Archives du mot-clé Symptomes de la grippe

Grippe A H7N9 en Chine: 38 cas dont 10 morts.

Une dixième victime du virus de la grippe H7N9 a été recensée dans l’est de la Chine: il s’agit d’un retraité de 74 ans, mort après une forte pneumonie accompagnée de fièvre et toux. Il était lui aussi de Shanghai, poumon économique du pays (23 millions d’habitants) où se sont produits six des dix décès dus à cette grippe. Au total, 38 personnes ont été infectéesjusqu’à maintenant.

Fait à noter, il n’y a pas de lien clairement établi entre le virus de la grippe H7N9 affectant l’homme et celui touchant les volailles, même s’il est très proche génétiquement. La probabilité est forte, mais les autorités sanitaires continuent d’effectuer des tests, dans toute la Chine, et même dans les pays voisins. La surveillance de ce virus est rendue d’autant plus compliquée que les oiseaux infectés n’ont habituellement aucun symptôme.  L’Organisation mondiale de la santé animale parle de la fabrication d’un éventuel vaccin contre la grippe H7N9 destiné aux poulets, mais ce vaccin pourrait prendre plusieurs mois avant d’être disponible.

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La grippe d’homme réalité ou folklore?

La grippe d’homme, la vraie, celle qui fait sourire les femmes et transforme un lutteur sumo en fillette existe-t-elle vraiment?

Tous les hommes vous diront qu’un beau jour d’hiver, ils se sont levés, ou plutôt ils ont essayé de se lever les jambes en compote, le souffle court, l’impression d’avoir abusé de chacun des 639 muscles de leur corps. Comment  l’air qui passe dans leurs narines et leur gorge peut être brûlante comme du napalm lorsque  leur nez coule comme  les chutes d’Iguaçu. Même la bière ne passe plus. C’est la panique.

Tous les  moyens sont bons pour essayer de se sortir de ce calvaire. La mouche de moutarde, le sirop Buckley, la ponce de gin rien n’y fait. Même si les soins attentionnés d’une personne de sexe féminin semblent d’une certaine efficacité, les sarcasmes de la gent féminine ajoutent au calvaire. Mais les hommes sont-ils vraiment plus malades ou seulement plus plaintifs ?

En 2009, une équipe de chercheurs de l’Université McGill a notamment montré que, lorsqu’elles avaient une infection, les femelles souffraient moins que les mâles en raison de leurs hormones estrogènes. Ces hormones féminines rendraient le système immunitaire plus performant. Le problème: leur étude portait sur des petits rongeurs, pas sur les bipèdes moustachus.

Un sondage réalisé en 2007 auprès de 2000 participants pour le compte d’un magazine masculin britannique, 64 % des hommes auraient durant l’hiver précédent, contracté un virus qui les aurait forcés à manquer des journées de travail, comparativement à 45 % des femmes. Le sondage a aussi révélé qu’il fallait en moyenne aux hommes deux fois plus de temps qu’aux femmes pour se remettre de leur grippe. A moins les hommes ne vont pas contaminer tout le monde au bureau.

Selon une autre recherche réalisée en 2010 par des scientifiques de l’Université de Cambridge, au Royaume-Uni, et c’est l’évolution des espèces qui doit être blâmée pour ça. L’évolution aurait fait en sorte que les défenses immunitaires sont également soumises aux différences entre les sexes.

De leur côté des scientifiques de l’University of Queensland, en Australie, auraient constaté dans la cadre d’une étude réalisée en 2012 que le système immunitaire ne réagit pas de la même façon aux rhinovirus – les virus qui causent habituellement les rhumes – selon le sexe. Selon le professeur John Upham, les femmes seraient mieux armées que les hommes pour résister à la maladie, ou du moins pour en ressentir les symptômes avec moins d’intensité.

Bref, les hommes victimes de la grippe manifestent leurs symptômes différemment des femmes. Facteur culturel, bénéfices secondaires, différence hormonale, ou seuil de la douleur moindre chez l‘homme,  le débat reste ouvert.

Capable d’envoyer un homme sur la lune, la science n’a pas toujours de réponse aux questions les plus simples. Et vous qu’en pensez-vous? Le virus de la grippe est-il sexiste?

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Un nouveau virus de la grippe H3N2v infecte 307 personnes aux États-Unis.

Depuis juillet 2012, une nouvelle variante du virus de la grippe H3N2 (appelé H3N2v) a été détectée chez 307 personnes aux États-Unis.  Ce virus contient du matériel génétique en commun avec le virus H1N1 de la pandémie de grippe de 2009.

Des enquêtes épidémiologiques ont montré que le principal facteur de risque pour cette infection est une exposition prolongée aux porcs, particulièrement dans les foires agricoles.  Ce virus H3N2v a été trouvé pour la première fois chez des porcs en 2010 et chez les humains en 2011. L’année 2011 avait permis de mettre en évidence 12 cas d’infection tandis qu’en 2012 nous sommes rendus à 307 cas. Fait à signaler, ce virus  semble se transmettre plus facilement du porc à l’humain que les autres virus de la grippe.  Bien que la transmission de personne en personne soit, pour l’instant, limitée des cas de transmission dans la communauté ont été observés.

Les symptômes ressemblent à ceux de la grippe saisonnière. La plupart des cas se sont produits chez des enfants, probablement parce que leur système immunitaire n’a pas été beaucoup exposé à des virus de la grippe semblables dans le passé. Des complications et même des décès sont possibles, tout comme dans la grippe saisonnière.

Les personnes le plus à risque de complications du virus H3N2v  sont les enfants de moins de 5 ans, les personnes souffrant de maladies chroniques comme l’asthme, le diabète, les maladies cardiaques ou pulmonaires, ou encore celles dont le système immunitaire est affaibli, les femmes enceintes et les personnes de plus de 65 ans. Le vaccin contre la grippe 2012-2013 ne vous protégera pas de la grippe H3N2v mais des antiviraux données tôt au début de l’infection peuvent être efficaces.

On recommande à ces personnes d’éviter les contacts avec les porcs et les endroits où se tiennent des foires agricoles avec des porcs. Les experts s’inquiètent chaque fois qu’un virus de la grippe franchit la barrière des espèce car ceci peut favoriser un réassortiment génétique qui rendrait le virus plus contagieux chez les humains. Les CDC continuent de surveiller attentivement la situation.

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Source: CDC

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Pourquoi l’épidémie de grippe est-elle si tardive en 2012?

Pourquoi la saison de la grippe a-elle débutée si tardivement en 2012?

Nul ne le sait précisément mais quelques hypothèses pourraient bien expliquer cette situation.

La plus plausible serait que les conditions météorologiques influencent l’activité du virus de la grippe. Un temps sec et froid favorise la survie du virus de la grippe. Il semblerait plus spécifiquement que ce n’est pas exactement le froid mais le manque d’humidité qui rend le virus plus apte à survivre dans l’environnement. Un virus qui survit plus longtemps augmente la transmission de la grippe.

L’arrivée du temps froid implique que l’air ne peut contenir autant d’eau en quantité absolue (même si le taux d’humidité relative semble montrer que la quantité d,eau dans un volume d’air précis est le même, en réalité plus l’air est chaud peut il peut contenir d’eau et vice-versa).

De plus, avec l’arrivée du temps très froid, les personnes demeurent plus à l’intérieur. Les confinements dans des espaces intérieurs favorisent eux aussi la transmission du virus.

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La génétique pourrait expliquer pourquoi certaines personnes sont plus malades lorsqu’elles ont la grippe.

Votre profil génétique, soit la présence ou l’absence de certains gènes pourrait expliquer pourquoi certains individus développent des formes graves de grippe alors que d’autres demeurent asymptômatiques. On dit même que près de 30 à 50 % des cas de grippe saisonnière seraient même asymptômatiques.

C’est le système immunitaire d’une personne qui détermine sa réponse au virus de la grippe. Dans une étude publiée dans PLoS genetics en août 2011, des chercheurs de l’université de  Duke  ont analysé des profils génétiques pour essayer de comprendre pourquoi certains individus sont malades alors d’autres demeurent asymptômatiques.

Après comparaison de profils génétiques de personnes qui sont devenues très malades avec d’autres qui n’ont eu que quelques symptomes, il est apparu que les gènes  d’une personne pourraient expliquer comment son système immunitaire réagit au virus de la grippe.

L’équipe a inoculé le virus de la grippe à 17 personnes en bonne santé et  environ la moitié sont devenus malades. Des échantillons sanguins ont été prélevé à 16 reprises chez chaque personne pendant les 132 heures qui ont suivi. Au total, 22,000 gènes contenues dans 267 échantillons sanguins ont été analysés. On a ainsi obtenu une image précise de l’expression génétique dans le temps chez les individus malades et chez ceux qui sont restés en bonne santé.

Éventuellement, la compréhension de ce qui se passe lorsque des personnes deviennent plus malades pourra mener au développement de nouveaux traitements.  De plus les chercheurs étaient capables d’identifier les individus qui allaient être malades 36 heures avant le pic de symptômes de ceux-ci, ce qui pourrait mener à des moyens diagnostics plus efficaces.

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La pandémie de grippe A H1N1 2009 aurait finalement causé moins de complications que le virus de la grippe saisonnière.

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Mondial: la grippe pourrait-elle influencer l’issue du match entre l’Allemagne et l’Uruguay.

Ce soir à Port Elisabeth, l’Allemagne et l’Uruguay s’affronteront au stade Nelson Mandela Bay pour la troisième place du premier Mondial africain de l’Histoire. L’équipe de l’Allemagne, la Mannschaft est mal en point à la veille du match pour la 3e place au Mondial qui aura lieu samedi.

Quatre joueurs, dont le capitaine, Philipp Lahm, ont raté l’entraînement de vendredi. Même l’entraîneur-chef  de l’équipe  allemande  Joachim Low, s’est retrouvé au repos forcé au lit avec 39 C de fièvre. Löw devrait être de la petite finale samedi.

Low, Lahm et l’attaquant Lukas Podolski souffrent tous de la grippe.

Le virus de la grippe se transmet très facilement par contact direct ou encore par les gouttelettes et son temps d’incubation est de 2 à 3 jours. La grippe débute par une fièvre soudaine, avec céphalées, toux, perte d’appétit, douleurs musculaires et fatigue. Les symptômes durent en général de 5 à 7 jours.  De plus, il est possible que d’autres joueurs du  Mannschaft soient présentement en incubation de la grippe et commencent à avoir des symptômes peu avant le match. L’effet du virus de la grippe sur les muscles et sur l’état général, jumelé à la fièvre pourrait ainsi réduire la performance de quelques athlètes et peut être même influencer l’issue du match de la petite finale du Mondial.

Source: Radio-Canada

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On pourrait vacciner les enfants de moins de 6 mois contre la grippe saisonnière.

Les enfants de moins de 6 mois pourraient être protégés efficacement contre la grippe saisonnière  en recevant le vaccin contre la grippe, lequel serait sécuritaire chez des enfants aussi jeunes que 6 à 12 semaines.

Les chercheurs ont répartis au hasard 1375 enfants américains pour leur donner soit 2 doses de vaccin contre la grippe saisonnière soit un placebo. Les vaccins étaient donnés à 1 mois d’intervalle lors de la vaccination avec les vaccins réguliers.

Aucune différence n’a été notée dans les 2 groupes pour les effets secondaires. Environ 11% des enfants dans les 2 groupes ont fait de la fièvre dans les 3 jours suivants la vaccination.

Des test immunologiques ont montré que presque la moitié des enfants vaccinés  ont développé des anticorps contre au moins 2 des trois virus contre la grippe contenus dans les vaccins.  Aucune différence dans la réponse immunitaire au vaccins réguliers n’a été notée. C’est-à-dire que les vaccins réguliers ont été aussi efficaces même chez les enfants qui avaient reçu le vaccin contre la grippe .

Les résultats montrent que les vaccins contre la grippe devraient être inclus dans le calendrier de vaccination normal des jeunes enfants de moins de 6 mois.

Aucun vaccin contre la grippe n’est approuvé chez les enfants de moins de 6 mois, même si ce groupe d’âge est particulièrement à risque de complications.

Les chercheurs concluent qu’il serait possible de protéger les enfants de moins de 6 mois contre la grippe en les vaccinant.

Source: The Pediatric Infectious Disease Journal

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La grippe A H1N1 nous aurait-elle protégé de la grippe saisonnière?

Bilan de la grippe A H1N1 d’origine porcine 2009

Selon le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la santé le virus de la grippe A H1N1 d’origine porcine 2009 aurait fait près de 14 000 morts depuis son apparition en avril 2009. L’activité du virus de la grippe pandémique est en nette régression en Amérique et dans la plupart des pays d’Europe. Le virus est encore en progression en Afrique du Nord, en Asie du Sud et dans certaines zones de l’Europe. Parmi les pays qui fopnt encore face à une augmentation de leurs cas de grippe A H1N1 on note: le Népal, le Sri Lanka, le Maroc, l’Algérie, l’Egypte, la Roumanie, l’Ukraine, la Turquie et la Suisse.

Jamais un virus de la grippe n’aura été autant surveillé, Bien entendu le nombre de cas de grippe A H1N1 ne sera jamais connu car dans la plupart des pays on a renoncé depuis longtemps à recommander des tests de laboratoire pour confirmer la présence du virus A H1N1 chez tous les cas symptomatiques. Par contre , dans la plupart des pays les cas graves sont hospitalisés et passent des tests pour déterminer si le virus de la grippe  A H1N1 est en cause. Il faut dire qu’en pleine période de pandémie la proportion de grippes causées par le virus de la grippe A  H1N1 avoisine les 99%.  Toute personne avec des symptômes classiques de grippe, soit de la fièvre accompagnée de toux avec un des  symptômes généraux typiques ( douleurs musculaires, mal de tête ou fatigue importante) risque fort d’être infectée par le fameux virus de la grippe pandémique.

Bilan de la grippe saisonnière

On sait depuis longtemps que le virus de la grippe saisonnière se propage rapidement lors d’épidémies et entraîne des répercussions économiques considérables en termes d’hospitalisations, de dépenses de santé et de pertes de productivité.

Selon l’OMS, lors des épidémies annuelles, 5 à 15 % de la population est infecté et souffre d’une infection des voies respiratoires supérieures. On a estimé que les épidémies annuelles la grippe causent  entre 3 et 5 millions de cas graves et 250 000 à 500 000 décès par an dans le monde.

Où sont passés les morts?

Depuis le début de la pandémie de grippe en avril 2009, soit depuis 9 mois,  l’OMS a annoncé que moins de 14 000 personnes étaient mortes suite à une infection par le virus de la grippe A H1N1, contrairement aux 180 000 à 360 000 décès qui sont censés être causés par le virus de la grippe saisonnière pendant une période de 9 mois à chaque année. C’est plus de 10 fois moins de morts. On a aussi dit que lors d’une pandémie de grippe le virus responsable de la pandémie devient habituellement omniprésent et remplace toutes les autres souches de virus  de la grippe. C’est ce qui semble s’âtre passé depuis avril 2009 dans la plupart des pays.

Alors la question à se poser est: où sont passés les 166 000 autres morts (180 000 – 14 000) ? Est-ce que le nombre de morts causés par la grippe saisonnière a été exagéré? Est-ce que le décompte de nombre de morts causés par le virus de la grippe A H1N1 est sous-estimé? Quoiqu’il en soit, il est permis de se poser des questions lorsque la différence entre le nombre de victimes de la grippe saisonnière et celui de la grippe pandémique varie par un facteur supérieur à 10. Les mauvaises langues diront que le nombre de décès causés par  la grippe saisonnière a été volontairement exagéré dans le but de convaincre la population de se faire vacciner. Il n’en est rien car ces statistiques concernant la grippe saisonnière étaient déjà connues et diffusées bien avant avril 2009. Alors il est possible de penser que le virus de la grippe A H1N1 a été, jusqu’à maintenant,  bien moins mortel que celui de la grippe saisonnière. De plus, les victimes de ces 2 virus de la grippe n’ont pas été les mêmes. Tandis que le virus de la grippe saisonnière touche principalement les personnes âgées, celui de la grippe A H1N1 2009 s’en est pris aux jeunes personnes, souvent à celles qui avaient des maladies chroniques mais aussi, dans un pourcentage non négligeable, aux jeunes sans antécédents médicaux particuliers. Le nombre de victimes chez les femmes enceintes a lui aussi fait couler beaucoup d’encre.

Bref, alors que bien des experts prédisaient une augmentation du nombre de malades et de victimes de la grippe A H1N1 d’origine porcine, la réalité semble infirmer ces prévisdions. À la limite, on serait en droit de se demander si le nombre de complications et de décès causés par la grippe ne pourrait pas avoir été inférieur en 2009 à ce qu’il était pendant les années de grippe saisonnière. Autrement dit, la pandémie de grippe pourrait-elle avoir finalement  prévenue des complications et des décès qui auraient été causés par la grippe saisonnière? Certains répondront que la vaccination a prévenu la progression du virus de la grippe A H1N1 qui autrement aurait causé beaucoup plus de dommages et qu’ainsi on a démontré l’utilité de la vaccination. En réalité, dans l’hémisphère Nord la vaccination contre la grippe a été débutée bien après le début de la deuxième vague. Si on compte le temps requis pour qu’une proportion suffisante de la population soit immunisée et le délai  pour que le vaccin soit efficace, de 10 à 14 jours, il est improbable que la vaccination aient diminué le nombre de victimes de plus de 90%.

Deux autres questions demeurent à répondre: si ces suppositions ne sont pas vraies, où sont les erreurs dans notre système de surveillance? Si ces hypothèses sont vraies, pourquoi a-t-on vacciné tant de personnes contre la grippe A H1N1?

La meilleure façon de prévenir une infection est de bien la connaître. Nous vous suggérons les pages suivantes pour plus d’informations:

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Comment la grippe porcine A H1N1 2009 est différente de la grippe saisonnière.

Un des arguments souvent évoqués par les personnes qui refusent le vaccin contre la grippe A H1N1 est le fait que la grippe A H1N1 est semblable à la grippe saisonnière. Au début de la pandémie, les autorités de santé publique ont souvent affirmé devant la population qu’elle ne devrait pas s’inquiéter outre mesure car la mortalité de la grippe porcine 2009 était comparable à la grippe saisonnière et n’avait rien de semblable avec les grandes pandémies de grippe comme celle de la grippe espagnole.

Mais plusieurs mois ont passé et le virus de la grippe porcine A H1N1 est de plus en plus connu. On commence à cerner des différences entre le virus de la grippe pandémique et celui de la grippe saisonnière.

Une des premières constatations a été qu’environ 75% des victimes du virus de la grippe a H1N1 étaient  obèses. Ce facteur de risque de complication de la grippe porcine n’avait jamais été noté auparavant que ce soit avec le virus A H1N1 ou le virus de la grippe saisonnière. De plus, personne ne peut expliquer actuellement pourquoi les individus obèses ont un risque accru de complications de la grippe A H1N1.

On avait déjà mentionné que l’âge des victimes de complications des virus de la grippe saisonnière et l’âge des victimes du virus de la grippe porcine différaient. En effet, alors que les victimes de la grippe saisonnière sont en majorité des personnes âgées, 24 des 34 victimes de la grippe A H1N1 avaient moins de 50 ans et un seule avait plus de 60 ans. On a émis l’hypothèse que jusqu’à 30% des personnes nées avant 1957 pouvaient avoir été exposées à un virus semblable au virus de la grippe porcine A H1N1 et par conséquent pourraient avoir une certaine protection.

Des chercheurs viennent maintenant d’ajouter une autre différence entre les 2 virus de la grippe. Des scientifiques de l’Institut national de la santé (National Institutes of Health) et des responsables de la santé de la ville de New York ont étudié au microscope des tissus provenant de 34 personnes décédées des suites de la grippe porcine A H1N1 2009. Leurs recherches ont démontré que le virus de la grippe A H1N1 endommage l’ensemble des voies respiratoires, de la trachée aux alvéoles pulmonaires. C’est le même phénomène qui avait été constaté lors des pandémies de grippe de 1918 et 1957.

Dans l’ensemble des cas étudiés, la trachée et les bronches étaient enflammées et parfois gravement endommagées. Dans 18 cas, soit plus de la moitié, des lésions ont été observées dans les bronchioles et dans 25 cas, soit près des trois-quarts de l’échantillon, jusque dans les alvéoles pulmonaires.

La grippe saisonnière quant à elle, provoque généralement des lésions dans la trachée et les bronches, mais pas à l’intérieur des poumons.

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Source: AFP

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