oct 22

Si la situation s’est considérablement améliorée en matière de grippe aviaire, il n’en demeure pas moins qu’une meilleure préparation à une éventuelle pandémie est indispensable, a souligné le Coordonnateur principal du système des Nations Unies pour les grippes aviaire et humaine, lors d’une conférence de presse organisée au Siège de l’ONU, à New York. À trois jours de la sixième Conférence ministérielle internationale sur la grippe aviaire, qui se tiendra à Charm el-Cheikh en Égypte, le Docteur David Nabarro, venait faire le point sur l’état de la menace d’une pandémie et la qualité de la réponse mondiale.

Tout en se félicitant que la plupart des pays avaient mis en place des stratégies pour répondre à une éventuelle pandémie, le docteur Nabarro s’est inquiété de la validité effective de ces programmes. La simple élaboration d’un plan est insuffisante, encore faut-il tester ce plan, s’assurer qu’il marche et, le cas échéant, le modifier. Il a précisé qu’à l’heure actuelle, 53% des pays ont annoncé avoir testé leurs plans et seulement 38% disent avoir tenu compte des leçons apprises au moment du test.

Une bonne préparation est d’autant plus indispensable que le coût économique d’une épidémie pourrait être pharaonique, a-t-il averti. En effet, selon un rapport sur « les réponses à la grippe aviaire et l’état de la préparation à une épidémie », publié aujourd’hui par les Nations Unies et la Banque mondiale, ce montant pourrait atteindre 3 milliards de dollars. La préparation a un coût bien moindre, a fait valoir le Coordonnateur pour les grippes. Les stratégies, a-t-il estimé, devraient être élaborées par les gouvernements, avec l’appui du secteur privé, de la société civile et des médias.

M. Nabarro a considéré que la menace d’une épidémie est aujourd’hui la même qu’il y a trois ans. En effet, bien que toute l’attention soit portée sur un type particulier de grippe aviaire, n’importe quel autre type pourrait causer une pandémie, et, ce, à un moment totalement imprévisible. Le docteur Nabarro a averti que le monde pourrait connaître une épidémie de grippe plus grave que celle qui a sévi en 1918-1919. Ces éléments doivent être pris en compte dans la planification de la réponse, a-t-il précisé, appelant les gouvernements à envisager tant le « pire scénario » que des perspectives moins sévères.

Grâce aux efforts internationaux pour circonscrire la grippe aviaire causée par le virus H5N1, la menace est, aujourd’hui, beaucoup plus basse qu’en septembre 2005, a toutefois assuré le docteur Nabarro. Le nombre de pays touchés et le nombre de nouvelles flambées ont drastiquement diminué. Il y a eu une réduction notable des cas humains, mais, également, des décès liés à la grippe aviaire. Le Coordonnateur pour les grippes a plus précisément expliqué que le virus H5N1 semble être enraciné en Indonésie et en Égypte. Il ressurgit au Pakistan, dans certaines parties de la Chine, au Bangladesh et, de temps en temps, dans la région du Bengale occidental (Inde), en Thaïlande, dans la République démocratique populaire lao, au Viet Nam et en République de Corée. La situation s’est considérablement améliorée au Moyen-Orient et en Afrique subsaharienne. Le docteur Nabarro s’est toutefois inquiété de ce que le Nigéria et le Togo aient récemment connu des flambées de grippe aviaire.

Le monde gère mieux le virus qu’en 2005 et la préparation aux flambées est bien meilleure a résumé le docteur Nabarro. Toutefois, le niveau de préparation à une pandémie de grippe reste insuffisant. Il faut que les gouvernements élaborent des plans, tant au niveau individuel qu’au niveau collectif. Les pays devraient, d’une manière générale, se préparer à faire face, non seulement à la grippe aviaire, mais également à toute autre maladie qui menacerait l’humanité, a précisé le docteur Nabarro. En réponse à plusieurs questions, il a précisé que les pays devraient adopter un certain nombre de principes pour faire face aux pandémies, ils devraient veiller à partager leurs informations ouvertement et rapidement, accepter de partager des échantillons du virus et assurer un accès équitable aux vaccins et aux médicaments. Toutes ces questions font l’objet d’un dialogue continu, a-t-il précisé.

À une question sur la transparence de la part des gouvernements, le docteur Nabarro a reconnu que ces derniers font preuve de beaucoup plus d’ouverture qu’en 2005. La Chine, par exemple, autorise un accès complet aux informations, a-t-il précisé. Les pays se montrent également plus ouverts en matière de préparation à une pandémie. Le Coordonnateur a toutefois déploré que les interactions entre les pays soient parfois un peu tendues. Certains sont réticents à partager leurs informations, d’autres ont tendance, en cas de contamination, à blâmer leurs voisins. Il est impératif que, dans ce cadre, la confiance s’établisse entre les pays, a-t-il souligné.

La sixième Conférence ministérielle internationale sur la grippe aviaire qui se tiendra à Charm el-Cheikh en Égypte, du 24 au 26 octobre 2008, devrait ainsi permettre de renforcer le partenariat international. Elle est organisée par le Gouvernement de l’Égypte, en collaboration avec le Partenariat international contre la grippe aviaire et pandémique et la Commission européenne. Elle prévoit de procéder à l’examen de la situation de la grippe aviaire, l’analyse de la préparation mondiale à une pandémie et l’évaluation de ce qu’il reste à faire. Plus de 60 ministres ont annoncé leur participation à cette Conférence.

Source: OMS

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août 29

Médicago a communiqué des résultats prometteurs dans sa recherche de vaccin contre la pandémie de grippe H5N1. Son vaccin PPV contre une pandémie de grippe H5N1 procure un niveau d’immunoprotection significatif chez les furets après une seule dose de 5 microgrammes, en plus d’offrir un niveau de protection important contre trois des souches les plus mortelles du virus H5N1 après l’injection de deux doses. Si les résultats obtenus avec les furets se répètent chez l’humain, ce vaccin PPV H5N1pourrait procurer une protection après une seule dose. Les vaccins contre le virus H5N1 qui sont actuellement approuvés par la FDA aux États-Unis nécessitent deux doses de 90 microgrammes. Les furets constituent le modèle animal qui permet de prédire avec le plus d’exactitude l’efficacité des vaccins antigrippaux chez l’humain. Les résultats obtenus avec les furets et l’étude de la toxicité chez l’animal sont les dernières étapes préalables au dépôt d’une demande d’essai clinique afin que l’essai clinique de phase I soint entrepris en 2009 .

Voici quelques-unes des prochaines étapes importantes:

- Dépôt en 2009 d’une demande d’essai clinique relative au vaccin de Medicago contre une pandémie de grippe H5N1 auprès de Santé Canada.
- Production du vaccin de qualité clinique qui sera utilisé dans le cadre des essais cliniques de phase I.
- Début d’un essai clinique de phase I portant sur le vaccin pandémique de la société.
- Poursuite des activités de développement commercial avec des partenaires potentiels, dont une société Fortune 100.
- Conclusion de l’étude d’immunogénicité chez les souris avec le vaccin contre la grippe saisonnière dans le courant du premier semestre de 2009.

Medicago s’est donné pour mandat de fournir des vaccins très efficaces et abordables reposant sur ses technologies exclusives de particules pseudo-virales et de fabrication. Medicago met au point des vaccins à particules pseudovirales visant une protection contre une pandémie de grippe H5N1; pour ce faire, elle fait appel à un système d’expression transitoire qui produit des antigènes de vaccins recombinants dans des plantes non transgéniques. Cette technologie a le potentiel d’offrir des avantages en matière de vitesse et de coûts par rapport aux technologies concurrentes. Elle pourrait permettre de produire un vaccin prêt pour les tests en près d’un mois après l’identification et la réception des séquences génétiques d’une souche pandémique. Cette rapidité de production permettrait de vacciner la population avant que la première vague d’une pandémie ne frappe et de fournir de grandes quantités de vaccins sur le marché mondial.

Source: Medicago

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août 20

Le laboratoire GlaxoSmithKline a annoncé la mise en marché du premier vaccin adjuvanté (H5N1) pré-pandémique : PREPANDRIX®. Ce vaccin est indiqué dans l’immunisation active contre le sous type H5N1 du virus de la grippe A, pour lutter contre une éventuelle pandémie grippale. Les essais cliniques ont démontré une immunogénicité élevée à la fois contre la souche vaccinale H5N1 et contre des souches H5N1 variantes apparentées au virus vaccinal, avec une réactogénicité et une tolérance satisfaisantes du vaccin.

Prepandrix® est un vaccin grippal pré-pandémique monovalent contenant 3,75μg d’hémagglutinine par dose de virus fragmenté inactivé H5N1, sous-type du virus grippal A, associé à un adjuvant AS03.
La souche vaccinale utilisée a été développée par le National Institute for Biologicals Standardization en collaboration avec l’OMS. Elle est dérivée de la souche hautement pathogène A/Vietnam/1194/04 qui fut isolée d’un cas humain en 2004.

Une souche vaccinale du même type, mais correspondant au groupe Indonésien du virus H5N1 (A/Indonesia/5/05), considérée comme la plus représentative des souches apparues en Europe au cours de la période fin 2005/début 2006, est désormais disponible. Une extension de gamme sera soumise en juin 2008 à l’EMEA afin d’enregistrer le vaccin Prepandrix® contenant la souche A/Indonesia/5/05.

L’adjuvant AS03, développé par GSK, est une émulsion huile dans l’eau composée de squalène, de tocophérol (vitamine E) et de polysorbate 80 (Tween 80). Cet adjuvant joue un rôle majeur sur les facteurs clés de l’initiation de la réponse immunitaire. Il permet une activation de l’immunité innée et l’attraction des cellules immunocompétentes au niveau du site d’injection.
Les résultats cliniques générés jusqu’à présent pour divers candidats vaccins (grippaux ou non grippaux) contenant l’adjuvant AS03 indiquent que cet adjuvant est bien toléré. En effet, ce système adjuvant a déjà été inclus dans la formulation d’un vaccin en développement contre la malaria pour lequel plus de 1300 doses ont été administrées à des sujets adultes et environ 3700 doses à des enfants, y compris à des nouveaux-nés âgés de 10 semaines.
Le système AS03 est également étudié comme adjuvant du vaccin grippal saisonnier, Fluarix® dans plusieurs essais cliniques chez le sujet âgé.

Efficacité, immunité croisée contre des souches H5N1 variantes, réactogénicité et tolérance de Prepandrix®
L’étude H5N1-007 (3) est un essai de phase I, contrôlé, randomisé, monocentrique. Les 400 volontaires sains âgés de 18 à 60 ans étaient randomisés pour recevoir deux doses à 21 jours d’intervalle d’un vaccin grippal monovalent fragmenté (souche H5N1A/Vietnam/1194/2004) formulé avec différentes concentrations en antigène : 3,75 μg, 7,5μg, 15μg et 30μg. Pour chaque dose testée, il existait une comparaison avec ou sans adjuvant, soit 8 groupes de 50 sujets.
Les résultats de l’étude de recherche de doses H5N1-007 démontrent qu’un dosage de 3,75μg d’hémagglutinine associé à l’adjuvant AS03 permet d’obtenir une immunogénicité élevée vis-à-vis de la souche vaccinale A/Vietnam/1194/2004 au 42ème jour ; les 3 critères d’immunogénicité (inhibition d’hémagglutination), définis par le Committee for Medicinal Products for Human (CHMP) étaient atteints après la seconde dose :

  • Taux de séroprotection > 70% : 84%
  • Taux de séroconversion > 40% : 82%
  • Facteur de séroconversion > 2,5 : 27,9

L’étude FLU D PAN-002 (1) est un essai de phase III, randomisé réalisé chez 1090 volontaires sains âgés de 18 à 60 ans. Les volontaires recevaient par voie intramusculaire à 21 jours d’intervalle deux doses d’une des 4 formulations du vaccin monovalent adjuvanté 3,75μg H5N1 A/Vietnam/1194/2004 associé à l’adjuvant (AX, AY, BX ou BY) ou deux doses d’une des deux formulations de ce même vaccin monovalent non adjuvanté (A ou B).
A nouveau, une immunogénicité élevée a été obtenue au 42ème jour (inhibition d’hémagglutination) :

  • Taux de séroprotection > 70% : 94,3%,
  • Taux de séroconversion > 40% : 93,7%
  • Facteur de séroconversion > 2,5 : 39,8

Cet essai de consistance de lots confirme ainsi la capacité de GSK à produire le vaccin à l’échelle industrielle.
Six mois après la vaccination, les taux de séroprotection et séroconversion étaient successivement de 54% et 52%, démontrant ainsi le maintien de l’immunité humorale induite par Prepandrix®.

De plus, ces 2 études ont démontré que Prepandrix® induit une immunité croisée contre des souches H5N1 circulantes et appartenant à des groupes différents au 42ème jour. 77,1% des sujets dans l’étude H5N1-007 et 91,4% dans l’étude FLU D PAN-002 présentaient une séroconversion (neutralisation) contre la souche variante A/Indonesia/5/05. Les taux de séroconversion, contre les souches A/Turkey/1/05 et A/Anhui/1/05 dans l’étude
H5N1-007, étaient respectivement de 85,0% et de 75,0% (1 ; 4). Ces trois souches Indonesia, Turkey et Anhui sont toutes responsables des cas de
transmissions humaines.

Effets secondaires

Au cours de ces 2 études, les principaux événements indésirables étaient : la douleur au point d’injection, la fatigue, l’arthralgie, les myalgies et les céphalées. Ces événements étaient d’intensité faible à modérée. Aucun effet indésirable grave n’a été rapporté.

Données de protection croisée
Des expériences d’injections vaccinales suivies d’inoculations du virus ont été réalisées dans un modèle expérimental (furet). Ces tests démontrent que des furets immunisés par deux injections de vaccin adjuvanté H5N1, souche A/Vietnam/1194/04, survivent au 5ème jour dans 83% à 100% des cas à l’inoculation d’une souche de groupe différent (A/Indonesia/5/05).

Présentation du vaccin
Prepandrix®(Vaccin grippal prépandémique (H5N1) (virion fragmenté, inactivé, avec adjuvant) est produit selon les mêmes méthodes que celles utilisées pour le vaccin grippal saisonnier déjà mis à disposition. L’utilisation d’une si petite quantité d’antigène (3,75μg) permet d’augmenter le nombre de
doses de vaccins produit et ainsi le nombre de personnes que l’on peut vacciner. La production d’antigènes se fait sur deux sites, Dresde (Allemagne) et Québec (Canada), l’adjuvant en Belgique. Le vaccin se présente sous la forme de deux flacons séparés : l’un contient l’adjuvant, l’autre l’antigène. Avant administration, les 2 composants doivent être mélangés.

Source: GlaxoSmithKline

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