jan 27

Le virus de la grippe aviaire A H5N1 a été détecté chez des volailles dans le nord d’Israël près de Hadera, au sud de Haïfa.

Les 43 000 poules seront abattues et zone d’isolement a été décrétée pour toutes les volailles dans un rayon de 3 km.

En 2006, l’Union européenne avait interdit les importations de volailles vivantes,  provenance d‘Israël, car le virus de la grippe aviaire A H5N1 y avait été détecté.

Source: Le Figaro (AFP)

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nov 17

Vous n’envisagez pas de vous faire vacciner contre la grippe A H1N1 mais vous n’êtes pas non plus intéressé à passer plusieurs jours au lit avec de la fièvre et de la toux, sans compter les courbatures, le mal de tête et les autres symptômes de la grippe?

Vous n’êtes pas seul. 79% des français ne pensent pas se faire vacciner contre la grippe A H1N1.

Plusieurs raisons peuvent expliquer pourquoi quelqu’un ne recevra pas  le vaccin contre la grippe A H1N1.

Peut-être êtes-vous seulement prudent et hésitez à vous faire injecter à l’intérieur du corps un produit dont la composition et la sécurité est controversée.

Peut-être êtes-vous allergique à l’une des composantes du vaccin, comme par exemple  les oeufs?

Peut-être aussi que  le vaccin n’est  simplement pas encore disponible pour votre groupe d’âge dans votre pays.

Si une des ces raisons est la vôtre,  cet article est pour vous.

Par contre si vous ne voulez prendre aucun risque que votre cerveau soit contrôlé à distance  par les supposées nanoparticules qui sont dans les nouveaux vaccins et que vous craignez de  recevoir un vaccin  contenant le virus vivant de la grippe H5N1, parce que le baryum radioactif répandu par  les avions à réactions ont rendu votre corps plus vulnérable aux complications inhérentes à cet arme de destruction massive que sont les vaccins: voyez votre médecin immédiatement que vous ayez ou non les symptômes de la grippe.

Pour les personnes qui ne veulent ou ne peuvent se faire vacciner, sachez que des moyens peuvent permettre de diminuer le risque d’être infecté par le virus de la grippe A H1N1 ou autre.

Connaître l’ennemi

Il faut tout d’abord connaître l’ennemi, c’est-à-dire la maladie. Le temps d’incubation de la grippe est de 1 à 4 jours, avec un maximum de 7 jours. La contagiosité de la grippe débute 24 heures avant le début des symptômes. Elle  se termine environ 7 jours après le début de ceux-ci. La grippe se transmet par gouttelettes lorsque quelqu’un tousse ou éternue près de vous ou encore lorsque les mains contaminées par des objets  sont ensuite portées au visage. Le virus de la grippe peut  survivre jusqu’à 2 jours sur certains objets. Les symptômes de la grippe A H1N1 sont un début brusque de fièvre et de toux accompagné d’un  ou plusieurs des autres symptômes suivants: mal de tête, douleurs musculaires et parfois des symptômes digestifs comme des  nausées ou de la diarrhée.

Diminuer  les contacts potentiels avec le virus de la grippe.

Lorsque l’on veut diminuer les risques de maladie infectieuse comme la grippe A H1N1, il faut essayer de restreindre son exposition au virus. De plus en plus de personnes  sont malades. Il faut donc dans la mesure du possible éviter les lieux publics particulièrement les endroits où les gens sont entassées dans des espaces restreints et où vous ne pouvez contrôler qui est assis à coté de vous.Il faut éviter de se trouver à moins de 2 mètres d’une personne infectée.

Les personnes infectées devraient rester à la maison  pendant la phase contagieuse et si elles doivent aller dans des lieux publics elles devraient porter un masque.

Mesures d’hygiène de base: lesquelles?

Bien entendu le lavage des mains est vivement recommandé aussi souvent que possible dès que l’on  doute  qu’elles peuvent avoir été contaminées. Par exemple après avoir fréquenté un lieu public. On peut utiliser de l’eau et du savon ordinaire ou encore un gel alcoolisé contenant au moins 60% d’alcool. Les autre solutions ne sont pas vraiment recommandées.

Cette simple mesure peut diminuer de 50% le risque que vous attrapiez la grippe lorsqu’un membre de votre maisonnée  est malade.

Le port de masque pour vous protéger du virus de la grippe A H1N1 n’est pas une mesure prouvée efficace et est probablement inutile. De plus, le port d’un masque augmente le risque que vous touchiez à votre visage avec des mains contaminées.

Il faut essayer de toucher le moins possible à ses yeux, à son nez et à sa bouche avec les mains car c’est un mode de contamination fréquent.

Le virus de la grippe survit mal à l’humidité, c’est une des principale raison pourquoi la grippe est plus fréquente l’hiver. Il est fort probable qu’un taux d’humidité adéquat aide à ralentir la transmission du virus de la grippe par les objects.

Et si, malgré tout,  on est quand même infecté?

Étant donné que le virus de la grippe A H1N1 est un nouveau virus et que peu de personnes, sauf certaines personnes âgées, ont des anticorps contre ce virus, il est probable que tôt ou tard dans la prochaine année à peu près tout le monde qui n’est pas vacciné finira par faire la grippe A H1N1.

Heureusement la grippe A H1N1 est dans la grande majorité des cas bénigne. Le tout rentrera dans l’ordre en quelques jours avec du repos et de l’acétaminophène. Par contre il faut savoir que certaines personnes sont plus susceptibles de faire des complications. Il s’agit des personnes atteintes des affections suivantes :

  • les maladies cardiaques ou pulmonaires (notamment la dysplasie bronchopulmonaire, la fibrose kystique du pancréas et l’asthme)
  • le diabète sucré
  • le cancer, l’immunodéficience, l’immunodépression (due à une maladie sous-jacente ou à un traitement)
  • une néphropathie
  • l’anémie ou une hémoglobinopathie
  • les affections qui compromettent l’évacuation des sécrétions respiratoires et qui sont associées à une augmentation du risque d’aspiration
  • les affections nécessitant la prise d’acide acétylsalicylique (aspirine) pendant de longues périodes chez les enfants et les adolescents
  • Les personnes hébergées dans des maisons de santé et d’autres centres de soins de longue durée, quel que soit leur âge
  • Les personnes âgées de 65 ans et plus
  • Les femmes enceintes (surtout dans les 2 derniers trimestres et dans les 4 semaines après l’accouchement)
  • Les enfants en santé âgés de moins de 5 ans ( moins de 23 mois selon certains pays).

Ces personnes devraient être particulièrement vigilantes et consulter dès l’apparition de symptômes de grippe car l’administration d’un antiviral comme l’oseltamivir (Tamiflu) leur sera probablement prescrit.

Pour les personnes sans facteur de risque de vulnérabilité, elles doivent quand même rester vigilantes car beaucoup de complications se sont produites chez des jeunes parfois même en bonne santé. En cas de symptômes compatibles avec les complications de la grippe A H1N1 elles doivent immédiatement consulter.

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sept 03

Un homme de retour d’un pélerinage en Arabie Saoudite a été infecté simultanément par le nouveau virus de la grippe A H1N1 2009 et le virus de la grippe saisonnière A H3N2. On avait tout d’abord craint que l’homme soit infectée par le virus de la grippe A H1N1 2009 et par le virus de la grippe aviaire A H5N1 mais ceci a été démenti. Les scientifiques craingnent les co infections  avec le nouveau virus A H1N1 2009 et le virus de la grippe aviaire A H5N1 car ceci pourrait mener à un super virus qui aurait la facilité du virus de la grippe A H1N1 de se transmettre entre les humains et la virulence du virus de la grippe aviaire  H5N1.

Selon une étude américaine menée récemment par l’Université américaine du Maryland, le virus responsable de la pandémie ne devrait pas muter. On a infecté des furets expérimentalement avec le virus de la grippe A H1N1 et avec deux autres souches de virus de la grippe saisonnière, le virus A H1N1 saisonnier et le virus A H3N2, et on n’a pas observé de réassortiment entre le nouveau virus de la grippe A H1N1 et les 2 autres virus. Ainsi la fusion du virus de la grippe A H1N1 avec un autre virus semble moins probable.

Par contre le virus de la grippe A H1N1 est déjà plus virulent que les 2 autres virus de la grippe saisonnière car on a observé qu’il se reproduisant 2 fois plus rapidement dans le corps de son hôte que les virus de la grippe saisonnière. Il semblerait aussi que le nouveau virus de la  grippe porcine A H1N1 se transmette plus facilement que les virus de la grippe saisonnière. Les auteurs concluent que le vaccin contre la grippe saisonnière ET le vaccin contre la grippe A H1N1 devraient être offerts à la population car même si le virus de la grippe pandémique a l’air peu enclin a vouloir se réassortir, une co infection par 2 virus simultanément est toujours possible. D’ailleurs selon Nancy Cox , une experte du CDC concernant les virus de la grippe, environ 5% des personnes infectées par le virus de la grippe A H1N1 seraient en même temps infectées par le virus de la grippe saisonnière.

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Références: NIH News

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août 30

Grippe A H1N1 en Égypte

Parmi les 703 personnes infectées par le virus de la grippe porcine A H1N1 en Égypte, 559 sont guéries.  143 autres sont hospitalisées  dans un état « stable » et une est décédée. Il s’agit d’une jeune femme de 25 ans qui était allée en pèlerinage à La Mecque.

Grippe A H5N1 en Égypte

Le 11 août 2009, le Ministère égyptien de la Santé a annoncé deux nouveaux cas confirmés d’infection humaine par le virus A H5N1 de la grippe aviaire.

Le premier cas est une fillette, âgée de 8 ans, dont les symptômes sont apparus le 24 juillet 2009. Elle a été admise le 25 à l’hôpital où elle a été traitée à l’oseltamivir et son état est  stationnaire.

Le second cas est garçon, âgé de dix-huit mois, dont les symptômes sont apparus le 28 juillet 2009. Il a été admis le 29 à  où il a été traité à l’oseltamivir et son état est  stationnaire.

Ces  deux cas ont été en contact proche avec des volailles malades et mortes.

Ceci porte à  83 cas le nombre d’infection par le virus de la grippe A H5N1 confirmées  en Égypte, dont 27 ont été mortels.

Grippe A H1N1 chez les dindes et les porcs

Les autorités chiliennes ont signalé le 20 août 2009 la présence du virus A H1N1 2009 dans deux fermes près du port de Valparaiso au Chili. La souche identifiée dans les troupeaux de volailles est identique à la souche de la grippe pandémique A H1N1 2009 qui circule actuellement chez l’homme à l’échelle mondiale. Les foyers d’infection chez les dindes ont été signalés par une baisse de production des oeufs. Étant donné que les 2 élevages n’on pas de lien entre eux des doutes sur la possibilité d’une propagation silencieuse chez les animaux ont été soulevés. Le Chili est le quatrième pays qui étudie la transmission aux animaux du virus de la grippe A H1N1 2009 par des ouvriers agricoles montrant des symptômes de grippe.

En plus de se transmettre avec efficacité d’un humain à un autre, le virus de la grippe porcine A H1N1 2009 a été détecté chez des porcs dans deux emplacement au Canada (Alberta  et Québec), en Argentine (au nord-est et au sud-ouest de Buenos Aires), et en Australie (New South Wales et Victoria). Par ailleurs, dans  tous les foyers d’infection la maladie était bénigne.

La souche actuelle du virus de la grippe A H1N1 est un mélange de gènes humains, porcins et aviaires. Elle pourrait, en théorie, devenir plus dangereuse en devenant plus virulente, par exemple en se recombinant avec le virus de la grippe A H5N1, ou grippe aviaire, qui est bien plus mortel, mais aussi plus difficile à transmettre chez l’homme. On parle de «réassortiment» ou de «recombinaison» génétique, qui peut intervenir à la faveur d’une infection virale simultanée chez n’importe quel hôte.

Même si les infections cliniques chez les porcs et les dindes sont rares, les répercussions économiques peuvent être graves.

L’infection chez des espèces aviaires et mammifères suggère que la souche pandémique pourrait être plus répandue que les foyers d’infection confirmés mentionnés ci-dessus.

De plus,  la présence simultanée en Égypte de personnes infectées par le virus de la grippe porcine A H1N1 et d’autres infectées par le virus de la grippe aviaire A H5N1 soulève le doute que le  virus puisse se réassortir en un virus potentiellement plus virulent pour lequel les vaccins actuels seraient moins efficaces.

Des rapports initiaux d’Argentine ont indiqué que les séquences des virus retrouvés chez les dindes étaient étroitement liées à celles des porcs d’Alberta. Les séquences d’Australie pourraient être quelque peu différentes, soulevant des préoccupations  d’une évolution divergente, ce qui pourrait créer des problématiques de vaccins, si ces sauts d’espèces conduisent à des infections humaines additionnelles.

La grippe porcine, déclarée première pandémie du XXIe siècle le 11 juin par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a tué plus de  2 200 personnes et fait plus de 200 000  malades dans plus de 177 pays.

Références: OMS, LeFigaro.fr, FAO

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août 23

Récemment, un article paru dans la prestigieuse revue The Lancet faisait le point sur la grippe pandémique A H1N1 et la grossesse. On avait déjà remarqué lors des épidémies de grippe saisonnières et lors des précédentes pandémies de grippes, que les femmes enceintes avaient  plus de complications de la grippe et plus de mortalité que les femmes qui ne sont pas enceintes.

Le et et le 17 avril 2009 les CDC identifiaient un nouveau virus de la grippe A H1N1 chez 2 enfants de différents comtés en Californie.  Dès le début de cette pandémie de grippe A H1N1, en avril 2009, le 2e décès rapporté aux États-Unis était une femme enceinte sans aucun facteur de risque de complications et auparavant en bonne santé. Il n’en fallait pas plus pour que les Centers for Diseases Control and Prevention (CDC) mettent en place un système  pour la surveillance rehaussée des complications de la grippe A H1N1  chez les femmes enceintes.

Population observée.

On a trouvé 34 femmes enceintes qui avaient été infectées par le virus de la grippe A H1N1. Près de la moitié de ces femmes enceintes étaient hispanophones (44%). Un tiers (32%) avaient un  membre de leur famille immédiate qui avait présenté des symptômes de la grippe dans les 7 jours précédant et quatre (12%) avaient voyagé au Mexique pendant la même période. 7 (21%) avaient une histoire antérieure d’asthme mais une seule femme enceinte était traitée. Deux autres prenaient un médicament pour un probleme de santé chronique ( diabète de grossesse et l’autre hypertension et hyperthyroïdisme). Par contre, les données concernant la présence ou non de maladie chronique étaient inconnues pour 7 femmes.

Symptômes de la grippe A H1N1 chez la femme enceinte

La fréquence des symptômes de la grippe A H1N1 observés chez les femmes enceintes étaient identiques à ceux observés chez les femmes non enceintes. Par ordre d’importance les symptômes de la grippe observés (femmes enceintes/femmes non enceintes) était:

  • fièvre (97%/92%)
  • toux (94%/94%)
  • écoulement nasal ou rhinorrhée (59%/50%)
  • mal de gorge ou angine (50%/68%)
  • mal de tête ou céphalée (47%/63%)
  • souffle court,  difficultés respiratoires ou dyspnée (41%/25%)
  • myalgies ou douleurs musculaires (35%/–)
  • vomissements (18%/25%)
  • diarrhée (12%/20%)
  • conjontivites (9%/8%)

94% des femmes enceintes ont présenté un syndrome grippal. Le syndrome d’allure  grippal ou SAG était défini alors par de la fièvre avec soit de la toux ou soit un mal de gorge (angine). Le seul symptôme qui différenciait significativement les femmes enceintes des femmes non enceintes était le souffle court. Les femmes enceintes avaient plus souvent le souffle court que les femmes non enceintes.

Évolution des cas de grippe A H1N1 chez les femmes enceintes aux États-Unis

50% des femmes enceintes atteintes de la grippe porcine A H1N1 furent traitées avec de l’oseltamivir ou Tamiflu. 24% commencèrent le Tamiflu moins de 48 heures après le début de leurs symptômes. Parmi les 34 femmes enceintes, 11 furent admises à l’hôpital plus de 24 heures et 3 furent traitées à l’unité de soins intensifs. Toujours parmi ces 34 femmes, 6 eurent un diagnostic de pneumonie. Parmi les autres diagnostics portés et complications observées on retrouve: déshydratation (2 cas), syndrome de détresse respiratoire aiguë, rupture prématurée des membranes et avortement spontané.

Le taux d’admission des femmes enceintes atteintes de la grippe était de  0,32 par 100 000 alors que le taux d’admission à l’hôpital dans la population en général est de 0,076 par 100 000. Par conséquent une femme enceinte atteinte du virus de la grippe A H1N1 a 4 fois plus de risque d’être hospitalisée qu’une personne de la population en général atteinte du même virus.

Parmi les 45 décès attribués au virus de la grippe A H1N1 6 (13%) étaient des femmes enceintes. Parmi les 6 femmes enceintes qui sont mortes, 1 était au premier trimestre de sa grossesse, une autre était au deuxième trimestre et 4 femmes étaient au dernier trimestre de leur grossesse. Ces 6 femmes étaient relativement en bonne santé avant d’attraper la grippe. Une souffrait d’asthme léger et de psoriasis, une autre d’obésité et une dernière de déficience en facteur V.  Les  3 autres femmes enceintes n’avaient aucun antécédent médical particulier. Toutes ces femmes furent traitées avec de l’oseltamivir (ou Tamiflu) lequel fut débuté de 5 à 15 jours après le début de leurs symptômes. Toutes les femmes enceintes décédées ont d’abord développé une pneumonie virale puis par la suite un syndrome de détresse respiratoire aiguë qui a nécessité une ventilation mécanique. Chez les 5 femmes chez qui c’était possible, une césarienne fut pratiquée. Aucun des 5 enfants n’avait d’évidence d’infection par le virus de la grippe A H1N1. Les enfants étaient en bonne santé sauf un qui fut traité à l’unité néonatale à cause de sa prématurité de 27 semaines.

Conclusions de l’étude

Les femmes enceintes atteintes par la virus de la grippe A H1N1 semblent plus à risque de complications. La forte proportion de femmes enceintes (>10%) parmi les décès causés par la grippe A H1N1 inquiète.

Lors des pandémies de grippe de 1918 et de 1957 la proportion de femmes enceintes victimes de la grippe semblait élevé mais des comparaisons avec personnes non enceintes n’avaient pas été faites. Lors de la pandémie de grippe espagnole en 1918, on observa 1350 femmes enceintes infectées. Parmi celles-ci environ la moitié développèrent une pneumonie. Pour la moitié des femmes enceintes qui développèrent une pneumonie, l’issue fut fatale. Le taux de mortalité des femmes enceintes atteintes de la grippe espagnole fut estimé à environ 27%. La mortalité maximale était au troisième trimestre.

Lors de la pandémie de grippe de 1957, la moitié des décès chez les femmes en âge de procréer était parmi les femmes enceintes.

Il est difficile de comparer la mortalité de la pandémie de grippe espagnole avec la mortalité de la grippe porcine car en 1918, les diagnostics  étaient basés sur les symptômes cliniques et il n’y avait pas de test pour identifier le virus de la grippe. Par conséquent les cas moins graves n’étaient probablement pas diagnostiqués ce qui peut fausser le taux de mortalité.

On savait déjà que les femmes enceintes avaient plus de risques d’être admises pour des complications durant la grippe saisonnière. Le risque relatif d’être admise (risque d’être admise si le femme est enceinte/sur d’être admise si la femme n’est pas enceinte) varie selon le nombre de semaines de la grossesse:

  • 1.7 fois plus de risque d’être admise pendant le premier trimestre de la grossesse;
  • 2.1 fois plus de risque pendant le deuxième trimestre;
  • 5.1 plus de risque pendant le dernier trimestre de la grossesse.

Les risques d’être admises augmentent si la femme enceinte a des antécédents de maladie chronique.

Même s’il existe des données montrant que l’oseltamivir pourrait réduire la mortalité chez les personnes admises même lorsu’il est utilisé plus de 48 heures après le début des symptômes,  les recommandations des CDC sont de débuter les antiviraux le plus tôt possible. Le bénifice attendu est supérieur si l’antiviral est débuté dans les premières 48 heures suivant le début des symptômes. Dans l’étude, aucune des femmes enceintes qui sont mortes n’avait été traitéedans les 48 heures qui a suivi le début de ses symptômes.

Le diagnostic de la grippe ne fût pas retardé chez les femmes enceintes mais le traitement antiviral ne fût pas toujours initié en temps propice. Souvent le délai était causé par la crainte du médecin de donner des antiviraux à une femme enceinte, par l’attente des tests diagnostiques pour confirmer la présence du virus A H1N1 ou encore parce que la femme enceinte peut avoir été réticente à prendre un traitment antiviral pendant sa grossesse. Selon les CDC les bénifices de traiter une femme atteinte par le virus de la grippe A H1N1 pendant sa grossesse semble l’emporter sur les risques pour le foetus. Les lignes directrices des CDC recommandent que l’oseltamivir (Tamiflu) ou le zanamivir (Relenza)  soit administré aux groupes à risque de complications de la grippe A H1N1 y compris les femmes enceintes (oseltamivir de préférence au zanamivir).

L’effet des virus de la grippe sur le foetus est mal compris. Bien que la virémie chez le foetus et la transmisison placentaire semble rare avec la grippe saisonnière, les virus de l‘influenza hautement pathogènes comme le H5N1 peuvent traverser le placenta. De plus même si le foetus n’est pas infecté, il peut subir de effets secondaires de la maladie chez sa mère. Par exemple la fièvre dans le premier trimestre, a été associée avec une augmentation du risque de malformation du tube neural et à d’autres complications en fin de grossesse. C’est pourquoi les CDC recommandent de traiter la fièvre avec de l’acétaminophène pendant la grossesse.

Although viraemia seems to be rare in seasonal influenza21 and placental transmission seems to occur infrequently,22 highly pathogenic strains of influenza virus, such as avian influenza A (H5N1), might be transmitted across the placenta. This was shown in a pregnant woman infected with H5N1, with viral genomic sequences identified in the placental cytotrophoblasts and in the fetal respiratory tract.23,24 Additionally, even in the absence of placental transmission, the fetus could be adversely affected by influenza or its effects. For example, fever, which often accompanies influenza, has been associated with an increased risk for neural tube defects when occurring in the first trimester25 and with other adverse neonatal or developmental outcomes, when occurring later in pregnancy;26–28 thus, treatment of fever with acetaminophen is recommended.20 Seasonal influenza has been associated with a small increased risk of birth defects in some studies, although others have not reported this association.29
Concerns about influenza’s effects on the fetus were

Une fois disponible, le vaccin contre la grippe A H1N1 sera un atout essentiel à la prévention de la grippe chez les femmes enceintes. Les femmes enceintes sont un groupe prioritaire pour la vaccination contre la grippe. Mais parmi les groupes chez qui la vaccination contre la grippe est recommandée, les femmes enceintes ont toujours eu la plus mauvaise couverture vaccinale.

En plus de protéger la mère, le vaccin contre la grippe aurait montré qu’il pourrait protéger le nouveau-né. Dans une étude, la vaccination de la mère pendant sa grossesse a réduit de 63% les cas de grippe chez les enfants de moins de 6 mois.

Cette étude a quand même certaines limitations. Les gynécologues sont peu enclins à faire des tests pour identifier la présence du virus A H1N1 chez leurs clientes. Les femmes enceintes sont plus susceptibles d’être admises à l’hôpital que les femmes non enceintes. De plus les chiffres sont petits et sujets à une plus grande variabilité: une petite variation d’une donnée pourrait entraîner une forte variation des taux observés.

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Références: The Lancet

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août 22

Six, tel est actuellementle nombre de décès causés par le virus de la grippe A H1N1 dans les territoires français situés dans l’hémisphère sud. Plus précisément le virus A H1N1 a tuét 3 personnes en Polynésie française, et 3 décès en Nouvelle-Calédonie.  Comme partout ailleurs, les autorités se sont empressé de préciser que les victimes étaient des personnes déjà malades aux prises avec des maladies chroniques. Ceci peut rassurer les personnes en bonne santé qui n’ont pas de liens avec des personnes vulnérables…

Par comparaison en France, la pandémie de grippe n’a tué qu’une personne.

Quant au nombre de personnes infectées, les statistiques sont moins précises mais on estime que plus de 10 000 personnes ont été contaminées en Polynésie française. En Nouvelle-Calédonie ce nombre serait aux alentours de 20 000. Quant à l’île de La Réunion le  bilan des personnes touchées est estimé aux alentours de 7 800 cas.

En plein hiver austral, la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française et l’île de La Réunion sont particulièrement touchées par la grippe A/H1N1.

L’Institut national de veille sanitaire (InVS) envisage sérieusement d’envoyer des experts en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française pour en  apprendre plus sur la propagation de ce virus pandémique. L’InVS prévoit que ce qui se passe dans l’hémisphère sud arrivera dans quelques semaines en France.

Il se passe actuellement en Polynésie française la même chose qui s’est produite en N0uvelle-Calédonie il y a quelques semaines. Si l’on transpose les données de la Nouvelle-Calédonie à la France, c’est 10%  de la population de la France qui pourrait être infectée soit environ 6 millions de personnes. Les experts considèrent que le virus est toujours en train de se transmettre activement et que le nombre de cas va encore augmenter.

En résumé, dans l’hémisphère sud la progression du virus de la grippe A H1N1 profite de l’hiver austral pour infecter un nombre de plus en plus important de personnes. Les experts qualifient la situation de «très grosse épidémie de grippe H1N1» et ils s’inquiètent de la vitesse à laquelle le virus se transmet.

On se rappelle les pandémies de grippe frappent habituellement par vagues successives. Lors de la pandémie de grippe espagnole en 1918, la première vague,  causée elle aussi par un virus A H1N1, ressemblait à la grippe saisonnière et les personnes infectées guérissaient facilement et sans complication. Par contre le virus de la grippe espagnole a muté entre la première et la deuxième vague et celle-ci avait été beaucoup plus importante et plus meurtière. On estime qu’environ 10% à 20% des personnes infectées mourraient et qu’au total  3% à 6% de la population mondiale est morte de la grippe espagnole.

Aucun expert ne peut prédire quel tangente prendra la pandémie de grippe A H1N1 en 2009 mais cette pandémie de grippe marquera l’histoire sur plusieurs points. Jamais la progression d’une pandémie de grippe n’aura été aussi rapide sur la planète. Il existe maintenant des médicaments antiviraux antineuraminidase. Les moyens techniques pour traiter les complications sont de beaucoup améliorés. On a beaucoup d’antibiotiques disponibles et des ventilateurs mécaniques. Mais le virus saura toujours prendre le monde par surprise. Nous attendions une pandémie de grippe A H5N1 alors que c’est le virus A H1N1 qui a frappé, venant de nulle part.  Hier, on a trouvé des dindes infectées par  le nouveau virus A H1N1 au Chili. Les experts craignent que le virus de la grippe A H1N1 ne se mélange au virus de la grippe avaire  A H5N1 lequel affecte particulièrement les volailles. Décidément nous vivons un moment historique, espérons qu’il ne marquera pas trop l’histoire de l’humanité.

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Références: AFP

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août 22

Deux élevages de  volailles au Chili sont en quarantaine après que le virus de la grippe porcine A H1N1 ait été détecté chez des dindes. C’est la première fois que le virus de la grippe pandémique est retrouvé chez des oiseaux.

Les 2 fermes appartiennent à la compagnie Sopraval SA à Santiago au Chili.

C’est une baisse de production d’oeufs qui a alerté les travailleurs. Étant donné que le virus A H1N1 a une partie de sa séquence génétique qui provient de la volaille, cela lui donne la possibilité d’infecter des oiseaux.

Bien que cette infection ne soit pas dangereuse, les scientifiques s’inquiètent de la possibilité que le virus de la grippe A H1N1 se combine avec le virus de la grippe H5N1 qui tue la moitié des humains qu’il infecte.

La combinaison génétique des 2 virus n’a pas été observée mais elle est théoriquement possible si les 2 virus infectent le même oiseau.

C’est la première fois que l’on observe des oiseaux qui sont infectés par le virus de la grippe A H1N1 dans le monde. Le séquençage génétique est en cours et nous en apprendra plus.

Les tests initiaux avaient permis d’éliminer le virus de la grippe aviaire H5N1.

La grippe porcine est la pandémie de grippe qui s’est propagée le plus rapidement à travers le monde. Plus de 170 pays sont infectés depuis seulement 4 mois. Les symptômes sont semblables à ceux de la grippe saisonnière.

Le virus de la grippe aviaire H5N1 a tué 61% des 461 personnes qu’il a infecté depuis 2003.

Source: Bloomberg.com

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août 11

Des chercheurs du St. Jude Children’s Research Hospital de Memphis, au Tennessee, auraient trouvé des preuves qu’une  infection par le virus de la grippe pourrait être un facteur favorisant l’apparition de la maladie de Parkinson.

Selon cette étude une infection par un virus de la grippe aujourd’hui pourrait favoriser l’émergence d’une maladie de Parkinson plus tard.

Des virus de la grippe pourrait attaquer les neurones du cerveau qui produisent la dopamine, la substance qui fait défaut chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

L’équipe de chercheurs a utilisé un virus de la grippe aggressif, soit la virus de la grippe aviaire  H5N1. On a démontré que ce virus attaquait les neurones producteurs de dopamine dans les cerveaux de souris.

L’idée avait germé suite à l’observation qu’après la pandémie de grippe espagnole une recrudescence de cas de maladie de Parkinson a été observée.

Même si la diminution du nombre de cellules productrices de dopamine n’entraîne pas automatiquement la maladie de Parkinson,  elle pourrait prédisposer un individu à y être plus vulnérable.

Les résultats de la recherche sont contestés par d’autres experts qui trouvent qu’il ne s’agit pas d’une preuve que le virus de la grippe espagnole joue un rôle dans le développement de la maladie de Parkinson chez l’homme.

Même après plus de 90 ans, le virus de la grippe espagnole fait encore parler de lui.

Source: The Canadian Press

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sept 11

On envisage la possibilité de grippe aviaire H5N1 dans le village de Agbata vers Avépozo, dans la préfecture des Lacs au Togo.

Plus de 80% des 4500 volailles, sont mortes, ce qui laisse planer le spectre de la grippe aviaire H5N1. Le village a été mis en quarantaine par le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche.

Un prélèvement a été effectué pour des analyses complètes dans des laboratoires au Ghana et en Italie.

Il est interdit d’importer des volailles au Togo et des contrôles sont en place au port, sur les marchés et aux postes-frontières avec le Bénin, le Burkina et le Ghana.

Source: Republic of Togo

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août 29

Médicago a communiqué des résultats prometteurs dans sa recherche de vaccin contre la pandémie de grippe H5N1. Son vaccin PPV contre une pandémie de grippe H5N1 procure un niveau d’immunoprotection significatif chez les furets après une seule dose de 5 microgrammes, en plus d’offrir un niveau de protection important contre trois des souches les plus mortelles du virus H5N1 après l’injection de deux doses. Si les résultats obtenus avec les furets se répètent chez l’humain, ce vaccin PPV H5N1pourrait procurer une protection après une seule dose. Les vaccins contre le virus H5N1 qui sont actuellement approuvés par la FDA aux États-Unis nécessitent deux doses de 90 microgrammes. Les furets constituent le modèle animal qui permet de prédire avec le plus d’exactitude l’efficacité des vaccins antigrippaux chez l’humain. Les résultats obtenus avec les furets et l’étude de la toxicité chez l’animal sont les dernières étapes préalables au dépôt d’une demande d’essai clinique afin que l’essai clinique de phase I soint entrepris en 2009 .

Voici quelques-unes des prochaines étapes importantes:

- Dépôt en 2009 d’une demande d’essai clinique relative au vaccin de Medicago contre une pandémie de grippe H5N1 auprès de Santé Canada.
- Production du vaccin de qualité clinique qui sera utilisé dans le cadre des essais cliniques de phase I.
- Début d’un essai clinique de phase I portant sur le vaccin pandémique de la société.
- Poursuite des activités de développement commercial avec des partenaires potentiels, dont une société Fortune 100.
- Conclusion de l’étude d’immunogénicité chez les souris avec le vaccin contre la grippe saisonnière dans le courant du premier semestre de 2009.

Medicago s’est donné pour mandat de fournir des vaccins très efficaces et abordables reposant sur ses technologies exclusives de particules pseudo-virales et de fabrication. Medicago met au point des vaccins à particules pseudovirales visant une protection contre une pandémie de grippe H5N1; pour ce faire, elle fait appel à un système d’expression transitoire qui produit des antigènes de vaccins recombinants dans des plantes non transgéniques. Cette technologie a le potentiel d’offrir des avantages en matière de vitesse et de coûts par rapport aux technologies concurrentes. Elle pourrait permettre de produire un vaccin prêt pour les tests en près d’un mois après l’identification et la réception des séquences génétiques d’une souche pandémique. Cette rapidité de production permettrait de vacciner la population avant que la première vague d’une pandémie ne frappe et de fournir de grandes quantités de vaccins sur le marché mondial.

Source: Medicago

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