Les enfants de moins de 6 mois pourraient être protégés efficacement contre la grippe saisonnière en recevant le vaccin contre la grippe, lequel serait sécuritaire chez des enfants aussi jeunes que 6 à 12 semaines.
Les chercheurs ont répartis au hasard 1375 enfants américains pour leur donner soit 2 doses de vaccin contre la grippe saisonnière soit un placebo. Les vaccins étaient donnés à 1 mois d’intervalle lors de la vaccination avec les vaccins réguliers.
Aucune différence n’a été notée dans les 2 groupes pour les effets secondaires. Environ 11% des enfants dans les 2 groupes ont fait de la fièvre dans les 3 jours suivants la vaccination.
Des test immunologiques ont montré que presque la moitié des enfants vaccinés ont développé des anticorps contre au moins 2 des trois virus contre la grippe contenus dans les vaccins. Aucune différence dans la réponse immunitaire au vaccins réguliers n’a été notée. C’est-à-dire que les vaccins réguliers ont été aussi efficaces même chez les enfants qui avaient reçu le vaccin contre la grippe .
Les résultats montrent que les vaccins contre la grippe devraient être inclus dans le calendrier de vaccination normal des jeunes enfants de moins de 6 mois.
Aucun vaccin contre la grippe n’est approuvé chez les enfants de moins de 6 mois, même si ce groupe d’âge est particulièrement à risque de complications.
Les chercheurs concluent qu’il serait possible de protéger les enfants de moins de 6 mois contre la grippe en les vaccinant.
Source: The Pediatric Infectious Disease Journal
written by Michel
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Un hôpital irlandais, le St-Francis de Mullingar , vient passe de la théorie à la pratique. Il va équiper ses chambres d’objets en cuivre dans le but de diminuer les risques d’infections nosocomiales. Le tout fait suite à une étude menée en Angleterre et publiée janvier 2010 dans le Journal of Hospital Infection.
Les résultats des expériences faites dans un hôpital de Birmingham montrent qu’une surface en cuivre élimine de 90 à 100% des micro organismes tels que le staphylocoque aureus résistant à la méthicilline (SARM).
L’utilisation de cette propriété du cuivre dans un hôpital pour la prévention des infections nosocomiales serait une première mondiale.
On croit que la diminution des bactéries et virus pathogènes sur les objets comme les poignées de porte pourrait réduire de façon significative les risques de transmission d’infections nosocomiales.
L’étude qui a été faite l’hôpital universitaire Selly Oak de Birmingham a montré que le nombre de microbes pathogènes les plus fréquents est réduit de 90 à 100% sur les surfaces en cuivre comparativement aux matériaux standard.
Les staphylocoques dorés résistants à la méthicilline, ou staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM) ne survivent pas plus de 2 heures sur une surface en cuivre.
Selon certains experts comme le professeur Tom Elliott, Directeur médical adjoint et responsable de l’étude, le cuivrecompléterait avantageusement les mesures de prévention et contrôle des infections nosocomiales usuelles.
Éventuellement, si elle s’avère efficace, on peut prévoir que d’autres hôpitaux pourraient utiliser les propriétés anti-microbiennes du cuivre pour prévenir les infections nosocomiales. Cette propriété du cuivre était déjà connue. D’ailleurs l’Agence américaine de Protection de l’Environnement (EPA) a déjà homologué le cuivre et ses alliages comme le laiton et le bronze, en tant qu’agents anti-microbiens capables de lutter contre certaines bactéries responsables d’infections potentiellement mortelles.
En plus du Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline, le Clostridium difficile, le E. Coli, et le virus de lagrippe A H1N1 sont sensibles au cuivre.
Le fardeau des infections nosocomiales
En France, 1 patient sur 20 attrape contracte une infection lors de son séjour à l’hôpital (infection nosocomiale). Il s’agit au total de 750 000 cas d’infections nosocomiales par an. Dans l’Union Européenne, les maladies nosocomiales tuent 37.000 personnes par an.
Source: CyberBTP
written by Michel
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Bilan de la grippe A H1N1 d’origine porcine 2009
Selon le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la santé le virus de la grippe A H1N1 d’origine porcine 2009 aurait fait près de 14 000 morts depuis son apparition en avril 2009. L’activité du virus de la grippe pandémique est en nette régression en Amérique et dans la plupart des pays d’Europe. Le virus est encore en progression en Afrique du Nord, en Asie du Sud et dans certaines zones de l’Europe. Parmi les pays qui fopnt encore face à une augmentation de leurs cas de grippe A H1N1 on note: le Népal, le Sri Lanka, le Maroc, l’Algérie, l’Egypte, la Roumanie, l’Ukraine, la Turquie et la Suisse.
Jamais un virus de la grippe n’aura été autant surveillé, Bien entendu le nombre de cas de grippe A H1N1 ne sera jamais connu car dans la plupart des pays on a renoncé depuis longtemps à recommander des tests de laboratoire pour confirmer la présence du virus A H1N1 chez tous les cas symptomatiques. Par contre , dans la plupart des pays les cas graves sont hospitalisés et passent des tests pour déterminer si le virus de la grippe A H1N1 est en cause. Il faut dire qu’en pleine période de pandémie la proportion de grippes causées par le virus de la grippe A H1N1 avoisine les 99%. Toute personne avec des symptômes classiques de grippe, soit de la fièvre accompagnée de toux avec un des symptômes généraux typiques ( douleurs musculaires, mal de tête ou fatigue importante) risque fort d’être infectée par le fameux virus de la grippe pandémique.
Bilan de la grippe saisonnière
On sait depuis longtemps que le virus de la grippe saisonnière se propage rapidement lors d’épidémies et entraîne des répercussions économiques considérables en termes d’hospitalisations, de dépenses de santé et de pertes de productivité.
Selon l’OMS, lors des épidémies annuelles, 5 à 15 % de la population est infecté et souffre d’une infection des voies respiratoires supérieures. On a estimé que les épidémies annuelles la grippe causent entre 3 et 5 millions de cas graves et 250 000 à 500 000 décès par an dans le monde.
Où sont passés les morts?
Depuis le début de la pandémie de grippe en avril 2009, soit depuis 9 mois, l’OMS a annoncé que moins de 14 000 personnes étaient mortes suite à une infection par le virus de la grippe A H1N1, contrairement aux 180 000 à 360 000 décès qui sont censés être causés par le virus de la grippe saisonnière pendant une période de 9 mois à chaque année. C’est plus de 10 fois moins de morts. On a aussi dit que lors d’une pandémie de grippe le virus responsable de la pandémie devient habituellement omniprésent et remplace toutes les autres souches de virus de la grippe. C’est ce qui semble s’âtre passé depuis avril 2009 dans la plupart des pays.
Alors la question à se poser est: où sont passés les 166 000 autres morts (180 000 – 14 000) ? Est-ce que le nombre de morts causés par la grippe saisonnière a été exagéré? Est-ce que le décompte de nombre de morts causés par le virus de la grippe A H1N1 est sous-estimé? Quoiqu’il en soit, il est permis de se poser des questions lorsque la différence entre le nombre de victimes de la grippe saisonnière et celui de la grippe pandémique varie par un facteur supérieur à 10. Les mauvaises langues diront que le nombre de décès causés par la grippe saisonnière a été volontairement exagéré dans le but de convaincre la population de se faire vacciner. Il n’en est rien car ces statistiques concernant la grippe saisonnière étaient déjà connues et diffusées bien avant avril 2009. Alors il est possible de penser que le virus de la grippe A H1N1 a été, jusqu’à maintenant, bien moins mortel que celui de la grippe saisonnière. De plus, les victimes de ces 2 virus de la grippe n’ont pas été les mêmes. Tandis que le virus de la grippe saisonnière touche principalement les personnes âgées, celui de la grippe A H1N1 2009 s’en est pris aux jeunes personnes, souvent à celles qui avaient des maladies chroniques mais aussi, dans un pourcentage non négligeable, aux jeunes sans antécédents médicaux particuliers. Le nombre de victimes chez les femmes enceintes a lui aussi fait couler beaucoup d’encre.
Bref, alors que bien des experts prédisaient une augmentation du nombre de malades et de victimes de la grippe A H1N1 d’origine porcine, la réalité semble infirmer ces prévisdions. À la limite, on serait en droit de se demander si le nombre de complications et de décès causés par la grippe ne pourrait pas avoir été inférieur en 2009 à ce qu’il était pendant les années de grippe saisonnière. Autrement dit, la pandémie de grippe pourrait-elle avoir finalement prévenue des complications et des décès qui auraient été causés par la grippe saisonnière? Certains répondront que la vaccination a prévenu la progression du virus de la grippe A H1N1 qui autrement aurait causé beaucoup plus de dommages et qu’ainsi on a démontré l’utilité de la vaccination. En réalité, dans l’hémisphère Nord la vaccination contre la grippe a été débutée bien après le début de la deuxième vague. Si on compte le temps requis pour qu’une proportion suffisante de la population soit immunisée et le délai pour que le vaccin soit efficace, de 10 à 14 jours, il est improbable que la vaccination aient diminué le nombre de victimes de plus de 90%.
Deux autres questions demeurent à répondre: si ces suppositions ne sont pas vraies, où sont les erreurs dans notre système de surveillance? Si ces hypothèses sont vraies, pourquoi a-t-on vacciné tant de personnes contre la grippe A H1N1?
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written by Michel
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Beaucoup de choses, trop de choses, se sont dites au sujet de la grippe A H1N1. La deuxième vague de grippe rire à sa fin dans plusieurs pays de l’hémisphère nord alors que l’hémisphère sud est en été. Les campagnes de vaccination sont avancées.
Il est temps de commencer à faire le bila de ce qui est la première pandémie de grippe du XXI siècle. Alors voici un petit test pour vérifier vos connaissances. Accordez-vous un point par bonne réponse.
1. Quel a été le premier pays a identifier le virus de la grippe porcine A H1N1 2009?
Le laboratoire de santé publique de Winnipeg au Canada.
2. Pourquoi le virus de la grippe aviaire A H5N1 n’est pas devenu le virus de la grippe pandémique, comme tout le monde le pensait?
Le virus de la grippe aviaire A H5N1 n’a jamais réussi à se transmettre facilement d’une personne à l’autre comme le virus de la grippe A H1N1 en est capable.
3. Pourquoi les personnes âgées n’ont-elles pas été vaccinées en premier comme c’est la cas habituellement avec le virus de la grippe saisonnière?
Des études ont montré que jusqu’à 30% des personnes âgées avaient au moins une protection partielle contre le virus de la grippe porcine. On croit que ce sont les personnes qui ont été exposées au virus de la grippe H1N1 en 1957.
4. Pourquoi les plans de lutte contre la pandémie ont-ils paru inadéquats et ont-ils dû être modifiés?
Les plans de pandémie étaient basés sur l’hypothèse que la pandémie de grippe serait beaucoup plus virulente. Les modalités de contrôle et de prévention ont été ajustées en conséquence. De plus, les différents pays n’ont pas tous été au même niveau pandémique en même temps. Aussi, des mesures adaptées à la phase 6 paraissaient inappropriées pour un pays qui n’avait que quelques cas.
5. Pourquoi le vaccin contre la grippe A H1N1 a-t-il été si long à préparer?
Les compagnies pharmaceutiques étaient à terminer la préparation du vaccin contre la grippe saisonnière, c’est ce qu’elles ont fait avant de commencer la fabrication du vaccin contre la grippe pandémique. de plus il a fallu identifier le virus, l’isoler et préparer les souches avant de le distribuer à toutes les compagnies pharmaceutiques. Enfin, pour encore compliquer la fabrication, la culture du virus sur des oeufs de poulet n’a pas donné les rendements escomptés.
6. Pourquoi plusieurs compagnies ont ajouté des adjuvants dans la fabrication de leur vaccin?
L’utilisation d’adjuvant a té recommandée par l’Organisation mondiale de la santé pour augmenter la capacité de produire un plus grande nombre de vaccins avec la même quantité d’antigènes. De plus, il semblerait que même avec une quantité moindre d’antigènes, les vaccins avec adjuvant produisent une meilleure protection.
7. Quelle sera la protection accordée par le vaccin contre la grippe A H1N1?
La protection accordée par le vaccin contre la grippe A H1N1 variera entre 3 mois et quelques années. Pur l’instant il est très difficile de savoir avec précision la durée de cette protection. Selon les données connues pour le vaccin contre la grippe saisonnière, cette protection peut ne durer que 3 ou 4 mois dans le cas des personnes âgées et pourrait parfois aller jusqu’à quelques années. Il est possible que les vaccins avec adjuvant accordent une protection plus longue.
8. Qui devrait s’inquiéter au sujet du virus de la grippe porcine A H1N1?
Le virus de la grippe A H1N1 ne cause que très peu de complications et de décès. Bien qu’il faille être prudent, il n’y a aucune raison d’être inquiet à ce sujet.
9. Est-ce que la pandémie est terminée?
Non la pandémie de grippe n’est pas terminée bien que le nombre de cas soit en nette diminution. L’Organisation mondiale de la santé déterminera quand la pandémie sera terminée. Il est toujours possible d’avoir une troisième vague, surtout dans les pays où le taux de vaccination est faible.
10. Quel sera le virus de la prochaine pandémie de grippe H1 ou H2 ou H3?
Les virus de la grippe qui causent des pandémies sont des virus du groupe A et ils alternent à chaque pandémie selon une certaine séquence: H1, H2 et H3. Si l’on se fie au passé la prochaine pandémie de grippe devrait être dans 10 à 40 ans et devrait être causée par un virus A H2.
Accordez-vous 1 point par bonne réponse. Faites le total de vos points. Interprétation des résultats:
- entre 8 et 10 points: Vous êtes un vrai génie de la pandémie.
- 7 0u 8 points: connaissances sont au-dessus de la moyenne mais restent à améliorer.
- de 4 à 6 points: vous êtes dans la moyenne, ce qui n’est déjà pas mal.
- 3 points et moins: vous êtes certainement bon dans autre chose mais la pandémie n’est pas votre rayon!
written by Michel
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Un des arguments souvent évoqués par les personnes qui refusent le vaccin contre la grippe A H1N1 est le fait que la grippe A H1N1 est semblable à la grippe saisonnière. Au début de la pandémie, les autorités de santé publique ont souvent affirmé devant la population qu’elle ne devrait pas s’inquiéter outre mesure car la mortalité de la grippe porcine 2009 était comparable à la grippe saisonnière et n’avait rien de semblable avec les grandes pandémies de grippe comme celle de la grippe espagnole.
Mais plusieurs mois ont passé et le virus de la grippe porcine A H1N1 est de plus en plus connu. On commence à cerner des différences entre le virus de la grippe pandémique et celui de la grippe saisonnière.
Une des premières constatations a été qu’environ 75% des victimes du virus de la grippe a H1N1 étaient obèses. Ce facteur de risque de complication de la grippe porcine n’avait jamais été noté auparavant que ce soit avec le virus A H1N1 ou le virus de la grippe saisonnière. De plus, personne ne peut expliquer actuellement pourquoi les individus obèses ont un risque accru de complications de la grippe A H1N1.
On avait déjà mentionné que l’âge des victimes de complications des virus de la grippe saisonnière et l’âge des victimes du virus de la grippe porcine différaient. En effet, alors que les victimes de la grippe saisonnière sont en majorité des personnes âgées, 24 des 34 victimes de la grippe A H1N1 avaient moins de 50 ans et un seule avait plus de 60 ans. On a émis l’hypothèse que jusqu’à 30% des personnes nées avant 1957 pouvaient avoir été exposées à un virus semblable au virus de la grippe porcine A H1N1 et par conséquent pourraient avoir une certaine protection.
Des chercheurs viennent maintenant d’ajouter une autre différence entre les 2 virus de la grippe. Des scientifiques de l’Institut national de la santé (National Institutes of Health) et des responsables de la santé de la ville de New York ont étudié au microscope des tissus provenant de 34 personnes décédées des suites de la grippe porcine A H1N1 2009. Leurs recherches ont démontré que le virus de la grippe A H1N1 endommage l’ensemble des voies respiratoires, de la trachée aux alvéoles pulmonaires. C’est le même phénomène qui avait été constaté lors des pandémies de grippe de 1918 et 1957.
Dans l’ensemble des cas étudiés, la trachée et les bronches étaient enflammées et parfois gravement endommagées. Dans 18 cas, soit plus de la moitié, des lésions ont été observées dans les bronchioles et dans 25 cas, soit près des trois-quarts de l’échantillon, jusque dans les alvéoles pulmonaires.
La grippe saisonnière quant à elle, provoque généralement des lésions dans la trachée et les bronches, mais pas à l’intérieur des poumons.
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Source: AFP
written by Michel
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La Suisse a déjà pris un retard important par rapport au reste de l’Europe pour la vaccination contre la grippe A H1N1.
La vaccination contre la grippe porcine A H1N1 débutera avant la date prévue en Suisse. En effet, les enfants souffrant de maladies chroniques ont reçu le vaccin samedi dans le canton de Soleure. Il s’agit d’enfants présentant des facteurs de risque les rendant plus vulnérables aux complications de la grippe porcine A H1N1: insuffisances cardiaques, problèmes pulmonaires et autres maladies chroniques ou immunosuppression.
Le vaccin Focetria, de la compagnie Novartis, qui est le seul vaccin sans adjuvant en Suisse. Le vaccin Focetria sera donc le vaccin recommandé pour les jeunes enfants et les femmes enceintes en Suisse. L’autre vaccin est le Pandemrix, de l’entreprise GlaxoSmithKline.
Le début de la campagne etait prévu en Suisse à la mi-novembre, mais les cantons qui ont déjà le vaccin ont le plein pouvoir d’organiser leurs campagnes de vaccination à leur guise. Les cantons de Fribourg, Jura, Neuchâtel, Valais, Tessin, Bâle-Campagne, Zurich, Zoug, Thurgovie, Soleure, Appenzell Rhodes-Intérieures, St-Gall, Argovie et Schaffhouse ont déjà reçu leurs premières doses de vaccin. Les autres cantons recevront leurs premières doses de vaccin le 11 novembre.
Les premières personnes à risque de complication de la population du canton de Thurgovie seront vaccinées dès aujourd’hui, le 9 novembre 2009. La vaccination est sur une base volontaire et gratuite. Les deux vaccins Focetria et Pandemrix sont disponibles. Mais le vaccin Focetria sera en quantité insuffisante pour le canton de Thurgovie si la réponse des femmes enceintes et des jeunes enfants est bonne. Les jeunes enfants de moins de 9 ans devront recevoir 2 doses.
Comme ailleurs en Europe, la population suisse est toujours réticente à se faire vacciner, mais les choses pourraient changer lorsque les médias feront état des premières victimes du virus de la grippe A H1N1.
Source: 20min.ch
written by Michel
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Une étude canadienne menée récemment sous la direction du Dr Gaston De Serres montrerait que les personnes qui ont reçu le vaccin contre la grippe saisonnière à l’automne 2008 pourrait augmenter leur vulnérabilité à faire la grippe A H1N1.
Ces données sont actuellement sous révision en vue de leur publication dans un prestigieuse revue scientifique. Ceci pourrait modifier la planification de la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière. On sait que les autorités de santé publique de nombreux pays de l’hémisphère nord sont actuellement à planifier leurs campagnes de vaccination contre la grippe pour l’automne 2009. Au Québec, c’est vendredi que les décisions à ce sujet devraient être annoncées.
Selon ces données, les personnes qui ont reçu le vaccin contre la grippe 2008-2009 auraient un risque 2 fois plus élevé de faire la grippe A H1N1.
40% des personnes qui meurent suite à une infection par le virus de la grippe A H1N1 sont des individus auparavant en bonne santé sans antécédents médicaux laissant soupçonner qu’ils pouvaient être vulnérables aux complications de la grippe A H1N1. Ces personnes habituellement des jeunes adultes ou des enfants. Elle sont le plus souvent victime d’un syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA). Ce syndrome pourrait être causé par une sur stimulation de leur système immunitaire. La réaction exagérée entraîne une inflammation pulmonaire qui à son tour mène à une détresse respiratoire mortelle.
Certains se demandent si un système immunitaire déjà sensibilisé par un vaccin ne pourrait pas expliquer pourquoi les personnes vaccinées sont plus vulnérables à faire un syndrome de détresse respiratoire aiguë lorsqu’elles sont infectées par le virus de la grippe A H1N1.
Ceci n’ira pas sans donner de l’eau au moulin des opposants à la vaccination. On sait déjà que les médecins et les infirmières de nombreux pays vont refuser le vaccin contre le virus de la grippe A H1N1. Le vaccin contre la grippe avait déjà soulevé bien des opposants bien avant cette étude:
- addition d’un adjuvant relativement nouveau
- présence de thimérosal (un dérivé du mercure) déjà accusé par certains d’être responsable de troubles neurologiques chez les enfants
- présence d’une formulation sans adjuvant pour les femmes enceintes (laissant soupçonner que l’on craint la formulation avec adjuvant)
- processus d’homologation accéléré
- indemnité juridique pour les fabricants (USA)
Les raisons ne manquent pas pour les opposants à la vaccination. Il faut avouer qu’il s’agira d’un véritable défi de communication pour les autorités de santé publiques qui ne manquent pas une occasion de rassurer la population en comparant la grippe pandémique A H1N1 avec la grippe saisonnière.
La réalité c’est que le vaccin contre la grippe ne donne pas la grippe car c’est un vaccin inactivé, donc il ne contient pas de virus vivant. La quasi totalité des accusations formulées au sujet du vaccin contre la grippe A H1N1 sont non fondées ou fausses. Lorsque la composition exacte du vaccin contre la grippe A H1N1 sera connue nous en saurons plus. Plusieurs essais cliniques sont en cours actuellement avec différentes formulations et les données s’accumulent à un rythme sans précédent. La surveillance se continuera de manière intensive lors de l’utilisation clinique du vaccin.
Il ne faut pas oublier aussi que le virus de la grippe A H1N1 comporte lui aussi des risques de complications.
Et vous? Allez-vous vous faire vacciner? (voir le sondage dans la colonne de droite)
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written by Michel
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La première étude au sujet d’un vaccin contre le virus de la grippe A H1N1 2009 chez les femmes enceintes débutera cette semaine a annoncé le National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID).
Les femmes sont à plus haut risque de faire une maladie sévère si elles sont infectées par le virus de la grippe alors qu’elles sont enceintes. C’est pourquoi elles sont fortement encouragées à recevoir le vaccin contre la grippe saisonnnière à chaque année.
La participation publique à cette étude a été exceptionnelle.
Jusqu’à 120 femmes de 18 à 39 ans qui en sont dans leur 2e ou 3e trimestre de grossesse participeront à cette étude.
Les volontaires recevront 15 microgrames ou 30 microgrames d’un vaccin fabriqué par Sanofi Pasteur. Toutes les femmes recevront une première injection puis une deuxième injection 21 jours plus tard.
Des prélèvements sanguins seront pris our mesurer les anticorps avant et après chaque dose de vaccin. Un échantillon de sang du cordon ombilical sera aussi pris pour mesurer les anticorps maternels transférés à l’enfant à travers le placenta.
Le vaccin étant inactivé, il est impossible de d’être infecté par le virus de la grippe A H1N1 2009 en étant vacciné. Le vaccin ne contient aucun thimérosal, un préservatif, no aucun adjuvant ( une substance ajouté à certains vaccins pour améliorer la réponse immunitaire).
Dans une étude récente publiée dans The Lancet, les chercheurs des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) ont rapporté que 6 des 45 cas (13%) qui sont décédés suite à une infection par le virus A H1N1 entre la mi-avril et la mi-juin 2009 étaient des femmes enceintes. Le taux d’hospitalisation pour les femmes enceintes était environ 4 fois plus élevé que dans la population en général. Les femmes enceintes sont dans un groupe prioritaire pour recevoir le vaccin contre la grippe A H1N1.
Source: NIH News
written by Michel
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Un homme de retour d’un pélerinage en Arabie Saoudite a été infecté simultanément par le nouveau virus de la grippe A H1N1 2009 et le virus de la grippe saisonnière A H3N2. On avait tout d’abord craint que l’homme soit infectée par le virus de la grippe A H1N1 2009 et par le virus de la grippe aviaire A H5N1 mais ceci a été démenti. Les scientifiques craingnent les co infections avec le nouveau virus A H1N1 2009 et le virus de la grippe aviaire A H5N1 car ceci pourrait mener à un super virus qui aurait la facilité du virus de la grippe A H1N1 de se transmettre entre les humains et la virulence du virus de la grippe aviaire H5N1.
Selon une étude américaine menée récemment par l’Université américaine du Maryland, le virus responsable de la pandémie ne devrait pas muter. On a infecté des furets expérimentalement avec le virus de la grippe A H1N1 et avec deux autres souches de virus de la grippe saisonnière, le virus A H1N1 saisonnier et le virus A H3N2, et on n’a pas observé de réassortiment entre le nouveau virus de la grippe A H1N1 et les 2 autres virus. Ainsi la fusion du virus de la grippe A H1N1 avec un autre virus semble moins probable.
Par contre le virus de la grippe A H1N1 est déjà plus virulent que les 2 autres virus de la grippe saisonnière car on a observé qu’il se reproduisant 2 fois plus rapidement dans le corps de son hôte que les virus de la grippe saisonnière. Il semblerait aussi que le nouveau virus de la grippe porcine A H1N1 se transmette plus facilement que les virus de la grippe saisonnière. Les auteurs concluent que le vaccin contre la grippe saisonnière ET le vaccin contre la grippe A H1N1 devraient être offerts à la population car même si le virus de la grippe pandémique a l’air peu enclin a vouloir se réassortir, une co infection par 2 virus simultanément est toujours possible. D’ailleurs selon Nancy Cox , une experte du CDC concernant les virus de la grippe, environ 5% des personnes infectées par le virus de la grippe A H1N1 seraient en même temps infectées par le virus de la grippe saisonnière.
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Références: NIH News
written by Michel
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Le virus de la grippe A H1N1 est en train de causer la première pandémie du XXI siècle. On entend un peu partout les autorités de santé publiques dire que le virus A H1N1 a la même virulence que le virus de la grippe saisonnière. On se plait à comparer les 2 virus en pensant ainsi rassurer la population.
Pourtant les deux virus de la grippe diffèrent sur plusieurs points. Premièrement, le virus de la grippe saisonnière ne se modifie que très peu d’une année à l’autre. Il subit des mutations mineures, appelées glissement antigéniques (drifts antigéniques). Comme il peut revenir d’une année à l’autre sous une forme peu modifiée, la population reste partiellement protégée et le nombre de nouveaux cas est limité. Globalement, l’immunité conférée par l’exposition au précédent virus permet une protection relative face à la nouvelle variété émergente.
Le phénomène de cassure antigénique, qui est potentiellement plus grave, serait à l’origine des pandémies. Lorsque le virus de la grippe subit une cassure antigénique (shift), le virus est alors modifié de façon plus substancielle. À cause de cette modification plus importante du virus, les anticorps ne peuvent plus le reconnaître et ainsi une proportion plus grande personnes deviennent susceptibles de contracter la grippe. Si cela se produit et que l’infection atteint plusieurs pays dans le monde et se transmet facilement entre les humains, on parle alors de pandémie de grippe. C’est ce qui se passe actuellement avec le virus de la grippe A H1N1.
Alors que la grippe saisonnière arrive à l’automne en une seule vague. Une pandémie de grippe se présente souvent sous la forme de 2 ou 3 vagues successives avec des périodes d’acalmie. La grippe pandémique peut souvent débuter pendant l’été ou à la fin du printemps. Classiquement la première vague est de moindre importance ( moins de personnes malades et symptômes moins intenses) que les suivantes. Selon ce modèle, nous serions probablement entre la première et la deuxième vague.
Étant donné que plus de personnes risquent d’attrapper le virus de la grippe, le nombre de personnes infectées est plus important avec un virus de la grippe pandémique comme le virus A H1N1 que lors d’une saison grippale régulière. Le nombre plus important de personnes malades, certains disent que jusqu’à 3 fois plus de personnes font la grippe que lors d’une pandémie. Cette augmentation entraîne une augmentation proportionnelle du nombre de décès et de complications.
La virulence du virus de la grippe est souvent comparée à celle du virus de la grippe saisonnière. Il y a plusieurs façons de mesure la virulence de la grippe: le taux d’hospitalisations, le taux de de complications et leur nature ou encore le taux de décès. Grosso modo le virus de la grippe tue de 3 façons. Il peut aggraver une condition médicale préexistante, par exemple une maladie pulmonaire chronique. La grippe peut aussi se compliquer d’une surinfection bactérienne, souvent une pneumonie. Cette complication peut être traitée avec des antibiotiques. Ces deux premières façons qu’utilise le virus de la grippe pour tuer son hôte expliquent pourquoi les personnes agées et les personnes aux prises avec des maladies chroniques sont souvent parmi les victimes de la grippe pandémique ou de la grippe saisonnière. Enfin le virus de la grippe peut aussi occasionner directement la mort par ce qu’on appelle le syndrome de détresse respiratoire aiguë. C’est cette complication que nous voyons le plus souvent actuellement. Elle touche souvent les plus jeunes et selon certaines études récentes, le virus de la grippe A H1N1 entraînerait plus de complications chez les obèses et les femmes enceintes que ce qui avait été observé avec le virus de la grippe saisonnière.
Une autre difficulté rencontrée lorsque l’on veut évaluer le taux de mortalité de la grippe est d’avoir un dénominateur, c’est-à-dire le nombre de personnes malades. Ce nombre est très difficiles à obtenir car les personnes ne consultent pas toutes, certaines peuvent même faire la grippe sans s’en rendre compte et de plus les personnes qui consultent n’ont pas toutes un test pour prouver qu’elles sont bien infectées par le virus de la grippe A H1N1.
Malgré toutes ces difficultés, il est possible d’estimer le nombre de personnes infectées par le virus A H1N1 dans une population et par conséquent de calculer le taux de mortalité du virus. Dans le cas de la mortalité directe, des données récemment publiées dans PLoS suite à des observations en Nouvelle-Calédonie et à l’île Maurice, portent à croire que le taux de mortalité par syndrome de détresse respiratoire aiguë serait d’environ 1 décès par 10 000 personnes infectées. Ce taux serait ainsi 100 fois supérieur à ce qui est observé normalement avec le virus de la grippe saisonnière. Il s’agit d’une différence importante entre le virus de la grippe saisonnière et le virus de la grippe pandémique.
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written by Michel
\\ tags: grippe porcine, H1N1, Nouvelles scientifiques sur la grippe, surveillance
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