juil 10

Ce soir à Port Elisabeth, l’Allemagne et l’Uruguay s’affronteront au stade Nelson Mandela Bay pour la troisième place du premier Mondial africain de l’Histoire. L’équipe de l’Allemagne, la Mannschaft est mal en point à la veille du match pour la 3e place au Mondial qui aura lieu samedi.

Quatre joueurs, dont le capitaine, Philipp Lahm, ont raté l’entraînement de vendredi. Même l’entraîneur-chef  de l’équipe  allemande  Joachim Low, s’est retrouvé au repos forcé au lit avec 39 C de fièvre. Löw devrait être de la petite finale samedi.

Low, Lahm et l’attaquant Lukas Podolski souffrent tous de la grippe.

Le virus de la grippe se transmet très facilement par contact direct ou encore par les gouttelettes et son temps d’incubation est de 2 à 3 jours. La grippe débute par une fièvre soudaine, avec céphalées, toux, perte d’appétit, douleurs musculaires et fatigue. Les symptômes durent en général de 5 à 7 jours.  De plus, il est possible que d’autres joueurs du  Mannschaft soient présentement en incubation de la grippe et commencent à avoir des symptômes peu avant le match. L’effet du virus de la grippe sur les muscles et sur l’état général, jumelé à la fièvre pourrait ainsi réduire la performance de quelques athlètes et peut être même influencer l’issue du match de la petite finale du Mondial.

Source: Radio-Canada

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fév 13

Les enfants de moins de 6 mois pourraient être protégés efficacement contre la grippe saisonnière  en recevant le vaccin contre la grippe, lequel serait sécuritaire chez des enfants aussi jeunes que 6 à 12 semaines.

Les chercheurs ont répartis au hasard 1375 enfants américains pour leur donner soit 2 doses de vaccin contre la grippe saisonnière soit un placebo. Les vaccins étaient donnés à 1 mois d’intervalle lors de la vaccination avec les vaccins réguliers.

Aucune différence n’a été notée dans les 2 groupes pour les effets secondaires. Environ 11% des enfants dans les 2 groupes ont fait de la fièvre dans les 3 jours suivants la vaccination.

Des test immunologiques ont montré que presque la moitié des enfants vaccinés  ont développé des anticorps contre au moins 2 des trois virus contre la grippe contenus dans les vaccins.  Aucune différence dans la réponse immunitaire au vaccins réguliers n’a été notée. C’est-à-dire que les vaccins réguliers ont été aussi efficaces même chez les enfants qui avaient reçu le vaccin contre la grippe .

Les résultats montrent que les vaccins contre la grippe devraient être inclus dans le calendrier de vaccination normal des jeunes enfants de moins de 6 mois.

Aucun vaccin contre la grippe n’est approuvé chez les enfants de moins de 6 mois, même si ce groupe d’âge est particulièrement à risque de complications.

Les chercheurs concluent qu’il serait possible de protéger les enfants de moins de 6 mois contre la grippe en les vaccinant.

Source: The Pediatric Infectious Disease Journal

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jan 16

Bilan de la grippe A H1N1 d’origine porcine 2009

Selon le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la santé le virus de la grippe A H1N1 d’origine porcine 2009 aurait fait près de 14 000 morts depuis son apparition en avril 2009. L’activité du virus de la grippe pandémique est en nette régression en Amérique et dans la plupart des pays d’Europe. Le virus est encore en progression en Afrique du Nord, en Asie du Sud et dans certaines zones de l’Europe. Parmi les pays qui fopnt encore face à une augmentation de leurs cas de grippe A H1N1 on note: le Népal, le Sri Lanka, le Maroc, l’Algérie, l’Egypte, la Roumanie, l’Ukraine, la Turquie et la Suisse.

Jamais un virus de la grippe n’aura été autant surveillé, Bien entendu le nombre de cas de grippe A H1N1 ne sera jamais connu car dans la plupart des pays on a renoncé depuis longtemps à recommander des tests de laboratoire pour confirmer la présence du virus A H1N1 chez tous les cas symptomatiques. Par contre , dans la plupart des pays les cas graves sont hospitalisés et passent des tests pour déterminer si le virus de la grippe  A H1N1 est en cause. Il faut dire qu’en pleine période de pandémie la proportion de grippes causées par le virus de la grippe A  H1N1 avoisine les 99%.  Toute personne avec des symptômes classiques de grippe, soit de la fièvre accompagnée de toux avec un des  symptômes généraux typiques ( douleurs musculaires, mal de tête ou fatigue importante) risque fort d’être infectée par le fameux virus de la grippe pandémique.

Bilan de la grippe saisonnière

On sait depuis longtemps que le virus de la grippe saisonnière se propage rapidement lors d’épidémies et entraîne des répercussions économiques considérables en termes d’hospitalisations, de dépenses de santé et de pertes de productivité.

Selon l’OMS, lors des épidémies annuelles, 5 à 15 % de la population est infecté et souffre d’une infection des voies respiratoires supérieures. On a estimé que les épidémies annuelles la grippe causent  entre 3 et 5 millions de cas graves et 250 000 à 500 000 décès par an dans le monde.

Où sont passés les morts?

Depuis le début de la pandémie de grippe en avril 2009, soit depuis 9 mois,  l’OMS a annoncé que moins de 14 000 personnes étaient mortes suite à une infection par le virus de la grippe A H1N1, contrairement aux 180 000 à 360 000 décès qui sont censés être causés par le virus de la grippe saisonnière pendant une période de 9 mois à chaque année. C’est plus de 10 fois moins de morts. On a aussi dit que lors d’une pandémie de grippe le virus responsable de la pandémie devient habituellement omniprésent et remplace toutes les autres souches de virus  de la grippe. C’est ce qui semble s’âtre passé depuis avril 2009 dans la plupart des pays.

Alors la question à se poser est: où sont passés les 166 000 autres morts (180 000 – 14 000) ? Est-ce que le nombre de morts causés par la grippe saisonnière a été exagéré? Est-ce que le décompte de nombre de morts causés par le virus de la grippe A H1N1 est sous-estimé? Quoiqu’il en soit, il est permis de se poser des questions lorsque la différence entre le nombre de victimes de la grippe saisonnière et celui de la grippe pandémique varie par un facteur supérieur à 10. Les mauvaises langues diront que le nombre de décès causés par  la grippe saisonnière a été volontairement exagéré dans le but de convaincre la population de se faire vacciner. Il n’en est rien car ces statistiques concernant la grippe saisonnière étaient déjà connues et diffusées bien avant avril 2009. Alors il est possible de penser que le virus de la grippe A H1N1 a été, jusqu’à maintenant,  bien moins mortel que celui de la grippe saisonnière. De plus, les victimes de ces 2 virus de la grippe n’ont pas été les mêmes. Tandis que le virus de la grippe saisonnière touche principalement les personnes âgées, celui de la grippe A H1N1 2009 s’en est pris aux jeunes personnes, souvent à celles qui avaient des maladies chroniques mais aussi, dans un pourcentage non négligeable, aux jeunes sans antécédents médicaux particuliers. Le nombre de victimes chez les femmes enceintes a lui aussi fait couler beaucoup d’encre.

Bref, alors que bien des experts prédisaient une augmentation du nombre de malades et de victimes de la grippe A H1N1 d’origine porcine, la réalité semble infirmer ces prévisdions. À la limite, on serait en droit de se demander si le nombre de complications et de décès causés par la grippe ne pourrait pas avoir été inférieur en 2009 à ce qu’il était pendant les années de grippe saisonnière. Autrement dit, la pandémie de grippe pourrait-elle avoir finalement  prévenue des complications et des décès qui auraient été causés par la grippe saisonnière? Certains répondront que la vaccination a prévenu la progression du virus de la grippe A H1N1 qui autrement aurait causé beaucoup plus de dommages et qu’ainsi on a démontré l’utilité de la vaccination. En réalité, dans l’hémisphère Nord la vaccination contre la grippe a été débutée bien après le début de la deuxième vague. Si on compte le temps requis pour qu’une proportion suffisante de la population soit immunisée et le délai  pour que le vaccin soit efficace, de 10 à 14 jours, il est improbable que la vaccination aient diminué le nombre de victimes de plus de 90%.

Deux autres questions demeurent à répondre: si ces suppositions ne sont pas vraies, où sont les erreurs dans notre système de surveillance? Si ces hypothèses sont vraies, pourquoi a-t-on vacciné tant de personnes contre la grippe A H1N1?

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déc 09

Un des arguments souvent évoqués par les personnes qui refusent le vaccin contre la grippe A H1N1 est le fait que la grippe A H1N1 est semblable à la grippe saisonnière. Au début de la pandémie, les autorités de santé publique ont souvent affirmé devant la population qu’elle ne devrait pas s’inquiéter outre mesure car la mortalité de la grippe porcine 2009 était comparable à la grippe saisonnière et n’avait rien de semblable avec les grandes pandémies de grippe comme celle de la grippe espagnole.

Mais plusieurs mois ont passé et le virus de la grippe porcine A H1N1 est de plus en plus connu. On commence à cerner des différences entre le virus de la grippe pandémique et celui de la grippe saisonnière.

Une des premières constatations a été qu’environ 75% des victimes du virus de la grippe a H1N1 étaient  obèses. Ce facteur de risque de complication de la grippe porcine n’avait jamais été noté auparavant que ce soit avec le virus A H1N1 ou le virus de la grippe saisonnière. De plus, personne ne peut expliquer actuellement pourquoi les individus obèses ont un risque accru de complications de la grippe A H1N1.

On avait déjà mentionné que l’âge des victimes de complications des virus de la grippe saisonnière et l’âge des victimes du virus de la grippe porcine différaient. En effet, alors que les victimes de la grippe saisonnière sont en majorité des personnes âgées, 24 des 34 victimes de la grippe A H1N1 avaient moins de 50 ans et un seule avait plus de 60 ans. On a émis l’hypothèse que jusqu’à 30% des personnes nées avant 1957 pouvaient avoir été exposées à un virus semblable au virus de la grippe porcine A H1N1 et par conséquent pourraient avoir une certaine protection.

Des chercheurs viennent maintenant d’ajouter une autre différence entre les 2 virus de la grippe. Des scientifiques de l’Institut national de la santé (National Institutes of Health) et des responsables de la santé de la ville de New York ont étudié au microscope des tissus provenant de 34 personnes décédées des suites de la grippe porcine A H1N1 2009. Leurs recherches ont démontré que le virus de la grippe A H1N1 endommage l’ensemble des voies respiratoires, de la trachée aux alvéoles pulmonaires. C’est le même phénomène qui avait été constaté lors des pandémies de grippe de 1918 et 1957.

Dans l’ensemble des cas étudiés, la trachée et les bronches étaient enflammées et parfois gravement endommagées. Dans 18 cas, soit plus de la moitié, des lésions ont été observées dans les bronchioles et dans 25 cas, soit près des trois-quarts de l’échantillon, jusque dans les alvéoles pulmonaires.

La grippe saisonnière quant à elle, provoque généralement des lésions dans la trachée et les bronches, mais pas à l’intérieur des poumons.

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Source: AFP

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déc 07

Comme si ce n’était pas assez le virus de la grippe A H1N1 infecte maintenant les chats, les chiens et même les furets.

On savait déjà que le virus de la grippe porcine A H1N1 2009 était composé de différents brins d’ARN en provenance de d’ARN humain, porcin et aviaire.

Étant donné que l’on sait que ce virus peut occasionner des infections graves chez les enfants et les femmes enceintes, les vétérinaires prennent très au sérieux  les récentes nouvelles qui font état d’animaux domestiques contaminés.

Le premier cas a d’abord été rapporté chez des furets, qui sont des animaux reconnus susceptibles au virus de la grippe.

Mais lorsque l’association vétérinaire américaine a annoncé le mois passé qu’un chat domestique  était infecté dans l’Iowa, les épidémiologistes  ont sourcillé. C’était la première fois qu’un chat attrapait le virus de l‘influenza.

Depuis ce temps, deux autres chats, dont un est mort, ont eu des tests positifs pour le virus de la grippe A H1N1.

De plus, des officiels chinois ont annoncé qu’ils avaient isolés le virus de la grippe A H1N1 chez deux chiens symptomatiques.

Selon le vétérinaire Tony Johnson, de l’École de médecine vétérinaire de l’Université de Purdue, il semble que les animaux domestiques ne présentent pas un risque pour leur propriétaire.

En réalité il semble que ce soit l’inverse, chaque chat qui a diagnostiqué avec la grippe porcine A H1N1 vivait avec un propriétaire qui avait eu  une maladie des voies respiratoires peu de temps avant. Il n’y a aucune preuve actuellement que le virus de la grippe peut passer d’un chat à un humain.

La même chose semble se produire avec les chiens positifs pour le virus de la grippe  porcine A H1N1 en Chine. Le ministère de l’Agriculture a rapporté que le virus retrouvé chez les chiens, dont la race et l’âge sont inconnus, était à 99% identique au virus de la grippe porcine humaine. Ceci suggère que le virus a été attrapé d’un humain. Pour constituer une menace pour les humains le virus devrait d’abord muter chez les chiens selon Feng Zijian du Centre de contrôle et de prévention des maladies de la Chine.

Il y a probablement plusieurs autres cas d’infection par le virus de la grippe A H1N1 chez les animaux domestiques parce qu’il est rare que des tests soient effectués pour détecter cette maladie et aussi parce que la grippe chez les animaux domestiques se manifeste par des symptômes semblables à d’autres maladies canines ou félines qui sont habituellement bénignes.

Ces symptômes sont de la léthargie, la perte de l’appétit, la fièvre, l’écoulement nasal, l’écoulement des yeux, la toux, les éternuements, et les difficultés respiratoires. Mais, comme chez les humains, certains chats et chiens développeront des pneumonies, et d’autres mourront.

Avec les scénarios de mutation des virus dont on parle dans les médias , certains mouvements de panique ne sont pas a surprenants.

Jusqu’à il y a seulement 5 ans, aucun virus de l’influenza n’était connu pour causer la grippe chez les chats et les chiens. Ceci est un peu surprenant, si l’on considère que  les virus de la grippe proviennent  des animaux de ferme et des animaux sauvages.

Cependant, l’actuelle  épidémie de grippe A H1N1 n’est pas la première à s’adapter suffisamment pour infecter les chiens.

En 2004, une grippe équine, H3N8, fût identifiée comme la cause d’une épidémie mortelle de maladies respiratoires chez des chiens de course greyhound en Floride.

Grippe chez les chiens

Sam, un chien rapporteur, est un chien en bonne santé aujourd’hui, mais alors qu’il n’était qu’un chiot au Texas, il fût atteint par ce que son éleveur croyait être une toux de chenil, la version canine d’un rhume.

Mais Sam avait quelque chose que personne ne pensait à chercher, un nouveau virus qui posait un risque sérieux pour les très jeunes chiots , les chiens très vieux et les chiens immunosupprimés.

Il a passé le mois suivant dans une école vétérinaire du Texas à lutter pour rester en vie. Il a survécu mais il est demeuré faible et a pris plusieurs semaines à récupérer après cette grippe.

Le microbe qui a presque tué Sam était un virus de la grippe H3N8. Au départ on pensait que ce virus attaquait uniquement les chevaux, mais ce virus s’est adapté pour causer des maladies chez d’autres espèces dont les chiens.

Quand les chercheurs ont commencé à rechercher les virus H3N8 chez les chiens , ils ont trouvé des chiens porteurs du virus  dans 30 états américains (incluant la Californie et le  District of Columbia). Cette large distribution suggérait que le virus s’était répandu à l’insu de tous depuis un certain temps.

Le virus est actuellement connu comme la grippe canine, est passé inaperçu probablement parce que ses symptômes miment la toux de chenil, une maladie commune habituellement bénigne qui fait elle-même partie d’un groupe de maladies respiratoires fréquentes chez les chiens.

La grippe canine est habituellement une maladie bénigne avec des symptômes typiques de toux, de léthargie, fièvre et d’écoulement nasal.

Mais pour  certains chiens, comme pour Sam, ce risque est bien plus grand. Comme chez les humains, il y a un risque d’infection bactérienne secondaire qui peut devenir sérieuse. Ce risque est au maximum chez les très jeunes chiots, les chiens âgées et les chiens dont l’état immunitaire  est compromis.

Les chercheurs de l’Université de l’Iowa estiment que 80% des chiens infectés ont des symptômes. Les 20% qui n’ont pas de symptômes peuvent quand même contaminer d’autres chiens. Environ 10% des chiens infectés développeront une pneumonie et environ entre 1 et 5% en mourront.

Bien que des vaccins contre la grippe canine soient disponibles en mai, ils seront loin d’être parfaits. Les vaccins peuvent empêcher le chien d’être malade, mais parfois ils peuvent seulement rendre les symptômes moins sévères ou encore raccourcir la période de temps où le chien est malade et par conséquent,  la période de contagiosité.

Malheureusement, ils ne préviennent pas l’infection par le virus de la grippe canine, ce qui veut dire que les chiens vaccinés  pourraient quand même transmettre la maladie aux autres chiens même s’ils ne montrent aucun symptôme.

Des vétérinaires pensent que l’on ne devrait pas considérer le nouveau vaccin contre la grippe canine comme un vaccin essentiel qui devrait être donné à tous les chiens, mais plutôt un vaccin qui pourrait être utile dans les refuges pour chiens, les chenils ou les autres endroits où plusieurs chiens vivent dans des espaces restreints en grand nombre.

Les propriétaires de chiens qui fréquentent les parcs à chien, les écoles de dressage, qui se font garder , et qui font des compétitions devraient discuter avec leur vétérinaire de l’opportunité de faire vacciner leur animal.

Les propriétaires de chiens qui s’inquiètent au sujet de la grippe canine ou de la grippe A H1N1 pour leur chien, devraient surveiller les symptômes précoces, comme la toux ou l’écoulement nasal. Un chien avec de la fièvre au-dessus de 104 F (ou 40 C) , de la léthargie, un écoulement nasal verdâtre, ou de la difficulté à respirer présente un risque élevé de développer des complications et devrait être immédiatement examiné par un vétérinaire.

Source: San Franscisco Chronicle

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déc 03

Selon une étude publiée par l’Institut de veille sanitaire les femmes en âge de procréer constituent 21% de la population de la France. Comparée au reste de la population les femmes enceintes sont de 4 à 5 fois plus à risque de développer des complications de la grippe porcine A H1N1 2009 que le reste de la population. Le risque est maximum en fin de grossesse mais persiste aussi après l’accouchement. C’est pourquoi les femmes enceintes constituent un des groupes les plus prioritaires pour la vaccination contre la grippe porcine A H1N1 2009.

Ce phénomène avait aussi été remarqué lors des pandémies de grippe précédentes. Lors de la pandémie de grippe espagnole de 1918, plusieurs sources font état d’une létalité très élevée (23 à 45%) parmi les femmes enceintes.

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nov 25

Le virus de la grippe A H1N1 2009 d’origine porcine circule dans le monde depuis avril 2009. L’hémisphère nord de la planète est en pleine deuxième vague de la pandémie de grippe. Plus de 7000 décès ont déjà été officiellement rapportés dans le monde. La grande majorité de ces décès sont des personnes avec des facteurs de risque de complications, plusieurs sont des jeunes. Beaucoup de complications de la grippe A H1N1 auraient pu être évitées. Vous êtes une personne à risque de complications de la grippe ? Voici ce qu’il vous faut savoir.

  1. Sachez si vous faites partie des personnes à risque de complications de la grippe.

Si vous faites partie de l’un des groupes suivants vous avez probablement des risques accrus de complications de la grippe A H1N1.

  • Les personnes atteints de certaines affections chroniques suffisamment graves pour qu’un suivi médical régulier :
    • affections cardiaques ou pulmonaires (notamment dysplasie bronchopulmonaire, fibrose kystique du pancréas et asthme);
    • diabète sucré;
    • cancer, immunodéficience, immunodépression (due à une maladie sous-jacente ou à un traitement);
    • maladies chroniques des reins;
    • anémie ou hémoglobinopathie;
    • affections qui compromettent l’évacuation des sécrétions respiratoires et qui sont associées à une augmentation du risque d’aspiration;
    • affections nécessitant la prise d’acide acétylsalicylique pendant de longues périodes chez les enfants et les adolescents.
  • Femmes enceintes et jusqu’à 4 semaines après l’accouchement
  • Enfants en santé âgés de moins de 24 mois.
  • Personnes hébergées dans des maisons de santé et d’autres centres de soins de longue durée, quel que soit leur âge.
  • Personnes âgées de 65 ans et plus.
  • Personnes souffrant d’obésité morbide (IMC > 40).

2. Reconnaissez les symptômes de la grippe A H1N1 et ses principales caractéristiques.

Le grippe A H1N1 a à peu près les même symptômes que la grippe saisonnière. Début brusque de fièvre et de toux. Ces symptômes sont habituellement accompagnés d’autres symptômes comme des douleurs musculaires, des maux de tête ou de la congestion nasale. Chez les femmes la grippe A H1N1 se manifeste assez souvent par des symptômes digestifs comme des nausées et vomissements ou de la diarrhée.

L’incubation de la grippe A H1N1 dure environ de 1 à 4 jours et la contagiosité commence un jour avant le début des symptômes. En pratique on considère qu’une personne n’est plus contagieuse lorsque les symptômes sont disparus ou lorsqu’ils durent depuis au moins 7 jours. Chez les personnes immunodéprimées, la contagiosité et les symptômes peuvent durer plus longtemps.

3. Quand consulter?

Si vous faites partie d’u des groupes vulnérables aux complications de la grippe A H1N1 déjà mentionnés il faut consulter dès l’apparition des symptômes. Un traitement antiviral vous sera probablement prescrit si vous consultez dans les 48 premières heures. L’efficacité des antiviraux comme l‘oseltamivir (Tamiflu) est maximale s’Ils sont administrés dans les 6 heures qui suivent le début des symptômes. Il ne faut donc pas attendre et consulter immédiatement.

4. Le vaccin contre la grippe A H1N1

Le vaccin contre la grippe A H1N1 est recommandé pour toutes les personnes qui font partie des groupes vulnérables à partir de l’âge de 6 mois. La vaccination des personnes qui vivent avec une personne vulnérable protège encore plus ces dernières.

Le vaccin contre la grippe prend de 10 à 14 jours à être efficace. C’est le temps que prennent les anticorps à de former.

5.  Quelles sont les autres mesures pour se protéger de la grippe A H1N1?

Tout d’abord il y a les mesures  d’hygiène des mains et d’hygiène respiratoire :

Se laver les mains avec de l’eau et du savon. Dans le cas où l’accès à un lavabo n’est pas possible, les rince-mains contenant au moins 60 % d’alcool2 peuvent être utilisés.

• Se couvrir le nez et la bouche avec un mouchoir de papier lors de la toux ou d’éternuements.

• En l’absence de mouchoir de papier, tousser ou éternuer dans le pli du coude ou dans le bras.

• Éviter le partage de nourriture et d’objets personnels (ex. : ustensiles, bouteilles d’eau, mouchoirs).

• Éviter de se toucher les yeux, le nez et la bouche.

Port du masque: le port d’un masque dans la communauté par des personnes qui n’ont pas de symptômes pour se protéger de la grippe n’est pas prouvé efficace et n’est pas recommandé. De plus, en manipulant son masque avec des mains contaminées, on augmente le risque de s’infecter.

Fréquentation des lieux publics et rassemblements: les personnes qui sont vulnérables aux complications de la grippe et qui fréquentent des lieux publics devraient se faire vacciner au plus tôt.

Si elles ne sont pas vaccinées, ou si elles le sont depuis moins de 14 jours, elles devraient respecter scrupuleusement l’hygiène des mains en utilisant une solution contenant au moins 60% d’alcool et se tenir à au moins 1 mètre des autres personnes.

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Source: MSSS du Québec documentation pour les professionnels

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nov 21

Le Panenza est un nouveau vaccin produit par la compagnie Sanofi Pasteur destiné à combattre le virus de la grippe pandémique A H1N1 d’origine porcine.

1. Quelle est la composition du vaccin Panenza la grippe A H1N1  utilisé en Europe?

2. Pourquoi un vaccin sans adjuvant pour les femmes enceintes?

3. Pourquoi prendre le risque de vacciner une femme enceinte?

4. Le vaccin contre la grippe A H1N1 même sans adjuvant est-il sécuritaire pendant la grossesse?

5. Qui ne devrait pas être vacciné?

6. Combien  de jours prend le vaccin pour être efficace?

7. Quels sont les effets secondaires les plus fréquents?

8. Quelle est l’efficacité du vaccin contre la grippe A H1N1 Panenza?

9. Malgré tout je demeure méfiante quelles sont mes alternatives si je refuse le vaccin contre la grippe?

1. Quelle est la composition du vaccin Panenza la grippe A H1N1  utilisé en Europe?

Le Panenza est un vaccin qui contient 15 microgrammes du virus de la grippe A H1N1 2009 d’origine porcine. Il ne contient aucun adjuvant. Plus précisément, chaque dose de 0,5 ml de vaccin contient:

  • 15 microgrammes d’antigènes du virus  de la grippe  A/California/7/2009 (H1N1)  v-souche analogue (NYMC X-179A) fragmenté et inactivé
  • du thiomersal (45 microgrammes par dose de 0,5 ml),
  • du chlorure de sodium,
  • du chlorure de potassium,
  • du phosphate disodique dihydraté,
  • du phosphate monopotassique,
  • et l’eau pour préparations injectables.

Ce vaccin est préparé à partir de culture sur des oeufs.

2. Pourquoi un vaccin sans adjuvant?

Les vaccins contre la grippe A H1N1 sont souvent préparés avec adjuvant. L’adjuvant permet de fabriquer plus de vaccins avec la même quantité d’antigènes. Étant donné que l’antigène est difficile à fabriquer et que le temps est limité, car la pandémie de grippe progresse rapidement, les compagnies pharmaceutiques ont ajouté un adjuvant.

L’adjuvant offre aussi un autre avantage majeur: l’immunité conférée par un vaccin contre la grippe A H1N1 contenant un adjuvant pourrait être supérieure à celle d’un vaccin sans adjuvant. Certaines recherches laissent penser que les personnes âgées seraient mieux protégées avec un vaccin contenant un adjuvant. De plus, d’autres études ont montré qu’il est possible qu’un vaccin avec adjuvant offre une protection  contre  d’autres souches de virus de la grippe. Par exemple si le virus mutait, il est possible que les personnes qui auraient reçu le vaccin avec adjuvant soient encore partiellement protégées (plus que celles qui auraient reçu le vaccin sans adjuvant).

Plus de 45 millions de doses d’un autre vaccin contre la grippe préparé avec un adjuvant ont déjà été données en Europe sans qu’aucun effet secondaire majeur n’ait été relié à l’adjuvant.

Malgré cela, le manque de données concernant l’innocuité des vaccins contre la grippe avec adjuvant chez les femmes enceintes a soulevé des inquiétudes et des protestations. Il s’en est suivi une controverse que les différents pays ont tenté de résoudre chacun à leur façon. Plusieurs ont opté pour l’offre d’un vaccin avec adjuvant et d’un vaccin sans adjuvant à leur population. Bien que le vaccin avec adjuvant ait été utilisé chez les femmes enceintes, principalement avant l’arrivée du vaccin sans adjuvant, on recommande maintenant l’utilisation d’un vaccin contre la grippe sans adjuvant chez les femmes enceintes. En outre l’offre d’un vaccin sans adjuvant permet d’offrir la vaccination contre la grippe aux personnes qui sont opposées à l’utilisation d’un vaccin avec adjuvant et qui n’auraient pas accepté d’être vaccinées.

Il faut noter que plusieurs experts recommandent encore l’utilisation d’un vaccin contre la grippe avec adjuvant chez les femmes enceintes à partir du deuxième trimestre de la grossesse lorsque le vaccin contre la grippe sans adjuvant n’est pas disponible et que la femme enceinte a des facteurs de vulnérabilité et que le virus de la grippe circule dans sa région.

3. Pourquoi prendre le risque de vacciner une femme enceinte?

Même si les femmes enceintes n’ont pas plus de risques d’être infectées par le virus de la grippe A H1N1, un fois qu’elles ont contracté l’infection, elles ont de 4 à 5 fois plus de risques de complications comparé aux femmes non enceintes. Ce risque justifie la vaccination selon la majorité des experts internationaux.

Les femmes enceintes les plus à risque de complications de la grippe A H1N1 sont celles à leur deuxième et surtout troisième trimestre de grossesse et celles qui soufrent déjà d’une maladie chronique comme:

  • le diabète,
  • une maladie cardiaque ou respiratoire chronique (même l’asthme léger),
  • une maladie rénale,
  • de l’anémie ou une autre maladie du sang ou de l’hémoglobine,
  • un cancer

4. Le vaccin contre la grippe A H1N1 même sans adjuvant est-il sécuritaire pendant la grossesse?

Même s’il est nouveau, le vaccin Panenza ressemblent beaucoup aux vaccins contre la grippe saisonnière qui étaient déjà utilisés sans problème chez les femmes enceintes. De plus , il s’agit d’un vaccin inactivé, c’est-à-dire que le virus est fragmenté et que le vaccin ne peut donner la grippe.

Lorsque l’on prend une décision il faut aussi soupeser le risque d’être exposé au virus de la grippe. Étant donné que le virus de la grippe A H1N1 est nouveau, à peu près personne n’a d’anticorps contre ce virus. Les experts estiment qu’environ 30% de la population pourrait être infecté seulement au cours de la deuxième vague de la pandémie. Par la suite, au cours de la prochaine année, les personnes qui n’auraient pas encore été infectées risquent fort de l’être. On sait que la fièvre peut parfois entraîner des complications pendant la grossesse. De plus les femmes enceintes qui ont déjà des facteurs de risques comme de l’asthme, même léger, voient leur risque de complications suite à une infection par le virus de la grippe augmenter.

5. Qui ne devrait pas être vacciné?

Les personnes suivantes ne devraient pas être vaccinées contre la grippe A H1N1:

  • les enfants de moins de 6 mois;
  • les personnes qui ont déjà fait la grippe pandémique avec un prélèvement montrant qu’il s’agissait bien du virus de la grippe A H1N1 2009;
  • les personnes qui auraient une allergie de type anaphylactique à une des composantes du vaccin incluant les oeufs;
  • les personnes ayant des antécédents de syndrome de Guillain Barré dans les 6 semaines suivant un vaccin contre la grippe

6. Combien  de jours prend le vaccin pour être efficace?

Les anticorps prennent environ 10 à 14 jours pour atteindre leur maximum, c’est habituellement le temps  requis pour que le vaccin devienne efficace.

7. Quels sont les effets secondaires les plus fréquents du vaccin contre la grippe?

Les effets secondaires du vaccin contre la grippe A H1N1 d’origine porcine Panenza sont:

Plus de 10%:

  • maux de tête,
  • douleur musculaires,
  • douleur au site d’injection.

1 à 10% des personnes vaccinées:

  • sensation générale de malaise,
  • frissons,
  • fièvre
  • rougeur et/ou  gonflement au site d’injection.

De plus les réaction suivantes ont rarement été observées après l’administration de vaccin contre la grippe saisonnière:

  • réactions cutanées pouvant s’étendre sur tout le corps, allergies
  • effets secondaires liés au système nerveux central: névralgie, différences dans la perception des sensations (paresthésies), convulsions fébriles, encéphalomyélite, névrite, syndrome de Guillain-Barré
  • diminution des plaquettes ( bleus sur le corps, saignements)
  • inflammation des vaisseaux (vascularites)

8. Quelle est l’efficacité du vaccin contre la grippe A H1N1 Panenza?

L’efficacité réelle du vaccin contre la grippe A H1N1 2009 est inconnue mais selon les études chez les adultes en bonne santé, 93% ont atteint un niveau d’anticorps jugé protecteur 21 jours après la première dose et 98% 21 jours après la deuxième dose.

9. Malgré tout je demeure méfiante quelles sont mes alternatives si je refuse le vaccin contre la grippe?

Si malgré tout vous êtes très réticente à vous faire vacciner, il serait sage d’en discuter avec votre médecin traitant.  Sachez qu’une personne non vaccinée risque quand même peu d’avoir des complications de la grippe A H1N1, particulièrement si elle est en bonne santé.

Il existe aussi une alternative, celle d’être traitée dès le début des symptômes compatibles avec la grippe. Les experts disent que l’oseltamivir (ou Tamiflu) doit être donné dans les 48 premières heures, idéalement dans les premiers 6 heures, qui suivent le début des symptômes.

Les symptômes de la grippe sont l’apparition soudaine de fièvre et de toux souvent accompagné de malaises généraux comme des douleurs musculaires, des maux de tête ou des symptômes digestifs tels que des vomissements ou de la diarrhée.

Des moyens de prévention simples peuvent aussi réduire vos risques d’être infectée.

La meilleure façon de prévenir une infection est de bien la connaître. Nous vous suggérons les pages suivantes pour plus d’informations:

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Sources: Sanofi Pasteur et Pandemiedegrippe.com


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nov 20

Des chercheurs d’un hôpital pour enfants de Toronto viennent de publier un article montrant que  les enfants hospitalisés  pour une infection par le virus de la grippe A H1N1 ont3,5 fois plus de chances de souffrir d‘asthme que les enfants hospitalisés pour une infection par le virus de la grippe saisonnière.

22 % des enfants hospitalisés pour une infection causée par le virus de la grippe A H1N1 présentait de l’asthme contre 6 % pour les enfants hospitalisés pour la grippe saisonnière au cours des années précédentes.

En conclusion, même les enfants souffrant d’asthme léger devraient être vaccinés contre la virus de la grippe A H1N1 en priorité et de plus, ils devraient être traités avec un antiviral comme l’oseltamivir (ou Tamiflu) dès le début de symptômes de grippe.

Source: Radio-Canada

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nov 18

Depuis le 30 août, le Québec compte 37 morts reliées à la grippe A H1N1,  1597 hospitalisations et 205 cas ont dû être traités aux soins intensifs.

Au Québec, 1,5 million de personnes ont été vaccinées contre le virus de la grippe A H1N1. En date du 17 novembre, on compte 23 réactions graves associées à la vaccination donc un décès. Il s’agit d’un homme de 80 ans , mais l’enquête n’a pas encore établie si sa mort a été vraiment causée par une réaction au vaccin contre la grippe A H1N1. Les autorités de la santé publique ont tenté de rassurer la population en mentionnant que les allergies étaient un effet secondaire connu des vaccins et que les bénéfices dépassaient largement les effets secondaires attendus. Environ une personne sur 1 million peut présenter une réaction anaphylactique grave après avoir reçu un vaccin.

Dans l’ensemble du Canada, 20 % de la population a déjà reçu le vaccin. Sur 6,6 millions de doses de vaccin contre la grippe A H1N1 distribuées en date du 7 novembre, 36 réactions graves sont survenues peu après l’administration du vaccin.

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