution des plaquettes ( bleus sur le corps, saignements)
  • inflammation des vaisseaux (vascularites)

8. Quelle est l’efficacité du vaccin contre la grippe A H1N1 Panenza?

L’efficacité réelle du vaccin contre la grippe A H1N1 2009 est inconnue mais selon les études chez les adultes en bonne santé, 93% ont atteint un niveau d’anticorps jugé protecteur 21 jours après la première dose et 98% 21 jours après la deuxième dose.

9. Malgré tout je demeure méfiante quelles sont mes alternatives si je refuse le vaccin contre la grippe?

Si malgré tout vous êtes très réticente à vous faire vacciner, il serait sage d’en discuter avec votre médecin traitant.  Sachez qu’une personne non vaccinée risque quand même peu d’avoir des complications de la grippe A H1N1, particulièrement si elle est en bonne santé.

Il existe aussi une alternative, celle d’être traitée dès le début des symptômes compatibles avec la grippe. Les experts disent que l’oseltamivir (ou Tamiflu) doit être donné dans les 48 premières heures, idéalement dans les premiers 6 heures, qui suivent le début des symptômes.

Les symptômes de la grippe sont l’apparition soudaine de fièvre et de toux souvent accompagné de malaises généraux comme des douleurs musculaires, des maux de tête ou des symptômes digestifs tels que des vomissements ou de la diarrhée.

Des moyens de prévention simples peuvent aussi réduire vos risques d’être infectée.

La meilleure façon de prévenir une infection est de bien la connaître. Nous vous suggérons les pages suivantes pour plus d’informations:

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Sources: Sanofi Pasteur et Pandemiedegrippe.com


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nov 13

Encore une tuile pour la campagne de vaccination contre la grippe A H1N1 en France. Les français ne sont pas près de se faire vacciner contre la grippe A H1N1. Le ministère de la Santé vient d’annoncer qu’un cas « probable » de syndrome Guillain-Barré, a été signalé après une injection du vaccin contre la grippe porcine. On a tout de suite tenté de minimiser en mentionnant qu’il s’agissait d’une forme modérée qui a évolué favorablement. La victime n’aurait eu que des symptômes sensitifs (engourdissements ou fourmillements) sans symptôme de paralysie. Le lien réel avec le vaccin contre la grippe n’a pas été clairement établi.


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